Auteur/autrice : Escrebieux

  • Les Ă©oliennes dans les parcs naturels

    RĂ©unissant les services de l’Etat, les Parcs naturels rĂ©gionaux et les opĂ©rateurs, l’Instance de concertation rĂ©gionale sur la radiotĂ©lĂ©phonie mobile rend un avis sur l’impact paysager de chacun des projets du territoire. L’objectif est de trouver la meilleure implantation possible des antennes relais. Une instance de mĂ©diation entre les collectivitĂ©s territoriales et les opĂ©rateurs, peut Ă©galement se rĂ©unir, sur demande Ă©crite du maire ou du prĂ©sident de l’EPCI, pour un dialogue renforcĂ© et une solution consensuelle. Une plaquette publiĂ©e par les Parcs Ă  l’intention des Ă©lus rappelle les diffĂ©rentes Ă©tapes d’un projet (de l’instruction Ă  la publication de l’avis) et liste plusieurs rĂ©flexes Ă  avoir pour prĂ©server les paysages :

    ‱ rechercher les points hauts existants pour Ă©viter l’implantation de nouveaux pylĂŽnes (clochers d’église, chĂąteaux d’eau, pylĂŽnes RTE, hangars)

    ‱ si l’implantation d’un nouveau mĂąt est inĂ©vitable, l’adosser de prĂ©fĂ©rence Ă  un massif boisĂ©

    ‱ mutualiser ou favoriser la cohabitation de plusieurs opĂ©rateurs sur un mĂȘme support, lorsque la structure le permet et que le site correspond Ă  la zone de recherche de l’opĂ©rateur.vĂ©rifier les arrĂȘtĂ©s prĂ©fectoraux de protection de biotope qui interdisent toutes constructions

    ‱ proscrire les matĂ©riaux brillants

    ‱ peindre les antennes et les faisceaux hertziens de la mĂȘme couleur que le support

    ‱ doubler la clĂŽture de la zone technique avec une haie d’arbustes d’essences locales cĂŽtĂ© extĂ©rieur.

    Morgann Le Mons, chargée de mission Paysagem.le-mons@pnr-scarpe-escaut.fr

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    C’est terrible car ils ne font qu’accompagner ce qui tue le vivant !

    Ex : peindre les antennes et les faisceaux hertziens de la mĂȘme couleur que le support

    https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/comptes-rendus/seance/session-ordinaire-de-2022-2023/premiere-seance-du-mercredi-14-decembre-2022

    Jean Yves Bony

    Je prendrai l’exemple du parc naturel rĂ©gional des Volcans d’Auvergne qui, avec ses 400 000 hectares, est l’un des plus grands parcs naturels d’Europe. Je ne peux pas supporter que l’on installe des Ă©oliennes dans son pĂ©rimĂštre. Je ne peux pas supporter que des tonnes de bĂ©ton soient coulĂ©es Ă  l’intĂ©rieur de cette terre -les fondations de chaque Ă©oliennes, rappelons-le, rĂ©clament 800 tonnes de bĂ©ton ! RĂ©flĂ©chissez donc avant d’implanter des Ă©oliennes dans ces parcs naturels !

    Pierre Cordier

    Je rejoins Jean Yves Bony. Ma circonscription dans la dĂ©partement des Ardennes est couverte dans son intĂ©gralitĂ© par un parc naturel rĂ©gional. Une association de prĂ©figuration s’est d’abord montĂ©e, puis, un jour, nous avons eu le bonheur de voir madame Nathalie Kosciusko-Morizet dĂ©barquer pour nous annoncer la bonne nouvelle de la crĂ©ation du parc.
    Ouvrir la possibilitĂ© d’installer des Ă©oliennes dans l’enceinte de ces espaces protĂ©gĂ©s, alors que tout le monde se bat pour y prĂ©server une certaine qualitĂ© de vie et protĂ©ger les animaux, nous choque. Je citerai Ă  nouveau de terrible chiffre : pour chaque Ă©olienne, il y a une moyenne annuelle de 27 oiseaux retrouvĂ©s morts aprĂšs ĂȘtre entrĂ©s en collision avec les pales. Il serait paradoxal d’installer des Ă©oliennes et d’aboutir Ă  ce rĂ©sultat alors que l’on cherche Ă  protĂ©ger sur ces territoires, Ă  juste titre sans doute, les grives et les hiboux grands-ducs. Nos concitoyens en gĂ©nĂ©ral et les Ardennais en particulier ne le comprendraient pas.

    Émilie Bonnivard

    Je rejoins mes collĂšgues sur la nĂ©cessitĂ© d’interdire l’installation d’éoliennes dans les parcs naturels nationaux ou rĂ©gionaux. Pour vous donner un exemple d’actualitĂ©, en Maurienne, dans ma circonscription, les Ă©lus locaux dĂ©couvrent qu’une zone spĂ©ciale de carriĂšre (ZSC) sera créée sur leurs communes, dans le cadre d’un dispositif visant Ă  autoriser l’exploitation de carriĂšres.
    Vous avez dit qu’il fallait faire confiance aux Ă©lus locaux, qui sont bien informĂ©s ; mais en rĂ©alitĂ©, cela ne se passe pas toujours ainsi. Dans le cadre des projets d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, l’État lance les opĂ©rations avec les entreprises concernĂ©es et les Ă©lus se trouvent mis devant le fait accompli – dans le cas que je viens d’évoquer, la crĂ©ation d’une carriĂšre Ă  cĂŽtĂ© d’un parc national. C’est tout bonnement ahurissant ! Je vis cette situation dans mon territoire, oĂč nous avons Ă©tĂ© confrontĂ©s du jour au lendemain Ă  cette ZSC. Nous sommes dĂ©munis. Nous aurions aimĂ© disposer par anticipation d’une meilleure information sur un projet de ce type, qui affecte considĂ©rablement le territoire. Je crains que nous ne fassions exactement la mĂȘme chose avec des Ă©oliennes qui seront implantĂ©es au sein de parcs nationaux. C’est ahurissant.

  • Chauves-souris, bruit

    La rapporteure publique a demandĂ© Ă  la Cour administrative d’appel de laisser du temps Ă  la sociĂ©tĂ© Valorem pour amender son dossier pour le parc Ă©olien de Chaumes-en-Retz.

    Les opposants aux cinq Ă©oliennes qui doivent voir le jour Ă  Chaumes-en-Retz (Loire-Atlantique) ont demandĂ© Ă  la Cour administrative d’appel de Nantes, ce mardi 20 dĂ©cembre 2022, d’annuler l’autorisation environnementale qui avait Ă©tĂ© octroyĂ©e au projet en juin 2021 par la prĂ©fecture de la Loire-Atlantique.

    Pour commencer, la rapporteure publique — dont les avis sont souvent suivis par les juges — n’a rien trouvĂ© Ă  redire sur les capacitĂ©s financiĂšres de la sociĂ©tĂ© Chaumes Énergies, une « sociĂ©tĂ© de projet » dont le capital social « se limite » pourtant Ă  1000 â‚Ź : il s’agit en fait d’une « sociĂ©tĂ©-fille » du groupe Valorem, dont le capital social est lui de 9,5 millions d’euros.

    Valorem va ainsi avoir recours Ă  « l’emprunt bancaire » pour financer « entre 18 et 23 millions d’euros » pour son projet de parc Ă©olien de Chaumes-en-Retz, dont le coĂ»t est Ă©valuĂ© entre 23 et 26 millions d’euros. « Le reste » le sera « sur ses fonds propres », atteste le groupe. Un « schĂ©ma trĂšs classique » de financement pour les parcs Ă©oliens, a commentĂ© la magistrate.

    Concernant l’impact des Ă©oliennes sur la production des « vingt-deux » exploitations agricoles des alentours, la magistrate a reconnu que « la baisse de production » ou « la hausse de la mortalité » des cheptels Ă©tait « un phĂ©nomĂšne bien rĂ©el » pour les Ă©levages situĂ©s Ă  proximitĂ© des parcs, mais « aucun lien » direct et certain n’a pu ĂȘtre fait Ă  ce jour par les scientifiques.

    Un secteur « beaucoup trop chargĂ© en fuites Ă©lectromagnĂ©tiques »

    Dans le dossier de Chaumes-en-Retz, les opposants ont toutefois « fait l’effort » de produire un rapport d’un « électrotechnicien » et d’un « gĂ©obiologue » pour qui « le secteur est beaucoup trop chargĂ© en fuites Ă©lectromagnĂ©tiques ».

    La prĂ©sence de « failles » dans ce « sol granitique » et la proximitĂ© d’une « zone marĂ©cageuse » ne vont rien arranger, selon eux.

    Reste que cette piĂšce demeure « isolĂ©e » dans le dossier, et que la « qualification » des auteurs du rapport pour porter un tel jugement n’est « pas justifiĂ©e » par les requĂ©rants.

    « Comme tous rĂ©seaux Ă©lectriques (
), la prĂ©sence d’aĂ©rogĂ©nĂ©rateurs et de cĂąbles Ă©lectriques interĂ©oliens implique l’existence de champs (
) magnĂ©tiques », reconnaĂźt lui-mĂȘme l’exploitant dans son dossier de demande d’autorisation environnementale. Mais « en raison des faibles niveaux de tensions et des faibles courants transitant, mais Ă©galement des technologies choisies, ces champs deviennent trĂšs rapidement nĂ©gligeables dĂšs lors qu’on s’éloigne de quelques mĂštres. »

    Valorem a aussi prĂ©vu de faire passer des cĂąbles Ă©lectriques sur une passerelle par-dessus le « microvallon » au milieu duquel coule « La Blanche », le cours d’eau le plus proche des Ă©oliennes : une buse ne serait « pas acceptable » d’un point de vue environnemental dans cette zone « en tĂȘte de bassin versant », a expliquĂ© lors de l’audience la rapporteure publique.

    Les pĂąles des Ă©oliennes vont « frĂŽler » le haut des haies

    La magistrate s’inquiĂšte en fait davantage pour les chauves-souris du secteur : les pales de ces Ă©oliennes de 150 mĂštres de haut vont « frĂŽler » les haies qui sont au sol, assure-t-elle, et seize espĂšces protĂ©gĂ©es ont Ă©tĂ© recensĂ©es par le Groupe mammalogique breton (GMB), une association qui dĂ©fend les « mammifĂšres sauvages » en Bretagne.

    Chaumes-en-Retz est par ailleurs situĂ©e sur « un axe migratoire significatif », ce qui augmente les risques de collisions avec les pales des Ă©oliennes. Or, certaines espĂšces pratiquent « le vol en altitude Ă  hauteur des rotors » des Ă©oliennes et la mortalitĂ© « élevĂ©e » qui a Ă©tĂ© constatĂ©e sur les parcs Ă©oliens de La Marne et de La LimouziniĂšre n’est pas de nature Ă  la rassurer


    La Mission rĂ©gionale d’autoritĂ© environnementale (MrAe) avait d’ailleurs dĂ©jĂ  pointĂ© ce problĂšme, dans un avis rendu en juin 2020. « La description de l’état initial ne prĂ©sente pas d’écoutes de l’activitĂ© des chiroptĂšres [chauves-souris, ndlr] en altitude, ce qui constitue une lacune importante », mettait-elle en garde les services en charge de l’instruction du dossier.

    Au final, le « plan de bridage particuliĂšrement strict » que l’exploitant se serait vu imposer par la prĂ©fecture de la Loire-Atlantique et le « classique suivi de la mortalité » des animaux n’est pas suffisant pour lever les doutes de la rapporteure publique : l’insuffisance du « diagnostic » de l’état initial du site est « constitutive d’une illĂ©galité ».

    Des « vices » qui restent « tout Ă  fait rĂ©gularisables »

    Une autre « insuffisance », mais « heureusement plus circonscrite », a aussi Ă©tĂ© relevĂ©e par la magistrate : les nuisances sonores n’ont Ă©tĂ© Ă©valuĂ©es la nuit que dans le cas oĂč les Ă©oliennes seraient bridĂ©es.

    « Il serait (
) utile d’indiquer les niveaux obtenus sans bridage afin d’évaluer l’efficacitĂ© attendue des mesures envisagĂ©es », avait dĂ©jĂ  dit la MrAe sur ce point.

    « Cette lacune est trĂšs localisĂ©e mais essentielle pour les riverains », a confirmĂ© la rapporteure publique Ă  propos de cette « vraie problĂ©matique ».

    Au final, elle a donc prĂ©conisĂ© d’annuler intĂ©gralement le volet de l’étude d’impact sur les chauve-souris et celui relatif aux « nuisances sonores » des Ă©oliennes « en pĂ©riode nocturne ».

    Ces « vices » demeurent toutefois « tout Ă  fait rĂ©gularisables » et ne justifient pas l’annulation totale de l’autorisation complĂšte dĂ©livrĂ©e par la prĂ©fecture, a pris soin de prĂ©ciser la magistrate.

    Elle a donc préconisé aux juges de donner dix-huit mois à Valorem pour reprendre son dossier et le soumettre à la préfecture.

    Pour le reste, la rapporteure publique n’a rien trouvĂ© Ă  redire au projet de Valorem, notamment la « compensation » Ă©cologique de son projet.

    Des « compensations » environnementales sur l’üle Mandine, Ă  Bouguenais

    L’exploitant veut « transformer 1,05 ha de peupleraies » sur l’üle Mandine, en rive sud de la Loire Ă  Bouguenais, en 5000 mÂČ de « prairies humides » ou de « roseliĂšres ».

    C’est dĂ©jĂ  sur ce site qu’il comptait « compenser » son parc Ă©olien de Rouans et que RTE (RĂ©seau de transport d’ÉlectricitĂ©) pour l’agrandissement du poste Ă©lectrique de Brains.

    La vĂ©gĂ©tation va aussi constituer un « masque visuel » entre les Ă©oliennes et les riverains, et il n’y aura « pas d’effet de surplomb » avec leurs habitations. Leur avocate n’a pas fait d’autres observations Ă  l’audience que celles dĂ©jĂ  mentionnĂ©es dans ses mĂ©moires Ă©crits.

    L’avocate de Valorem, pour sa part, a confirmĂ© que les Ă©oliennes vont « dĂ©passer les seuils rĂ©glementaires » la nuit mais que le « bridage strict » qui a Ă©tĂ© imposĂ© par les services de l’État va « permettre de respecter les valeurs » maximales autorisĂ©es. « Le bridage ne se fait pas en fonction des heures de la journĂ©e, mais en fonction de la vitesse du vent », a-t-elle insistĂ©.

    La Cour administrative d’appel de Nantes, qui a mis sa dĂ©cision en dĂ©libĂ©rĂ©, rendra son arrĂȘt dans un mois environ.

    Les exploitations requĂ©rantes sont prĂ©cisĂ©ment la SCEA des Brosses et les quatre GAEC de Malhara, du Bois-Noir, de La Boule des Houx et de Grand’Lande. JoĂ«l Gautier, Caroline Verney, Michel et Claudine Dousset, Johan et Lucie Tabourin, Sylvain Ravier, Fabienne Legris, Franck Morin, Yves Lefeuvre, Vincent Briand et Christian Bruneteau sont aussi parties prenantes Ă  titre personnel.

    actu.fr

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  • ESCREBIEUX 2023

    L’annĂ©e 2022 a commencĂ© difficilement dans le domaine de la lutte contre les Ă©oliennes INDUSTRIELLES.

    Nous avions dĂ©jĂ  appris en 2021 qu’il y avait un projet d’implantations de trois Ă©oliennes INDUSTRIELLES dans la VallĂ©e de l’Escrebieux ; plus prĂ©cisĂ©ment deux Ă  Izel-lĂšs-Equerchin et une Ă  QuiĂ©ry-la-Motte.

    Nos avons mis du temps Ă  rĂ©agir car nous pensions que l’enquĂȘte publique n’aurait lieu qu’en mars 2023 -ce qui Ă©tait dans le calendrier prĂ©visionnel des promoteurs.

    Comme le pouvoir en place veut accĂ©lĂ©rer les procĂ©dures, comme les initiateurs du projet ne demandent pas mieux, nous avons constatĂ© que l’enquĂȘte publique a Ă©tĂ© avancĂ©e au 7 novembre 2022.

    Nous avons donc accĂ©lĂ©rĂ© notre vitesse de croisiĂšre. Cela fut un peu facilitĂ© par le fait que le site de l’association ESCREBIEUX a Ă©tĂ© mis en place bien avant le 7 novembre. Le premier article est paru le 9 octobre.

    Nous avons distribuĂ© beaucoup de tracts ; notamment sur Izel et QuiĂ©ry, mais aussi dans les endroits qui allaient ĂȘtre impactĂ©s par la vue des Ă©oliennes ; donc Ă  Beaumont, Bois-Bernard et Drocourt.

    Cela a porté ses fruits globalement.
    Comme nous voulions marquer le coup, nous avions envisagĂ© de faire une dĂ©monstration-rassemblement le 19 novembre ; donc pendant la pĂ©riode de l’enquĂȘte publique. Nous n’avons pas Ă©tĂ© gĂątĂ©s par le temps puisque, ce jour-lĂ , il y avait beaucoup de vent. Nous voulions montrer la hauteur d’une Ă©olienne (200 m) Ă  l’aide de ballons gonflables. Ce ne fut pas une rĂ©ussite car le vent a empĂȘchĂ© la montĂ©e des ballons. Ce jour-lĂ  nous pouvions dire que l’un des promoteurs du projet, Intervent, avait achetĂ© le vent ! Ce ne fut pas un Ă©chec total, bien loin de lĂ . Nous avons vu venir une cinquantaine de personnes qui ont bravĂ© le temps et un dĂ©but de pluie. Par ailleurs, trois mĂ©dias se sont dĂ©placĂ©s et ont Ă©crits des articles intĂ©ressants.

    Nous avons ensuite donnĂ© des arguments pour que de nombreuses personnes puissent faire part de leur oppositions Ă  ce projet durant l’enquĂȘte publique.
    Le site est rempli d’articles montrant le sens de notre combat.

    L’enquĂȘte publique s’est terminĂ©e donc le 7 dĂ©cembre.
    Nous avons pu constater que des communes limitrophes avaient manifestĂ© leur opposition au projet : notamment Bois-Bernard, Drocourt, Fresnes, Neuvireuil et Vitry. HĂ©nin n’a pas donnĂ© signe de vie -bizarre quand on sait que le maire de la commune est adhĂ©rent d’un parti politique qui se dit opposĂ© Ă  l’implantation d’éoliennes !

    Nous avons appris que le conseil municipal d’Izel a Ă©mis un avis favorable au projet. C’était prĂ©visible puisqu’ils avaient dĂ©jĂ  acceptĂ©, avant 2020, l’implantation.
    Le problĂšme Ă©tait diffĂ©rent Ă  QuiĂ©ry car il y avait eu beaucoup de changement dans la composition de l’équipe municipale et parce que l’équipe prĂ©cĂ©dente n’avait pas jouĂ© le jeu de la transparence sur le dossier.
    Donc on attendait avec patience le rĂ©sultat du vote de la nouvelle Ă©quipe. On n’a pas Ă©tĂ© déçu. On a eu la surprise de constater que le conseil a Ă©mis un vote dĂ©favorable au projet.

    Bien entendu, ce fut la bonne nouvelle de la fin de l’annĂ©e 2022.

    Mais il ne faut surtout pas déjà crier victoire.

    Chacun sait que les dĂ©cisions de conseils municipaux ne sont que consultatives. Les mairies n’ont plus de pouvoir dans le domaine des projets d’éoliennes (tout comme dans celui des implantations des antennes-relais). Les promoteurs peuvent passer outre et s’adresser -directement- aux propriĂ©taires des parcelles concernĂ©es. C’est Ă©videmment ce qu’ils ont fait, tout en essayant de garder de bons rapports avec les mairies 
 qu’ils arrosent avec des subventions.

    Que faire durant cette annĂ©e 2023 ?

    Nous avons gagnĂ© une bataille, mais nous n’avons pas encore gagnĂ© la guerre.

    Cela veut dire qu’il faut rester vigilant, agir encore et encore.
    Cela veut dire qu’il faut continuer Ă  dire que plus de 70 % des habitants contactĂ©s des communes directement concernĂ©es sont opposĂ©s au projet.

    Cela veut dire qu’il faut encore agir avant que le PrĂ©fet donne son point de vue.

    Bien sĂ»r, on va Ă©tudier sĂ©rieusement ce que va Ă©crire la commissaire-enquĂȘtrice. Elle aura eu un mois pour Ă©tudier le dossier et donner son point de vue, Ă  la lecteur des Ă©lĂ©ments Ă©crits dĂ©posĂ©s durant l’enquĂȘte publique. Donc, elle donnera ses conclusions normalement le 7 janvier
 dans quelques jours !

    Au sujet des conclusions aprĂšs les enquĂȘtes publiques, il faut savoir que, trĂšs souvent, les commissaires vont dans le sens des promoteurs. Donc, il faut attendre ce qui s’écrira le 7 janvier. Il est possible que la commissaire soit sensible aux arguments dĂ©veloppĂ©s contre le projet.

    ATTENDONS la dĂ©cision de la commisaire-enquĂȘtrice. Mais ne baissons pas la garde car l’avis de la commissaire n’est qu’un Ă©lĂ©ment mis Ă  la disposition du prĂ©fet. Il faut donc continuer, continuer et continuer encore.

    Et il faudra continuer, mĂȘme si le prĂ©fet ne veut pas entendre nos arguments. Nous avons des arguments, nous les dĂ©velopperons jusqu’à la fin de la bataille.

    Nous avons l’envie de gagner. Nos arguments ont Ă©tĂ© assez expliquĂ©s, distribuĂ©s. Mais il faudra encore expliquer et agir.

    En face, nous avons des promoteurs qui nous mĂ©prisent. Il faut rappeler ce qu’ils osent Ă©crire :

    « Plusieurs observations font Ă©tat d’une inquiĂ©tude par rapport Ă  une Ă©volution qu’ils jugeraient nĂ©gative de leur cadre de vie (perturbation visuelle, acoustique, santĂ©). Ces remarques (nuisances visuelles, sonores
) reposent principalement sur des postulats diffusĂ©s par les opposants que l’éolien est Ă  la fois inutile et source de nuisances. Le comportement de ces personnes est souvent qualifiĂ© de NIMBY (Not in my back yard). Ce sont frĂ©quemment des personnes qui n’intĂšgrent pas complĂštement le tissu social local qui les hĂ©berge. Leur souci principal affichĂ© est la protection du paysage, pour les annĂ©es Ă  venir, dans l’état « naturel Â» qu’ils connaissent. Pour eux, la seule activitĂ© compatible avec leur vision de la nature est le tourisme, car c’est lui qui valorise le cĂŽtĂ© esthĂ©tique de la campagne. La protection de la beautĂ© de la nature est le dĂ©nominateur qui rĂ©unit tous les dĂ©tracteurs de l’éolien. Ces personnes ont une opinion prĂ©dĂ©terminĂ©e et considĂšrent que l’éolien industriel n’a pas sa place Ă  la campagne. Bien souvent, les interrogations et les rĂ©ticences locales proviennent aussi d’un manque de communication des pouvoirs publics pour expliquer au grand public les enjeux auxquels nous sommes collectivement confrontĂ©s et qui ont abouti Ă  la mise en place de politiques gouvernementales pour dĂ©velopper les Ă©nergies renouvelables. Ce manque de communication claire et rĂ©guliĂšre sur les choix Ă©nergĂ©tiques de la France et leur justification par les pouvoirs publics, laisse libre le champ de la communication aux opposants aux projets Ă©oliens qui diffusent via Internet des informations erronĂ©es, incomplĂštes, alarmistes et source d’anxiĂ©tĂ© auprĂšs du public en recherche d’information. Â»

    Ces propos ont été commentés dans un article en date du 7 novembre :

    Pour rĂ©sumer en peu de mots, il suffit de citer ce qu’écrivait un adhĂ©rent de l’association ESCREBIEUX :

    « Ce sont des propos infamants, diffamatoires, humiliants
 »

    Ces propos montrent bien que, n’habitant pas la rĂ©gion, ces promoteurs n’ont pas beaucoup d’arguments Ă  nous opposer ; ils se posent en donneurs de leçons vis Ă  vis des habitants et -aussi- des pouvoirs publics. Ils pensent avoir la vĂ©ritĂ©, toute la vĂ©ritĂ©. Ils manipulent le cynisme pour tenter de nous Ă©craser.

    Ce ne sera pas facile de nous faire taire. L’annĂ©e 2023 le montrera.

    Il y a encore beaucoup de pain sur la planche. Plus nous serons nombreuses et nombreux, plus nous pourrons agir efficacement. C’est le souhait que nous Ă©mettons pour cette annĂ©e qui commence.

  • Le livre sur les Ă©nergies renouvelables

    Rendons Ă  CĂ©sar ce qui est Ă  CĂ©sar : L’idĂ©e originale de cet ouvrage est nĂ©e du collectif 34-12 pour promouvoir d’autres Ă©nergies renouvelables que l’éolien, en particulier la gĂ©othermie. Marcel Caron qui coordonne la publication du livre a Ă©tĂ© un des participants actifs de cette commission Ă©nergie. Le collectif TNE Occitanie Environnement se fĂ©licite de ce travail d’élaboration. Il en assure volontiers la promotion, sans en revendiquer la paternitĂ©.

    Aujourd’hui, deux petits chapitres complĂ©mentaires qui finalisent la publication en ligne. Le premier concerne la chaleur renouvelable, un vecteur Ă©nergĂ©tique mĂ©connu, qui vient complĂ©ter le deuxiĂšme chapitres. Le second, le tout Ă©lectrique, indique les potentialitĂ©s et les limites d’un modĂšle Ă©nergĂ©tique basĂ© sur la seule Ă©lectricitĂ©.

    Chapitre 3 Les énergies renouvelables pilotables

    4iÚme partie : La chaleur renouvelable, un vecteur énergétique méconnu

    https://toutesnosenergies.fr/wp-content/uploads/2022/12/Livre_EnR_chaleur-renouvelable.pdf

    C’est une Ă©nergie Ă  laquelle on ne pense guĂšre et qui pourtant satisfait 45 % de nos besoins en Ă©nergie.

    La chaleur est utilisĂ©e de deux maniĂšres principales : la plus connue est celle du chauffage des bĂątiments et de l’eau chaude sanitaire, mais elle l’est aussi comme vecteur d’énergie dans l’industrie oĂč il est nĂ©cessaire d’élever la tempĂ©rature de produits. Elle peut ĂȘtre produite, par des combustibles le plus souvent, ou rĂ©cupĂ©rĂ©e. 

    Dans l’industrie, la  chaleur rĂ©siduelle, dite fatale  (parce que inutilisĂ©e le plus souvent),  provient, dans l’ordre,  des fumĂ©es de fours, des buĂ©es de sĂ©choirs et des fumĂ©es de chaudiĂšres. Sa valorisation permettrait de sĂ©rieux progrĂšs.

    Les calculs qui ont Ă©tĂ© faits Ă  ce sujet montrent que plus du tiers de la consommation de combustibles dans l’industrie est rejetĂ©e sous forme de chaleur fatale. C’est pourquoi il serait particuliĂšrement intĂ©ressant de la rĂ©cupĂ©rer, ce d’autant plus qu’à l’échelle mondiale, environ 10 % des Ă©missions de GES (gaz Ă  effet de serre) proviennent aujourd’hui de la production de cette chaleur, soit autant que les GES combinĂ©s des voitures et des avions.

    Ce gisement correspond Ă  70 % de la chaleur dĂ©jĂ  diffusĂ©e dans les rĂ©seaux, ce qui est loin d’ĂȘtre nĂ©gligeable.

    La décarbonation industrielle passe donc inévitablement par son utilisation dans des réseaux de chaleur urbains, en particulier dans les agglomérations proches des sites industriels (prÚs de 500 communes sont desservies en France, dont beaucoup qui utilisent la géothermie).

    Les autres sources de chaleur utilisables sont le solaire thermique, la chaleur du sous-sol, et celle qui est produite par la biomasse
 Elles sont dĂ©veloppĂ©es dans d’autres chapitres, dont celui consacrĂ© au stockage de l’énergie (dans une partie consacrĂ©e au stockage de la chaleur).

    Il est particuliĂšrement important de dĂ©velopper ces solutions, car la consommation finale de chaleur constitue prĂšs de la moitiĂ© des usages Ă©nergĂ©tiques en France (prĂšs de 45 % de la demande totale d’énergie finale). C’est d’autant plus important qu’une grande partie du chauffage des logements et des locaux du tertiaire utilise encore le fuel ou le gaz, gĂ©nĂ©rateurs de GES.

    Il serait donc efficace qu’elles soient davantage soutenues par les pouvoirs publics qui aident les filiĂšres chaleur 8 fois moins que les EnR Ă©lectriques.

    Conclusions

    Vers le « Tout Ă©lectrique Â» ? 

    https://toutesnosenergies.fr/wp-content/uploads/2022/12/Livre_EnR_Tout-electrique.pdf

    Avant de conclure, on ne peut que constater que l’électricitĂ© va prendre une place de plus en plus grande dans la consommation d’énergie dans le monde. La tendance manifeste est d’abandonner les Ă©nergies fossiles (dont les rĂ©serves s’épuisent de toute façon). Les dĂ©cisions prises par les gouvernements vont dans ce sens. Elles consistent par exemple Ă  interdire l’utilisation du gaz et du fuel pour le chauffage des immeubles et Ă  faire pression sur l’industrie de l’automobile pour qu’elle produise une proportion de plus en plus grande de vĂ©hicules Ă©lectriques. Ainsi, selon une Ă©tude rĂ©cente du cabinet d’études Roland Berger, la part de l’électricitĂ© dans les transports devrait passer de 1% en 2000 Ă  13% en 2040, dans l’industrie de 19 Ă  28% et dans le bĂątiment de 24 Ă  53% (Transitions et Energies N° 7).  Cela peut ne pas paraitre trĂšs rapide, mais la mutation profonde que cela provoque, dans l’industrie en particulier, demande du temps.

    Inexorablement, la demande d’électricitĂ© croĂźt : depuis deux dĂ©cennies, elle a augmentĂ© presque deux fois plus vite que la demande totale d’énergie avec une augmentation de 3% par an. Toujours selon Roland Berger, l’électricitĂ© reprĂ©sentera 31% de la consommation d’énergie dans le monde en 2040 contre environ 21% aujourd’hui. En France, le taux d’électrification s’élĂšve dĂ©jĂ  Ă  27% et pourrait atteindre 50% en 2050 selon EDF.

    Et cela se comprend puisque l’efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique des technologies Ă©lectriques est trois Ă  cinq fois supĂ©rieure Ă  celle des technologies utilisant des Ă©nergies fossiles : par exemple, 80 Ă  90% de l’électricitĂ© consommĂ©e sert effectivement Ă  propulser les vĂ©hicules Ă©lectriques, alors que pour les vĂ©hicules Ă  moteur thermique, ce ratio n’est que de 20 Ă  25%.

    Il n’empĂȘche, la demande, trĂšs forte, risque de dĂ©passer l’offre puisque pour satisfaire aux besoins de recharge d’un million de voitures Ă©lectriques, il faut environ 1 gigawatt (GW) de puissance Ă©lectrique installĂ©e. C’est globalement l’équivalent de la puissance d’un rĂ©acteur nuclĂ©aire. Sachant qu’il circule en France, quelque 38 millions de vĂ©hicules particuliers, cela donne une idĂ©e de la puissance qui reste Ă  installer dans les annĂ©es Ă  venir si l’on s’oriente vers un parc automobile totalement Ă©lectrique dans notre pays qui dispose actuellement d’une puissance nuclĂ©aire installĂ©e d’environ 60 GW


    
 et que les technologies de l’information consommeront, selon les scientifiques, d’ici 2030, 21 % de l’électricitĂ© produite dans le monde (en 2021, ce taux est d’environ 7,5 %)
 En effet, projetons-nous dans un avenir pas trĂšs Ă©loignĂ© : pour les professionnels du secteur de l’automobile et des nouvelles technologies, le vĂ©hicule Ă©lectrique ne peut ĂȘtre considĂ©rĂ© isolĂ©ment, il n’est qu’une facette d’une Â« rĂ©volution Â» imminente, rĂ©sumĂ©e par un acronyme Ă  la mode : la voiture autonome et connectĂ©e ACES (autonomous, connected, electric and shared â€“ shared, partagĂ©). 

    « Il ne fait plus de doute que le vĂ©hicule connectĂ©, zĂ©ro Ă©mission [Ă©lectrique] 

    et 100 % autonome sera une rĂ©alitĂ© dans un horizon proche Â», affirme ainsi un regroupement d’entreprises


    Ce qui entraĂźnerait une augmentation de la consommation d’énergie induite par les data centers, les terminaux et les rĂ©seaux, de 9 % par an
 malheureusement accompagnĂ©e d’une augmentation importante de production de CO2 (Le Shift Project a montrĂ© que la part du numĂ©rique dans les Ă©missions de CO2 Ă©tait dĂ©jĂ  en 2018 de 3,7 %, soit plus que le transport aĂ©rien (2,5 %). « Tout le monde est d’accord sur le fait que les vĂ©hicules autonomes seront trĂšs voraces en Ă©lectricitĂ© Â» (Reporterre 2021).

    
 sans oublier la prolifération prévisible des climatiseurs.

    Apparemment, l’électrification Ă  outrance, dans une sociĂ©tĂ© de surconsommation, au lieu de rĂ©soudre les problĂšmes, ne fait qu’en crĂ©er, en raison des effets rebonds. Cependant, il n’y a pas d’autre alternative.

    L’électricitĂ© ne sera concurrencĂ©e que par la production de chaleur, qui pourrait atteindre tout de mĂȘme une proportion non nĂ©gligeable de l’énergie finale consommĂ©e (rappelons que les usages de la chaleur sont actuellement de l’ordre de 45 % de celle-ci) et l’énergie produite par la biomasse qui cependant n’atteint actuellement mĂȘme pas 1 %.

    Enfin, l’avantage de l’électricitĂ© est de produire bien moins de gaz Ă  effet de serre que les Ă©nergies fossiles (pour autant qu’elle ait Ă©tĂ© produite de maniĂšre dĂ©carbonĂ©e).

    Ceci dit, la grande question reste de savoir comment produire l’énorme quantitĂ© d’électricitĂ© qui sera nĂ©cessaire.

    ** **

    Commentaire Ă  propos du paragraphe « Conclusions Â»

    Cela se termine par : «  la grande question reste de savoir comment produire l’énorme quantitĂ© d’électricitĂ© qui sera nĂ©cessaire Â»

    Il vaudrait mieux se poser la question : comment faire pour ne pas ĂȘtre addict Ă  l’électricitĂ© ? Comment faire pour ĂȘtre Ă©conome ? Comment faire pour ĂȘtre sobre, comme dirait le prĂ©sident de la RĂ©publique qui a dĂ©couvert sur le tard cet adjectif.

    Des pistes ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© proposĂ©es dans la partie 3 de l’article paru le 18 dĂ©cembre :

    Elles ne sont Ă©videmment pas les seules !

    On ne peut pas avoir une croissance illimitĂ©e dans un monde limitĂ©. Il est urgent d’ĂȘtre sobre dans un monde fini.

    Soyons donc dĂ©croissants. Bien entendu, cela concerne les individus ; mais cela doit interroger surtout les entreprises, les structures , les États …

  • Avis DÉFAVORABLE au projet Ă©olien

    C’est la conclusion de la commission d’enquĂȘte Ă  Saint-Maurice-des-Noues

    La commission souligne le poids plus important des aspects négatifs du projet sur les aspects positifs :
    – La taille rĂ©duite du parc limitant la production
    – L’impact important sur le paysage naturel, culturel et sur le patrimoine
    – Le mitage induit
    – Le non-respect des rùgles Eurobats
    – L’opposition trĂšs marquĂ©e de la population, des collectivitĂ©s, de PrĂ©sident du Conseil DĂ©partementale de la VendĂ©e
    – Le non-respect de la rùgle 16 de l’objectif 28 du SRADDET

    Merci Ă  tous, habitants, associations, Ă©lus des conseils municipaux, communautaires et du dĂ©partement de la VendĂ©e, pour votre mobilisation lors de cette enquĂȘte publique.

    En espĂ©rant Ă  prĂ©sent que Monsieur le PrĂ©fet de la VendĂ©e saura Ă©couter le territoire et les commissaires enquĂȘteurs.

    Ces documents sont consultables à l’adresse
    https://www.vendee.gouv.fr/saint-maurice-des-noues-a1033.html

    Un article paru dans https://www.ventdesnoues.org/

    ** **

    Commentaire

    Bravo pour le travail que Vent des Noues a fait COLLECTIVEMENT. La lutte continue et on peut espĂ©rer la gagner, chez vous et dans d’autres endroits.

    « A la fin, c’est nous qu’on va gagner ! »

  • Les Ă©oliennes et les chevaux

    Résumé

    L’implantation de nombreuses Ă©oliennes terrestres Ă  travers le territoire français, interroge et parfois inquiĂšte les propriĂ©taires de chevaux. Afin de comprendre quels sont les impacts Ă©ventuels des Ă©oliennes sur les chevaux nous allons vous prĂ©senter l’état des connaissances sur le sujet.

    • Quel est l’incidence des Ă©oliennes sur le comportement des chevaux ?
    • Les Ă©oliennes modifient-elles les comportements des chevaux dans leur milieu de vie, quel impact pour ma pratique Ă©questre ?
    • Les Ă©oliennes prĂ©sentent-elles un risque pour la santĂ© de mon cheval ?
    • 3% des gens sont Ă©lectrosensibles, qu’en est-il des chevaux ?

    A noter que cette webconfĂ©rence ne porte pas Ă  dĂ©bat ou Ă  controverse, il s’agit d’un Ă©tat des lieux des connaissances scientifiques et de recommandations.

    Cette webconférence vous sera présentée par Gwenaëlle Grandchamp-Renard, IFCE, PÎle Développement, Innovation et Recherche

  • Le maire de Calzan est spĂ©cial !

    Elle porte plainte

    Les dĂ©bats du conseil municipal sont publics, c’est prĂ©vu par la loi. Mais Ă  Calzan, le maire Ă©dicte lui-mĂȘme les dĂ©crets d’application. De maniĂšre trĂšs personnelle.

    « S i elle avait Ă©tĂ© un homme, je lui aurais mis trois ou quatre cataplasmes et un coup de godasse oĂč il faut ! »

    L’Ɠil goguenard et le verbe fleuri, GĂ©rard Sabatier, 75 printemps, s’en amuse encore. Dans l’unique et petite piĂšce qui depuis trois dĂ©cennies tient lieu de mairie, entre un buste de Marianne « relookĂ©e » par un administrĂ© d’origine belge et le portrait intact d’un Jacques Chirac droit comme un « i » dans son costume de PrĂ©sident de la RĂ©publique, l’Ă©dile chafouin sautille comme il le faisait jadis lorsque, commando para, il s’Ă©chauffait avant de s’adonner au cross combat, qu’il maĂźtrisait comme personne. Sous sa casquette Ă  la gavroche, il plaisante comme un gamin depuis que GeneviĂšve Romher, « une Ă©trangĂšre au village », coprĂ©sidente de l’association Vent contre nature, a dĂ©posĂ© plainte contre lui le 19 novembre, en gendarmerie de Varilhes, avec missive explicative au prĂ©fet de l’AriĂšge !

    Le coup de sang de l’Ă©lu

    La veille au soir, cette derniĂšre voulant assister au conseil municipal, le premier magistrat de la petite commune lui soufflait dans les oreilles une version un peu musclĂ©e de « va t’en voir ailleurs si j’y suis », en patois dans le texte. Refus de l’intĂ©ressĂ©e et coup de sang de l’Ă©lu. MontĂ©e dans les tours, tutoiement et, selon les dires de madame, « tenue de propos infamants et injurieux » Ă  son endroit
 Pas impressionnĂ©e pour autant, Mme Romher, « l’hurluberlue soixante-huitarde », comme la qualifie avec dĂ©lectation GĂ©rard Sabatier, persistera dans sa volontĂ© d’assister Ă  la rĂ©union et demandera « Ă  ce que les lois de la RĂ©publique soient respectĂ©es ». RĂ©ponse prĂȘtĂ©e Ă  l’Ă©dile : « Je suis ici chez moi, je fais ce que je veux, et toi, tu dĂ©gages ! » L’inscription Ă  l’ordre du jour d’un projet d’implantation Ă©olien sur le col de Calzan initiĂ© par la sociĂ©tĂ© Opale motivait la prĂ©sence militante et contradictoire de Mme GeneviĂšve Romher, accompagnĂ©e de Mme Brigitte Charles-Domine.

    « Oui, c’est vrai, j’assume ! J’ai refusĂ© l’accĂšs au conseil municipal Ă  ces deux femmes. J’ai vu ces hurluberlues dĂ©bouler comme des furies dans la mairie. D’abord, c’est bien gentil, mais on se prĂ©sente. Moi, je suis d’une Ă©poque oĂč quand on voulait prendre la parole, Ă  l’Ă©cole ou avec les parents, on levait le doigt et on demandait la permission avec respect. Pas en prenant les gens de haut et en se retranchant ensuite derriĂšre de grands principes. »

    Le prochain conseil, je le ferai Ă  huis clos !

    Et de poursuivre : « Alors, elle m’a dit que le conseil municipal Ă©tait public, que nous Ă©tions en dĂ©mocratie et que des gens avaient donnĂ© leur vie pour la dĂ©mocratie. Moi, j’ai pas de leçons Ă  recevoir. J’ai Ă©tĂ© commando para en AlgĂ©rie, en Égypte et en IsraĂ«l. J’ai aussi jouĂ© au rugby, j’Ă©tais trĂšs bon au jeu au pied
 pour ressemeler dans les regroupements ! Bon, c’est vrai, aprĂšs je lui ai dit dĂ©gage et je l’ai un peu bousculĂ©e. Je lui ai mis un petit « butas » 

    Et son prochain conseil, il le fera Ă  huis clos : « J’ai prĂ©venu les gendarmes de Varilhes quand j’ai Ă©tĂ© convoquĂ© pour la plainte de Mme Romher. Elle ne savait mĂȘme pas mon nom. Ici tout le monde m’appelle « Miket ». Alors elle a portĂ© plainte contre « Miket » ! Pas le Mickey de Disney. » Et GĂ©rard Sabatier de tourner les talons pour regagner son domicile, en prĂ©venant, espiĂšgle : « Miket », en AlgĂ©rie, c’Ă©tait mon nom de guerre ! »

    ladepeche.fr

    ComplĂ©ment d’info : cette commune est composĂ©e de 34 habitants.

  • Conseil municipal de QuiĂ©ry-la-Motte

     RĂ©unis en Conseil ce lundi 19 dĂ©cembre, les membres de cette assemblĂ©e ont dĂ©cidĂ© de donner un avis dĂ©favorable au projet Ă©olien de la VallĂ©e de l’Escrebieux  sur le territoire de QuiĂ©ry.
    Ceci par 10 voix contre 4.

    Le maire de la commune, Frédéric HUMEZ, a présenté le dossier.

    Voici un compte rendu, Ă  chaud et donc non exhaustif.
    L’éolienne quiĂ©rysienne se trouverait Ă  1100 m de la premiĂšre habitation. Il a Ă©tĂ© mentionnĂ© le montant des subventions pour la commune (l’annĂ©e de la mise en route de l’exploitation, et les annĂ©es suivantes), pour Osartis-Marquion et les associations qui prĂ©senteraient un projet Ă  caractĂšre Ă©cologique.

    Le maire a montrĂ© les aspects nĂ©gatifs dans le domaine de la nature, de la santĂ©, de l’élevage, de la valeur immobiliĂšre des maisons. Il a indiquĂ© le vote des QuiĂ©rysiens suite au sondage effectuĂ© en 2021 par des opposants au projet. Il a aussi indiquĂ© que le GON Ă©tait dĂ©favorable Ă  ces implantations sur Izel et QuiĂ©ry.

    Bernard Godar, adjoint, a fait un compte rendu rapide de la rĂ©union de la commission municipale « Ă©olienne Â». Lors de cette commission, chacune, chacun a donnĂ© son point de vue. Cela a donnĂ© un rĂ©sultat trĂšs partagĂ© : 6 pour le projet ; 5 contre ; 1 abstention.

    On a aussi appris que Bois-Bernard et Drocourt, entre autres, ont émis un avis défavorable.

    Le maire a proposĂ© un vote Ă  bulletin secret sur quatre propositions : favorable, dĂ©favorable, favorable avec rĂ©serves, abstention.

    La troisiĂšme proposition signifiait que l’on Ă©tait favorable Ă  condition qu’il y ait un suivie de mortalitĂ© sur la faune pendant l’exploitation ; un suivi sur la santĂ© humaine ; … Cette proposition a Ă©tĂ© balayĂ©e car il est Ă©vident que, mĂȘme si les rapports montrent les aspects nĂ©gatifs, il sera difficile, mais pas tout Ă  fait impossible, de demander le dĂ©mantĂšlement de l’éolienne.

    En cas de vote favorable, il serait demandĂ© de rĂ©aliser un chemin d’accĂšs aux travaux le moins impactant possible.

    La discussion a aussi beaucoup tourné autour de la subvention et de la répercussion sur les subventions accordées par Osartis-Marquion.

    Ensuite, le vote a eu lieu.

    La surprise !

    Surprise heureuse Ă©videmment pour l’association ESCREBIEUX qui avait pronostiquĂ© un vote favorable au projet.

    Quels commentaires en tirer Ă  chaud ?

    – que le combat menĂ© depuis plus d’un an par des Izellois.es et des QuiĂ©rysien.nes n’a pas Ă©tĂ© vain ; il a fallu informer, informer encore, aller voir les habitants et dĂ©battre. Cela a certainement eu une incidence sur la dĂ©cision prise ce lundi 19 dĂ©cembre.

    – que la dĂ©cision des membres du Conseil municipal est le reflet d’un dĂ©bat pris dans le calme. Il faut fĂ©liciter tous les membres de ce Conseil ; la mĂ©thode choisie (en rĂ©union de commission municipal et de Conseil) et la discussion qui s’en est suivi mĂ©ritent le respect.

    Bien entendu, ce n’est pas parce que de nombreux Conseils municipaux aux alentours -nous ne savons pas ce qu’Izel a dĂ©cidĂ© (nous pensons qu’ils sont favorables), nous pensons qu’HĂ©nin n’a rien dĂ©cidĂ© !- ont Ă©mis des avis dĂ©favorables qu’il faut dĂ©jĂ  crier victoire.

    Il faut rappeler que les maires n’ont plus aucun pouvoir dans ce domaine depuis l’ùre Hollande. Ils ne peuvent donner qu’un avis consultatif.

    En tout cas, la Commissaire-enquĂȘtrice devra tenir compte de ces Ă©lĂ©ments dans son rapport et son avis qu’elle transmettra au plus tard le 7 janvier au PrĂ©fet.

    Il faut donc rappeler que le PrĂ©fet peut passer outre Ă  tout ce que disent et Ă©crivent les acteurs impliquĂ©s, notamment celles et ceux opposĂ©.es Ă  l’implantation. C’est lui qui dĂ©cidera en dernier recours.


    On peut penser que de nombreux avis défavorables devraient faire pencher la balance du cÎté des opposants au projet.

    Rien n’est moins sĂ»r !

    Cela veut dire quoi ?

    Qu’il faut continuer à se battre pour que les avis des opposants au projet -qui sont majoritaires- l’emportent.

    Des batailles ont Ă©tĂ© gagnĂ©es. Mais le rĂ©sultat final est loin d’ĂȘtre acquis.
    Il faut partir de l’idĂ©e Ă©mise par un mensuel trĂšs connu (!) : « Ă  la fin c’est nous qu’on va gagner Â» !

    Le combat continue.

    Restons vigilants et agissons pour que nos idĂ©es l’emportent.

  • Risques sanitaires

    Un document de 44 pages qui date de 
 janvier 2016

    Je n’ai aucune intention de revenir, mĂȘme de façon superficielle, sur les centaines de prises illĂ©gales d’intĂ©rĂȘts, puisque la presse s’en est fait largement l’écho, ou sur des faits encore plus graves comme les rĂ©tro commissions en Espagne, voire plus rĂ©cemment sur l’escroquerie Ă  grande Ă©chelle autour des Ă©oliennes dont beaucoup de particuliers viennent d’ĂȘtre victimes. Éolien rime avec argent et pour en comprendre l’origine, nous recommandons l’émission « PiĂšces Ă  conviction : Ă©oliennes, le vent du scandale du 7 mai 2015 ».

    Mon objectif est de transposer en français ce que nous avons pu collecter de par le monde dans le domaine de la santé et de la mise en danger provoquée par les éoliennes.

    En l’état actuel de nos connaissances, sommes-nous capables de rĂ©pondre Ă  quatre questions :

    1. Les éoliennes sont-elles dangereuses pour la santé ? Oui et nous allons démontrer que le monde scientifique dispose des informations qui vont en ce sens.

    2. Les industriels éoliens tiennent-ils compte de la santé des concitoyens ? Non, car ils nient toutes les études qui les dérangent.

    3. Est-ce que nos politiques prennent en compte cette problĂ©matique sanitaire ? La rĂ©ponse n’est pas simple car les courants sont multiples et apolitiques.

    4. Peut-on dire qu’aujourd’hui, le principe de prĂ©caution est appliquĂ© par nos responsables politiques ? LĂ  encore, nous allons tenter d’apporter une rĂ©ponse la plus large possible.


    Pour lire le document complet

    https://www.charente.gouv.fr/content/download/27904/178273/file/Observations.pdf


    1 Définitions
    1.1 Définition : douleur, nom féminin (C.N.R.T.L.)
    1.2 Principe de précaution
    1.3 Le recours au principe de précaution

    1.4 Les mesures de précaution
    1.5 La charge de la preuve
    1.6 Article R 1334-31 du Code de la santé publique
    1.7 Article R 1334-31 du Code de la santé publique
    1.8 Article 1382 du Code Civil

    2 Scandale sanitaire : les victimes d’éoliennes racontent

    3 Infrasons
    3.1 Le pic nauséogénique

    4 Calcul du nombre d’impulsions infra soniques

    5 CongrĂšs professionnels
    5.1 JournĂ©e de l’audition – CongrĂšs national des oto-rhino-laryngologistes 2015
    5.2 43Ăš CongrĂšs international d’IngĂ©nierie pour le ContrĂŽle Sonore – Australie 16-19 novembre 2014
    5.3 CongrĂšs des professionnels de l’éolienne – 23 avril 2015
    5.4 CongrĂšs de Francfort des mĂ©decins allemands – Mai 2015

    6 Publications étrangÚres
    6.1 Traduction du courrier du Docteur Laurie, expert mondial dans la santĂ© et les Ă©oliennes, adressĂ© au premier ministre australien – 18 janvier 2015
    6.2 Étude Cooper – Publication Nexus – 30 janvier 2015
    6.3 La commission du service public du Wisconsin
    6.4 Acoustics Today – NumĂ©ro hiver 2014

    7 Annexes 1
    7.1 ComplĂ©ments d’articles rapport de 2014
    7.2 Articles scientifiques

    8 Annexes 2 : Positionnement des politiques sur le sujet éolien
    8.1 Extrait d’une sĂ©ance au parlement
    8.2 Lettre ouverte du PrĂ©sident de la grande rĂ©gion du Nord de la France, Xavier BERTRAND – 8 novembre 2015
    8.3 Éoliennes, le point de vue du sĂ©nateur PS Jean Germain
    8.4 à Mme Marisol Touraine, par Mme la sénatrice Anne Catherine LOISIER
    8.5 La chaĂźne de responsabilitĂ© de remise en Ă©tat d’un site polluĂ©
    8.5.1 La responsabilitĂ© de l’exploitant
    8.5.2 Qui est « l’exploitant » ?
    8.5.3 La responsabilité du propriétaire
    8.6 Scandale sanitaire : des villages pour les électro sensibles
    8.7 Annexe 5 – Photos
    8.8 Des Ɠufs sans jaune
    8.9 Liste d’études importantes

  • Conseil Municipal Ă  QuiĂ©ry

    Vous pouvez venir en mairie Ă  partir de 19 h : c’est une rĂ©union publique.

    Que rappeler qui nous paraisse essentiel dans notre opposition Ă  l’implantation d’éoliennes INDUSTRIELLES dans la VallĂ©e de l’Escrebieux ?

    1. L’impact des Ă©oliennes sur les QuiĂ©rysiens

    • Notre paysage est dĂ©jĂ  bien dĂ©gradĂ© avec l’autoroute, le TGV et la ligne THT ; nos oreilles sont dĂ©jĂ  bien agressĂ©es avec l’autoroute et le TGV.
    • La RĂ©gion des Hauts-de-France, qui reprĂ©sente Ă  peine 6 % du territoire, fournit dĂ©jĂ  30 % de la production Ă©lectrique par cette Ă©nergie renouvelable. Va-t-on laisser Ă  nos descendants un paysage rempli de champs d’éoliennes ? Un scandale, nous diront-ils !
    • Nous prĂ©fĂ©rons les champs et les cultures qui nous nourrissent plutĂŽt que du bĂ©ton.
    • Comment se fait-il que la trĂšs grande majoritĂ© des entrepĂŽts dans la rĂ©gion -et il y en a beaucoup trop- ne sont pas Ă©quipĂ©s de panneaux solaires 
 tout en Ă©tant conscient que cette solution n’est pas non plus la panacĂ©e ?
    • 500 m : c’est la distance rĂ©glementaire minimum en mĂštres sĂ©parant l’implantation d’une Ă©olienne de l’habitation la plus proche : c’est de la supercherie ! Il faudrait appliquer la rĂšgle raisonnable qui vient d’Allemagne : distance minimum = 10 fois la hauteur de l’éolienne en bout de pĂąle. Ce qui donnerait 2 km. On en est loin dans le contexte de la VallĂ©e de l’Escrebieux, puisque la distance est d’un peu plus de 800 m. Et il y a de quoi craindre pour l’avenir quand on sait que l’on veut construire des Ă©oliennes de 400 m de haut ! Le progrĂšs, disent-ils !
    • InconvĂ©nients visuels : la densitĂ© Ă©olienne crĂ©e un effet de saturation visuelle sur le grand paysage
 surtout quand on sait qu’il est prĂ©vu dans un avenir proche une sĂ©rie de nouveaux projets Ă  Fresnes, BrebiĂšres et 
 QuiĂ©ry.
    • InconvĂ©nients lumineux et effet stroboscopique : la pollution lumineuse des parcs Ă©oliens la nuit provoque de nombreuses plaintes des riverains. Ces flashs devaient ĂȘtre supprimĂ©s en janvier 2023, mais c’est dĂ©jĂ  remis en cause par l’aviation militaire !
    • InconvĂ©nients sonores : une Ă©olienne industrielle Ă©mettra autour de 50 dĂ©cibels (dB) Ă  100 m Ă  la ronde. Les Ă©oliennes sont Ă  l’origine d’infrasons, infĂ©rieurs Ă  20 Hz,  inaudibles par l’oreille humaine mais qui se propagent sur de longues distances (plus de 10 km). Un exemple : 10% de malades dans la population impactĂ©e de certains villages de l’Aisne ; bientĂŽt 20% avec le doublement Ă©olien programmĂ© par le projet de loi Borne -l’accĂ©lĂ©ration du dĂ©ploiement des ENR.
    • L’écosystĂšme et la faune : combien d’oiseaux ou de chauves-souris meurent en France Ă  cause des Ă©oliennes ? Il n’y a pas de rĂ©ponse, car il n’y a pas de calculs faits en France
 Mais on sait ce que cela donne dans d’autres pays car ils font des Ă©tudes.
    • DĂ©gĂąts durant les travaux : environ 50 camions-toupie bĂ©ton seront nĂ©cessaires par fondation 


    2. Un scandale financier

    • Les propriĂ©taires vont toucher ; les exploitants aussi ; les deux communes, la communautĂ© de communes Osartis-Marquion, le dĂ©partement et la rĂ©gion 
 des associations aussi ! A-t-on le droit de se faire acheter par des entreprises privĂ©es qui s’enrichissent Ă  coup de subventions ? Les communes, principalement, perdent leur libertĂ© et leur autonomie, sans oublier leur pouvoir de dĂ©cision.
    • UtilitĂ© de ce projet : essentiellement pour les investisseurs. Les sommes nĂ©cessaires au dĂ©veloppement de l’éolien programmĂ©es sont Ă©valuĂ©es Ă  145 milliards d’euros de 2020 Ă  2035 ; l’État garantit aux investisseurs, pendant vingt ans, une recette de prĂšs du double de ce que leur courant vaudra sur les marchĂ©s de l’Ă©lectricitĂ©. Au final, les promoteurs se moquent de nous puisqu’ils accumulent de l’argent que nous paierons sur notre facture d’électricitĂ©. Le comble du cynisme.
    • CoĂ»t du dĂ©montage : quelle somme exacte est placĂ©e pour effectuer le dĂ©montage et le recyclage d’une Ă©olienne ? Les promoteurs seront-ils encore lĂ  pour le dĂ©montage dans 15-25ans ? C’est peu probable. Ce qui veut dire que ce seront les propriĂ©taires qui devront assumer 
 et, plus vraisemblable, les communes et/ou autres structures.

    3. Autres solutions

    Toutes ces Ă©oliennes ne devraient pas exister si on commençait par faire des Ă©conomies d’énergie. Par exemple :

    – si les administrations (prĂ©fectures, hĂŽtel des impĂŽts 
) se chauffaient moins, s’éclairaient moins ;

    – si les panneaux publicitaires lumineux disparaissaient ;

    – si l’on rĂ©flĂ©chissait sur les modes d’éclairage public bien plus Ă©conomes ; il y a dĂ©jĂ  des solutions ;

    – si les logements sociaux Ă©taient moins des passoires Ă©nergĂ©tiques -cela fait au moins 40 ans que des associations le crient ;

    – si les communes Ă©teignaient -comme c’est prĂ©vu depuis dĂ©but 2012, du temps de N. Sarkozy- de 23 h Ă  5 h du matin : c’est dĂ©jĂ  actĂ© Ă  QuiĂ©ry ;

    – si les fĂȘtes de fin d’annĂ©e se passaient avec beaucoup moins d’éclairage. C’est dĂ©jĂ  le cas Ă  QuiĂ©ry ;

    – si les voitures Ă©taient moins grandes et moins Ă©nergivores ;

    – si on n’incitait pas les Français Ă  acheter des voitures Ă©lectriques ; elles seront toutes au garage en cas de problĂšmes d’approvisionnement ;

    – si on limitait -voire supprimait- l’installation des antennes 5G, source de consommation plus importante d’électricitĂ© que la 4G -en dehors d’autres problĂšmes trĂšs graves pour l’humanitĂ©, Ă  savoir notamment la numĂ©risation et la robotisation de la sociĂ©tĂ© ;

    – si nos gouvernants Ă©taient plus Ă©conomes dans leurs nombreux dĂ©placements et activitĂ©s.

    4. La DĂ©mocratie est-elle toujours en vie ?

    • Il faut rappeler que plus de la moitiĂ© des habitants des communes directement concernĂ©es se sont positionnĂ©s sur un refus de l’installation des Ă©oliennes sur le territoire concernĂ©. Cela devrait poser question aux promoteurs !
    • Il ne faut pas oublier que le maire de la commune de QuiĂ©ry a Ă©mis un avis dĂ©favorable concernant le certificat d’urbanisme relatif Ă  l’implantation de l’éolienne situĂ©s sur la commune. Les promoteurs passent outre Ă  cet avis.
    • Il faut aussi rappeler que certaines communes environnantes ont votĂ©, en rĂ©union de conseil municipal, contre le projet : Fresnes, Ecourt-Saint-Quentin, Bailleul-Sire-Berthoult, Oppy, Neuvireuil et Vitry-en-Artois -ce qui n’est pas une petite commune. Drocourt et Bois-Bernard devraient suivre le mĂȘme parcours. Le maire de Baralle est aussi opposĂ© au projet. La rĂ©gion a Ă©mis un avis dĂ©favorable.
    • A noter que la PrĂ©fecture n’a pas rendu visible tous les documents qui ont Ă©tĂ© Ă©crits durant l’enquĂȘte publique.
    • Pour les promoteurs, la dĂ©mocratie consiste Ă  aller dans les Ă©coles pour apporter la bonne parole, sans avoir en face d’eux des opposants -ce qui, en bonne dĂ©mocratie, devrait permettre un vĂ©ritable dĂ©bat.
    • Pour les promoteurs, la dĂ©mocratie PARTICIPATIVE consiste Ă  promettre et Ă  ne pas faire : ils avaient dit qu’ils organiseraient des rĂ©unions de quartier. Ils ne l’ont pas fait, 
 sous prĂ©texte de Covid !
    • Pour les promoteurs -qui n’habitent Ă©videmment pas le secteur concernĂ©-, on ne se gĂȘne pas pour faire la morale. A court d’arguments, ils rejettent sur d’autres leurs faiblesses ; ils pratiquent la caricature, la dĂ©lation , la diffamation et la mĂ©connaissance du territoire qu’ils veulent envahir. Voici ce qu’ils Ă©crivent au sujet des Izellois et QuiĂ©rysiens :

    « Le comportement de ces personnes est souvent qualifiĂ© de NIMBY (Not in my back yard). Ce sont frĂ©quemment des personnes qui n’intĂšgrent pas complĂštement le tissu social local qui les hĂ©berge. Leur souci principal affichĂ© est la protection du paysage, pour les annĂ©es Ă  venir, dans l’Ă©tat « naturel » qu’ils connaissent. Pour eux, la seule activitĂ© compatible avec leur vision de la nature est le tourisme, car c’est lui qui valorise le cĂŽtĂ© esthĂ©tique de la campagne. La protection de la beautĂ© de la nature est le dĂ©nominateur qui rĂ©unit tous les dĂ©tracteurs de l’Ă©olien. Ces personnes ont une opinion prĂ©dĂ©terminĂ©e et considĂšrent que l’Ă©olien industriel n’a pas sa place Ă  la campagne. Â»

    • Si le projet concernant la VallĂ©e de l’Escrebieux est validĂ© par les services de la PrĂ©fecture, cela signifiera que la demande de la majoritĂ© d’une population et de la MRAE, qui a Ă©mis des avis trĂšs rĂ©servĂ©s, n’a aucun poids face Ă  des investisseurs qui, faute d’arguments, insultent leurs opposants

    • Si le projet est validĂ©, cela signifiera que le pouvoir est aux mains d’identitĂ©s non Ă©lues par le peuple (entreprises, investisseurs
) .
    • Si le projet est validĂ©, cela confirmera que le pouvoir des conseils municipaux est nul.

    Si le projet est validĂ©, cela signifiera que la DĂ©mocratie a amorcĂ© son dĂ©clin. Alors, la DĂ©mocratie est-elle toujours en vie ?