Le témoignage de Jean-Philippe, un éleveur du Nord qui accuse les éoliennes voisines d’être responsables de la baisse de la production de lait de ses chèvres et d’une augmentation de leur mortalité. Il a découvert un courant électrique dans l’abreuvoir de ses chèvres, qu’il pense lié à l’installation récente des éoliennes entre 2023 et 2024.
Un diagnostic préalable en élevage avant tout nouveau projet
Dans le cadre d’une charte signée avec Chambres d’agriculture France, RTE s’engage à proposer à tous les éleveurs de ruminants et d’équins concernés par des projets de lignes à très haute tension la réalisation gratuite et préalable d’un état des lieux électriques et des performances techniques de l’élevage.
Publiée le 13 février dernier, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) consacre la montée en puissance de l’électrification et notamment de l’énergie d’origine nucléaire, décarbonation et transition énergétique obligent. Le nucléaire à lui seul sera ainsi amené à représenter à l’horizon 2035 plus d’un tiers de la production énergétique totale de l’Hexagone contre un cinquième actuellement. Qui dit électrification dit transport de l’électricité.
Ondes suspectes
Dans l’état actuel du réseau, 70% des 106.000 km de lignes à haute et très haute tension traversent des zones agricoles en France selon Réseau de transport d’électricité (RTE).. Or les ondes électromagnétiques, générées par les lignes à haute tension, les transformateurs électriques ou encore les parcs photovoltaïques et éoliens, sont suspectées de générer différentes pathologies (mammites, boiteries, dérèglements hormonaux) ou encore des troubles du comportement tels que le refus de fréquenter tout ou partie de la stabulation ou de se présenter au robot de traite. Ces incidences avaient été documentées par une enquête diligentée par le ministère de l’Agriculture en 2023 auprès d’éleveurs et don un tiers des répondants avait évoqué des « perturbations ».
Selon RTE, près de 2000 élevages cohabitent actuellement avec le réseau électrique et le gestionnaire du réseau collabore avec les Chambres d’agriculture pour renforcer la prévention et l’accompagnement des éleveurs et l’analyse de situations spécifiques, en lien avec l’expertise du GPSE (Groupe permanent pour la sécurité électrique en milieu agricole) pour établir un diagnostic complet et clarifier l’origine des éléments observés.
Etat des lieux préalable
Face à l’inéluctable extension du réseau, RTE a décidé de prendre les devants. Au Salon de l’agriculture, l’opérateur a signé avec Chambres d’agriculture France une charte pour recenser les bâtiments d’élevage professionnel de ruminants ou d’équins concernés par des projets de lignes aériennes à très haute tension. Chacune d’entre eux se verra proposer la réalisation gratuite et préalable d’un état des lieux électriques et des performances techniques de l’élevage, avant la mise en service de la future ligne électrique, ce qui constituera le moyen de jauger l’éventuel impact des ondes sur les animaux. « Cette ambition partagée vise à assurer un développement aussi serein et harmonieux que possible des nouvelles lignes électriques aériennes nécessaires à la décarbonation de la France et à la transition énergétique » indique le communiqué commun de RTE et des Chambres.
Le Comité régional de l’énergie des Hauts-de-France s’est prononcé contre tout nouveau projet éolien terrestre d’ici 2035. Un vote non contraignant, qui a vu des écologistes s’abstenir, faute de garanties pour la faune.
Victoire symbolique pour l’ordre du contrevent : le 9 septembre, le Comité régional de l’énergie (CRÉ) des Hauts-de-France a voté à une très courte majorité un maintien à l’identique de la puissance éolienne d’ici 2035. Une forme de moratoire, même si ce vote n’a pas de valeur contraignante. Le président de l’exécutif régional Xavier Bertrand, ex-LR mais toujours pronucléaire, affiche depuis son élection son hostilité à l’éolien, dans cette région qui dispose de 30 % de la puissance installée de tout le pays.
Pour Frédéric Motte, élu régional sur la liste de Xavier Bertrand et coprésident du CRÉ, il était effectivement temps « d’envoyer un signal pour dire stop ». « Nous avons fait notre part », considère-t-il à propos des plus de 2 500 éoliennes installées dans la région. Avant de préciser : « Mais ce n’est pas pour ça qu’on arrête sur le reste ! »
Solaire, réseaux de chaleur, méthanisation… La feuille de route votée inclut effectivement un développement de toutes les énergies renouvelables, sauf l’éolien terrestre, pour lequel les élus régionaux demandent le statu quo : pas de nouveaux projets une fois achevés ceux déjà validés.
8 pour sur 29 votants
Sur 29 votants présents, seules 8 voix se sont prononcées en faveur du moratoire, face à 7 contre. Les représentants de l’État et des collectivités se sont abstenus ou n’ont pas participé à la délibération. Les six élus de la droite régionale emmenée par Xavier Bertrand n’ont trouvé pour les suivre qu’un élu local et la représentante de la principale fédération d’opposants : Stop éoliennes Hauts-de-France.
Cette organisation est directement subventionnée par le conseil régional des Hauts-de-France. Elle a touché 50 000 euros en 2026, quand bien même la justice avait annulé au printemps les précédentes subventions, l’opposition systématique à l’éolien n’étant pas selon la justice administrative « d’intérêt général régional » — une décision qui fait l’objet d’un appel.
Le sujet, notamment dans la zone picarde, est devenu particulièrement sensible. Hormis le parti Les Écologistes, peu se risquent aujourd’hui à y défendre ouvertement les projets éoliens, y compris dans les associations en faveur des renouvelables comme France Nature Environnement (FNE).
Des écologistes « pris en étau »
Si, à l’échelle nationale, cette fédération promeut via son Éoloscope un développement encadré de l’éolien terrestre, localement, certaines fédérations se battent farouchement contre certains promoteurs. Une opposition notamment causée par les surmortalités d’oiseaux et de chauves-souris près de certaines installations.
Présent à la réunion du Comité régional de l’énergie du 9 septembre, le président de FNE Hauts-de-France Thierry Dereux admet une « situation particulièrement inconfortable », se décrivant « pris en étau entre ce moratoire et la progression nécessaire des ENR ». De quoi le conduire à s’abstenir.
Pour que ce responsable associatif s’oppose plus frontalement, il aurait fallu que les développeurs de projets éoliens s’engagent au moins sur deux points : arrêter de proposer des projets sur les zones les plus sensibles pour l’avifaune (Natura 2000, zones de protection spéciale, etc.) ; que soit mis en place un véritable plan de bridage, c’est à dire ralentir ou arrêter les éoliennes à certains moments de la journée, lorsque les oiseaux et chauves-souris sortent pour se nourrir et sont plus exposés.
« Une posture politique »
Côté filière éolienne, ce vote ne surprend pas vraiment. Jules Nyssen, président du Syndicat professionnel des énergies renouvelables, veut voir le verre encore à moitié plein : « Sur douze comités régionaux de l’énergie, tous les autres ont voté en faveur de la poursuite de développement de l’éolien terrestre », observe-t-il. Pour lui, il s’agit surtout « d’une posture politique » qui « ne va pas empêcher de continuer à proposer des parcs éoliens dans la zone ».
Juridiquement, ce vote sert surtout de point d’étape dans la consultation menée par l’État pour décliner au niveau régional ses objectifs nationaux pour les différentes énergies. Seuls les prochains documents-cadres seront contraignants, et ceux-ci prendront encore des mois, voire des années, à être votés. C’est cependant la première fois qu’un exécutif régional va aussi loin dans le rejet d’une énergie renouvelable pourtant particulièrement complémentaire de la production solaire.
Ce renoncement à tout nouvel éolien terrestre est aussi une manière de faire de la place, le moment venu, pour le nouveau nucléaire, énergie dont le président de Région est un grand défenseur. Ce sujet était absent de la discussion, tout comme celui de l’éolien en mer. D’ici là, l’horizon pour la filière est au mieux un maintien d’un rythme modéré d’installation sur l’ensemble du pays, après un record bas de moins de 1 GW raccordé en 2025.
Cette tendance se poursuit sur début 2026 avec moins de 0,5 GW raccordé sur le premier semestre. Signe des vents tournants ? Les Hauts-de-France se placent désormais comme bon troisième, derrière la région Grand Est et la Nouvelle-Aquitaine.
reporterre
** **
Remarque : au 30 juin, les Hauts-de-France sont bons premiers quant aux installations : 654 (sur un total de 2568 en France Métropolitaine) ; le Grand-Est arrive deuxième : 521 ; Nouvelle-Aquitaine en troisième position : 231
Cette initiative permettra d’abord de mieux connaitre le patrimoine de la commune. Elle est aussi un argument pour les mairies environnantes et l’association Escrebieux afin de s’opposer à un opérateur éolien qui veut ruiner l’effort des habitants et de leurs élus voulant valoriser ce patrimoine historique.
Il faut savoir que la préservation du patrimoine a une importance ; elle a permis à une association dans la Vallée de la Sensée de protéger son territoire et d’empêcher un projet éolien. Cela signifie que tout projet valorisant un paysage historique doit exister ou, en tout cas, voir le jour.
La nécropole mérovingienne doit être encore mieux mise en valeur ; elle est reconnue par les archéologues comme élément important dans notre région des Hauts-de-France. Le seul grand problème qui ne permet pas encore de montrer plus amplement cette beauté est d’ordre financier.
Il y aura exposition de dix panneaux montrant la richesse de ce secteur dans la commune. Il y sera montré notamment des éléments concernant des bijoux, la vie quotidienne et l’habitat de l’époque, les types d’armes …
Par ailleurs, il sera possible de discuter avec des membres de l’association Escrebieux.
Venez voir cette exposition le plus nombreux possible. Et faites venir vos amis et/ou vos proches. Cela aidera beaucoup toutes les personnes qui ne veulent pas du projet d’implantation d’éoliennes industrielles dans la Vallée de l’Escrebieux.
Le témoignage de Bernadette Kaars rappelle une vérité que les promoteurs éoliens tentent trop souvent de masquer : l’impact dévastateur sur la santé et la tranquillité.
Une nuisance sans répit : Contrairement aux idées reçues, le bruit des éoliennes ne s’arrête jamais. C’est un martèlement constant, jour et nuit, sans week-end ni jour férié.
L’atteinte à la santé : Ce n’est pas seulement une question de volume, mais de fréquence. Cette présence sonore obsédante finit par user les nerfs et dégrader la santé mentale des habitants.
La perte de valeur du patrimoine : Derrière ces machines se cache une spoliation immobilière réelle pour ceux qui ont investi toute une vie dans leur maison.
Un dialogue de sourds entre Paris et nos campagnes
La confrontation met en lumière le fossé grandissant entre deux mondes. D’un côté, une vision politique et théorique défendue par Marine Tondelier, qui voit l’éolien comme une nécessité statistique. De l’autre, la souffrance concrète de citoyens qui voient leur cadre de vie sacrifié.
« On ne peut pas construire une transition écologique sur la souffrance des populations rurales. »
Cet échange démontre que le déploiement actuel de l’éolien est perçu comme une intrusion brutale, imposée sans réelle concertation et au mépris des réalités géographiques et humaines de nos territoires.
Pourquoi cette vidéo concerne le Pays de la Châtaigneraie ?
À Vent des Noues, nous refusons que notre territoire devienne une zone industrielle à ciel ouvert. Les arguments portés par Bernadette Kaars dans cette vidéo sont les nôtres :
Préserver notre environnement : La biodiversité et nos paysages ne sont pas des variables d’ajustement pour des objectifs de production intermittente.
Protéger les habitants : La santé et la sécurité des riverains du Pays de La Châtaigneraie doivent primer sur les intérêts financiers des promoteurs.
Exiger le respect : Nous demandons un arrêt du déploiement anarchique et une prise en compte réelle des nuisances acoustiques dénoncées dans ce débat.
C’est l’une des conséquences concrètes de la loi d’orientation agricole (LOA) du 24 mars 2025, texte très décrié pour ses reculs en matière de biodiversité. Le 5 février, la Cour d’appel de Montpellier a annulé la condamnation de Énergie renouvelable du Languedoc, exploitant éolien, et de son PDG, révèle le média Contexte. Ils avaient été condamnés en avril 2025 à plus de 200 000 euros d’amende, pour moitié avec sursis, parce que leur parc éolien de Bernagues dans l’Hérault avait fauché un aigle royal, espèce protégée, en 2020.
Les magistrats de la Cour d’appel ont appliqué les nouvelles règles concernant l’atteinte à des espèces protégées. Si avant la LOA, ce type d’atteinte était punie de trois ans de prison et 150 000 euros d’amende, il faut désormais prouver que les faits sont « commis de manière intentionnelle ou par négligence grave » pour que les sanctions pénales s’appliquent. En distinguant les « atteintes intentionnelles » aux espèces protégées des « actes de bonne foi », cette disposition est « un permis de détruire la biodiversité », dénonçait alors Laure Piolle, chargée des questions agricoles à France Nature Environnement (FNE), interrogée par Reporterre. Rappelons que cette disposition avait été introduite lors de l’examen au Sénat par les rapporteurs, Laurent Duplomb et Franck Menonville, et conservée en commission mixte paritaire.
Pourtant, dans le cas des éoliennes de Bernagues, des collisions avec des rapaces avaient été constatées dès leurs premières années de fonctionnement, avec la découverte de cadavres de faucons crécerellettes près des machines. Malgré ces risques identifiés, l’exploitant du parc a continué à faire tourner ses éoliennes de façon totale ou partielle. FNE Occitanie-Méditerranée a décidé de se pourvoir en cassation.
La gestion sociale catastrophique d’Iberdrola France
Un rapport d’expertise sociale pointe les graves dysfonctionnements de la filiale du géant énergétique espagnol, qui prépare un plan de licenciement. « Iberdrola France, c’est juste un comptoir colonial de l’Espagne », témoigne un salarié.
C’estC’est peu dire que la filiale française d’Iberdrola, géant espagnol de l’électricité, ne semble guère se soucier de la mauvaise réputation dont elle jouit désormais dans l’Hexagone et qui se dégrade de plus en plus au fil des mois. Car après avoir obtenu la concession du gigantesque parc éolien offshore de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) alors qu’elle avait perdu l’appel d’offres ; après avoir obtenu une dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces animales et à leurs habitats ; après avoir été gorgée de soutien public grâce à un système de rachat de l’électricité au-dessus des prix du marché, voici cette firme éminemment prospère qui se distingue de nouveau par une politique sociale pour le moins agressive.
Le premier symptôme de cette politique brutale, c’est le plan de licenciement – improprement appelé « plan de sauvegarde de l’emploi » – qui vient d’être annoncé. Comme Mediapart l’a détaillé, le groupe espagnol, qui a engrangé un bénéfice mondial de 6,2 milliards d’euros en 2025 et qui profite d’un soutien public en France de plus de 300 millions d’euros par an, n’en a pas moins décidé de procéder à vingt-cinq licenciements sur les cent huit salarié·es qu’il compte en France.
Et puis, il y a un second symptôme, qui corrobore le premier : un « rapport », réalisé en juin par le cabinet d’expertise sociale Physiofirm, mandaté par le comité économique et social (CSE) de l’unité économique et sociale (UES) d’Iberdrola France, établit que le groupe conduit une politique sociale agressive, peu respectueuse de ses salarié·es, et parfois même prend des libertés avec ses obligations légales. Ce rapport alarmant vient tout juste d’être diffusé à l’ensemble des salarié·es, et Mediapart a pu en consulter une copie.
Le rapport pointe donc des « dérives managériales » à l’origine de « situations de mal-être au travail ». « Prises de décisions unilatérales, sans explication » ; « fermeture au dialogue » ; des « disparités salariales notables » : en résumé, le document évoque « des modes de gestion opaques, descendants et autoritaires au sein d’une organisation rendue pathogène ». Il souligne aussi « des suspicions de favoritisme et de “copinage” ». « Des pressions et des tentatives d’intimidation sont également relevées à l’encontre d’élus au CSE de l’UES, ayant exprimé explicitement des objections et/ou des revendications auprès de la direction dans le cadre de leurs mandats », relève-t-on encore.
Bref, « il ressort globalement des entretiens un mal-être profond et généralisé s’inscrivant dans la durée, avec des témoignages de salariés à bout (climat anxiogène, états dépressifs, crises de larmes) et une érosion des collectifs de travail, caractérisée par des formes de défections temporaires (arrêts maladie) ou définitives (“vagues de démissions”). […] Un style de management agressif émanant de membres du top management, utilisant des techniques et des leviers de gestion délétères, se serait progressivement banalisé ».
La direction madrilène décide de tout
L’intérêt de ce rapport, c’est qu’il cherche à comprendre la source principale de cette souffrance au travail. Une source qui réside dans l’hypercentralisation des décisions. Perpétuel changement de stratégie, mauvaise information du personnel, brutalité hiérarchique : le rapport pointe une cascade de dysfonctionnements.
Mais la note dominante des entretiens que les enquêteurs ont pu réaliser auprès de trente-six salarié·es, c’est l’éloignement de la direction. Car, visiblement, la direction d’Iberdrola France ne dispose d’aucun pouvoir. Tout vient de Madrid, et tout redescend de Madrid. C’est en tout cas le leitmotiv que le cabinet Physiofirm a entendu au cours de ces entretiens.
« On a une direction fantoche qui ne fait que relayer les informations de l’Espagne », a confié un premier salarié. « Quand on a des membres de la direction France, qui sont quand même censés projeter l’entreprise sur l’ensemble de la France, qui vous disent ouvertement qu’ils ne sont que des passe-plats, c’est fou », s’est inquiété un autre.
Comme la direction madrilène décide de tout, sans connaître tous les méandres du droit social français, il lui arrive de prendre des décisions qui sortent du cadre légal. Explication du rapport : « Cette différence entre les cadres juridiques est importante, puisqu’il apparaît que de nombreuses décisions stratégiques importantes sont décidées par le siège espagnol. Or, de nombreux salariés ont indiqué que le siège ne semble pas avoir une réelle connaissance du cadre légal français et de ses contraintes. »
Décryptage d’un salarié : au siège, « en Espagne, ils n’ont pas de connaissance du droit français. Là-bas, ce n’est pas aussi compliqué. Par exemple, pour la participation qui est obligatoire en France, en Espagne, ils ne connaissent pas ce système. Ça rajoute des délais supplémentaires pour toute discussion, le temps que l’Espagne comprenne, qu’ils fassent de leur côté les recherches et qu’ils demandent à leurs avocats si effectivement il y a des obligations du côté du droit du travail en France ».
Les enquêteurs du cabinet d’expertise confirment que ce sentiment des salarié·es est fondé : « À ce titre, l’annonce réalisée par Iberdrola de la vente à venir de l’activité onshore, effectuée lors du séminaire d’été 2025 à l’ensemble des salariés, soit plusieurs mois avant l’information-consultation officielle du CSE, tout comme l’annonce officielle de l’entreprise de la conclusion d’un accord pour la vente de cette activité via son communiqué de presse relayé sur son site internet le 21 novembre, là encore avant l’information-consultation officielle réalisée à partir du 27 novembre 2025, pourrait de ce fait constituer un délit d’entrave. »
À lire ce rapport, on comprend donc vite que c’est une remarque terrible d’un salarié, recueillie par Physiofirm, qui résume le mieux le comportement de la direction espagnole du groupe en même temps que le ressenti des salarié·es français·es : « Iberdrola France, c’est juste un comptoir colonial de l’Espagne. »
Il est question du photovoltaïque et de l’enfumage de l’agrivoltaïque
Valentine Grunwald ingénieure « génie énergétique environnement » a travaillé plusieurs mois au sein d’une société qui met en place des centrales photovoltaïques. Elle est embauchée suite à un stage où on lui demandait d’examiner des projets sur sols dégradés, toitures… Une fois le stage terminé, l’entreprise l’embauche et lui confie alors des projets plutôt sur des terres agricoles. Elle doit chercher des terres qui intéresse le promoteur et contacter les propriétaires pour les convaincre de l’intérêt du photovoltaïque sur leurs sols.
Elle quitte l’entreprise dégoûtée par les méthodes malhonnêtes et souvent brutales utilisées pour avoir l’accord des agriculteurs pour de telles installations chez eux.
Depuis, elle milite contre cette énergie dite renouvelable en aidant collectifs et associations à se battre avec entre autres ses arguments et analyses. Elle dénonce l’imposture de l’agrivoltaïsme et l’impasse du photovoltaïsmedansun monde néo-colonisateur, soutenu par le gouvernement et le système capitaliste, mais aussi les dangers sur l’environnement, la biodiversité souvent mal-connus.
Dans cet article de la revue Silence, elle donne un aperçu très complet des aspects néfastes de la production industrielle de cette énergie en pleine expansion, notamment à cause du manque d’études sérieuses sur les diverses conséquences déjà prévisibles (impact sur la température, sur l’eau, sur la biodiversité, la faune sauvage, les insectes…) et les paysages.
En Limagne, opposition à un projet d’éoliennes sur les communes de Thuret, Surat, Les Martres-sur-Morges et Sardon.
Dans le Puy-de-Dôme, des habitants de Limagne se mobilisent contre l’installation d’un parc éolien sur les communes de Thuret, Surat, Les Martres-sur-Morges et Sardon. Un projet porté par l’entreprise Neoen dont on sait encore peu de choses.
Pour l’instant, seul un mât de mesure du vent d’une centaine de mètres installés au milieu des champs sur la commune de Surat, dans le Puy-de-Dôme, témoigne de la possible installation d’un parc éolien. « Imaginez une dizaine d’éoliennes, de hauteur double du mât de mesure« , détaille Jacques Bauvir, habitant de la commune et membre de l’association Aler (Association Limagne environnement ruralité) qui projette déjà l’impact visuel au milieu de cette plaine dégagée, sur fond de chaîne des Puys – faille de Limagne, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.
Comme lui, Stéphanie Boisset, habitante de Thuret a découvert le projet en début d’année lorsque l’entreprise Neoen dépose dans sa boîte aux lettres une newsletter montrant un périmètre d’implantation possible, sur les communes de Thuret, Surat, Les Martres-sur-Morges et Sardon, prenant en compte la distance légale de 500 mètres des habitations. A part ça, rien ne filtre puisque l’entreprise négocie seulement avec les propriétaires qui accepteraient une éolienne sur leur terrain.
« Pourquoi gâcher un tel paysage« , se dit immédiatement Stéphanie Boisset qui s’inquiète aussi des impacts sur la santé, « le fond sonore, l’aspect visuel avec l’effet stroboscopique« , l’impact aussi sur la biodiversité et les oiseaux protégés de la plaine de Limagne.
Nous avons contacté Neoen, le porteur de projet ne veut pas communiquer à ce stade. Les résultats des premières études sont attendues sous peu mais pour les opposants assurent que s’installer en Limagne est un non sens. « Il suffit de regarder la carte des vents sur toute la France, nous sommes dans une zone les moins ventées. Ou il n’y a pas assez de vent, ou il y en a trop », selon Stéphanie Boisset, les éoliennes ne fonctionneraient que 20% du temps.
Ces habitants dénoncent aussi des projets éoliens dopés aux subventions de l’Etat alors que l’entreprise Neoen est certes française mais détenue quasi intégralement par un gestionnaire d’actifs canadien.
Une demande d’autorisation envisagée en 2027
Quant aux quatre communes concernées, leurs maires s’opposent aujourd’hui aux éoliennes. Marc Conçu, maire de Thuret espère d’ailleurs faire voter une résolution en ce sens par son conseil municipal. Pour lui, les compensations financières promises par l’opérateur « sont dérisoires au regard des effets négatifs que pourrait avoir l’installation des éoliennes. »
Ces maires, ainsi que la population seront consultés si Neoen dépose une demande d’autorisation, possiblement en 2027, sachant que c’est la Préfète du Puy-de-Dôme qui aura le dernier mot pour autoriser ou non le projet. L’entreprise envisage ensuite une mise en service en 2032.
Pétition : non à un projet éolien qui coche toutes les mauvaises cases et porterait un grave préjudice au Parc Européen des Plaines Scarpe Escaut
Cette pétition a été adoptée à l’unanimité lors du Conseil d’Administration de FNE Hauts de France du 11 mai 2026. Nous vous demandons DE BIEN VOULOIR LA SIGNER ET LA PARTAGER AFIN D’EXPRIMER EN NOMBRE NOTRE REFUS DE VOIR LA BIODIVERSITE FORTEMENT REDUITE au sein d’un Parc Naturel Européen POUR UN PETIT GAIN D’ENERGIE ELECTRIQUE. Réduire la crise climatique au seul enjeu énergétique nous conduit inévitablement dans une impasse, car ENJEU CLIMATIQUE ET ENJEU BIODIVERSITE SONT INTERDEPENDANTS Parc Européen des Plaines Scarpe Escaut 8 novembre 2022, présentation publique du projet: une très forte opposition citoyenne se fait entendre, de la part d’habitants riverains, de naturalistes et d’élus, aussi bien français que belges, car il se situe près de la frontière franco-belge et au cœur du PEPSE. 4 septembre 2023, Monsieur Bruno Mat, codirecteur de VENTIS, déclare à Monsieur Jean Claude Brunebarbe, président de L’iris sauvage, administrateur de FNE HdF: « l’EIE est terminée concernant Faune et Flore, elle a été transmise au DNF, il n’y a aucune espèce rédhibitoire »… 15 avril 2026, Atelier public de restitution des résultats de l’ EIE (Etude des Incidences Environnementales) à Laplaigne. Nous apprenons que : 1 – le projet a été réduit de 5 à 4 éoliennes, l’éolienne la plus proche du Grand Large de Péronnes est retirée du projet, 2 – le fleuve Escaut est reconnu comme couloir migratoire MAJEUR, 3 – sont prévus des plages horaires d’arrêt des éoliennes lors des arrivées et départs des laridés (mouettes, goélands…) sur leur dortoir du Grand Large de Péronnes, et des arrêts automatiques à la détection d’approches de vols migratoires, . 4 – des mesures d’évitement des nombreuses espèces de chauves-souris détectées en présence permanente ou en passage migratoire sont prévues. Le projet semble ainsi se conformer à la séquence ERC: Eviter , Réduire, Compenser. En réalité, aucunes mesures d’évitement, de réduction ou de compensation ne pourraient rendre ce projet acceptable, tant les atteintes à la faune et au paysage seraient considérables. Comment ? Les pertes sur la faune seraient très conséquentes malgré les mesures annoncées pour les éviter ou les minimiser, parce que: – un territoire très riche en espèces diverses, placé le long de l’Escaut, dont l’étroite vallée depuis Tournai jusqu’au site choisi est reconnue couloir migratoire majeur, – un corridor biologique: la rivière La Grande Ruisselle prend sa source en France dans la Forêt domaniale de Flines lez Mortagne, traverse la frontière puis La Plarie, où 3 stations de pompage la rejettent dans l’Escaut. Elle fait le lien entre plusieurs zones humides locales, les coupures de Hollain et de Bléharies, en Belgique, et les marais de Roeux et des Mortiers en France, – La Plarie, site sur lequel voudrait s’implanter le projet, répertorié SGIB 2466, Site de Grand Intérêt Biologique, longe la rive droite de l’Escaut. C’est le territoire de chasse du Grand Duc d’Europe, – Site entouré aux quatre horizons de Zones Natura 2000, SGIB et ZHIB : Coupure de Hollain SGIB 276, Site de Grand Intérêt Biologique, et ZHIB 6438, Zone Humide d’Intérêt Biologique, Coupure de Bléharies SGIB 279, et ZHIB 6319 Rieu des Prés SGIB 2483, Prés Monchelet SGIB 2485 Fond de la Grande Ruisselle SGIB 2486 Pré humide du Grand Large SGIB 1889 Sablière du Bois de Fouage SGIB 674 Bois du Grand Large SGIB 2464 Aérodrome de Maubray SGIB 675 et en France un immense espace de 13028 ha, longeant et entourant l’Escaut, classé Natura 2000 FR 3112005, comprenant la Forêt de Flines lez Mortagne, qui se prolonge par les Bois de Lanchon et de Péronnes jusqu’aux abords immédiats de La Plarie. Plusieurs espèces de rapaces (toutes protégées) comme la Bondrée apivore, l’Autour des palombes, la buse variable, les Faucons crécerelle et hobereau, l’Epervier … se reproduisent dans cette forêt, leurs territoires de chasse englobent La Plarie. Présence de la Couleuvre helvétique Après 30 années de disparition supposée la Couleuvre helvétique a été retrouvée en 2024 lovée sur la chaussée bétonnée rive droite de l’Escaut, en bordure ouest de La Plarie. Les chemins d’accès bétonnés reliant les éoliennes présenteraient un risque d’écrasement pour elle, alors qu’elle signe sa réapparition dans le secteur. Le couloir migratoire de l’Escaut est en pleine recrudescence après deux siècles d’amoindrissement, par exemple: – les cigognes blanches, disparues de Belgique dans les années 1950, et du nord de la France depuis bien plus longtemps – dernières nidifications à Valenciennes vers 1850 – passent plus nombreuses chaque année, par groupes de plusieurs dizaines et parfois centaines, et commencent à nicher dans les environs immédiats. Nidification en 2025 à Condé sur Escaut, et tentative à Flines lez Mortagne en 2025 par un oiseau mâle stationnant de début octobre 2024 à fin mars 2025 sur une plate forme spécialement aménagée en lisière nord du Vivier de Rodignies; bagué au nid au zoo de Plankendael, 2 ans, immature… – les cigognes noires passent aussi en nombre croissant, groupe de 5 oiseaux en migration, vus à l’envol rive gauche de l’Escaut, au sud de La Plarie, en août 2024, d’autres vues sur le domaine de Your Nature et en lisières de la forêt de Flines lez Mortagne en 2025. Suspicion de nidification en forêt de Saint Amand les Eaux en 2025. Il est certain qu’elles nicheront prochainement dans les forêts humides environnantes, et la Plarie sera un de leurs territoires de chasse. – 2 Pygargues à queue blanche juvéniles stationnant à Chabeau Latour (Condé sur Escaut) en avril 2026, et au Marais d’Harchies, site RAMSAR belge, contigu au site RAMSAR français. – Balbuzard pêcheur, en passage régulier – Elanion blanc, vu en 2025, – plusieurs mentions de Milan royal, vus en 2026 – quantité de passereaux en bandes migratrices nombreuses : Chardonneret, Pinson du Nord, Tarin des aulnes… Cumul d’impacts Les champs éoliens de Saint Maur, et Fontenoy, installés sur les coteaux rive gauche et rive droite de l’Escaut en amont de Tournai, qui voyaient passer cigognes et rapaces en migrations, dorénavant ces champs éoliens resserrent les bandes d’oiseaux migrateurs sur le lit majeur de l’Escaut jusqu’ à Antoing, entre les coteaux, aggravant ainsi le risque de collisions sur ces éoliennes qui seraient placées le long de l’Escaut. Sous évaluation des impacts, discours qui anesthésie l’opinion Voir la brochure “Les éoliennes: questions & réponses” page 15 “ Quel est l’impact des éoliennes sur les chauves-souris? “ “ […] mise en place de mesures dites d’atténuation.[….] Ces mesures permettent d’éviter 95% des contacts avec les chauves souris…” L’emploi du mot “atténuation” indique bien que la suppression totale des impacts est impossible. On admet donc 5% de “contacts” , euphémisme qui évite de parler de collisions mortelles. Et même si la chauve-souris n’est pas touchée par la pale, cette dernière provoque une dépression de l’air qui fait imploser les poumons de l’animal, c’est le barotraumatisme.
“ Des développements technologiques pour améliorer ces bilans sont en cours de test, notamment, l’émission d’ultrasons pour effaroucher les chauves-souris tout en permettant aux éoliennes de continuer à tourner. ” “effaroucher”, nouvel euphémisme, pour éviter de dire que l’animal est chassé de son territoire ! et comment évaluer le dommage causé par ces ultrasons sur une oreille si sensible qu’elle permet à la chauve-souris de se guider vers la proie par écholocation, en captant le retour des ultrasons qu’elle émet? “A cela s’ajoutent des mesures de compensation environnementale: plantation de haies et d’alignements boisés, installation de prairies humides,…qui fournissent aux chauves-souris des habitats de chasse et des zones de nourrissage à l’écart des éoliennes. <strong>Ces mesures de compensation environnementale ne seront jamais à la hauteur du dommage provoqué. Où trouver les espaces nécessaires, alors que La Plarie offre une surface de presque 200 ha couverte en majeure partie de végétation palustre indigène, la mégaphorbiaie, encore présente sous les peupleraies, indemne de pesticide et engrais, qui entretient une population très importante d’insectes proies des chauves-souris qu’on ne retrouvera pas. La pression foncière du besoin de surfaces à bâtir et à cultiver est telle en Belgique qu’une compensation réelle en surface est illusoire. Et ces aménagements compensatoires sur une surface réduite mettront très longtemps avant d’être réellement fonctionnels. L’Homme ne répare pas les dégâts qu’il provoque en aménageant la nature, car cette nature met des siècles à produire ses biotopes riches et diversifiés. pages 16-17 “ Les éoliennes sont-elles dangereuses pour les oiseaux? “ “Certaines espèces ne perçoivent pas l’éolienne en rotation comme un danger et risquent donc d’entrer en collision.[…] C’est le cas, par exemple, du milan royal ou de la cigogne noire. Les couloirs migratoires font également l’objet d’une grande attention. [….] « Ajoutons qu’il existe des détecteurs qui permettent de prévoir à distance l’arrivée de vols migratoires, ce qui permet de mettre à l’arrêt les éoliennes, le temps du passage des oiseaux sur le site. En Wallonie, ce type d’outil doit encore être testé et être validé en termes de résultats pour les espèces sensibles.” Alors pourquoi s’obstiner à vouloir installer des éoliennes dangereuses pour beaucoup d’espèces, et particulièrement les plus sensibles comme les chiroptères, le Milan royal et la Cigogne noire, sur un site aussi bien pourvu?! Sur l’aspect paysager – Covisibilté et sensation d’encerclement par les éoliennes de Saint Maur et de Fontenoy, en fonctionnement, et celles en projet sur la Plarie, vues depuis la rive sud du Grand Large de Péronnes, alors que la Route paysagère, arrivant de Péronnes, tracée par le PNPE, Parc Naturel des Plaines de l’Escaut, passe le long du site de La Plarie. La vue bucolique depuis la digue sud du Grand Large sur les prairies et boisements adjacents, avec le chemin rural qui en descend, invite à s’y aventurer pour ensuite parcourir l’ancienne digue de retenue des inondations de l’Escaut: tout cela serait affecté par les 4 éoliennes prévues. Idem de la voie sur berge rive droite de l’Escaut, la vue sur La Plarie serait gâchée. Le paysage est une composante essentielle du PNPE, comme du PNRSE, rassemblés dans le PEPSE. Le dommage serait irréparable. Sur la faune locale autour et sur La Plarie • Les 4 Eoliennes restantes sont placées en plein sur le passage des Laridés (mouettes, goélands…) venant de France en suivant l’Escaut et coupant au-dessus de La Plarie pour gagner directement, ou quitter, l’énorme dortoir du Grand Large de Péronnes (plusieurs milliers d’oiseaux). Ces passages durent jusqu’à 2 heures, et non une demi-heure, temps d’arrêt programmé pour les éoliennes afin d’éviter les collisions, annoncé par l’EIE. • La suppression de l’éolienne placée au plus près du Grand Large ne diminue en rien la probabilité de collisions, les laridés volant sur un couloir très large au dessus de La Plarie, pour gagner le Grand Large de Péronnes. • La Plarie, territoire de chasse des rapaces diurnes et nocturnes et de nombreuses espèces de chiroptères (Chauves-souris) Rapaces diurnes: Buse variable, Autour des palombes, Bondrée apivore, Faucon crécerelle, Faucon hobereau, Faucon pèlerin, Epervier, Balbuzard pêcheur. Rapaces nocturnes: Grand duc, Moyen duc, Chouette hulotte, Chouette effraie, Chouette chevêche. Chiroptères : Ils présentent des populations très diversifiées en espèces et nombreuses, à la fois sur le site de La Plarie et tout autour, particulièrement sur les digues Sud et Est du Grand Large, les Coupures de Hollain et Bléharies, et la Grande Ruisselle: Les 4 espèces de Pipistrelles, la Sérotine commune, les Noctule commune et de Leisler, le Murin des marais (espèce nordique très rare car atteignant ici la limite méridionale de son aire de répartition), et 5 autres espèces de Murins, l’Oreillard roux. Certaines sont migratrices au long cours comme la Pipistrelle de Nathusius, et le Murin des marais, et donc encore plus sensibles aux éoliennes car volant plus haut en passage migratoire. Des sites d’hivernage très importants existent en France de l’autre côté de la frontière, dont un à proximité de La Plarie. Les transits entre sites d’hivernage, sites de mises bas/élevage des jeunes, et sites de swarming (rencontres entre mâles et femelles pour accouplement, pouvant regrouper plusieurs espèces et des centaines d’individus) peuvent passer au-dessus ou à travers La Plarie. • Quantité d’oiseaux divers: Tourterelle des bois, Loriot, Héron cendré, Grand Aigrette , Aigrette Garzette, Héron garde bœufs, Héron Butor et Bouscarle de Cetti (qui marquent aussi le caractère humide du site)… Sur le risque d’inondation En cas de tempête extrême liée au dérèglement climatique avec vents et pluies hors normes, entraînant débordement de l’Escaut, simultanément avec coupure de courant et arrêt des 3 pompages de La Grande Ruisselle, l’inondation serait très dommageable aux éoliennes et risquerait de les déstabiliser. La surface du bief de l’Escaut tout proche est à 15m d’altitude, certaines parties de La Plarie sont à 12m, les éoliennes sont placées au maximum à 14m, certaines en dessous. Pourquoi placer des éoliennes si bas alors que les plateaux environnants sont entre 30 et 70m d’altitude, où les vents sont plus puissants ? Sur les conséquences néfastes auxquelles s’attendre en France Une grande partie du PNRSE est classée RAMSAR, jusqu’à la frontière, et l’on trouve, touchant à la frontière les zones ZICO, Zones d’Importance Communautaire pour les Oiseaux, ZPS, Zone de Protection Spéciale, et ZNIEFF, Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique. A Flines lez Mortagne, tout près de l’Escaut, le Vivier de Rodignies, ZNIEFF, deviendra bientôt une RNR, Réserve Naturelle Régionale (EP en cours). On y voit stationner les cigognes blanches depuis des décennies. Les migrateurs passent au-dessus de l’Escaut et de son affluent la Scarpe. Ces cours d’eau longent de nombreuses zones humides qui justifient le classement RAMSAR du territoire. Les populations d’oiseaux d’eau seraient fortement affectées par ce parc éolien sur La Plarie. Bon à savoir : Une zone humide capte le carbone atmosphérique, moins que l’océan, mais mieux qu’une forêt. Voir le site de Wetlands International Rappelons que pour FNE l’énergie éolienne est bienvenue, à condition que les éoliennes ne soient pas placées sur un couloir migratoire, ou une zone humide, un corridor biologique, à proximité d’une ZPS, d’une ZICO, tout contre un territoire RAMSAR! Voir son EOLOSCOPE chapitre BIODIVERSITE, pages 30-31-32. https://fne.asso.fr/publications/eoloscope-terrestre Pour toutes ces raisons, nous ne voyons qu’une seule et unique réponse à ce projet inepte, son abandon pur et simple. L’ Humanité a tout autant besoin de biodiversité que d’énergie pour assurer sa survie. La biodiversité est en chute libre – on parle de sixième extinction de masse sur la Terre – l’ Eolien ne peut faire l’impasse sur sa protection. Réduire la crise climatique au seul enjeu énergétique, nous conduit inévitablement dans une impasse, car enjeu climatique et enjeu biodiversité sont interdépendants. Les sites comme celui de la Plarie doivent être strictement mis à l’abri de toute agression. Pour France Nature Environnement Hauts de France Jean Claude Brunebarbe Administrateur de FNE HdF Voir la brochure « Eoliennes, questions et réponses » de RESCOOP WALLONIE. https://www.rescoop-wallonie.be/wp-content/uploads/2022/08/brochure-eoliennes-questions-reponses-2022-web.pdf Eoloscope terrestre de FNE https://fne.asso.fr/publications/eoloscope-terrestre
Texte de la pétition
Parc Européen des Plaines Scarpe Escaut Nous, signataires de cette pétition, voulons exprimer notre vive opposition contre le projet éolien de Laplaigne 7620 Brunehaut Belgique, sur le lieu dit La Plarie, présenté par la société VENTIS et le collectif citoyen C.L.E.F.