Parc éolien de Nozay


Cela faisait dix ans qu’ils se battaient contre le parc éolien de Nozay, au nord de la Loire-Atlantique. Didier Potiron et sa femme, éleveurs bovins, vendent leur exploitation.

Après dix ans de combat contre le parc éolien de Nozay, un couple d’agriculteurs jette l’éponge ! Didier Potiron et sa femme Murielle, éleveurs bovins, ont décidé de vendre leur exploitation, sur la commune voisine de Puceul, à environ 700 mètres des éoliennes installées en 2012, au nord de la Loire-Atlantique.

Plus de 450 vaches mortes en dix ans selon les éleveurs

Cela fait des années que le couple d’éleveurs bovins est engagé dans une bataille judiciaire contre l’exploitant du parc, qu’il accuse d’être à l’origine de baisse de production laitière, de maladies et de surmortalité sur les vaches de la ferme. « Il y a environ un tiers du troupeau que je suis obligé de traîner dans la salle de traite matin et soir », se désole Didier Potiron qui comptabilise plus de 450 vaches mortes depuis dix ans.  Beaucoup de promesses, mais rien.

Des années de bras de fer, à coups de rapports d’experts qui se contredisent. Didier Potiron et sa femme frappent à toutes les portes : élus locaux, monde agricole… Le dossier remonte même jusqu’aux plus hautes sphères de l’Etat. « Beaucoup de promesses, mais rien. Aucun soutien de qui que ce soit. »

Essorés par ce combat, les éleveurs décident de vendre l’exploitation qui appartenait à leur famille depuis plus de 50 ans, la mort dans l’âme. « C’est très difficile à accepter mais on a suffisamment perdu de temps, et d’énergie. On va faire une pause. Et après on verra… », confie Didier Potiron. 

Une décision de justice le 18 octobre

Avec au moins un espoir, que la juste donne un jour raison aux agriculteurs. « Il sera trop tard, concède l’éleveur. Mais au moins on aura la vérité. C’est ce qu’on cherche depuis le début. »

La cour d’appel de Rennes rendra prochainement son arrêt, le 18 octobre, autorisant ou non une nouvelle expertise, cette fois sur la présence d’ondes électromagnétiques en souterrain, provenant des câbles des éoliennes.

D’ici un mois, l’exploitation sera officiellement vendue à un agriculteur céréalier de l’Yonne. Le couple d’éleveurs y mettait un point d’honneur, il n’y aura plus de vaches sur cette exploitation. 

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