quand on voit ce monde dirigé par des fous, des cyniques, des méprisants !
quand on a du mal à agir collectivement, globalement et localement.
Malgré cela, bonne année :
qu’elle corresponde à vos souhaits les plus sincères et les plus profonds
qu’elle soit active, joyeuse
qu’elle permette de rassembler pour se battre contre cette société mortifère qui se moque de l’humanité, du monde animal et de la nature
Il n’est pas inutile de rappeler encore et encore ce que disait Bertold BRECHT :
« Celui qui combat peut perdre
mais celui que ne combat pas a déjà perdu »
Pour le combat que nous menons contre les éoliennes INDUSTRIELLES, on ne peut qu’avoir beaucoup d’espoir quand on voit toutes les personnes qui font quelques chose : c’est réconfortant, c’est très encourageant.
On ira jusqu’au bout !
Rappel : le loto organisé par ESCREBIEUX aura bien lieu le dimanche 1er février dans l’après midi ; salle Jacques Brel à QUIÉRY-LA-MOTTE
Une association nationale présidée par une personne que nous connaissons bien.
L’association ESCREBIEUX a adhéré à cette association
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Bilan de fin d’année 2025 et perspectives
A. L’année qui s’achève a été marquée par une succession de stop-and-go dans les politiques publiques de l’énergie
– la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3, portant jusqu’en 2050) est sortie mi-décembre, après de nombreux atermoiements, sous statut « projet » soumis à différentes consultations officielles. Elle est d’ores et déjà très critiquée.
– quant à la programmation pluriannuelle de l’Energie, mal préparée comme il fut relevé par 162 Sénateurs, par l’Académie des Sciences et par nous-mêmes, elle prit des formes diverses y compris un projet de loi sénatorial, avant de possiblement se traduire par un décret.
Si ce décret sort en janvier, avec des contenus proches de ceux du printemps dernier comme il en est question, il sera attaqué en Conseil d’Etat pour ses nombreuses illégalités.
Ce que nous demandons, c’est que l’on arrête de créer de nouvelles capacités électriques : il suffit que le décret en prenne acte.
B. Pendant les travaux la vente aux opérateurs continue
L’année 2025 aura été marquée par deux phénomènes :
1 – de nouvelles réglementations et décisions marquant des reculs environnementaux, sous couvert d’accélérer :
Nous en citons ici deux :
a) la nouvelle enquête publique dite parallélisée
En substance, certains documents et pas des moindres, tels que l’avis de la MRAe ou encore l’avis du CNPN – qui sont souvent des avis critiques voire défavorables – arrivent en cours d’enquête voire à l’extrême fin de celle-ci. Il en résulte que de nombreux avis sont émis alors que le public n’a pas été pleinement informé.
Ce sujet est développé dans notre Plainte à la Commission européenne.
b) la circulaire Pannier-Runacher du 5 septembre 2025
Portant sur les renouvellement des parcs éoliens en fin de vie, autrement dit les repowerings, cette circulaire se substituant à un arrêté ministériel pourtant prévu au code de l’environnement, permet aux opérateurs, du moment qu’ils ne dépassent pas 33% de hauteur en plus, d’obtenir leur repowering sans évaluation environnementale et sans enquête publique.
Nous l’avons avec nos partenaires coutumiers déférée auprès du Conseil d’Etat.
Plusieurs de nos adhérents ont eu en 2025 des succès intéressants :
– souvent en lien avec des partenaires tels que la LPO, lorsqu’il existe un enjeu fort pour des espèces protégées (dérogation DEP) ;
– sur d’autres enjeux tels que la saturation paysagère et l’encerclement, ainsi sur l’exemple ci-dessous :
En avril, la CAA de Nancy a annulé l’autorisation d’exploiter délivrée au parc éolien « Mont des 4 Faux » dans les Ardennes.
Ce projet de 63 éoliennes, le plus important jamais autorisé en France, a été censuré sur le fondement d’une étude de saturation et d’encerclement réalisée par l’un de nos adhérents.
Cette décision reconnaît la valeur d’une analyse approfondie des effets cumulatifs, souvent minimisés par les promoteurs dans ce que ces derniers appellent pudiquement « pôles de densification ».
Ces pôles de densification aboutissent, en réalité, à une concentration excessive des installations, incompatible avec un cadre de vie équilibré pour les habitants et l’avifaune. Il est heureux que les juges aient estimé judicieux de ne pas cautionner de telles dérives.
La jurisprudence relative à la saturation paysagère et à l’encerclement ne cesse ainsi de se consolider. L’arrêt de la CAA de Nancy s’inscrit dans cette dynamique et ouvre la voie à d’autres décisions du même ordre, nécessaires au regard des dérives observées.
2 – une poursuite de l’invasion EnR, particulièrement sur le solaire
Les préfectures sont submergées de projets éoliens et solaires, et les autorités font mine de ne pas s’en apercevoir :
Fig 1
Ainsi, il y aura dans 10 ans en 2035 près de 260 GW de capacité électrique, pour une demande de pointe qui ne dépassera pas 110-120 GW.
C’est absurde, dans un contexte où contrairement à ce que disaient les autorités voici quelques années encore l’on n’attend désormais plus de hausse massive de la consommation d’électricité, ce que même RTE a admis le 10 décembre.
En clair, l’écart offre/demande devient incontrôlable.
C’est pourquoi Vent de Colère demande qu’il soit donné aux préfets la possibilité de refuser de nouveaux projets, puisque comme vous le savez les textes actuels les obligent à faire instruire tous les projets déposés sous peine d’un recours en CAA.
Sur le seul éolien terrestre, l’invasion se poursuit méthodiquement, au point que même la ministre de la transition écologique en fonction a le 21 juillet 2025 déclaré au Courrier Picard qu’elle n’était pas opposée à un moratoire dans sa région des Hauts-de-France.
C. Nos actions se sont poursuivies auprès des institutions européennes, lieu devenu essentiel pour faire aboutir nos demandes :
Nous avons subi deux échecs auprès du Tribunal de l’UE :
(1) sur la taxonomie de l’éolien ;
(2) sur la présomption d’intérêt public supérieur des renouvelables.
Mais, en lien avec nos partenaires français (FED) et européens, nous sommes partis en appel auprès de la CJUE, certainement plus compétente que le TUE sur ces sujets. Le passage par ce dernier était cependant indispensable au plan de la procédure.
Notre Pétition auprès du Parlement européen sur le bruit éolien a été soutenue à l’unanimité par la Commission PETI : elle reste donc ouverte, ce qui nous permet d’engager de nouvelles actions en 2026 afin d’obtenir un jour que la directive bruit UE parle enfin du bruit éolien et le traite avec toutes ses spécificités y compris les basses fréquences.
Nous avons avec nos partenaires FED et Sites & Monuments déposé une Plainte auprès de la Commission européenne pour Infraction relative à l’information, la consultation et la participation du public dans la procédure d’autorisation environnementale en France.
C’est un bon dossier, qui intègre nos difficultés avec les commissaires-enquêteurs, les enquêtes publiques parallélisées précitées, les insuffisances et inconstances de l’Etat français et de ses juridictions concernant les enjeux ‘ espèces protégées ‘, etc. (disponible sur demande).
D. Pour ce qui concerne la vie de la Fédération, quelques points marquants
1. changement de présidence
Daniel Steinbach ayant souhaité prendre une retraite qui soit un peu plus une retraite, il a été désigné en mai une présidence collégiale, avec un co-président « officiel ».
Un grand merci à Daniel pour son dévouement douze années durant.
Une petite fête a été organisée le 13 septembre à Sagnes-&-Goudoulet par nos amis de l’Ardèche, à laquelle Alain Bruguier a pu également participer.
Le Bureau est donc à présent composé de :
. Président 2025-2026 : Bruno Ladsous
. Vice-Présidents : Jean-Louis Doucy, Christian Gayet, Henri Jaffeux
. Secrétaire Général : Jean-Louis Doucy
. Trésorière : Élisabeth Gautier
. Autres membres es-qualité de Présidents d’Honneur : Alain Bruguier et Daniel Steinbach, qui continue de nous aider par ses conseils et par sa gestion du site internet
Notre adresse est désormais : 22, rue de Jérusalem, 62000 ARRAS 4
2. dans la famille » outils » :
Nous avons poursuivi la dynamique des vidéos réalisées par MA Chavanis.
Nous avons réalisé plusieurs webinaires, autrement dit des formations pour nos adhérents, pilotés par Jean-Louis Doucy
2026 ?
Notre lutte se poursuivra à vos côtés :
1. Nous poursuivrons de manière coordonnée nos actions en France et en Europe, en lien avec nos partenaires tels que la FED, Sites & Monuments, le Cérémé, d’autres encore.
2. Notre axe prioritaire demeure le soutien aux adhérents, qu’il passe par une aide et des conseils en direct ou par des actions plus collectives de type webinaires.
3. en 2026, un évènement marquant sera la réalisation d’un nouveau site internet, plus cohérent avec les standards actuels, sous la houlette de Christian Gayet.
Le Bureau et le Conseil d’Administration vous souhaitent, ainsi qu’à vos adhérents et à vos familles, une aussi bonne année 2026 que possible.
Il est question des effets de l’éolien sur les animaux
La chambre d’agriculture des Hauts-de-France pourrait examiner ce vendredi 12 décembre une motion sur les éoliennes et leurs effets, éventuels, sur les animaux d’élevage. Une initiative d’agriculteurs de la Somme.
Lors de sa session du 25 novembre dernier, la Chambre d’agriculture de la Somme a délibéré et voté à l’unanimité en faveur d’une motion « relative au développement des projets éoliens en milieu agricole et à leurs effets sur les animaux d’élevage ». Présenté par la FDSEA de la Somme et les Jeunes agriculteurs, le texte demande « la mise en place obligatoire d’un diagnostic pour évaluer la situation sanitaire et zootechnique des élevages avant, et après, la mise en service des éoliennes ». Ce diagnostic serait établi de façon « totalement indépendante des promoteurs éoliens ».
Un diagnostic obligatoire, sinon un moratoire
À défaut de diagnostic, les signataires de cette motion demandent un moratoire des projets d’installation des aérogénérateurs terrestres sur le département de la Somme, territoire le plus dense à ce jour dans la région : 880 en novembre 2024 sur un total de 2549 turbines dans les Hauts-de-France à fin 2024, avec 491 projets en cours d’études ou faisant l’objet de recours.
Dans leur motion, les agriculteurs de la Somme évoquent « des élevages gravement perturbés à la suite de la création d’un parc éolien à proximité de leurs installations » ; « l’incapacité pour les agriculteurs concernés d’obtenir réparation de la part des promoteurs » et « la poursuite de projets d’aérogénérateurs à moins de 500 mètres de sites d’élevage de bovins et porcs ».
Étudier les courants vagabonds et les contextes hydrogéologiques
Déjà en juin 2022, la chambre d’agriculture de la Somme avait approuvé une motion « demandant à élargir les zones de recensement et d’identification des exploitations d’élevage et à engager, à la charge du pétitionnaire, des études préalables sur les courants vagabonds et les contextes hydrogéologiques ».
Entre 2022 et 2025, d’autres éoliennes ont été installées, au grand dam de certains éleveurs. Ainsi Jean-François Maquigny de Moreuil qui ne fait plus pâturer ses bovins à l’air libre depuis de longs mois. Les éoliennes les plus proches de son exploitation, sont, selon lui, responsables de « l’affaiblissement général de son cheptel », avec des bovins soumis « à des problèmes de santé et de comportement ».
« Mais tout a été fait pour nous user, nous démonter. J’ai abandonné. Nous nous sommes ramassés devant le tribunal administratif , déplore l’éleveur fatigué. « Or, tous nos arguments sont repris aujourd’hui. Donc, oui un diagnostic est indispensable selon moi. Dans les pays nordiques, il est même pratiqué pour les habitations les plus proches d’éoliennes ». Le Groupe permanent pour la sécurité électrique dans les exploitations agricoles (GPSE), association nationale basée à Paris et présidée bénévolement par le Samarien Daniel Roguet, ancien président de la chambre d’agriculture et ancien éleveur bovin, peut intervenir pour mener ces audits.
Corentin Piat est un jeune éleveur ovin à Marquaix-Hamelet qui a réagi en novembre dernier avec d’autres éleveurs de Tincourt-Boucly dans l’est de la Somme, contre un énième projet éolien à proximité de son exploitation. « Je ne suis même pas au courant de cette motion. Tout est voulu et tous les gros projets se font, on n’est jamais écoutés », réagit, quasi résigné, l’éleveur de moutons. « Si cette motion pouvait aboutir à de vraies mesures, surtout pour protéger les vache s… », espère tout de même Corentin Piat.
A l’occasion de la session plénière du Conseil régional des Hauts-de-France ce jeudi, le président Xavier Bertrand (LR) l’a redit : « le développement de l’éolien dans la région, basta ». Se félicitant même « des 1 600 projets de mâts refusés et des 470 projets abandonnés ».
Quant à la motion, elle pourrait être présentée à la session de la chambre d’agriculture des Hauts-de-France ce vendredi 12 décembre à Lille.
Les experts du GPSE s’affichent indépendants des financeurs
Le Groupe permanent pour la sécurité électrique (GPSE) dans les exploitations agricoles intervient chez des éleveurs confrontés à des soucis électriques, à proximité d’une ligne haute tension, d’éoliennes, d’un poste transformateur, « mais pas encore pour les antennes 5G faute de financement », précise Daniel Roguet. « L’élevage est un lieu amplificateur des phénomènes électriques parasites dont les sources sont multiples », peut-on lire sur son site.
« Nous sommes sollicités par les chambres d’agriculture et nous devons trouver les partenaires électriciens qui financent les audits. Nous avons plus de cent dossiers, dont six en Picardie. Parfois, les problèmes sont aussi à l’intérieur des bâtiments d’élevage, expose le président national de la Somme. Je suis critiqué, mais pas naïf. On souhaite nous-mêmes plus d’indépendance, mais les finances de l’État sont ce qu’elles sont en ce moment. L’association est rattachée au ministère de l’Agriculture. Nos experts électriques et vétérinaires qui interviennent, sont tous indépendants des financeurs. »
« Nous sommes entre le marteau et l’enclume »
« En tant qu’ancien agriculteur et président de chambre, je sais trop bien que c’est compliqué pour l’élevage. Nous sommes entre le marteau et l’enclume, et on essaie de trouver des solutions pour les deux parties. Il n’y a pas d’enquête agricole en amont pour l’éolien alors qu’il faudrait anticiper plus », considère également le président du GPSE. Deux expérimentations du sol et du sous-sol notamment dans le département de la Manche seront menées cet hiver sous l’égide de l’INRAE et du Bureau recherches géologiques et minières (BRGM). Et le GPSE attend encore les résultats d’une expérimentation menée dans l’Aisne.
Les balises rouges des éoliennes allumées en continu sont néfastes pour les chauves-souris
« Les sapins de Noël » clignotent dans le ciel picard chaque nuit de l’année avec l’abondance (surabondance ?) des éoliennes.
Cette illumination continue, considérée comme une pollution visuelle, est mise en cause par une étude scientifique publiée dans la revue Journal of Applied Ecology.
Soutenue financièrement et techniquement par l’agence de la transition écologique Ademe, cette étude consacrée à l’impact des éoliennes sur la biodiversité a été conduite par une équipe scientifique coordonnée par le Centre d’écologie et des sciences de la conservation (Muséum national d’histoire naturelle, CNRS, Sorbonne université) et le bureau d’études Auddicé biodiversité.
Les chercheurs ont mis en évidence que le balisage aéronautique nocturne des éoliennes par des feux rouges clignotants permanents, « contribue à l’attraction des chauves-souris. L’utilisation du balisage circonstancié, uniquement à l’approche d’un aéronef, limite ce même comportement notamment des espèces volant à hauteur de pales et donc réduit potentiellement les risques de collision ».
« Le balisage circonstancié, devenu obligatoire en Allemagne, pourrait à la fois réduire l’impact des éoliennes sur la biodiversité, conclut l’étude, et limiter les nuisances visuelles pour les riverains ».
Ni ici, ni à Brebières, ni dans les Hauts-de-France !
Non au triplement d’ici 2030 !
Nous commençons à faire signer une pétition dans quelques communes.
Le tract qui suit a été distribué ou va être distribué dans les communes de :
Bois-Bernard, Drocourt, Izel, Neuvireuil et Quiéry
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Un projet d’implantation de trois éoliennes INDUSTRIELLES dans la Vallée de l’Escrebieux est en cours depuis 2020. Il concerne d’abord les communes d’Izel-lès-Équerchin et Quiéry-la-Motte mais a aussi un impact sur Drocourt (résidence Palma et rue de Quiéry), Bois-Bernard (EARL Le Petit Bernard), Rouvroy et Beaumont.
A l’exception d’Izel-lès-Équerchin, Quiéry-la-Motte et d’autres voisines (Brebières, Vitry, Fresnes, Neuvireuil, Sailly, Fresnoy) se sont positionnées contre l’édification de ces éoliennes.
Le nouveau Préfet a validé le projet de la vallée de l’Escrebieux ; nous avons jusqu’au 25 décembre pour réagir en justice. C’est ce que l’association ESCREBIEUX a déjà fait à un moment donné ; elle le fera encore avec l’appui des habitants, des mairies et des associations.
Pour rappel, en 2022, un sondage dans les communes d’Izel et de Quiéry a permis à 80% des habitants contactés d’exprimer leur opposition au projet.
Une pétition va être proposée avant la fin de l’année afin de continuer à montrer notre détermination.
Il est important de savoir que le parc éolien actuel en France devrait tripler d’ici 2030. Ces parcs sur Brebières et dans la Vallée de l’Escrebieux, s’ils sont acceptés, seront le point de départ d’un site qui s’étendra jusqu’aux abords d’Arras, coupant la plaine en deux, défigurant le paysage et impactant lourdement la faune et la flore existantes, le tout financé par nos factures qui ne cessent d’augmenter, avec des subventions qui appauvrissent chaque jour les finances publiques au profit des promoteurs.
C’est URGENT
Vous pouvez nous contacter le plus rapidement possible ! Nous avons besoin de l’adhésion d’un maximum de personnes.
IL FAUT RÉAGIR TRÈS VITE
Il y va de la survie de notre paysage rural.
Merci pour votre compréhension et votre SOUTIEN ACTIF
Pour tout contact/renseignement : 0321 50 14 10
Pour en savoir plus, restez sur le site escrebieux-environnement.fr
Voici les premiers enseignements tirés de ces données : 1- Les Hauts-de-France représentent 29% du parc éolien terrestre français (23,9 GW) pour seulement 5,8% de la superficie nationale. C’est de très loin la région qui a le plus grand parc éolien terrestre et la plus grande densité d’éoliennes.
Les 3 départements qui ont le plus d’éoliennes en France sont : la Somme, qui représente à elle seule 11 % du parc éolien national, le Pas de Calais (7%) et l’Aisne (6%).
2- On accélère : les Hauts-de-France ont reçu 38% de la puissance éolienne nouvellement raccordée en France en 2025 (1032 MW) alors que 22 départements hors des Hauts-de-France n’ont reçu aucune nouvelle éolienne.
Premier enseignement : La concentration des nouvelles installations éoliennes s’accélère dans les Hauts-de-France. Plus on est saturé d’éoliennes, plus nous avons de nouveaux projets. C’est une injustice territoriale criante.
3- Nous n’avons encore rien vu : la puissance des projets éoliens terrestres officiellement en cours d’instruction s’élève 13,4 GW soit l’équivalent de +56% de la puissance déjà installée en France.
Au rythme actuel d’installation, on peut donc prévoir une augmentation de 73% du parc éolien terrestre des Hauts de France dans les prochaines années !
4- il faut y ajouter les 12 GW de repowering d’Agnès Pannier-Runacher…
Tous ces chiffres sont officiels. La réalité dépasse nos pires craintes. Ceux qui pensent que les nouveaux projets vont s’arrêter chez nous se trompent lourdement.
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CONCLUSION
Si on ne se bat pas , on va être ÉCRASÉ !
Pour rappel, une phrase de Bertolt BRECHT :
« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu »
Il y a déjà des certitudes sur ce que l’on entreprend pour transmettre à la Cour administrative d’appel de Douai avant le 28 décembre.
Nous avons bien avancé lors de la réunion en date du 2 décembre.
Nous pouvons déjà compter sur l’intervention de plusieurs personnes, habitant ou Bois-Bernard ou Drocourt ou Izel ou Quiéry. Il est certain qu’il y aura plus de personnes qui défendront leur territoire. parce que directement impactées.
Au niveau des communes, nous pouvions déjà compter sur l’appui des communes de Bois-Bernard, Neuvireuil et Quiéry.
Une nouvelle commune est venue récemment en soutien : Brebières. Le conseil municipal a décidé, lors de la séance du 19 novembre, ce qui suit :
« ARTICLE 1 : … apporter le soutien officiel de la commune de BREBIERES à l’Association de l’Escrebieux dans ses actions visant à assurer une expertise complète et indépendante sur les impacts du projet de parc éolien.
ARTICLE 2 : … mandater le Maire pour représenter la commune dans toute démarche, réunion ou consultation relative au projet.
ARTICLE 3 : … autoriser le Maire à établir, si nécessaire, toute convention de coopération avec l’association pour favoriser l’échange d’informations, la défense de l’environnement et la préservation du cadre de vie des habitants. »
Par ailleurs, Drocourt n’a pas encore réuni son Conseil municipal pour délibérer sur la question posée par l’implantation des éoliennes dans la vallée de l’Escrebieux. Pour rappel, l’une des deux possibles éoliennes située sur le territoire d’Izel est très proche d’habitations drocourtoises, notamment à l’extrémité de la rue de Quiéry. Nous sommes très confiants à propos de ce soutien.
Enfin, les communes suivantes n’iront pas en justice mais soutiennent le refus d’implantation sur Izel et Quiéry :
Fresnes-les-Montauban, Fresnoy, Hénin-Beaumont, Rouvroy, Sailly-en-Ostrevent et Vitry-en-Artois.
Cela signifie que toutes les communes du Pas-de-Calais entourant le projet – et même un peu plus – sont opposées à ces éoliennes industrielles. Bien sûr, il y a une exception … et de taille : Izel, concernée par deux éventuelles éoliennes. Il faut rappeler ce qui a été écrit dans La voix du Nord :
« Izel-lès-Equerchin … est favorable au projet, « sur la continuité de mon prédécesseur. Les détracteurs dénoncent une pollution visuelle , mais quand on vient de Fresnes, on voit des lignes électriques, des éoliennes (à Courcelles-les-Lens-Flers-Esquerchin), le champ visuel est déjà détérioré, cela ne change pas grand-chose », explique la maire Corinne DUBOIS. » Le raisonnement de la maire d’Izel est classique et utilisé encore par le rapporteur de la Cour administrative d’appel de Douai lors de l’audience ayant traité le projet d’éoliennes sur la commune de Brebières : la région est déjà polluée (anthropisée, comme on dit dans le beau jargon), donc une pollution de plus peut s’envisager.
Du côté des associations, nous attendons avec optimisme la position de trois d’entre elles. Nous pensons qu’elles seront de la partie pour aller en justice avec nous.
Enfin, il est évident que l’association ESCREBIEUX ira en justice.
Tout est fait pour finaliser, durant le court laps de temps qui nous reste, le dossier qui sera mis entre les mains de la Cour administrative de Douai.
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Pour raconter l’histoire autrement
Nous avons en tête la victoire de l’association ASPECT qui a mené une bataille victorieuse contre Engie dans la région de Dury, Eterpigny et Récourt. Cette association a gagné notamment parce qu’il y avait un monument historique à Lécluse, à côté de ces trois communes. Engie a mordu la poussière en Cour administrative à Douai, puis en Conseil d’État. Nous avons le soutien de cette association – pas seulement en paroles – ; nous espérons aboutir au même résultat !
Merci à toutes les personnes qui vont aller en justice.
Merci à toutes les communes qui nous soutiennent de différentes façons.
Merci aux associations qui sont déjà débordées mais prennent le temps de venir s’occuper de ce problème.
Tout ce qui se fait profite de la haute compétence, de l’expérience et de la ténacité de plusieurs personnes – dans différents domaines – qui sont adhérentes ou/et se sont associées à l’association, de façon bénévole ; sans ce travail, nous aurions eu beaucoup de peine pour argumenter un dossier tellement complexe.
Tout cet ensemble montre qu’il y a beaucoup de soutiens – individuels et collectifs – parce que le sujet est important. Cela nous rassure. Cela ne veut pas dire que nous sommes sûrs de gagner, mais cet optimisme que l’on développe doit nous permettre d’aller très loin et d’envisager sereinement une victoire à la fin de toutes ces activités.
Tout ce travail pour aller en justice et informer ne doit pas faire oublier non plus que plusieurs personnes de l’association se démènent pour faire connaitre tout ce qui se prépare. Tout ceci ne peut se faire que s’il y a un appui important des habitants des communes citées… ou d’ailleurs ! C’est déjà lancé, il faut le continuer.
Comment aider ?
en distribuant des tracts, en mettant des affiches sur le devant ou dans les maisons, en informant, …
en participant à l’aide financière – secteur tellement important ; c’est-à-dire en faisant un don et/ou en adhérant à l’association ESCREBIEUX
en commençant ou en continuant à faire de la publicité pour le loto organisé par l’association, qui aura lieu le dimanche 1er février 2026 à la salle Jacques Brel de Quiéry-la-Motte
Les éoliennes ont envahi le territoire français. Elles sont censées produire de l’électricité : une denrée de plus en plus recherchée. Mais elles sont aussi une nuisance pour les hommes et les animaux…
Les éoliennes divisent. Il y a ceux qui en profitent, ceux qui s’en disent les victimes et la grande majorité qui fait confiance à la « Science » et aux médias. Ces « experts », loin d’être neutres, confortent surtout les premiers au détriment des seconds : Illustration !
Dans les médias, l’éolienne est un sujet délicat : beaucoup d’argent en jeu ! Lorsqu’on sillonne les campagnes du nord de la France on ne voit qu’elles. Mais, dans les journaux, quand on en parle, c’est toujours avec prudence. Pas question d’évoquer les dangers qu’elles représentent pour les êtres vivants. Souligner les performances techniques de ces mâts de plus en plus hauts, de ces turbines de plus en plus puissantes, mues par la force du vent est bien vu ; suggérer que ces engins puissent être considérés par d’aucuns comme une nuisance, cela ne se fait pas ! Il y a parfois des exceptions ! Ainsi, un grand titre de la Presse quotidienne régionale aborde la question sous un angle inattendu. L’article s’offusque de « l’influence grandissante des géobiologues et le laisser-faire des autorités », sic, en matière de champs éoliens. « Ce sont deux mondes qui s’opposent, celui de l’ingénierie et celui de la géobiologie », explique-t-on, « cette dernière, {…} est une pseudoscience censée détecter les courants électromagnétiques qui perturbent les bovins ».
La géobiologie, quesaco ? Selon Google : « La géobiologie est l’étude de l’influence d’un lieu sur l’environnement et les êtres vivants (animaux, végétaux, humains ». Mais, que viennent faire ces géobiogéologues dans les champs éoliens ? Pour le savoir, rien de mieux que d’interroger un porte-parole de l’industrie du Vent relayé par le journal. « On a de plus en plus de demandes de réalisation de diagnostics géobiologiques », confirme l’homme de l’Art. « C’est plus vrai dans l’Ouest, mais ça a tendance à bien se développer dans le Nord » et de dénoncer « « l’intolérable complaisance de certaines autorités. Un petit groupe de personnes peut déstabiliser une filière entière parce qu’il y a une inaction des pouvoirs publics. » Selon ce discours des vents dominants, ces géobiologues, acoquinés aux services de l’Etat, seraient les responsables d’un ralentissement de l’expansion des champs éoliens : quasiment un complot ! C’est pourquoi il devenait urgent de convoquer la presse en renfort pour corriger cette anomalie.
En théorie, l’éolienne est un produit séduisant. Elle produit du courant électrique grâce à la force du vent… une énergie renouvelable, inépuisable ! Mais, on découvre que ces nouveaux mâts éoliens génèrent des nuisances de diverses natures. En 2006, un rapport de l’Académie de Médecine – qui reprend les recommandations de l’OMS -préconise de ne pas installer d’éoliennes à moins de 1500 m d’une habitation. Mais, sous le gouvernement Sarkozy Fillon, conforté par un rapport de l’AFSSET et de l’Académie de Médecine – qui a tourné casaque -, le Sénat – toujours à la pointe de la défense de l’environnement, comme on a pu le voir à l’occasion des lois Duplomb – réduit cette distance à 500 m ! Pour quelle raisons cette « bonne Science » et le Sénat se sont-ils conformés aux désidératas de l’Industrie du vent ? Est-ce bien raisonnable ? Désormais, la hauteur des mâts et la puissance de ces engins ont triplé mais pas les distances de sécurité !
A l’usage, On découvre que ces éoliennes ne sont pas la panacée. Elles ne fonctionnent que lorsque le vent souffle. Elles ne sont qu’une énergie intermittente d’appui. L’éolien avec 8% de la production d’électricité, est une composante minoritaire du mix énergétique. En revanche, la filière du vent coûte un bras. En moins de dix ans elle a reçu près de 90 milliards de subventions publiques, plus que pour toutes les autres filières confondues. A Paris comme à Bruxelles le Lobby des éoliennes est passé maître dans la manière de faire souffler le vent dans la bonne direction. Dans les villages, défigurés par les champs éoliens qui les entourent, on déchante. La multiplication des mâts éoliens transforme la campagne en une centrale industrielle électrique géante. L’impact visuel est défavorable au patrimoine naturel, historique et immobilier. Les biens, y subissent d’emblée une décote de 20 à 30 % et plus pour une demeure de prestige. Les éoliennes sont un système de vases communicants. Les importants bénéfices qui tombent dans l’escarcelle des promoteurs des Champs éoliens impliquent une soustraction des poches de villageois-riverains par la dévaluation de leurs biens.
Il y a un autre domaine où l’implantation des champs éoliens pose question, c’est celui de la santé des êtres vivants. Dans un rayon de 200 m autour d’une éolienne, toute vie animale disparaît : les insectes qui viennent encrasser les hélices, les oiseaux et les lapins qui décèdent sur place. Ainsi la Fédération des chasseurs de l’Oise, communique (Vendredi 13 octobre 2023) sur le manque de lièvres et de lapins depuis l’ouverture de la chasse et la présence de nombreux cadavres dans les bois et sur la plaine. Elle suspecte un mystérieux virus qui provoquerait des hémorragies internes chez les animaux. Aux dernières nouvelles, l’agent pathogène n’a toujours pas été identifié. Les mauvaises langues soupçonnent les éoliennes, les antenne-relais, ainsi que les lignes à Haute-Tension d’être les responsables du phénomène. Les élevages d’animaux sont les premiers impactés. Adieu, poules, lapins, cochons, couvées et surtout vaches laitières qui subissent de plein fouet l’implantation des éoliennes tout près des zones d’habitation. Un exemple parmi des milliers a fini par être médiatisé. C’est celui d’un éleveur de Nozay, en Loire Atlantique. Il a perdu 450 bêtes et, après des années de procédure, il a dû se résoudre à vendre sa ferme pour une bouchée de pain. En mars 2023, les éleveurs de l’ANAST (Animaux sous tension) se rendent au salon de l’agriculture pour interpeller la presse et les autorités sur les risques qu’encourent leurs cheptels face à la prolifération des pollutions électromagnétiques. Dans les couloirs, ils vont même croiser la route d’Emmanuel Macron, le président de la République. S’ensuit un dialogue de sourds où les éleveurs font part de leurs problèmes tandis que le Président parle du progrès de la civilisation moderne dans les campagnes.
Pendant cette longue séquence, le président de la FNSEA et le ministre de l’Agriculture de l’époque, Marc Fesneau regardent leurs chaussures. Si les éleveurs n’ont pas eu gain de cause auprès du gouvernement, ils ont engrangé des soutiens auprès de quelques scientifiques indépendants mais aussi d’hommes et partis politiques qui pourfendent les éoliennes et les antennes – relais. Sur certains dossiers, même la FNSEA locale se joint au concert. Ainsi les services préfectoraux se retrouvent entre le marteau et l’enclume… entre le lobby du Vent et les éleveurs ruinés et leurs soutiens. On comprend leur prudence. Ils ont à résoudre une contradiction entre un principe théorique entériné par la loi (la sécurité du monde vivant pour une distance minimum de 500 m) et un constat pratique (les animaux sont malades, jusqu’à leurs décès). En cas de contestation, l’éleveur ne peut pas avoir gain de cause, car le Conseil d’Etat se fondera sur – et uniquement sur – les textes en vigueur, ce qui enflera la cohorte des contestataires. C’est là que l’expertise en géobiologie est précieuse. Elle peut expliquer en fonction de la configuration du sol (notamment les nappes phréatiques ou les rivières souterraines) pourquoi la pratique bat en brèche la théorie. Si les choses se passent mal on pourra toujours lui en en attribuer la responsabilité, exonérant par là même les services de l’Etat. Dans le département de Loire-Atlantique le diagnostic géobiologique est devenu obligatoire. Ce n’est pas un hasard. C’est une conséquence des recours de l’éleveur de Nozay qui a perdu son troupeau suite à la construction d’un champ éolien près de sa ferme. Cela met très en colère le porte-parole de l’industrie éolienne : « La géobiologie n’est pas établie comme une science exacte. Un ingénieur, qui a fait 5 à 7 ans d’études, fait des rapports ultra-précis, des études risques, techniques, scientifiques, très poussées, et tout peut être réduit à néant par un géobiologue, un druide, qui va dire qu’il y a un courant telluriqueet que l’éolienne va provoquer des troubles parfois jusqu’au décès des animaux. » Que la géobiologie soit une science ou une pratique ésotérique, n’est pas le sujet. Il est très vraisemblable que les méfaits des éoliennes sur le monde vivant – et notamment les villages proches des champs éoliens – sont surtout provoqués par l’inadéquation des normes. En France, la distance légale est fixée à 500 m de la première habitation tandis qu’aux Etats Unis cette distance minimale est de 2 000 m. L’Allemagne qui avait des normes comparables aux nôtres, instruite par l’expérience, a repoussé sa distance d’implantation des nouvelles éoliennes à 1 000 m de la première habitation. Une illustration parmi d’autres de la lutte permanente entre les pollutions industrielles et la population.
J’ai écrit – comme tout le monde – que selon la législation américaine, les éoliennes ne pouvaient être érigées à moins de 2 000 m. C’est faux ! D’abord, c’est environ 1900 m parce que les normes sont en miles. Ensuite, la législation a changé depuis les années 2 000. C’est 1 900 m pour les autoroutes mais seulement, environ 480 m pour les habitations. Cela aurait été étonnant qu’ils soient meilleurs que nous ! La chose a pu être rectifiée grâce à un lecteur américain et un lecteur canadien.
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Autre commentaire
Article très intéressant. Alain pose bien le problème des « fermes » industrielles à perte de vue très souvent appartenant à des fonds de pension étrangers, des banques et des assurances profitant des mannes de notre EDF 100% public pourtant hyper-endettée avec le dispositif ARENH devenu VNU que NOUS finançons + les financements PUBLICS supplémentaires pour aider les sociétés privées. C’est-à-dire qu’elles nous coûtent très cher en tant que contribuables pour des bénéfices privés. Celles de Nozay et la famille Potiron, on connaît de près. Et les Verts locaux sont des anguilles. Cela les dérange. Pourtant, il y a bien un problème qui mérite qu’on le regarde en face. Et qu’ils se méfient : ce problème, la droite et l’extrême droite nucléariste savent très bien l’exploiter. Nous sommes dans l’impasse complète quant à notre devenir écolo-énergétique. Pas sûr qu’une centrale nucléaire en ces endroits soit préférable !
Le problème de fond est le suivant : le tout électronumérique que l’on nous force à adopter comme mode de vie et civilisation hyperindustrialisé capitaliste « progressiste » est-il écologiquement soutenable ? Evidemment que NON. Y a-t-il débat citoyen contradictoire sur ces sujets ? Bien sûr que NON.
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Dernier commentaire
les Hauts-de-France représentent 6% du territoire français, 14% de la population et produisent 30% de l’électricité éolienne. L’Allemagne adopte la règle suivante en ce qui concerne la distance d’implantation : 10 fois la hauteur des éoliennes. Concrètement, dans le cas d’Izel-lès-Equerchin et Quiéry-la-Motte, comme on a des éoliennes de 160 et 180 m dans le projet en attente, cela signifierait 1600 ou 1800 m. On en est loin.
Il est question du projet sur Brebières et dans la vallée de l’Escrebieux
Pour la « petite » histoire, la banderole ci-dessus posée près de la polyclinique de Bois-Bernard a disparu : volée par des mains malhonnêtes ? Reprise par quelqu’un pour la mettre ailleurs ? L’enquête suit son cours, initiée évidemment par la brigade Anti-gang conjointement avec la BRI ! Affaire à suivre. Plainte va être déposée. C’est tout de même très désolant.
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Devant la justice administrative, le projet éolien de Brebières s’oriente vers une relance
Le projet de trois éoliennes sur le territoire de Brebières était étudié ce mercredi matin devant la cour administrative de Douai. Le promoteur attaquait un refus d’autorisation du préfet. Le rapporteur public est allé dans son sens.
La cour administrative de Douai devrait rendre sa décision d’ici un mois.
La société Parc éolien de Brebières (derrière laquelle se trouve deux entreprises spécialisées dans la production énergie éolienne, Alterric et Valeco) ambitionne de construire trois éoliennes de 198 mètres de haut en bout de pale et un poste d’exploitation, derrière l’usine Renault de Douai. Après l’enquête publique, le projet s’est heurté à un refus d’autorisation environnementale signifié par le préfet du Pas-de-Calais le 28 mars 20204. Le recours formé par la société était étudié par la cour administrative d’appel de Douai ce mercredi. Son argumentaire a trouvé un écho auprès du rapporteur public.
Elle contestait la gêne visuelle que les mats provoqueraient en certains points sur les terrils classés UNESCO d’Hénin-Beaumont (Sainte-Henriette) et Méricourt (Bossu), ainsi que sur l’église Saint-Martin d’Hénin-Beaumont. Elle relevait que le paysage agricole, traversé par des autoroutes, voies ferrées « ne présentait pas de particularité remarquable ». Ce rapporteur public a estimé que la société était fondée à attaquer l’arrêté préfectoral. Il recommande que la cour enjoigne au préfet de réexaminer sa décision dans un délai de quatre mois.
Problème politique ?
L’avocat de la société a enfoncé le clou notant que le préfet avait étiré au maximum ses délais de réponse (la demande d’autorisation a été formulée en 2021) et, anticipant un nouveau refus du préfet, a demandé à la cour de se substituer à lui et délivrer directement l’autorisation environnementale.
De manière plus inattendue, Me Guiheux a évoqué « un problème d’ordre politique », évoquant « des pressions » sur le préfet, le projet se situant près d’Hénin-Beaumont, dont la municipalité est Rassemblement national, parti « qui a fait du développement de l’éolien une ligne rouge ». Le préfet n’était pas représenté à l’audience. La décision a été mise en délibéré.
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Recours en vue
Du côté des nombreux opposants, le revirement du nouveau préfet, entré en fonction en avril dernier, fait grincer des dents. « On n’est pas content, je ne m’attendais pas à ça », réagit Frédéric HUMEZ, maire de Quiéry-la-Motte. « Il a interprété qu’il fallait qu’il change d’avis, mais je n’ai pas compris la même chose ». Hostile au projet, comme nombre de communes voisines, notamment Bois-Bernard et Drocourt, Quiéry-la-Motte envisage de former un recours en justice.
L’association ESCREBIEUX compte aussi se faire entendre, considère Pierre Rose, président du collectif : « Nous allons faire intervenir des particuliers, des maires, des associations. Nous allons soulever des aspects qui n’ont pas été envisagés jusque-là », comme la protection de la biodiversité ou la saturation des Hauts-de-France en mâts éoliens.
Pour l’arrageois Bruno LADSOUS, président de Vents de colère, ce combat est essentiel. « Si ce projet et celui de Brebières aboutissent, alors les implantations d’éoliennes vont repartir de plus belle sur ce territoire ». Les opposants ont jusqu’au 28 décembre pour saisir la cour administrative d’appel. Pour payer les frais de justice, ESCREBIEUX organisera des levées de fonds via des lotos, et sollicitera l’appui de Stop Eoliennes Hauts-de-France, association financées par le conseil régional.
A l’inverse, Izel-lès-Equerchin, où deux des trois éoliennes sont prévues, est favorable au projet « qui a été lancé par mon prédécesseur. Je suis dans la continuité. Les détracteurs dénoncent une pollution visuelle , mais quand on vient de Fresnes, on voit des lignes électriques, des éoliennes (à Courcelles-les-Lens-Flers-Esquerchin) le champ visuel est déjà détérioré, cela ne change pas grand-chose », explique la maire Corinne DUBOIS.
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Commentaire aux propos de la maire d’Izel-lès-Equerchin dans ce dernier article
Bien entendu, le raisonnement de la maire d’Izel est classique et utilisé encore par le rapporteur de la cour administrative d’appel lors de l’audience ayant traité le projet d’éoliennes sur la commune de Brebières : la région est déjà polluée (anthropisée, comme on dit dans le beau jargon), donc une pollution de plus peut s’envisager.
Un scandale tellement courant !
Cela pourrait expliquer pourquoi notre région des Hauts-de-France est la terre promise d’entreprises polluantes ou d’entreprises exploitant leurs habitants. Madame DUBOIS applique-t-elle ce principe dans sa profession ?