Depuis la mise en place des éoliennes du parc des quatre seigneurs à Nozay, c’est plus de 500 vaches mortes, des dizaines de veaux mort-nés, des habitants malades, diagnostiqués électrosensibles et souffrant de multiples pathologies, des cancers pédiatriques dans une école à quelques kilomètres et des éleveurs laitiers qui ont tout perdu. Exigeons que toute la vérité soit faite !
Stop ! Le préfet a le devoir et le pouvoir d’arrêter ces machines pour stopper cet écocide, ces maltraitances animales et la mise en danger de la vie d’autrui.
Depuis plus de dix ans, dès la mise en route des éoliennes, les deux élevages laitiers situés à proximité du parc, celui de Didier Potiron et de Céline Bouvet ont subi de plein fouet l’impact du parc : perte de production laitière, mortalités bovines, problèmes de santé pour les animaux et pour la famille des éleveurs.
Sur les exploitations, les vaches ne buvaient plus, elles refusaient de rentrer dans la stabulation, amaigrissement, souffrance, perte de production laitière, problèmes de fécondité, mortalité avec souffrances des animaux et la détresse des éleveurs face au désastre.
Le laboratoire indépendant Toxseek a analysé les poils des vaches, les cheveux de la famille des éleveurs, ceux des riverains du parc éolien et tous révélèrent une contamination aux terres rares. Les enfants de l’école de Sainte-Pazanne, eux aussi, ont révélé dans les analyses de leurs cheveux les mêmes contaminations. Le Mouvement de la Ruralité a initié des recherches complémentaires et des analyses des contaminations aériennes sur les exploitations, confirmant une forte contamination aux terres rares.
Le réseau des câbles électriques entre les éoliennes et le poste source serait la source des champs électromagnétiques mesurés autour du parc éolien. Des câbles enfouis dans l’eau et qui selon toutes probabilités avec l’usure du temps et la qualité d’origine, selon qu’ils soient en cuivre ou en aluminium et au diamètre adapté aux pics de production, laisseraient échapper de façon anormale ces courants vagabonds.
Or, la contamination aux nanoparticules de terres rares et la présence de champs électromagnétiques sont un cocktail dangereux pour la santé des animaux et des hommes.
Dix ans que l’on ruine la vie de ces braves gens. Dix années de combat pour faire valoir leur bon droit. Tout ce temps à être suspecté de maltraitance animale, obligé de payer et encore payer des analyses, des diagnostics en tous genres, des avocats pour prouver leur bonne foi et tenter de faire émerger la vérité sur l’écocide qui se jouait devant eux et tenter de faire stopper cette souffrance humaine et animale !
Aujourd’hui ce sont des reports d’audience à n’en plus finir, des expertises judiciaires sur les câbles électriques qui n’aboutissent pas pour des raisons fallacieuses. Dix ans à attendre les expertises indépendantes sous contrôle de la justice !
Tout est fait pour décourager ces braves gens, les autorités, l’État et la justice font traîner le dossier pour laisser pourrir la situation et décourager les victimes.
Aujourd’hui, les deux éleveurs ont pratiquement stoppé leurs exploitations et sont totalement désemparés face à l’injustice et au mépris qu’on leur témoigne.
Exigeons par cette pétition l’arrêt du parc éolien et le diagnostic des câbles électriques, des infrasons et des pollutions aux terres rares aux alentours.
Exigeons toute la vérité sur les dangers des contaminations aux terres rares et de l’exposition aux champs électromagnétiques.
Exigeons du président de la République, des ministères de la Santé, de l’Écologie, de l’Agriculture et de la Justice qu’ils organisent rapidement une véritable enquête transversale et indépendante pour déterminer les raisons de ce désastre sanitaire, économique, environnemental et social. Il faut que toute la lumière soit faite pour apporter des réponses aux éleveurs sur les mortalités animales, aux habitants malades, aux enfants atteints de cancers pédiatriques et à leurs familles.
Que justice soit faite pour tous !
Eddie PUYJALON, ancien président du Mouvement de la Ruralité, ancienne personnalité associée au CESE, ancien Conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine
Cela se situe près de Cayeux sur mer dans la Somme
Qui sera le pollueur-payeur ?
Communiqué de presse 28 août 2024
Jeudi 22 août une nappe blanche d’environ 3km², a été repérée près de Cayeux sur mer. La situation a été jugée suffisamment grave pour que la préfecture de la Somme interdise la baignade en pleine saison touristique ainsi que la pêche à pied pour les particuliers et les professionnels de Mers les Bains à Fort Mahon, incluant la baie de Somme.
Conduits par la société espagnole EMDT, « Eoliennes en Mer Dieppe le Tréport », les travaux de construction de la centrale éolienne du Tréport, n’ont commencé que depuis quelques semaines et déjà les pêcheurs ont pu constater les pollutions et impacts sur la faune : une importante nappe opaque en surface, des taches de fioul ou d’huile et un dauphin mort.
Combien de poissons, mammifères marins et oiseaux déjà empoisonnés ou morts par ces premiers dégâts avérés ? et combien à l’issue de ce chantier monstrueux ?
Nos associations ont pour missions essentielles la protection du littoral et de ses paysages, la préservation des espèces, de la biodiversité et de la pêche artisanale locale.
Elles sont à ce titre soucieuses de protéger l’une des plus belles baies du monde, la Baie de Somme et l’attrait des stations balnéaires de la côte, de préserver la ressource naturelle la plus riche de la zone Manche-Est Mer du Nord, qu’une usine électrique en mer grande comme la ville de Paris va définitivement ruiner.
À ce titre, elles réclament légitimement que toutes les explications soient fournies sur l’origine de cette nouvelle pollution, les investigations menées pour en évaluer l’impact et les conséquences, en prévenir le renouvellement ainsi que les résultats complets des analyses de la qualité de l’eau.
C’est notre dernière ligne droite jusqu’au tribunal , encore un bel événement à venir tout prochainement pour finaliser la collecte des frais d’avocat ! Actuellement nous nous mobilisons autour du projet éolien industriel de Puech Moncamp situé sur les communes de Viane, Espérausses et Berlats.
Nous avons le plaisir de vous convier à la fête de l’Automne le dimanche 22 septembre à St Agnan (à côté de Brassac), pour une journée multi-associative, multi-combat, multi-informative, multi-enrichissante, multi-rougail !!!!
Tuti Multi!!!
Pipistrelle déploie ses talents culinaires et réitère son super rougail saucisse! 10€ l’assiette, portion enfant, végé. Les desserts seront assurés par des producteurs locaux. Réservez votre assiette au 07 80 61 57 07 –
Super Ambiance assurée!!! Une belle occas pour se retrouver, vous partager l’avancée du projet et renouveler votre adhésion!!!
Entrée Libre à tous et toutes tout au long de la journée.
Les 1ers rendez vous sont à partir de 8h30. La buvette avec bière locale bio, vin bio, jus, sirop, café vous attendra à partir de 11h et le repas à partir de 12h/12h30.
Sur le flash code pour retrouverez la page de la journée avec plus de détails encore.
Merci :
1) de venir nombreux et de réserver votre repas 2) de faire multi-tourner ce mail pour un maxi-multi nombre de convives!!
Journée co-organisée par Stop mines 81, le collectif Brassac sur Agout-le Bez, Calelh et Pipistrelle
L’association Pipistrelle a pour but de contribuer à la qualité de vie et à la protection de l’environnement local. Actuellement nous nous mobilisons autour du projet éolien industriel de Puech Moncamp situé sur les communes de Viane, Espérausses et Berlats. Pour nous suivre :
Dans une ferme de Loire-Atlantique, Depuis l’arrivée du parc éolien
A La Remaudière, la ferme de la Borderie constate de nombreux troubles : chute de la production, vaches malades, mortalité… Des dysfonctionnements depuis l’arrivée du parc éolien
« Les faits sont là », martèle Fabien Pineau, agriculteur qui gère avec sa mère le Gaec de la Borderie à La Remaudière, petite commune du Vignoble nantais (en Loire-Atlantique).
« Là », dans les nombreux comptes rendus, rapports de diagnostics et graphiques de passages à la traite que l’exploitant compile dans un épais dossier.
« Quatre mortalités en un an »
L’arrivée de ces faits est concomitante à l’installation du parc éolien voisin, à 800 mètres de là. La ferme familiale de 112 ha et 65 vaches laitières, exploitée depuis des décennies, n’avait connu aucun souci, jusqu’en 2023.
Mais depuis l’an dernier, l’exploitation enregistre des baisses régulières de production et des maladies à répétition (mammites, boiteries) dans le troupeau.
« En un an, on en est même à quatre mortalités », déplore Fabien Pineau.
Des autopsies sur les vaches mortes ont été réalisées par les services vétérinaires.
Pour eux, c’est du jamais vu. Les causes des mortalités sont inexpliquées. Il n’y a pas de lien disant qu’il y a quelque chose dans la ferme. C’est ce qu’on appelle des autopsies blanches. Fabien Pineau, agriculteur de La Remaudière
Chute de la production et mortalité depuis un an
Les premières anomalies remontent à juin 2023, au moment des travaux sur les fondations du parc éolien. L’agriculteur constate une chute brutale. De 4 litres de lait par vache. L’éleveur fait appel à un technicien aliments pour recaler les rations alimentaires. Le fermier n’enregistre aucune évolution.
La situation va même s’aggraver en octobre 2023, quand les vaches sont rentrées dans le bâtiment d’élevage. La baisse de production s’accélère. « Surtout, je suis contraint de pousser les vaches aux robots de traite. La chute de fréquentation est brutale », témoigne Fabien Pineau, âgé de 29 ans.
En décembre 2023, (la mise sous tension du parc a eu lieu en novembre 2023) les premiers problèmes sanitaires arrivent. « Et la première vache décède », poursuit l’agriculteur contraint de travailler jusqu’à 23 h 30. « Si je ne les avais pas poussées, il y aurait eu moitié moins de traite qu’en temps normal ».
Présence de fissures terrestres et de veines d’eau
La ferme passe de 160 traites à 120 traites par jour, « sachant que je poussais 40 vaches par jour au robot », poursuit-il.
Dans l’incompréhension, l’agriculteur fait appel à un géobiologue de la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique en janvier 2024. L’objectif est la recherche de risques externes. Comme la présence de courants parasites qui peuvent provoquer des dysfonctionnements dans les élevages, du fait de la très forte sensibilité des vaches.
Peu de choses sont trouvées lors des contrôles sur les terres et les installations électriques, si ce n’est la présence de fissures terrestres sous le bâtiment ainsi que des veines d’eau. Des corrections sont apportées autour de l’exploitation sur les failles d’eau.
« Dès le lendemain, la ferme enregistrait 160 passages à la traite par jour. La situation était comme à la normale, sans besoin de pousser les vaches ».
« Tout a rechuté, c’est le fiasco »
Cette bonne production va durer trois semaines, jusqu’à fin février 2024. « Période où le parc éolien est entré en production », pointe Fabien Pineau. L’agriculteur fait alors « le lien » entre les affections de son troupeau et la mise en action des six éoliennes situées à 800 mètres de l’exploitation.
« A cette période, tout a rechuté. Vaches malades, baisse de production, chute de la fréquentation aux robots, troupeau en mal-être, c’est le fiasco. » Fabien Pineau
Depuis, l’éleveur, toujours suivi par les services vétérinaires, a fait réaliser des diagnostics auprès de la Chambre d’agriculture et du Groupement de défense sanitaire pour vérifier que les anomalies ne provenaient pas de son exploitation.
Un audit indépendant par un organisme de sécurité électrique est également intervenu sur l’exploitation.
Les rapports montrent que les installations de la ferme, aux normes et dans les clous, n’expliquent pas ces dysfonctionnements. « Le bâtiment n’ayant pas été modifié récemment, des perturbations électriques sont de loin la première hypothèse », pointe dans ses conclusions le Groupement de défense sanitaire.
Un lien « avec un élément extérieur à la ferme »
Ce lien « avec un élément extérieur à la ferme », se révèle à nouveau le 1er mai, jour où le parc éolien a été mis hors tension en raison d’un défaut sur un câble qui arrive au poste source électrique.
« Ce jour-là, on a tout de suite vu que la fréquentation des vaches aux robots était meilleure. Dans la journée qui a suivi, la production et la qualité de lait sont reparties à la hausse », livre l’éleveur.
La situation de l’élevage va s’améliorer quelques jours avant de nouveau se dégrader. Aujourd’hui, les volumes de production sont toujours déficitaires. « Et j’ai deux autres vaches gravement malades », confie l’éleveur, à bout.
Le cas de l’exploitation de La Borderie a été au centre de plusieurs réunions qui ont rassemblé Fabien Pineau, Hervé Cremet, élu de la commune qui l’accompagne (lire encadré), des membres de la Chambre d’agriculture, des services vétérinaires et des représentants d’Enedis et d’EnergieTeam, gestionnaire du parc.
« Il y a un problème qui n’était pas là avant le parc éolien »
Adjoint à La Remaudière, Hervé Cremet accompagne Fabien Pineau, depuis le mois de mars. « C’est quelqu’un d’intelligent, qui a la tête sur les épaules. J’ai pris le temps de l’écouter, de regarder les documents et de me renseigner. Quand un agriculteur est en souffrance, mon rôle d’élu est de l’accompagner et de l’aider dans ses démarches. C’est logique », commente l’élu qui, six mois plus tard, est toujours aux côtés de l’éleveur. « Ce que je constate dans ce dossier, c’est qu’il y a un lien de corrélation entre un élément extérieur et un problème qui n’était pas là avant le parc éolien », poursuit-il. « Ce n’est pas mon avis. Je me base sur des faits », martèle l’élu, qui déplore « l’absence du côté humain » dans cette affaire. Au gré de ses recherches, l’élu a trouvé d’autres cas similaires à la ferme de la Borderie. « On retrouve les mêmes problèmes, mot pour mot. C’est le cas dans des exploitations en Ille-et-Vilaine et en Loire-Atlantique », explique Hervé Cremet qui a interpellé la préfecture sur le cas du Gaec de la Borderie. « La loi est ainsi faite. Il faut arriver à prouver scientifiquement les choses », dit-il. « Qu’est-ce que l’on fait de toutes ces victimes collatérales du développement éolien », déplore Hervé Cremet. Au regard du nombre d’installations, « ces cas-là sont des gouttes d’eau. Pourquoi n’arrive-t-on pas à trouver des solutions en mettant en place par exemple un fonds d’indemnisation à chaque implantation de parc ? », cite en exemple l’élu. L’adjoint propose aussi de négocier dans les contrats d’exploitation des arrêts de parc en cas de problème. « Cela évitera bien des études, des soucis et des pertes d’argent », indique l’élu qui a commencé à nouer des contacts pour remonter les propositions au niveau national. Vu les enjeux et la complexité du sujet, le travail ne fait que commencer.
Demande de l’arrêt du parc
La première table ronde a eu lieu à Clisson, à la Maison régionale de l’agriculture. Deux autres échanges ont eu lieu en juillet. « A chaque fois, on présente les diagnostics qui montrent qu’un élément autre que la ferme vient perturber les vaches », indique l’éleveur.
La réponse des gestionnaires est toujours la même :
« Ils remettent en cause ce que pointent les comptes rendus. Pour eux, ces derniers n’ont pas de valeur scientifique. Ils nous disent que c’est à nous d’apporter la preuve du lien de causalité. » Fabien Pineau
A chaque rencontre, le producteur laitier a demandé un arrêt du parc éolien pour « voir les effets sur le troupeau ». Une demande rejetée par les gestionnaires. Aux arguments répétés, celles de la preuve, l’enjeu est aussi financier.
L’arrêt du parc représente un coût de 25 000 € par journée. Seule avancée, EnergieTeam et Enedis ont émis la proposition qu’un nouveau diagnostic soit réalisé par le Groupement permanent de sécurité électrique, instance financée par les opérateurs.
« Je ne veux pas être un rat de laboratoire pendant des décennies »
« Des diagnostics existent déjà. Cela va prendre des mois pour qu’il y ait une nouvelle étude. Et du temps, je n’en ai pas. Il y a urgence, je ne pourrais plus suivre. Et c’est sans parler de la fatigue physique (ndlr : 4 à 5 heures de travail en plus par jour l’hiver). Et de voir partir les bêtes. C’est le pire, c’est inhumain. » Fabien Pineau
L’éleveur a déjà perdu 80 000 € en un an. « 120 000 €, si l’on ajoute le temps de travail ».
Le producteur se donne jusqu’à fin septembre.
« Si rien ne change, cela va être compliqué. Si je m’entête, je m’enfonce et je coule. Je ne veux pas être un rat de laboratoire pendant des décennies. La seule solution, ce sera de quitter ma ferme et d’aller ailleurs », confesse celui dont les parents souffrent aussi de troubles du sommeil depuis des mois. Leur maison est proche du bâtiment d’élevage.
L’éleveur de La Remaudière n’est pas le seul à vivre cette situation. D’autres fermes de la région, en Loire-Atlantique et Ile-et-Vilaine, proches de parc éolien, constatent aussi des malfonctionnements.
Zones d’Accélération pour les Energies Renouvelables
Vous allez été sollicité par la préfecture de votre département pour proposer, d’ici à la fin de l’année, après consultation des habitants de votre commune, une ou plusieurs zones d’accélération pour les énergies renouvelables (ZAER).
Il est important de comprendre ce que dit la récente loi sur les ZAER, quels sont les droits des maires, et quelles sont nos recommandations.
I. Ce que dit la loi sur les ZAER et sur le processus Comme le précise le « Guide à destination des élus locaux », intitulé « Planification des Énergies Renouvelables », préfacé par la ministre de la Transition Énergétique Mme Pannier-Runacher : « Les communes peuvent désormais définir, après concertation avec leurs administrés, des zones d’accélération où elles souhaitent prioritairement voir des projets d’énergie renouvelable s’implanter. Ces zones d’accélération peuvent concerner toutes les énergies renouvelables : le photovoltaïque, le solaire thermique, l’éolien, le biogaz, la géothermie etc. » Le processus d’élaboration des zones d’accélération pour les énergies renouvelables a été défini dans le cadre de la loi n° 2023-175 du 10 mars 2023.
1. Les ZAER ont été proposées par la préfecture via la cartographie – voir ci-dessous les liens vers la cartographie et vers la note d’accompagnement. La version de la cartographie actuelle est une version de test (beta). Une version V2 (première version fonctionnelle) sera disponible courant décembre.
2. Si un maire envoie une réponse la réponse doit être formulée après consultation de la population, sous la forme d’une délibération du Conseil Municipal acceptant les différentes zones, ou les rejetant, ou les modifiant ; puis envoyée au référent préfectoral. Les réponses peuvent être envoyées en 2024 (officiellement, fin décembre 2023 n’est plus une date butoir pour envoyer les réponses).
3. Une concertation territoriale puis un avis du Comité Régional de l’Energie suivront en 2024.
II. Vos droits C’est aux communes de proposer les zones de leur choix. La cartographie proposée par les services de la préfecture (portail IGN) ne peut être contraignante. Les communes peuvent donc refuser, accepter ou modifier les zones proposées. La loi n’impose aucune obligation légale de définir ces ZAER.
Si une commune définit des zones d’accélération, il est possible d’identifier par exemple une zone pour le biogaz, une autre pour le solaire thermique, et ne rien définir pour l’éolien (donc en zone neutre), ou mettre tout l’éolien en zone d’exclusion.
Un projet éolien (ou autre) peut être approuvé hors zone d’accélération, ou refusé sur une zone d’accélération, mais il est clair que l’approbation d’une zone d’accélération est la porte ouverte aux promoteurs en tous genres qui ne manqueront pas de vous harceler, et réciproquement l’approbation d’une zone d’exclusion constitue une mesure de protection même si elle n’est pas totale.
Un comité de projet est obligatoirement constitué par le porteur de projet pour les zones dites neutres (donc hors zones d’accélération et hors zones d’exclusion), comité présidé par le maire.
En résumé : aucune commune ne peut être contrainte d’accepter une zone d’accélération (éolienne ou autre) dont elle ne veut pas. L’article 15, III de la loi du 10 mars 2023 est, à ce sujet, parfaitement clair : il subordonne la création de zones à l’avis conforme des communes concernées.
III. Nos recommandations a) Répondre après consultation de la population et délibération du Conseil Municipal. Ne pas répondre présente à nos yeux le risque de signifier que vous acceptez en l’état les zones proposées par la préfecture. b) Optez pour des zones bénéfiques à l’ensemble de votre territoire (par exemple photovoltaïque sur les bâtiments, méthanisation à la ferme) et refusez l’implantation de zones nocives.
c) Concernant les éoliennes nous vous recommandons de ne proposer aucune zone d’accélération, mais de définir le plus possible de zones d’exclusion et de résister aux éventuelles pressions pour deux raisons qui nous semblent importantes (au-delà de leur faible efficacité énergétique et donc de leur relativement faible utilité pour diminuer les émissions de CO2, et des risques qu’elles présentent pour la biodiversité) : • Le risque de la prolifération incontrôlée d’éoliennes une fois les premières installées. Les promoteurs vont essayer de connecter le maximum d’éoliennes au réseau déjà installé. Il sera très difficile de s’y opposer. Le risque de la saturation de la commune est très grand. • Le risque financier. Le principal argument des commerciaux est l’apport financier pour la commune sous forme d’IFER (taxe sur la production énergétique). Ce qu’ils vous cachent est que cette recette diminuera votre dotation générale de fonctionnement (pour un montant pouvant atteindre une part très importante de l’IFER). Les collectivités qui ont accueilli des éoliennes peuvent donc perdre, par une réduction de cette DGF, une bonne partie de ce que leur a apporté l’éolien. Il faut aussi tenir compte de la dépréciation des maisons du voisinage, laquelle peut atteindre 30% (d’où des réductions de taxe foncière). Quant aux habitations les plus proches des éoliennes, elles peuvent devenir invendables.
d) Mettez à jour (si possible) le PLU / PLUi pour le rendre cohérent avec les ZAER. Inscrivez dans votre PLU/PLUi et en le justifiant l’interdiction d’infrastructures industrielles de plus de 100m de haut à moins de 1000m des habitations.
Un circaète Jean-le-Blanc a été retrouvé mort, au pied d’un aérogénérateur dans le parc de Freycenet-la-Tour, le 22 mai.
Présente au moment de l’impact, l’herpétologue Solenne Muller a confié l’oiseau à la Ligue de Protection des Oiseux pour l’autopsier. Le constat ? La bonne santé de l’animal avant le choc mortel démontre que les éoliennes peuvent s’illustrer comme de véritables espaces mortifères pour les oiseaux.
Un circaète Jean-le-Blanc ? C’est une espèce de rapaces majestueux spécialisée dans la chasse aux reptiles. Depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire, il bénéficie en ce sens d’une protection totale en France.
Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l’enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu.
« Le choc entre l’animal et une pale ne faisait aucun doute. »
Le 22 mai précisément, Solenne Muller, herpétologue de profession, étudie les amphibiens à l’étang des Barthes, à deux pas des six éoliennes implantées dans le secteur. Elle est accompagnée du photographe Simon Bugnon.
Ses observations sont alors perturbées par un bruit sec et sourd, provenant d’un des aérogénérateurs. « Le bruit était une sorte de gros « Poc », partage-t-elle. J’ai tout de suite tourné la tête et j’ai assisté à la chute d’un gros rapace le long de la première éolienne. Le choc entre l’animal et une pale ne faisait aucun doute ».
D’après une étude de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), 56 000 oiseaux sont tués chaque année par les éoliennes en France. Les pertes totales sont difficiles à quantifier, une partie des cadavres étant récupérée par les prédateurs naturels.
« Le choc a été tellement violent que tous ses organes ont été déplacés à l’intérieur. »
La scientifique et son camarade accourent aussitôt vers le pied de l’éolienne et découvrent l’oiseau inanimé. Elle reconnaît alors un circaète Jean-le-Blanc, une espèce emblématique. « Naïvement, je pensais peut-être qu’il pouvait encore être en vie et agir en fonction, confie Solenne Muller. Mais le choc l’avait terrassé instantanément ».
Elle poursuit : « Nous avons contacté la LPO, mais également la mairie et des élus locaux pour les prévenir. La Ligue de Protection des Oiseaux l’a pris en charge et l’a confié à son tour à l’Office Français de la Biodiversité (OFB) ».
Le circaète est ensuite ausculté par un vétérinaire. Non seulement l’autopsie révèle que le rapace était en bonne santé avant le choc, dénué de maladies quelconques ou d’un problème visuel, mais que c’est bien la pale qui lui a pulvérisé le corps. « Le choc a été tellement violent que tous ses organes ont été déplacés à l’intérieur », décrit Solenne Muller.
« Il est vraiment étonnant de construire de type d’engin dans des espaces aussi foisonnant de vie. »
Selon l’OFB, sans la présence de Solenne Muller sur place au moment des faits, « cette preuve que les éoliennes ont des conséquences sur la mortalité des oiseaux serait restée sans effet ». Solenne Muller d’expliquer en ce sens : « Il est très rare d’assister à ça en direct. Et il est évident que cette mort d’un rapace protégé n’est pas un cas isolé, car les cadavres sont vite emportés par les renards et d’autres prédateurs terrestres ».
Elle s’interroge alors : « Ce que je ne comprends pas, c’est l’implantation de ces éoliennes. Les rapaces, comme le circaète, sont des chasseurs de reptiles. Or, l’étang de Barthes est très riche en amphibiens et en serpents à l’instar des couleuvres, par exemple. Il est vraiment étonnant de construire de type d’engin dans des espaces aussi foisonnant de vie, dans des lieux où la biodiversité est très dense ».
« Le monde merveilleux des éoliennes n’est pas aussi beau que les promoteurs veulent bien le laisser croire. »
« Il faut arrêter de prendre les gens pour des naïfs, lance-t-il. Le monde merveilleux des éoliennes n’est pas aussi beau que les promoteurs veulent bien le laisser croire. Ces constructions, notamment dans un lieu tel que le Mézenc, sont une catastrophe pour toute la biodiversité, l’avifaune (les oiseaux, Ndlr) et les animaux terrestres. Sans parler de l’impact visuel pour les habitants et les touristes ».
Il ajoute : « D’après les remontées qui nous ont été faites à propos du circaète fauché par une éolienne, le promoteur ne reconnaît pas la cause direct de l’engin. Il affirme que l’oiseau devait être malade ou victime d’un problème visuel ». Sauf que l’autopsie contredit en totalité les arguments d’EDF Renouvelables.
Nous avons cherché, par le biais d’un mail, à nous entretenir avec le promoteur des éoliennes de Freycenet-la-Tour, EDF Renouvelables. Nous voulions savoir si des dispositifs équipaient les éoliennes pour éviter les accidents avec les volatiles. Nous n’avons eu aucun retour.
« La maman étant morte, son petit a bien entendu aucun espoir de grandir et de survivre. »
Gilbert Richaud rappelle aussi que la mort de ce circaète a réduit à zéro les chances de survie de son oisillon. « D’après sa plaque incubatrice, c’était une femelle qui avait un petit au nid », se désole-t-il.
Il déplore alors : « La maman étant morte, son petit n’a bien entendu aucun espoir de grandir et de survivre ».
Selon une récente étude de la Royal Society for the Protection of Birds (RSPB), près de 600 millions d’oiseaux nicheurs ont disparu en Europe depuis 1980. Les chats tueraient environ 75 millions d’oiseaux par an en France. Outre les collisions avec des lignes électriques, des véhicules et des vitres, les principales causes d’effondrement des espèces d’oiseaux sont l’utilisation des pesticides dans l’agriculture intensive
Quand le noir redonne des couleurs
En France, pas ou peu de dispositifs anticollision avec les oiseaux existent. Et comme à l’accoutumée, ce sont encore les pays scandinaves les plus en avance sur le sujet. Des chercheurs norvégiens ont ainsi suivi pendant 10 ans plusieurs machines dans la centrale éolienne de l’archipel de Smøla. Certaines avaient les pales peintes en noir, et d’autres non.
L’étude rapportée par le journal Ecology and Evolution démontre que cette simple opération a permis de diminuer drastiquement les chocs avec les oiseaux, réduisant de 71,9 % le taux de mortalité des oiseaux par rapport aux turbines restées d’un blanc immaculé.
La société Energie Renouvelable du Languedoc (ERL)-GROUPE VALECO en correctionnelle
Suite aux plaintes au pénal de plusieurs associations environnementales :
– France Nature Environnement Occitanie-Méditerranée (FNE), le 31 janvier 2023 – La Ligue pour la Protection des Oiseaux – Occitanie (LPO), – L’association nationale « Sites et Monuments » (ex SPPEF) avec – L’association « Vigilance Patrimoine Paysager et Naturel » VPPN du collectif 34 – L’association « Association pour la Protection des Paysages et des Ressources du Lodévois et l’Escandorgue » APPREL
pour destruction intentionnelle du mâle de l’unique couple d’aigles royaux de l’Escandorgue, trouvé mort sous l’éolienne n° 2 de la centrale d’aérogénérateurs de Bernagues à Lunas (34650),
L’association BECOT du groupe de surveillance et d’étude des rapaces du Massif central qui est responsable du programme de baguage et de suivi des aigles royaux du Massif central et faisait le suivi de l’aigle royal de l’Escandorgue depuis les années 2014 avait en effet mis en garde la société ERL du groupe VALECO et les services de l’Etat de l’inepsie de construire des éoliennes au cœur du domaine vital du rapace, sur le site éolien de Bernagues, sur les crêtes du massif de l’Escandorgue, et elle avait prouvé la perte de son habitat, après les constructions en 2016.
Monsieur le Procureur de la République a retenu la plainte des défenseurs de l’environnement et a convoqué la société ERL en correctionnelle, au tribunal pénal de Montpellier, 1 place Pierre Flotte:mercredi 3 juillet 2024 à 14h.
Voir le communiqué complet du Collectif pour la Protection des Paysages et de la Biodiversité 34-12 (50 associations de l’Hérault) et de Son comité de soutien : l’association « Vigilance Patrimoine Paysager et Naturel »- VPPN. (en PDF) Contact : Marjolaine Villey-Migraine aigles.escandorgue@gmail.com
Autopsie d’une éolienne industrielle Des effets sur la vie alentour – Des éoliennes, de l’argent et des hommes Qui construit les éoliennes ? Une histoire de gros sous… … et de corruption – Aérogénérateurs et écologie L’éolienne industrielle permettrait de sortir du nucléaire Éoliennes industrielles et émissions de gaz à effet de serre Éoliennes et crédits carbone Compenser le désastre – Les éoliennes et le monde qui les entoure Éoliennes et Zones Industrielles de l’Électricité Éoliennes et territoire
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Combien y a-t-il d’éoliennes industrielles en France ?
Voilà une donnée difficilement accessible. Il est toujours question de « puissance raccordée », de térawatts, de mégawatts/heure, bref, le nombre de mâts n’est pas vanté… Mais le calcul est relativement simple, la puissance totale des 835 « parcs » éoliens hexagonaux représentant 9000 MW, il y aurait donc environ 4500 machines en activité (une éolienne ayant une puissance moyenne de 2MW), et il est prévu que 5000 de plus soient prochainement raccordées au réseau.
L’Aveyron, quant à lui, a déjà vu s’ériger 94 éoliennes industrielles, et 121 supplémentaires se sont vu octroyer un permis de construire. Ce ne serait qu’un début, si l’on en croit les prévisions du schéma régional, dont l’objectif serait l’implantation d’un millier de mâts. Si l’atome a déjà fait des dégâts colossaux (et là aussi ce n’est qu’un début), l’industrie éolienne que l’on nous présente comme son miraculeux remède ne serait-elle pas qu’une caution verte au tout nucléaire français ?Ne serait-elle pas également la nouvelle bulle spéculative d’un capitalisme financier en mal de nouveaux marchés ? Bref, qu’est-ce que l’éolien industriel ?
Autopsie d’une éolienne industrielle
Les éoliennes industrielles ne sont pas les moulins à vent de notre époque, comme on l’entend parfois. Les modèles les plus récents mesurent plus de 200 mètres de haut, c’est-à-dire plus de quatre fois la hauteur d’un pylône de ligne à Très Haute Tension. Leur réalisation demande plusieurs années de travaux, des défrichements massifs, l’élargissement des routes et pistes existantes pour faire passer des pièces plus grosses que celles d’un Airbus. 2000 tonnes de béton sont coulées dans le sol pour chaque mât, la fondation de 200m3 est d’un volume équivalent à celui d’une piscine olympique. Chaque éolienne contient 600 kg de terres rares, essentiellement du néodyme.
L’exploitation et le raffinage de ce métal se fait principalement dans la ville de Baotou (en Mongolie Intérieure), surnommée « la ville du cancer ». Les rejets chimiques de cette industrie ont pollué toute la région : l’espérance de vie est désormais de 40 ans et la radioactivité est deux fois supérieure à celle mesurée à Tchernobyl. Chaque éolienne contient également plus de 4 tonnes de cuivre extrait dans les gisements d’Amérique du Sud où des villages entiers sont expropriés par les forces armées pour permettre aux firmes occidentales d’exploiter la richesse du sous-sol et la vie des ouvriers. Pour verdir ici, on noircit là-bas.
Des effets sur la vie alentour
Lorsqu’elle se met en mouvement, une éolienne industrielle produit plusieurs sortes de bruits. Les premiers sont liés à la mécanique du système, notamment de la nacelle ; d’autres, plus lugubres, tiennent aux flux d’air autour des pâles qui produisent de surcroît en passant devant le mât toute une gamme d’infrasons. Une fois lancé, l’aérogénérateur émet un bruit lancinant que les riverains décrivent ainsi : « un avion qui passerait à basse altitude sans jamais atterrir »; ils posent des double vitrages, laissent les fenêtres fermées et bouchent le conduit de la cheminée avec du papier journal… puis ils déménagent, si miraculeusement ils parviennent à vendre leur maison. La journée, l’effet stroboscopique des pales – saccades d’ombre et de lumière – est très difficile à supporter. Il suscite maux de tête et nausées. La nuit, les flashs lumineux en haut des mâts éradiquent l’obscurité à des dizaines de kilomètres à la ronde. Le gibier et les animaux terrestres sont perturbés par ces énormes infrastructures et par la création des routes d’accès. Ils changent de territoire quand ils le peuvent. De nombreux oiseaux meurent hachés par les pales, quand bien même les promoteurs équipent les machines de radars anticollision. Les migrations, la nidification et la reproduction sont fortement perturbées.
DES ÉOLIENNES, DE L’ARGENT ET DES HOMMES
Qui construit les éoliennes?
La construction d’un aérogénérateur terrestre coûte la bagatelle de 2 millions d’euros. Pourtant les promoteurs se présentent le plus souvent comme de « petites entreprises familiales » au nom fleuri : Compagnie du vent, Énergie des collines, parc du Souleilla, etc. Derrière cette recherche d’acceptabilité sociale se cache en réalité des filiales d’EDF, Vinci, Total, GDF-Suez, AREVA et consorts. Prenons deux exemples de promoteurs dans le sud-Aveyron. Le premier, RAZ énergie, est une filiale de SAMFI INVEST, entreprise « d’investissement à haute rentabilité », spécialisée dans le transport routier avec une flotte de 600 camions. Un autre, Eneria (éoliennes de Mélagues et Arnac-sur- Dourdou) conçoit des motorisations pour des applications marines, industrielles et pétrolières, et exploite du pétrole et du gaz en Algérie. L’immense majorité des promoteurs sont en réalité de grandes multinationales polluantes. Il est important de noter que les parcs sont vendus et rachetés à des vitesses… spéculatives. Dans le Lévézou (toujours en Aveyron) certains ont été revendus 3 fois en à peine 5 ans. Les filiales apparaissent puis tombent en liquidation. Dans un tel système, on peut légitimement se questionner quant à qui, après les 25 années de rendement des machines, aura la charge de démonter ces friches industrielles…
Une histoire de gros sous…
L’éolien est un des investissements les plus rentables du moment car le rachat de l’électricité « renouvelable » se fait à prix d’or, largement au-dessus des tarifs du marché, avec la garantie des États et de l’Europe.
Et qui finance ce rachat ? Nous tous, au travers d’une taxe prélevée par EDF sur les consommateurs : la CSPE (Contribution au Service Public de l’Électricité). Le service public fournit donc la logistique à des détournements massifs de fonds vers les intérêts privés des promoteurs. Les communes et les propriétaires fonciers touchent les miettes du pactole – plusieurs milliers d’euros par an et par mât quand même. Par contre, la valeur des maisons alentour chute et oblige les riverains à subir les nuisances en restant dans des maisons invendables. Du point de vue des emplois, ceux qui sont créés localement se comptent sur les doigts d’une main : la fabrication, l’installation et la maintenance des éoliennes sont assurées par des techniciens spécialisés dépêchés depuis de grands centres urbains à des centaines de kilomètres de là. Quant aux vacanciers encore sensibles aux espaces non défigurés par le tourisme de masse ou l’industrie, ils iront se promener ailleurs. Les éoliennes uniformisent les territoires, leurs caractéristiques disparaissent tant on ne voit plus qu’elles.
Chaque « parc » devient une zone industrielle comme tant d’autres en France.
…et de corruption
Comment, dans ces conditions, les promoteurs arrivent-ils à imposer leurs machines ? Ils ont pour cela, outre la rétribution, un argument qui ne manquera pas de faire plier les récalcitrants : « si vous refusez les éoliennes sur un de vos terrains, éloigné de votre habitation, votre voisin, lui, les acceptera, dans son champ qui jouxte votre maison. » La même logique dévastatrice se reproduit à l’échelle des communes. Cela est d’autant plus grave que nos campagnes n’ont pas encore été contaminées par l’indifférence générale dont se gratifient les habitants des grandes métropoles. Il existe encore une attention, des liens, une solidarité minimale entre voisins. Mais avec l’arrivée des aérogénérateurs, des conflits irréductibles s’installent, les villages se coupent en deux, des communes entrent en guerre. Le rôle des conseillers municipaux est central. Alors que certains refusent logiquement toute implantation, pour d’autres les condamnations pour prise illégale d’intérêt ne cessent de tomber. Un exemple parmi tant d’autres à Mélagues en Aveyron : une ancienne conseillère municipale a été condamnée à 2 mois de prison avec sursis et 1.000€ d’amende ainsi qu’à l’interdiction pour 2 ans de ses droits civiques, civils et de famille. Elle avait participé au vote d’un projet de construction d’éoliennes sur des terrains appartenant à son mari, à sa belle-sœur et à son beau-frère. Une série d’implantations qui lui rapporte 46.500€ de loyer par an.
AÉROGÉNÉRATEURS ET ÉCOLOGIE
L’éolienne industrielle permettrait de sortir du nucléaire
Il s’agit d’un argument aussi répandu que fallacieux. On nous a jadis imposé le nucléaire sous prétexte de progrès, on voudrait aujourd’hui nous imposer les éoliennes sous prétexte d’écologie. Mais en France, malgré l’implantation massive « d’énergies renouvelables » depuis 10 ans, pas un réacteur n’a été arrêté. Au contraire, en janvier 2015, Ségolène Royal a clairement affiché la politique énergétique du pays : « il faut programmer la construction d’une nouvelle génération de réacteurs nucléaires » ou encore : « Nous n’allons pas opposer les énergies les unes aux autres ». Les gouvernants brandissent la « transition énergétique » et annoncent « la diminution de la part du nucléaire dans le bouquet énergétique français ». Mais il s’agit d’une diminution relative, dans un contexte d’augmentation de la production, des circulations et de la consommation énergétique. Il y aura toujours plus de centrales à charbon, plus de nucléaire et beaucoup plus d’aérogénérateurs ou de centrales photovoltaïques. Comme le dit Luc Oursel, PDG d’Areva, le nucléaire et le renouvelable sont « deux alliés naturels ». Ce qui est à l’œuvre n’est pas une transition, mais une accumulation énergétique. Dans ce cadre, les mâts sur fond de paysages bucoliques ont pour fonction d’apporter un supplément de bonne conscience et de légitimité à un système de production centralement organisé autour des centrales nucléaires. Ils sont le déguisement vert de la fuite en avant perpétrée par les mêmes entreprises qui ont créé et perpétuent le désastre qu’elles prétendent aujourd’hui guérir. Trouver encore de nouvelles technologies pour s’enrichir, tel est le défi du capitalisme vert.
Éoliennes industrielles et émissions de gaz à effet de serre
Le fonctionnement d’une éolienne dépend évidemment du vent : elle démarre lorsque le vent souffle à 10 ou 15 km/h et s’arrête lorsqu’il dépasse 85 km/h. Elle ne tourne pas quand il fait trop chaud (problème de refroidissement du générateur) ni quand il fait trop froid (risque de givre). Pour résumer, elle ne fonctionne à pleine capacité que 20 % du temps. Ni le vent ni l’électricité ne sont stockables. Pourtant le réseau électrique doit maintenir un équilibre général entre production et consommation sous peine de coupure générale, le fameux black-out. Pour compenser l’intermittence du vent, des centrales thermiques (au charbon ou au gaz) sont donc (re)mise en service ! Ces dernières sont maintenues en permanence en fonctionnement pour pouvoir prendre le relais instantanément si d’aventure une partie de la production éolienne s’arrête. Il n’est donc pas exagéré de dire que dans ce schéma, les éoliennes sont co-émettrices de gaz à effet de serre. Et l’on comprend mieux, depuis ce point de vue, que GDF-Suez soit l’un des principaux promoteurs de centrales éoliennes.
Éoliennes et crédits carbone
Construire un parc éolien est une solution pratique pour les multinationales les plus polluantes du monde entier. En effet, pour lutter contre le réchauffement climatique, le protocole de Kyoto leur impose, ainsi qu’aux États, une certaine limitation des émissions de carbone et de gaz à effet de serre. Cette limite ne signifie pas que les entreprises sont obligées de polluer moins ; au contraire, elles peuvent polluer au-delà des limitations, à condition de compenser ce dépassement par l’acquisition de « crédits carbone ». Il existe plusieurs manières d’obtenir de tels crédits : en les achetant sur un marché international (ce qui fait office de sanction), en investissant dans des zones naturelles protégées (c’est-à-dire en plantant des monocultures d’eucalyptus et en pratiquant une coupe à blanc une fois les arbres à terme) ou… en investissant dans des énergies supposément vertes comme les éoliennes ! Les aérogénérateurs sont donc la solution parfaite pour les multinationales : les crédits carbone qu’elles obtiennent en les construisant leurs permettent de se mettre en conformité avec la réglementation internationale sans réduire, et même en augmentant leurs pollutions. Elles engrangent des profits en vendant l’électricité à des tarifs subventionnés, et, cerise sur le gâteau, elles peuvent même revendre à d’autres pollueurs leur surplus de crédits carbone. Et bien entendu, tout cela avec crédit d’impôt. L’effet soi-disant escompté s’inverse, les crédits carbone, bien loin d’inciter à la retenue, génèrent de l’activité industrielle et ouvrent des droits supplémentaires à polluer.
Compenser le désastre
La compensation, dans ce système, est le nœud autour duquel pendent les nouvelles ficelles de la finance internationale, le nid idéologique de sa nouvelle marotte. Les entreprises détruisent l’environnement, cela est admis, il leur est demandé seulement de « compenser » les dégâts.
Une vision bien étrange du monde qui nous entoure, comme si tout était en pure équivalence : une forêt ou un bocage détruit ici équivaut à une forêt replantée au bout du monde (qui plus est souvent sur des terres agraires, privant les villageois de nourriture), la pollution d’une entreprise chimique équivaut à dix éoliennes, ou à un bouquet d’actions « chimpanzé » que proposent des banques spécialisées. Et le comble pour les investisseurs, c’est que ces compensations rapportent, comme c’est le cas des aérogénérateurs. Et tout cela en alimentant le discours écologique d’État, qui se targue à peu de frais de sa transition énergétique, lorsque ce n’est en réalité qu’une transaction… Car, comme l’affirme un promoteur : « la gestion proactive de l’environnement génère de la valeur. »
LES ÉOLIENNES ET LE MONDE QUI LES ENTOURE
Éoliennes et Zones Industrielles de l’Électricité
La question de l’éolien industriel n’est au final pas une question d’énergie. L’implantation d’aérogénérateurs ne vient pas répondre à un besoin local. La France a exporté 47,2 TWh en 2013 et ce solde est en constante augmentation. De plus, les aérogénérateurs sont habituellement implantés dans des zones faiblement peuplées, à proximité d’autres centrales de production (photovoltaïque, hydraulique, éolien, etc.). EDF prétendra ensuite que cette énergie est consommée « localement », puisque l’électricité va au plus proche. Mais lorsque les besoins locaux s’élèvent, par exemple, à 2 MW, il est impossible de consommer les 40 MW produits. Les 38 restant partent donc à l’exportation. Car il existe un marché mondial de l’électricité en pleine expansion (du fait notamment du développement du tout électro-numérique : ordinateur, serveur, internet et autres objets « intelligents »), où le label « renouvelable » permet d’engranger de substantiels profits. Mais encore faut-il être raccordé aux réseaux pour accéder à ces marchés. L’électricité se transporte difficilement, les déperditions sur les lignes sont énormes, d’autant plus si le voltage est bas. On trouve ici le sens à concentrer les unités de production : plus les unités de production sont proches les unes les autres, plus il est possible de les relier rapidement et facilement aux gigantesques transformateurs pour haute et très haute tension. Le but ultime étant de rejoindre une ligne 400.000 volts depuis laquelle il est possible de vendre à travers toute l’Europe. Et c’est RTE, à grand renfort d’argent public, qui installe les infrastructures nécessaires à ce business. Une fois celles-ci en place, elles appellent irrémédiablement de nouveaux projets de production énergétique… C’est cette logique qui est à l’œuvre dans le sud-Aveyron autour du projet de méga-transformateur de sept hectares à Saint-Victor-et-Melvieu.
Éoliennes et territoire
Depuis une décennie déjà, des associations de riverains impactés par les projets éoliens mènent un travail juridique décisif pour ralentir et compliquer leur réalisation. À tel point que ces contrariétés (les frais de contentieux et les délais de recours) sont aujourd’hui intégrées par les promoteurs dans leurs coûts et leurs calendriers de mise en place.
Mais le lobby éolien se renforce, il pousse sans relâche aux simplifications administratives et législatives, appuyé en cela par les traités de déréglementation internationaux (comme le TAFTA) ou les décrets nationaux, comme la loi Macron. Il faut aujourd’hui lui opposer sur le terrain une lutte populaire et politique ancrée dans les territoires que nous désirons défendre. Le refus des habitants doit apparaître au grand jour sur les affiches et sur les murs, dans des manifestations, par des pressions sur les élus et les diverses instances participant à la promotion des aérogénérateurs (Préfectures, régions, départements, communes, Parcs Naturels…) mais aussi par des blocages physiques de toute la logistique éolienne (chantiers, convois, démarchages…) et des occupations des futurs lieux de travaux.
Nous ne les laisserons pas continuer impunément le saccage de nos territoires.
Le « wake effect » pose un défi crucial pour l’efficacité énergétique des parcs éoliens en mer, soulevant des questions de régulation. Chercheurs et industriels s’efforcent de comprendre ce phénomène pour optimiser les performances des éoliennes offshore.
EN BREF
Le « wake effect » désigne la turbulence créée par une éolienne, réduisant l’efficacité des éoliennes en aval.
Des recherches visent à développer des modèles de prédiction plus précis pour minimiser les impacts du wake effect.
Des solutions comme l’ajustement de l’orientation des turbines et l’exploration de nouveaux designs d’éoliennes émergent pour atténuer l’effet.
Le « wake effect » ou effet de sillage, phénomène bien connu, mais encore mal compris, désigne la turbulence créée par une éolienne, perturbant le vent et réduisant ainsi l’efficacité des éoliennes en aval.
Cette baisse de rendement peut s’étendre sur de grandes distances, posant des défis particuliers dans des zones densément peuplées de parcs éoliens en mer.
Wake effect : mieux le comprendre ce phénomène pour mieux l’anticiper
De nombreuses équipes de recherche se penchent sur le « wake effect », comme l’Université de Bergen, l’institut allemand Fraunhofer ou l’université Takanori Uchida. Leurs recherches cherchent à développer des modèles de prédiction plus précis et à identifier des solutions pour minimiser ses impacts.
D’après une étude publiée dansMarine Policy, dans les conditions les plus défavorables, les pertes de rendement dues au wake effect peuvent atteindre jusqu’à 20% sur une distance de 50 kilomètres en aval des parcs éoliens offshore.
Des acteurs industriels mènent également des études approfondies pour éclairer les pratiques d’implantation et de gestion des parcs éoliens. L’énergéticien allemand RWE, par exemple, estime que l’effet de sillage pourrait avoir des répercussions jusqu’à une périphérie de 200 km.
Des solutions émergent pour atténuer l’effet de sillage
Parmi les solutions envisagées figurent des ajustements dans la disposition des éoliennes, des modifications matérielles et même l’exploration de nouveaux designs d’éoliennes. Des projets comme « Wake Adapt » de Siemens. Cette solution consiste à ajuster légèrement l’orientation des turbines lorsque le vent est aligné avec les éoliennes. Cette modification subtile permet de dévier l’effet de sillage sans compromettre la structure de l’éolienne.
En effet, des discussions portent sur le choix du type d’éolienne à utiliser. Bien que les turbines à trois pales sur mâts soient les plus répandues, il y a un intérêt croissant pour les rotors inclinés qui pourraient atténuer l’effet de sillage. Le projet POWER a été initié dans ce but, visant à installer 10 éoliennes « Touchwind » pour évaluer si ce design peut améliorer la production d’électricité par kilomètre carré tout en limitant l’effet de sillage.
Les enjeux de la coopération internationale face au wake effect
Face à la complexité de l’effet du sillage et à ses implications transfrontalières potentielles, une collaboration internationale accrue est nécessaire pour garantir une transition énergétique efficace et harmonieuse. Des cadres réglementaires clairs et des accords entre les États riverains des parcs éoliens en mer sont essentiels pour relever ce défi de manière coordonnée.
« (…) La Convention sur le droit de la mer n’impose aucune limitation explicite (…) cependant, on pourrait interpréter une limitation potentielle comme signifiant que vous devez notifier et consulter d’autres États que votre parc éolien offshore peut avoir des effets de sillage transfrontaliers » explique Eirik Finserås, candidat à la Faculté de droit de l’Université de Bergen, auteur d’une étude sur ce phénomène.
Comprendre et maîtriser le « wake effect » est crucial pour maximiser l’efficacité des parcs éoliens en mer et assurer leur durabilité à long terme. Grâce à la recherche continue et à la collaboration entre les acteurs du secteur, des progrès significatifs sont réalisés pour surmonter ce défi et exploiter pleinement le potentiel de l’énergie éolienne offshore.
Présente au moment de l’impact, l’herpétologue Solenne Muller a confié l’oiseau à la Ligue de Protection des Oiseux pour l’autopsier. Le constat ? La bonne santé de l’animal avant le choc mortel démontre que les éoliennes peuvent s’illustrer comme de véritables espaces mortifères pour les oiseaux.
Un circaète Jean-le-Blanc ? C’est une espèce de rapaces majestueux spécialisée dans la chasse aux reptiles. Depuis l’arrêté ministériel du 17 avril 1981 relatif aux oiseaux protégés sur l’ensemble du territoire, il bénéficie en ce sens d’une protection totale en France.
Il est donc interdit de le détruire, le mutiler, le capturer ou l’enlever, de le perturber intentionnellement ou de le naturaliser, ainsi que de détruire ou enlever les œufs et les nids et de détruire, altérer ou dégrader leur milieu.
« Le choc entre l’animal et une pale ne faisait aucun doute. »
Le 22 mai précisément, Solenne Muller, herpétologue de profession, étudie les amphibiens à l’étang des Barthes, à deux pas des six éoliennes implantées dans le secteur. Elle est accompagnée du photographe Simon Bugnon.
Ses observations sont alors perturbées par un bruit sec et sourd, provenant d’un des aérogénérateurs. « Le bruit était une sorte de gros « Poc », partage-t-elle. J’ai tout de suite tourné la tête et j’ai assisté à la chute d’un gros rapace le long de la première éolienne. Le choc entre l’animal et une pale ne faisait aucun doute ».
D’après une étude de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), 56 000 oiseaux sont tués chaque année par les éoliennes en France. Les pertes totales sont difficiles à quantifier, une partie des cadavres étant récupérée par les prédateurs naturels.
« Le choc a été tellement violent que tous ses organes ont été déplacés à l’intérieur. »
La scientifique et son camarade accourent aussitôt vers le pied de l’éolienne et découvrent l’oiseau inanimé. Elle reconnaît alors un circaète Jean-le-Blanc, une espèce emblématique. « Naïvement, je pensais peut-être qu’il pouvait encore être en vie et agir en fonction, confie Solenne Muller. Mais le choc l’avait terrassé instantanément ».
Elle poursuit : « Nous avons contacté la LPO, mais également la mairie et des élus locaux pour les prévenir. La Ligue de Protection des Oiseaux l’a pris en charge et l’a confié à son tour à l’Office Français de la Biodiversité (OFB) ».
Le circaète est ensuite ausculté par un vétérinaire. Non seulement l’autopsie révèle que le rapace était en bonne santé avant le choc, dénué de maladies quelconques ou d’un problème visuel, mais que c’est bien la pale qui lui a pulvérisé le corps. « Le choc a été tellement violent que tous ses organes ont été déplacés à l’intérieur », décrit Solenne Muller.
« Il est vraiment étonnant de construire de type d’engin dans des espaces aussi foisonnant de vie. »
Selon l’OFB, sans la présence de Solenne Muller sur place au moment des faits, « cette preuve que les éoliennes ont des conséquences sur la mortalité des oiseaux serait restée sans effet ». Solenne Muller d’expliquer en ce sens : « Il est très rare d’assister à ça en direct. Et il est évident que cette mort d’un rapace protégé n’est pas un cas isolé, car les cadavres sont vite emportés par les renards et d’autres prédateurs terrestres ».
Elle s’interroge alors : « Ce que je ne comprends pas, c’est l’implantation de ces éoliennes. Les rapaces, comme le circaète, sont des chasseurs de reptiles. Or, l’étang de Barthes est très riche en amphibiens et en serpents à l’instar des couleuvres, par exemple. Il est vraiment étonnant de construire de type d’engin dans des espaces aussi foisonnant de vie, dans des lieux où la biodiversité est très dense ».
« Le monde merveilleux des éoliennes n’est pas aussi beau que les promoteurs veulent bien le laisser croire. »
« Il faut arrêter de prendre les gens pour des naïfs, lance-t-il. Le monde merveilleux des éoliennes n’est pas aussi beau que les promoteurs veulent bien le laisser croire. Ces constructions, notamment dans un lieu tel que le Mézenc, sont une catastrophe pour toute la biodiversité, l’avifaune (les oiseaux, Ndlr) et les animaux terrestres. Sans parler de l’impact visuel pour les habitants et les touristes ».
Il ajoute : « D’après les remontées qui nous ont été faites à propos du circaète fauché par une éolienne, le promoteur ne reconnaît pas la cause direct de l’engin. Il affirme que l’oiseau devait être malade ou victime d’un problème visuel ». Sauf que l’autopsie contredit en totalité les arguments d’EDF Renouvelables.
Nous avons cherché, par le biais d’un mail, à nous entretenir avec le promoteur des éoliennes de Freycenet-la-Tour, EDF Renouvelables. Nous voulions savoir si des dispositifs équipaient les éoliennes pour éviter les accidents avec les volatiles. Nous n’avons eu aucun retour.
« La maman étant morte, son petit a bien entendu aucun espoir de grandir et de survivre. »
Gilbert Richaud rappelle aussi que la mort de ce circaète a réduit à zéro les chances de survie de son oisillon. « D’après sa plaque incubatrice, c’était une femelle qui avait un petit au nid », se désole-t-il.
Il déplore alors : « La maman étant morte, son petit n’a bien entendu aucun espoir de grandir et de survivre ».
Selon une récente étude de la Royal Society for the Protection of Birds (RSPB), près de 600 millions d’oiseaux nicheurs ont disparu en Europe depuis 1980. Les chats tueraient environ 75 millions d’oiseaux par an en France. Outre les collisions avec des lignes électriques, des véhicules et des vitres, les principales causes d’effondrement des espèces d’oiseaux sont l’utilisation des pesticides dans l’agriculture intensive
Quand le noir redonne des couleurs
En France, pas ou peu de dispositifs anticollision avec les oiseaux existent. Et comme à l’accoutumée, ce sont encore les pays scandinaves les plus en avance sur le sujet. Des chercheurs norvégiens ont ainsi suivi pendant 10 ans plusieurs machines dans la centrale éolienne de l’archipel de Smøla. Certaines avaient les pales peintes en noir, et d’autres non.
L’étude rapportée par le journal Ecology and Evolution démontre que cette simple opération a permis de diminuer drastiquement les chocs avec les oiseaux, réduisant de 71,9 % le taux de mortalité des oiseaux par rapport aux turbines restées d’un blanc immaculé.