Auteur/autrice : Escrebieux

  • Zone éolienne Bretagne sud

    Nos paysages ne sont pas à vendre !

    Jimmy Pahun ne fait même plus semblant d’être contre la localisation actuelle et veut marchander la répartition de la taxe éolienne.

    En Bretagne M Pahun , député du Morbihan, affirmait vouloir éloigner la zone éolienne Bretagne sud du littoral ; à Paris , il en accepte la localisation qui serait somme toute satisfaisante pour les pêcheurs et la biodiversité et ne s’intéresse qu’à la répartition de la taxe éolienne qu’il voudrait changer. Ce faisant, il semble témoigner d’une certaine surdité face à aux habitants du littoral et à leurs élus.

    1) Quand Jimmy Pahun se bat… pour que Bretagne sud se fasse avec sa localisation actuelle et marchande une répartition différente de la taxe éolienne lien 

    Le 2 avril se déroulait à l’Assemblée nationale une audition conjointe de la commission des finances et de l’économie générale et du contrôle budgétaire et de la commission du développement durable sur le décret provisoire PPE3. La zone éolienne Bretagne sud a été évoquée lors d’une intervention de M. Jimmy Pahun… exclusivement sur la taxe éolienne qu’il souhaite flécher davantage vers les régions et le ministère de la mer (ce qui se ferait au détriment des communes affectées ?)

    « M. Jimmy Pahun (Dem). Ne pourrait-on, pour l’implantation de nos futurs parcs éoliens en mer, réfléchir à la taxe éolienne, qui n’est perçue que dans les eaux territoriales, c’est-à-dire en deçà de 12 milles marins ? Cette taxe est mal fichue, car elle ne s’adresse qu’aux communes en covisibilité, et pour le parc qui fera l’objet de l’AO5 elle ne sera versée qu’aux communes de Bangor et de Sauzon : même l’île de Groix, qui est un peu plus loin, ne profitera pas de la taxe. Celle-ci est surtout faite pour que les pêcheurs puissent en avoir une partie, ce qui est le cas tant qu’ils opèrent dans les 12 milles…Ne pourrait-on envisager une taxe qui, au lieu d’être affectée au budget général, serait fléchée vers le ministère de la mer ou vers les régions, afin de pouvoir vraiment régler les problèmes liés, par exemple, au recul du trait de côte ou à la transformation des navires de pêche ? Nous devrions vraiment réfléchir à cette taxe pour le périmètre qui se situe au-delà des 12 milles, où elle n’est pas encore affectée. »

    Et il s’est fait gentiment envoyer bouler par le ministre de l’Economie qui, sur une PPE déjà fortement contestée n’a est nullement pressé d’ouvrir cette boite de Pandore supplémentaire.

    M. Roland Lescure, ministre. Monsieur Pahun, il faut faire attention, parce que ces taxes sont des vases communicants et qu’il y aura donc, si vous voulez en modifier la répartition, des négociations compliquées entre ceux qui les touchent et ceux qui ne les touchent pas. Cette question se posera et sera négociée au-delà de 2030 : il faudra en discuter, et ce sera dans le cadre des PLF à venir. La question se posera aussi pour les centrales nucléaires mais, à ce stade, elle est un peu prématurée.

    PIEBÎEM : rappelons surtout que la taxe éolienne fait l’objet d’un décret qui peut être annulé ou modifié par simple décision d’un ministre futur et que les élus locaux qui comptent sur sa pérennité sont bien imprudents. Par ailleurs, elle est loin de compenser les dommages causés

    2) Les positions fluctuantes de Jimmy Pahun : accord total puis demande d’éloignement, puis renoncement et acceptation de la localisation et marchandage sur de la taxe éolienne.

    Rendons acte que M. Pahun a toujours été favorable au projet éolien Bretagne sud, mais qu’il en préconisait l’éloignement :

    « Je suis intervenu très tôt sur ce sujet. Je me suis battu pour qu’on éloigne le parc le plus possible, au-delà des 12 milles », rappelle le député. Il ajoute qu’il a aussi soutenu la proposition de Philippe Le Ray, président de la communauté de communes Auray Quiberon Terre Atlantique, qui proposait que le parcours de l’atterrage suive la voie de chemin de fer du Tire-Bouchon, en profitant des travaux de modernisation. Plutôt que de le faire au milieu de la plage d’Erdeven ». (29 novembre 2025 lien

    Naguère il proclamait : « Le parc éolien Bretagne Sud « c’est mon combat du moment « J’embête tout le monde avec cela dans les ministères et je n’ai pas de retour… Avec les maires des Îles et des communes du Grand Site dunaire, nous avons alerté les ministères et la préfecture sur le fait qu’il est important que le parc se tienne le plus loin possible des côtes et à égale distance des îles de Groix et Belle-Île…. Dans le processus pour déterminer cet espace, les pêcheurs, les industriels, les associations se sont prononcés sur l’endroit qu’ils estimaient le plus approprié. Cet espace délimité se trouve à cheval sur la ligne des 12 milles, sur un plateau rocheux dans un secteur où il y a moins de passages des bateaux de pêche. » 28 juillet 2022 lien

    PIEBÎEM : Cet éloignement de quelques kilomètres n’aurait rien changé et M. Pahun le sait très bien. Et tout éloignement plus important se heurterait aux zones de défense. En fait, il ne s’agissait que de mieux faire passer la pilule

    En 2021, cependant, après la décision imposée par le ministre (Mme Pompili) et l’absence d’accord sur la localisation mis en évidence par le débat CNDP, M Pahun accueillait favorablement le projet sans restriction : « Nous pouvons nous satisfaire en partie de cette première décision. La zone retenue n’est certes pas à l’extrême sud-ouest de la zone d’étude, comme les participants au débat public ont pu majoritairement le souhaiter, mais la décision s’attache à prendre en compte l’ensemble des intérêts en présence. Concrètement, la zone est plus à l’ouest que le souhaitaient les pêcheurs mais respecte leurs zones de pêche….Enfin, elle évite les zones trop sensibles d’un point de vue environnemental pour préserver la faune et la flore marines » 28 mai 2021 lien 

    PIEBÎEM : Tout faux ! , comme l’a reconnu la CNDP, il y avait lors du débat une opposition très majoritaire au projet de parc lui-même, aucun accord sur sa localisation, en particulier des pêcheurs artisans lorientais qui se voyaient sacrifiés, et la CNDP elle-même émettait de sérieux doute sur l’utilité d’un débat pour finalement entériner une localisation depuis longtemps décidée. Quant à l’environnement, faute d’étude d’impact, iln’a été nullement pris en compte et de fait, la zone choisie est tout simplement l’une des pires en termes de dégradation des fonds marins ( coraux des mers froides, maërl, zostère, zones de nourriceries) lien 

    3) Une certaine surdité de M. Jimmy Pahun : nos paysages ne sont pas à vendre

    Nous sommes surpris que M. Pahun n’entende pas la voix des Maires de Belle-Île, de Groix, de Quiberon, de Saint-Pierre Quiberon, d’Erdeven, de Plouhinec, de Houat, de Plouharnel… d’AQTA et des élus de la majorité du Conseil Départemental du Morbihan qui se rassemblent maintenant sur ce mot d’ordre : notre littoral, nos paysages ne sont pas à vendre..

    Par exemple, la Communauté de Commune de Belle-île : Des éoliennes nous sont promises à 19 km de nos côtes, à plus de 340 m de hauteur, explique-t-elle. Il est assez aisé d’imaginer l’impact pour nous de telles installations ; voyez Quiberon avec un point culminant à 33 m, à 15 km des côtes palantines ; l’île de Groix, avec un point culminant à 40 m, se trouve à 35 km des côtes sauzonnaises… L’œil nu peut facilement imaginer l’impact de ces parcs d’éoliennes. Nous n’accepterons jamais l’inimaginable lien 

    Par exemple le Conseil Départemental : Ces ouvrages seraient visibles depuis des sites emblématiques de Belle-Île-en-Mer, de Groix, de Houat, d’Hoëdic et de la côte sauvage. Les photomontages et études paysagères démontrent de manière incontestable que le projet transformerait durablement des panoramas parmi les plus remarquables de France. L’atteinte à l’image du territoire, fondée sur la qualité exceptionnelle de ses paysages littoraux, serait considérable. Le tourisme, compétence de droit du département, ne manquerait pas d’être impacté. Lien 

    Par Exemple Philippe Le Ray , Président d’AQTA ( Auray Quiberon terre Atlantique) : « On s’est fait vraiment prendre pour des couillons. Ils ne nous entendent pas. On est attaché à la beauté de notre territoire : on leur parle de ça, et ils nous répondent indemnisation et mètre carré. Aujourd’hui, on dit clairement, les éoliennes, on n’en veut pas, tranche Philippe Le Ray. C’est le début d’une histoire, d’un combat. C’est peut-être difficile, mais c’est largement jouable. » lien 

    M Pahun semble également sourd à ce que disent les experts du Comité Energie de l’Académie des Sciences qui affirment que nous n’avons pas besoin d’ici 2035 de productions électriques supplémentaires, surtout ENR, de l’Académie des Technologies et de la CRE ( Commission de Régulation de l Energie) qui appellent à déprioriser l’éolien en mer, particulièrement flottant, de RTE qui chiffre à au moins 47 milliards le raccordement électrique de l’éolien en mer et propose un scenario réaliste de décarbonation avec une forte réduction des objectifs éolien en mer ( jusqu’à 7GW en 2035 au lieu de 18 dans le plan éolien en mer).

    Peut-être M. Pahun sera-t-il sensible à ceci : pour l’éolien flottant , la technologie des socles en béton semble maintenant s’imposer par rapport à l’acier. Compte-tenu des volumes impliqués, cela entrainera une forte augmentation de la demande de granulats marins. Ils éviteront peut-être Erdeven….mais le littoral breton sera aussi affecté.

    4) Des députés qui semblent prêts à défendre leur littoral

    Lors de cette audition conjointe de la commission des finances et de l’économie générale sur la PPE3, deux députés se sont exprimés sur l’éolien en mer de manière critique

    M. Corentin Le Fur (Côte d’Armor, DR) : « Je m’interroge sur la montée en puissance de l’éolien terrestre et, surtout, sur l’expansion considérable de l’éolien en mer, dont on voit les conséquences préjudiciables, qu’il s’agisse de la saturation visuelle, des atteintes à la biodiversité, à la pêche, etc. On n’a pas anticipé toutes les difficultés dont cette énergie est à l’origine, ni son coût et, partant, son incidence sur le prix de l’électricité et le pouvoir d’achat des Français. »

    Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback (Seine-Maritime HOR) : « Notre territoire est déjà un contributeur important au mix énergétique national, avec un parc éolien en mer de 71 éoliennes. Deux nouveaux parcs, Fécamp Grand Large 1 et Fécamp Grand Large 2, s’installeront par ailleurs à quelques kilomètres seulement de nos côtes. Or, comme vous le soulignez vous-même, plus c’est loin des côtes, plus on aime, et plus c’est loin, plus ça coûte. Cette réalité économique ne doit cependant pas faire oublier une autre forme de coût : celui qui pèse sur nos paysages littoraux, dont certains sont engagés dans une démarche « grand site de France », témoignant de leur valeur patrimoniale. À ce titre, l’impact visuel des installations à venir mérite d’être pleinement intégré dans la réflexion, au même titre que les considérations techniques et économiques. Comment le Gouvernement entend-il équilibrer les futurs appels d’offres d’éolien offshore afin que leur déploiement ne se fasse pas au détriment de la conservation de notre patrimoine paysager, lequel est un facteur d’attractivité non négligeable, non seulement touristique mais aussi économique, artistique et environnemental ?

    piebiem.webnode.fr

  • Airbus commande hélicoptère

    Cela servir pour l’éolien en mer français

    L’engin “ sera utilisé dans les opérations éoliennes offshore, transportant des techniciens et du matériel vers les éoliennes au large des côtes françaises ”, indique Airbus.

    Cette commande répond au développement de l’éolien en mer et aux besoins des nouveaux parcs, de plus en plus au large. “ Au cours des quinze dernières années dans le secteur de l’éolien offshore, nous avons vu des projets s’éloigner de la côte et nécessiter une charge utile supplémentaire, ce qui nous a conduits à ajouter des H145 supplémentaires à notre flotte ”, a déclaré Bernd Brucherseifer, directeur général de HTM Helicopters.

    Fin 2023, un H145 de HTM a été utilisé dans un essai en première mondiale mené par Airbus pour hisser deux membres d’équipage dans les nacelles d’éoliennes flottantes à Hywind Tampen.

    “ Le H145 est parfaitement adapté aux opérations éoliennes offshore en raison de la capacité significative qu’il offre pour le transport de passagers et de marchandises, ainsi que de ses performances de vol stationnaire exceptionnelles pour les opérations de levage ”, confirme Axel Humpert, vice-président senior et responsable du programme H145 chez Airbus.

    Bientôt cinq H145 dédiés à l’offshore…

    La flotte de HTM compte 18 hélicoptères Airbus – des H125, H135 et H145 – dont sept H145 actuellement. Parmi eux, “ quatre sont utilisés pour soutenir des missions offshore ”.

    En France, l’opérateur allemand est notamment titulaire d’un contrat avec le parc éolien en mer de Saint-Nazaire, remporté en juillet 2022, principalement pour le transfert de personnels sur les turbines.

    https://france3-regions.franceinfo.fr/bretagne/cotes-d-armor/saint-brieuc/la-maintenance-des-eoliennes-off-shore-en-helicoptere-le-paradoxe-des-energies-renouvelables-3297804.html?fbclid=IwY2xjawQ0iLlleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEePjTCj3tCev8sCaGNSBThgGCXRilLI0UewvaldGQFut9Rki59szvsQ1vLv9s_aem_GdGvi3zaM6JMEVp5R3nmXA‌

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    Leçons écossaises sur l’éolien en mer

    Environnement et santé.

    Une publication écossaise de 2026 en reprint dans « Ocean and Nature Management » met en exergue dix points importants souvent négligés, voire parfois oubliés à considérer avant d’approuver une nouvelle zone industrielle offshore. Dans un premier volet, PIEBÎEM a résumé les éléments pertinents quant à la sécurité. Dans cette seconde partie PIEBÎEM présente les éléments pertinents quant à l’environnement et la santé.

    1. Une pollution chimique qui n’est pas que locale (200 contaminants).
    2. Pertes de matières des pales, érosion des bords d’attaque (jusqu’à 1kg/an/pale).
    3. Pollution provenant des systèmes anticorrosion métallique.
    4. Fuites d’huile et de graisse : 1.400 litres d’huiles.
    5. Pollution sonore : une inquiétude particulière pour les éoliennes flottantes et les infrasons (100 km).
    6. Pollution lumineuse nocturne: 100 fois la lumière de la pleine lune.
    1. Pollution visuelle de jour : ni faible, ni insignifiante et doit être prise en compte.
    2. Modifications des vagues : impacts sur les activités nautiques (surf, windsurf…) et les habitats caractéristiques des côtes rocheuses.
    3. Phytoplancton, le véritable poumon de la planète.
    4. Les défis nouveaux des éoliennes flottantes, effet récif suboptimal, espèces invasives phytoplancton, pollution, câbles et enchevêtrements. 11) Tailles croissantes des éoliennes, impacts cumulés de nombreux grands parcs éoliens offshore et effets d’éviction.

    12) Santé mentale : les bienfaits méconnus de l’exposition à l’« espace bleu », les thérapies bleues et à la biodiversité marine.

    Conclusion : l’Océan comme personne morale.

    https://piebiem.webnode.fr/l/lecons-ecossaises-sur-l-eolien-en-mer-2-environnement-et-sante/?fbclid=IwY2xjawQ0iU5leHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEe0rDTp0vVx96wVWsM-0OHLJp4PUwR4DkQkR7gsbNI4O9Xp2PvUUyPe5qrMHw_aem_ei1_DLrbo4IVA2jRSRkUjw‌

    Amitiés

  • Un nouveau projet éolien

    Opposition des municipalités 

    Il vient d’être lancé à deux pas de   la frontière valenciennoise. Aspiravi veut implanter quatre éoliennes. Eric Thiébaut, bourgmestre d’Hensies, réagit. Il est fermement opposé à ce projet. Voici pourquoi.  

    Les projets éoliens se multiplient dans le secteur, notamment dans les Hauts-Pays en Belgique. Le parc éolien situé entre Dour, Hensies et Quiévrain, où se tient chaque année le Dour Festival, devrait notamment bientôt être entièrement renouvelé. Et en juin, une réunion d’information a été organisée à Quiévrain. Elle portait sur la demande de permis unique introduite par la société New Wind. L’entreprise, basée à Namur, souhaite construire et exploiter un parc de trois éoliennes sur des terrains agricoles entre les communes de Quiévrain et Hensies.

    « Ça commence à faire beaucoup »

    Ce n’est pas tout : une nouvelle réunion d’information est prévue le 13 avril à 18 heures à la salle communale de Montroeul-sur-Haine (Hensies). Elle porte sur un autre projet éolien. La société Aspiravi, de Courtrai, veut construire quatre éoliennes d’une puissance unitaire maximale de 7 MW, également sur Hensies et Quiévrain. «  Nous n’avons encore que peu d’informations », réagit Jean-Pierre Landrain, bourgmestre de Quiévrain. «  Nous ne disposons que du lieu d’implantation des éoliennes. Nous ne sommes qu’au tout début de la procédure. Mais c’est sûr que ça commence à faire beaucoup… »

    Eric Thiébaut, bourgmestre d’Hensies, se montre plus catégorique. «  Nous ne sommes pas opposés au renouvellement du parc éolien entre Dour, Hensies et Quiévrain », explique-t-il. «  Ces éoliennes existent depuis des années, elles font partie du paysage. On s’y est habitué. Par contre, je suis défavorable à l’implantation de nouvelles éoliennes. J’estime que nous sommes arrivés à un niveau suffisant. Au-delà, ça commence à devenir trop. Au conseil communal, nous avons décidé de nous opposer à tout nouveau projet éolien situé au-delà de la ligne de chemin de fer. Et ce dernier projet s’y trouve. Des éoliennes si près des villages de Thulin et de Montroeul-sur-Haine et donc proches des habitations, ce n’est pas acceptable. Je m’opposerai fermement à ce projet. J’ai déjà prévenu les demandeurs, mais ils s’imaginent passer outre l’avis de la commune. »

    Le dernier mot revient en effet à la Région wallonne. Et les auteurs de projets espèrent que la Région ne suivra pas la position de la commune. Contactée, la société Aspiravi n’a pas souhaité réagir. «  Afin de respecter l’esprit de la procédure et la place centrale accordée au public dans ce processus, Aspiravi veille à ce que les premières informations détaillées soient présentées en priorité aux riverains lors de la RIP (réunion d’information préalable). Il s’agit à la fois d’une démarche de respect vis-à-vis des personnes directement concernées et d’une application cohérente des principes de participation du public prévus par le législateur », nous explique-t-on.◼

  • PLUi Osartis-Marquion

    Plan Local d’Urbanisme intercommunal

    Une suite de lettres a été envoyées sur le sujet.

    ESCREBIEUX a fourni des éléments, Osartis à répondu.
    Voilà ce que cela a donné dans le document joint :

    https://escrebieux-environnement.fr/site/wp-content/uploads/2026/04/PLUI_Dossier-complet-ESCREBIEUX_Osartis-Marquion-2601et-02.pdf

  • Honte à EDF

    J’attire votre attention sur une pétition lancée voici quelques jours sur « mesopinions.com »

    https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/honte-a-edf-dites-a-6/277108

    Elle concerne la protection, face à un projet éolien, de l’abbaye cistercienne de ND des Neiges et de cette large portion du Chemin de Stevenson qui passe par ce territoire entre Ardèche et le Mont Lozère.

    Pour celles et ceux d’entre vous que cela intéresse particulièrement, les enjeux naturalistes de cette zone sont considérables : aigle royal, milan royal, vautour moine, grande noctule, etc-etc.

    Une 1ère pétition lancée cet été dans un format classique a réuni 6400 signatures.

    Nous l’avons portée au Préfet de l’Ardèche, mais l’opérateur EDF s’entête, alors il faut aller plus loin.

    Proposition

    1- signer la pétition

    1 bis – la faire signer autour de vous, et la diffuser au sein de vos associations 

    2- la relayer dans les Réseaux sociaux auxquels vous-mêmes ou bien des proches participez : Facebook, Instagram, X …

    Nous expérimentons ici en effet une formule nouvelle : une pétition avec vidéo, et tout donne à penser, sans que je m’explique bien pourquoi, que cette vidéo lui donne plus de retentissement, selon les codes des réseaux sociaux.

    Alors, merci par avance !

    Bruno LADSOUS, président de Vent de colère

  • Pas d’intérêt public !

    Les subventions de la Région Hauts-de-France à une association anti-éoliennes bientôt annulées ?

    Le rapporteur public a conclu mardi à l’annulation de deux délibérations du conseil régional des Hauts-de-France, voulues par Xavier Bertrand et octroyant des subventions à une association anti-éoliennes : la décision sera rendue à quelques jours des élections municipales.

    La Région Hauts-de-France et son président Xavier Bertrand ont-ils accordé illégalement des subventions à une association anti-éoliennes ? Oui, selon le rapporteur public du tribunal administratif de Lille, qui a conclu mardi à l’annulation de deux délibérations du 19 mai 2022 et du 30 novembre 2023, octroyant à chaque fois 40 000 euros à la Fédération Stop Éoliennes Hauts-de-France.

    Celle-ci se donne pour but de « fédérer les associations des Hauts-de-France qui luttent contre le développement éolien dans cette région ». Mais selon le rapporteur, elle « ne présente pas d’intérêt public local » à agir.

    « En contradiction avec les engagements climatiques de la France »

    Des élus socialistes, communistes et verts avaient contesté en justice ces subventions. « Une collectivité publique ne peut ni financer, ni cautionner, une structure qui milite contre les politiques publiques de transition énergétique, en contradiction avec les engagements climatiques de la France et de la Région Hauts-de-France », avait commenté dans un communiqué le sénateur socialiste de l’Oise Alexandre Ouizille et la présidente du groupe socialiste et communiste à la Région, Sarah Kerrich.

    « Je n’ai jamais nié que certains territoires étaient saturés, c’est une réalité. Mais ils le sont parce qu’il y a un refus absolu de pilotage politique. La Région, Xavier Bertrand, devraient être autorité organisatrice et faire en sorte de favoriser les projets là où ils sont nécessaires et bénéfiques, et les freiner là où il y en a déjà trop. Il refuse ce rôle. Et dans la plus grande inefficacité, puisque les projets continuent à se faire », explique Katy Vuylsteker, élue écologiste au conseil régional. « Ce que la Région essaie de faire, c’est d’intervenir dans les contentieux en se servant de l’association », a ajouté l’avocat des plaignants.

    Xavier Bertrand, président « d’une région saturée d’éoliennes »

    Lors de l’audience de mardi, l’avocate de la Région avait répondu que « l’intérêt pour le territoire » de ces subventions ne faisait « aucun doute », rappelant que des projets éoliens participent parfois à « l’encerclement des lieux de vie ». De fait, les Hauts-de-France sont la première région productrice d’électricité éolienne avec 6,9 GW.

    Quant à Xavier Bertrand, il est de longue date un opposant à l’éolien. « Je suis président d’une région saturée d’éoliennes ! En France, des villages entiers sont encerclés. Si nous n’avons pas très vite un moratoire contre l’installation d’éoliennes, nous aurons une révolte. L’éolien ne remplacera jamais le nucléaire », écrivait-il en juillet 2025 sur son compte Facebook.

    Une association anti-éoliennes engagée dans les municipales

    Le tribunal administratif de Lille rendra sa décision le 10 mars, quelques jours avant le premier tour des élections municipales. Un scrutin dans lequel compte se faire entendre… la Fédération Stop Éoliennes Hauts-de-France. Celle-ci appelle ainsi dans une lettre ouverte les candidats « à faire obstacle par tous les moyens à ces projets qui sèment la zizanie dans nos villages, défigurent nos paysages et sont aussi inutiles du point de vue écologique et énergétique que coûteux ».

    Elle a continué à percevoir des subventions en 2024 (70 000 euros) et 2025 (50 000 euros), – sans que des recours ne soient déposés – la Région considérant que « la mobilisation des habitants face à ces projets via des associations locales ou des comités citoyens doit être soutenue afin d’assurer la meilleure information possible de tous les publics, mais également afin de mobiliser toutes les voies de recours ».

    Voix du Nord du 10 février 2026

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    Le tribunal administratif de Lille a annulé les délibérations de 2022 et 2023 autorisant le financement, à hauteur de 80 000 €, par le conseil régional de l’association qui milite contre l’implantation d’éoliennes dans les Hauts-de-France, comme le demandaient les conseillers régionaux PS, Sarah Kerrich et Alexandre Ouizille, ainsi que les élus du groupe écologiste.

    Selon le tribunal « en l’absence de disposition législatives spéciales l’autorisant expressément à accorder des concours financiers ou le lui interdisant, une Région ne peut accorder une subvention à une association qu’à la condition qu’elle soit justifiée par un intérêt public régional », ce qui n’est pas le cas aux yeux de la Justice.

    « Nous sommes évidemment très satisfait de cette décision. On se bat contre ces délibérations depuis cinq ans », indique l’élue EELV Kathy Vuyslteker, qui relève que les montants versés à l’association « devront désormais être remboursés ». Pour Sarah Kerrich (PS), « le tribunal retient que des délibérations (…) sont illégales car dépourvues d’un intérêt public régional. C’est la preuve que Xavier Bertrand a voulu faire de la politique en soutenant des associations qui ont un biais idéologique au lieu de penser à l’intérêt des habitants de la région ».

    Le cabinet de Xavier Bertrand indique que le conseil régional fera appel.

    Voix du Nord du 1er avril

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    Commentaire

    la région va donc faire appel. Pour l’instant, au niveau associatif, on n’est pas encore à devoir rembourser alors que le problème des multiplications d’éoliennes est de plus en plus en plus présent ; et c’est prévu qu’on va encore plus servir de terre d’accueil dans les Hauts-de-France. Cela concerne l’évolution de notre société qui s’électronumérise de plus en plus ; qui dit électronumérisation dit data centers, IA, surveillance, dronisation – donc guerre – ; donc production énorme d’électricité et utilisation importante d’eau  – au détriment des habitants de la planète (il faut savoir que certaines régions du monde sont en stress hydrique).
    Le combat continue dans ce domaine.

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    Pour information complémentaire

    Puissance éoliennes dans les HdF

    NomStatutTotalPuissance
    HDFConstruites24756261.6
    HDFAutorisées6832448.4
    HDFEn instruction5352594.5
    02En instruction2051025.2
    02Autorisées207828.0
    02Construites5431384.8
    59En instruction1991.5
    59Autorisées59230.0
    59Construites155487.6
    60En instruction67382.1
    60Autorisées78208.5
    60Construites276641.0
    62En instruction40168.5
    62Autorisées152520.9
    62Construites5911477.6
    80En instruction204927.2
    80Autorisées187661.0
    80Construites9102270.7
  • Le projet éolien retoqué par le Conseil d’État

    Cela se passe à Boubers-lès-Hesmond

    Le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative du pays, a rendu son arrêt concernant la demande de la société Éoliennes des Magnolias pour l’implantation à Boubers-lès-Hesmond de quatre aérogénérateurs de 178 m en bout de pale.

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    Le Conseil d’État a rejeté, vendredi en fin de soirée, le pourvoi de la société Éoliennes des Magnolias qui tendait à faire valider son projet de construction de 4 éoliennes d’une hauteur de 178 mètres à Boubers-lès-Hesmond.

    Dès son instruction, en juillet 2023, ce projet de parc éolien, dont l’implantation était prévue dans le secteur dit « des ondulations montreuilloises » avait essuyé un refus d’autorisation de la part du préfet du Pas-de-Calais, au nom de la protection de la nature, de l’environnement et des paysages. Une décision confirmée par la cour administrative d’appel de Douai en février de l’année dernière.

    Lors de l’audience du 5 février dernier, le rapporteur public du Conseil d’État avait insisté sur la pureté de « ces paysages peu anthropisés et dépourvus d’émergences industrielles notables. Ils sont notamment préservés de toute activité éolienne ». Confirmant les effets de « surplomb et d’écrasement » qu’auraient ces éoliennes sur le paysage, la haute juridiction administrative pointe à son tour « leurs incidences visuelles à plusieurs kilomètres à la ronde ».

    Baisse des indemnités des élus

    Contacté, Francis Tétard, le maire, n’est pas surpris. Il n’a pas encore été contacté par la société porteuse du projet. L’élu était favorable à l’implantation de ce parc, qui aurait rapporté 40 000 à 50 000€ de recettes annuelles supplémentaires à la commune. Par comparaison, celle-ci engrange environ 65 000 € de recettes à l’année, dans un contexte où « les charges augmentent. Notre excédent annuel tourne autour de 5 000 € donc c’est assez limité pour investir. Et les dotations diminuent, l’étau se resserre. Cette année, on va être obligés de diminuer les indemnités des élus pour faire des économies ». La sienne passera par exemple de 500 € à 380 € mensuels.

    https://www.lavoixdunord.fr
  • Le bruit éolien

    Appel à témoignages

    En France, les fondements de mesure du bruit éolien manquent en droit.

    ou encore : comment la France a organisé sa propre incompétence

    Dans la plupart des États membres, les règles de mesure du bruit éolien sont contestées en raison d’une méthodologie imparfaite, ou incomplète en ce qu’elle ne prend pas en compte les particularités du bruit éolien, tant les basses fréquences que les modulations d’amplitude.

    En France, c’est pire : il n’existe aucune norme homologuée par voie règlementaire pour mesurer le bruit éolien.

    Aucune norme ni aucun texte opposable en droit ne fonde l’étude acoustique en amont de la décision préfectorale.

    Certains porteurs de projet font référence à la norme générale NFS 31-010 (trop générale pour fonder des mesures), d’autres au projet de norme NFS 31-114 qui ne fut jamais homologué, d’autres enfin aux protocoles de mesure 2021 ou 2023 annulés par le Conseil d’Etat le 8 mars 2024.

    Il résulte de cette variabilité des sources et de l’absence d’un fondement officiel homologué trois impacts :

    1. Une inégalité de traitement entre les citoyens-riverains
    2. Une perte de chance pour celui qui tombe sur la pratique de mesure la plus en sa défaveur
    3. La décision du préfet, de nature friable, est-elle une décision juste qui respecte les droits des riverains réf. Constitution de la République – Charte de l’Environnement ?

    Article 1er. Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

    Les suivis de conformité acoustique post-mise en service sont réalisés selon l’arrêté du 26 août 2011faisant référence à un projet de norme 31-114.

    Faute de consensus entre experts, ce projet de norme ne fut jamais homologué.

    Un projet de norme n’étant pas une norme, il en résulte deux impacts :

    1. Une inégalité de traitement des riverains à l’occasion des réclamations auprès de l’autorité
    2. Une perte de chance pour celui qui tombe sur la pratique de mesure la plus en sa défaveur

    Apothéose: la recommandation faite aux opérateurs de présenter les résultats de mesures sous deux formats (projet de norme 31-114 ; ex-protocole), cf. la fiche ministérielle Aïda du 14 oct. 2024 :

    Cette fiche Aïda confirme deux points de droit :

    • en France, les fondements des mesures de bruit manquent en droit ;
    • la France organise sa propre incompétence.

    Cette singularité extraordinaire renforce le souhait des associations françaises que la Directive UE sur le Bruit intègre le bruit éolien et devienne source de droit.

    Un document de https://ventdecolere.org/

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    Bruit éolien –

    Appel à témoignage de la Fédération Vent de Colère

    Document à renvoyer à 

    Il est prévu d’introduire aux approches de l’été un REP-injonction sur le sujet du bruit éolien. Avec à l’appui trois jugements français et un irlandais.

    Pour éviter cependant que le Conseil d’État ne tombe dans la solution de facilité bien connue consistant à dire  » ce ne sont que quelques cas particuliers – en fait ce n’est pas un problème général« , nous aurons besoin d’étayer notre démonstration par quelques exemples concrets.

    Simples, sans amener les personnes à des expertises médicales complexes et coûteuses, juste un certificat médical de base faisant état d’un problème de santé.

    Dans chaque cas, ce sera donc une petite fiche comportant :

    1. Si possible le nombre et les caractéristiques des machines (marque, n° de gamme, puissance, …) et leur date de mise en service ;
    2. Un certificat médical hyper-simple, ci-dessous trois exemples :

    Je soussigné(e) Dr X, certifie avoir examiné ce jour Madame , suivie dans mon cabinet.

    La patiente présente par moments des symptômes de vertiges, apparus selon ses déclarations à compter de la période correspondant à la mise en service du parc éolien situé à proximité de son domicile.

    A ces symptômes, présents quotidiennement, s’ajoute un sentiment récurrent de fatigue

    L’examen clinique et les investigations réalisées à ce jour (xxxxxxx) n’ont pas mis en évidence d’étiologie

    alternative.

    Fait à … le ………………..

    Je soussigné(e) Dr X, certifie avoir examiné ce jour Madame , suivie dans mon cabinet.

    La patiente présente par moments des symptômes de dysesthésie, apparus selon ses déclarations depuis la mise en service du parc éolien situé à proximité de son domicile.

    A ces symptômes, présents quotidiennement, s’ajoute un retentissement sur la qualité de son sommeil L’examen clinique et les investigations réalisées à ce jour (xxxxxxx) n’ont pas mis en évidence d’étiologie alternative.

    Fait à … le ………………..

    Je soussigné(e) Dr X, certifie avoir examiné ce jour Monsieur , suivi dans mon cabinet.

    Le patient présente des troubles auditifs et des troubles du sommeil, apparus selon ses déclarations depuis l’installation d’un parc éolien à proximité de son habitation.

    L’examen clinique et les investigations réalisées à ce jour (audiogramme, consultation ORL) n’ont pas mis en évidence d’étiologie alternative.

    Fait à … le ………………..

    NOTAS:

    . la formulation « ,apparus selon ses déclarations à compter de » est destinée à lever les éventuelles réticences du médecin à délivrer un certificat. Cette formulation est en effet respectueuse de sa déontologie médicale.

    S’il n’y a pas eu d’examen clinique ni d’investigations particulières,la dernière phrase doit évidemment être retirée.

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    Pour en savoir plus :

    https://www.ventdecolere.org/bruit/Comprendre%20le%20bruit%20%C3%A9olien%20v5b.pdf
    https://www.ventdecolere.org/justice/Jugements_bruit_eolien_2021_2025.pdf
  • Deux articles dans la Voix du Nord

    Renouveler ou disparaître ?

    Le vent de l’éolien terrestre tourne dans la région la plus productive de France

    La production d’électricité décarbonée va grimper en flèche via la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3). Les Hauts-de-France ont beau être la région la plus productive de France, le gouvernement n’envisage pas d’y construire plus de parcs. Il faut donc les renouveler ou s’attendre à les voir disparaître du paysage.

    L’éolien terrestre régional apporte déjà sa pierre à l’édifice au mix énergétique français et va continuer dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3). « Il vise à augmenter la part de l’électricité – qui est déjà presque entièrement décarbonée – dans le mix énergétique français dans lequel les énergies fossiles représentent encore 60 % des consommations contre 25 % pour l’électricité », rappelle le Syndicat des énergies renouvelables. À cette fin, dans le Nord et le Pas-de-Calais, l’éolien terrestre demeure un atout considérable.

    Mais dans quelles mesures ? Avec quelle place dans la filière électrique, à côté du nucléaire, de l’hydroélectricité, l’éolien en mer, le photovoltaïque ? À l’aune de la guerre au Moyen-Orient et de ses ramifications sur les prix du pétrole, ces questions autour de l’électricité décarbonée ont du sens.

    « Poursuite raisonnée de l’éolien terrestre »

    Si les Hauts-de-France, première région productrice d’électricité par l’éolien terrestre, demeure la région la plus dotée en parcs, le vent semble tourner. La région ne verra pas leur nombre augmenter, via la PPE 3. Le gouvernement prévoit « une poursuite raisonnée du développement de l’éolien terrestre », privilégiant l’installation dans des régions où il n’y en a pas.

    Pour garder leur part du gâteau énergétique dans le Nord et le Pas-de-Calais, les porteurs de projets misent sur le repowering, – il s’agit du renouvellement des éoliennes avec des machines plus grandes, plus puissantes et moins nombreuses. « Mais seule une partie des 160 parcs actuellement en exploitation dans le Nord et le Pas-de-Calais pourra faire l’objet d’un renouvellement », regrette Jérôme Almosni, délégué général de France Renouvelables, représentant de l’ensemble de la filière des énergies renouvelables.

    La plus grande éolienne de France

    C’est le cas sur la digue du Portel. Dans le port de Boulogne, les quatre éoliennes de 750 KW chacune, qui tournaient depuis 2002, ont été remplacées en 2023 par une éolienne de 3,8 MW qui culmine à 167 mètres, la plus grande de France. Depuis 2021, « 18 demandes de repowering ont été déposées dans le Nord et le Pas-de-Calais, 16 ont abouti, deux sont en cours d’instruction, signale la préfecture de région. Sur ces demandes, seul un parc est en fonctionnement au Portel, un autre est en reconstruction à Fiennes. »

    « Un coup de frein »

    Chez France Renouvelables, si on se réjouit de « l’augmentation significative » de la part de l’électricité décarbonée dans le PPE3, on dénonce « un coup de frein » donné à l’éolien terrestre « avec des objectifs à la baisse et l’absence d’annonces de simplification nécessaires au renouvellement des parcs, appuie Jérôme Almosni. Les analyses montrent que sans l’évolution du cadre réglementaire et sans levée des contraintes existantes, le volume de repowering réalisable restera faible et insuffisant. »

    Parmi les contraintes, les durées de développement des projets, deux fois plus longues que dans les autres pays européens. « Sans adaptation du cadre de développement, l’éolien terrestre restera plus coûteux en France que chez nos voisins européens, redoute Jérôme Almosni. Limitant sa capacité à contribuer pleinement à une électricité décarbonée, compétitive et souveraine. »

    ** **

    Les assos anti-éoliennes redoutent une nouvelle salve de projets 

     En lutte contre des projets en cours à Brebières et Izel-Quiéry, des associations s’inquiètent de voir de nouveaux projets voir le jour. Le plan local intercommunal d’urbanisme, en voie de finalisation, ne leur paraît pas assez strict.  

    Le vent serait-il à nouveau favorable aux projets éoliens ? À l’échelle d’Osartis-Marquion, les associations hostiles à ces installations, le craignent. Le 24 octobre 2025, le préfet du Pas-de-Calais a autorisé un projet de parc de trois mats à Izel-lès-Équerchin et Quiéry-la-Motte. Une décision rare puisqu’il les refusait systématiquement ces dernières années.

    C’est ce qu’il avait par exemple fait concernant le projet de Brebières (trois mats également). Le promoteur avait saisi la cour administrative d’appel de Douai. Lorsque celle-ci s’est réunie, en novembre 2025, le rapporteur public est allé dans son sens et demandé que le préfet modifie son refus initial (la décision de la cour n’est pas encore rendue).

    Le PLUI qui inquiète

    Le combat reprend donc de plus belle pour les opposants. L’association Escrebieux environnement, en pointe contre le projet d’Izel-Quiéry, a engagé une requête en annulation devant la cour administrative d’appel de Douai. «  On l’a fait fin novembre, on retravaille dessus pour rajouter un certain nombre d’arguments », explique Pierre Rose, son représentant. Le collectif est accompagné par trois riverains, des associations (LPO, GON, Sites et Monuments), trois communes (Quiéry-la-Motte, Neuvireuil, Fresnoy-en-Gohelle). «  Si on perd, ça va être la porte ouverte pour aller en direction d’Arras », redoute Pierre Rose. Sur Osartis-Marquion, «  les promoteurs continuent de contacter les mairies et les propriétaires fonciers pour lancer de nouveaux projets ».

    Autre source d’inquiétude, la communauté de communes Osartis-Marquion a finalisé son plan local intercommunal d’urbanisme (PLUI), un document qui guide l’aménagement du territoire pour les prochaines années.

    « Pas aller dans le détail »

    Concernant les implantations d’éoliennes, le PLUI sanctuarise des bandes tampon de 1 km en fonds de vallée autour des cours d’eau, elle identifie 15 cônes de vue où les projets ne seront pas souhaités ou, au mieux «  minimisés ». «  Ce sont des préconisations qui n’engagent à rien, ce projet de PLUI entérine la possibilité de nouvelles implantations y compris dans des secteurs particulièrement sensibles », réagit Bertrand Lecocq, de l’Association pour la sauvegarde du patrimoine, de l’environnement, du cadre de vie et des territoires en val de Sensée (Aspect).

    Jean-Marcel Dumont, élu à Osartis-Marquion, répond que «  certaines zones ont été repérées comme ne pouvant plus accueillir d’éolien mais on ne peut pas prendre une orientation précise sur l’éolien, on ne peut pas aller dans le détail. On a défini quelques règles sachant qu’il y a des règles d’État, on ne peut pas en rajouter. Ce n’est pas l’objet du PLUI. » Celui-ci sera soumis au vote en conseil communautaire en juin.

  • Les communes et les renouvelables

    Pourquoi certaines municipalités freinent sur ce sujet à l’approche des élections

    À l’approche des élections municipales 2026, l’éolien, le biogaz et le solaire deviennent des sujets à haut risque politique. Mais l’opposition des habitants n’explique pas tout : notre recherche montre que certains maires temporisent – voire bloquent les discussions – à ce sujet pendant le calendrier électoral, par crainte du conflit local. Comprendre ces mécanismes est pourtant crucial pour concevoir des projets plus faciles à « vendre » politiquement, sans renoncer à l’ambition climatique.

    Les maires affichent aujourd’hui une sensibilité élevée à l’enjeu climatique. Les chiffres le confirment : 87 % se déclarent préoccupés par le changement climatique, 69 % disent vouloir en faire une priorité de leur prochain mandat, et 65 % des collectivités affirment développer des projets d’énergies renouvelables. Pourtant, au moment de décider sur un projet précis – éolien, biogaz ou solaire – la décision se grippe souvent.

    Le débat tend traditionnellement à en attribuer la responsabilité aux seuls habitants, à travers le phénomène baptisé NIMBY par les sociologues (pour Not In My BackYard, en français, « pas dans mon jardin », par lequel des populations plutôt favorables à un projet donné vont s’y opposer lorsque celui-ci implique davantage de nuisances à proximité de leur domicile.

    Or, l’écart entre les intentions et les actions n’est pas seulement une affaire d’acceptabilité citoyenne : il renvoie aussi à des arbitrages politiques locaux.

    Notre recherche, récemment publiée dans la revue Global Environmental Change invite à changer de focale. À partir d’entretiens menés avec 30 élus et l’apport de 50 articles de presse, nous avons mis en évidence deux logiques distinctes. de temporisation et de refus, qui éclairent le ralentissement observé dans de nombreux territoires à l’approche des élections. Certains élus, tout en se disant favorables à la transition, préfèrent ainsi éviter une séquence conflictuelle au mauvais moment.

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    « Pas pendant mon mandat » ou « pas tant que je suis candidat », des stratégies de temporisation

    Quand un maire doit se prononcer sur un parc éolien, une unité de méthanisation ou une centrale solaire, il ne tranche pas seulement une question technique. Il ouvre une séquence politique locale : réunions publiques, tribunes dans le journal municipal, pétitions, tensions au conseil, parfois menaces de recours. Dans ce type de dossier, ce qui se voit immédiatement, ce sont les nuisances perçues et le conflit. Ce qui se voit plus tard, ce sont les bénéfices : recettes pour la commune, éventuels emplois, contribution aux objectifs climatiques. Cette asymétrie pèse sur la décision.

    Elle devient encore plus déterminante quand une élection approche, car le coût politique est immédiat alors que les gains, eux, arrivent souvent plus tard. Certains élus choisissent alors de temporiser ou d’éviter la décision. Notre étude permet de distinguer deux logiques de report.

    • Par analogie avec NIMBY, nous avons appelé la première NIMEY (pour Not In My Electoral Year, que l’on pourrait traduire en français par « pas tant que je suis candidat »). Elle correspond à des élus favorables aux projets renouvelables sur le principe, mais qui choisissent de décaler une décision sensible. Le calcul est simple : éviter d’installer un sujet conflictuel au cœur d’une campagne municipale, avec le risque de voir un projet cristalliser le débat local, polariser le conseil municipal, ou encore alimenter une mobilisation associative structurée.
    • Nous avons appelé la seconde logique NIMTOO (pour Not In My Term Of Office, « Pas pendant mon mandat »). Celle-ci renvoie à un type de blocage plus durable : l’élu estime que le coût politique est trop élevé sur l’ensemble de son mandat. Ici, l’enjeu n’est plus le timing électoral immédiat, mais la conviction que le projet ne produira pas de bénéfice visible à court terme pour la population locale, ou qu’il exposera trop fortement la majorité municipale à un conflit permanent, ce qu’il veut éviter.

    Ces deux attitudes ont un point commun : elles déplacent le niveau de l’explication du ralentissement. Le problème n’est plus seulement « l’opposition des habitants », mais l’arbitrage politique réalisé par l’élu, qui évalue ce qu’il peut gagner, ce qu’il peut perdre, et le moment où il acceptera – ou non – de porter ce risque.

    Le poids des règles et de l’administratif

    Notre étude montre toutefois que ces stratégies de temporisation ne suffisent pas, à elles seules, à expliquer la prudence des maires. Même lorsqu’un élu est convaincu sur le fond, d’autres facteurs très concrets peuvent le pousser à ralentir.

    En cause, d’abord la « mécanique » administrative. Un projet d’éolien, de méthanisation ou de solaire, ce n’est pas un simple oui ou non : c’est un dossier long, technique, exposé à des procédures et à des contestations.

    Les maires parlent souvent de règles qui évoluent, de formulaires et d’étapes qui s’accumulent, de délais difficiles à maîtriser, et surtout de la crainte de voir le projet attaqué en justice. Dans une petite commune, ces sujets arrivent rarement sur un service juridique dédié : le maire, quelques agents, parfois une assistance extérieure, et beaucoup de temps à trouver là où il n’y en a pas. On comprend alors pourquoi un élu peut se dire favorable à la transition dans les enquêtes, et devenir nettement plus prudent quand un projet précis se présente.

    Entre l’ambition générale et la décision locale, il y a un écart : celui de la gestion quotidienne d’un dossier complexe, potentiellement conflictuel, et dont les bénéfices n’apparaissent pas immédiatement.

    D’autres urgences locales prennent le dessus

    Un troisième facteur revient fortement dans les discours des élus interrogés dans notre étude : la concurrence avec d’autres priorités municipales.

    Dans de nombreuses communes, surtout hors des grandes métropoles, le maire doit déjà se battre sur des sujets tels que l’accès aux services publics, les tensions budgétaires, la désertification médicale, la cohésion sociale, ou encore l’entretien des infrastructures. Le temps politique et administratif est rare. Un projet d’énergies renouvelables, surtout s’il est perçu comme imposé ou difficilement maîtrisable, peut passer au second plan.

    Cette hiérarchisation des urgences pèse sur les décisions. Un élu peut juger qu’il lui sera plus difficile de défendre une unité de méthanisation si, dans le même temps, l’école ferme une classe ou si l’offre de soins se dégrade. Un projet énergétique, même utile du point de vue climatique, doit s’inscrire dans un récit local crédible : que gagne concrètement la commune, ici et maintenant, et comment ce gain se compare aux tensions que le projet pourrait déclencher ?

    Pour dépasser les blocages, réduire le risque politique et produire des réussites visibles

    Plusieurs leviers reviennent de façon récurrente dans les propos des maires interrogés.

    • Le premier concerne la sécurisation : il s’agit de réduire l’incertitude réglementaire, de stabiliser les procédures et de simplifier l’accès aux compétences juridiques et techniques. Un maire ira plus facilement de l’avant sur un dossier lorsqu’il sait que celui-ci ne va pas se transformer en feuilleton administratif incontrôlable.
    • Le deuxième touche au partage des bénéfices : il s’agit de rendre visibles les retombées locales, de mieux répartir la valeur, re clarifier l’usage des recettes et enfin d’expliquer ce qui revient au territoire. Un projet accepté se construit rarement sur des bénéfices abstraits. Il s’appuie sur des gains concrets, identifiables, discutables en conseil municipal et qu’on peut présenter aux habitants.
    • Le troisième relève du récit et de la preuve : les success stories locales sont importantes. Elles changent la perception du risque et donnent aux élus des arguments, des exemples, des formats de concertation, des trajectoires déjà empruntées par des communes comparables. Elles permettent aussi de sortir du face-à-face stérile entre « pro-transition » et « anti-projets ».

    Le débat sur l’éolien, le biogaz ou le solaire ne se joue donc pas uniquement dans l’opinion des habitants. Il se joue aussi dans les contraintes politiques des maires, dans la structure des incitations au cours du mandat, et dans la capacité collective à rendre la transition compatible avec la réalité municipale. Tant que cet angle restera secondaire, le réflexe NIMBY continuera de servir d’explication commode. Mais il masquera une partie du problème – et retardera une partie des solutions.

    https://theconversation.com

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    Quelques remarques

    L’article fait la promotion de l’éolien INDUSTRIEL. Ensuite, il ne tient pas compte de l’incidence de la défiguration du paysage ; puis il n’explique pas pourquoi on a besoin de tant d’éoliennes ; enfin il ne montre pas la responsabilité de l’État qui se désengage fortement au niveau financier vers les structures locales, ce qui pousserait des villages a accepter une manne provenant des opérateurs éoliens. Les communes risquent d’être dépendantes des entreprises privées, ce qui ne leur facilitera pas obligatoirement la tâche.
    The conv regarde par le petit bout de la lorgnette