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  • Aigle tué par des éoliennes

    Une nouvelle loi blanchit l’entreprise

    C’est l’une des conséquences concrètes de la loi d’orientation agricole (LOA) du 24 mars 2025, texte très décrié pour ses reculs en matière de biodiversité. Le 5 février, la Cour d’appel de Montpellier a annulé la condamnation de Énergie renouvelable du Languedoc, exploitant éolien, et de son PDG, révèle le média Contexte. Ils avaient été condamnés en avril 2025 à plus de 200 000 euros d’amende, pour moitié avec sursis, parce que leur parc éolien de Bernagues dans l’Hérault avait fauché un aigle royal, espèce protégée, en 2020.

    Les magistrats de la Cour d’appel ont appliqué les nouvelles règles concernant l’atteinte à des espèces protégées. Si avant la LOA, ce type d’atteinte était punie de trois ans de prison et 150 000 euros d’amende, il faut désormais prouver que les faits sont « commis de manière intentionnelle ou par négligence grave » pour que les sanctions pénales s’appliquent. En distinguant les « atteintes intentionnelles » aux espèces protégées des « actes de bonne foi », cette disposition est « un permis de détruire la biodiversité », dénonçait alors Laure Piolle, chargée des questions agricoles à France Nature Environnement (FNE), interrogée par Reporterre. Rappelons que cette disposition avait été introduite lors de l’examen au Sénat par les rapporteurs, Laurent Duplomb et Franck Menonville, et conservée en commission mixte paritaire.

    Pourtant, dans le cas des éoliennes de Bernagues, des collisions avec des rapaces avaient été constatées dès leurs premières années de fonctionnement, avec la découverte de cadavres de faucons crécerellettes près des machines. Malgré ces risques identifiés, l’exploitant du parc a continué à faire tourner ses éoliennes de façon totale ou partielle. FNE Occitanie-Méditerranée a décidé de se pourvoir en cassation.

    reporterre.net

  • Iberdrola

    La gestion sociale catastrophique d’Iberdrola France

    Un rapport d’expertise sociale pointe les graves dysfonctionnements de la filiale du géant énergétique espagnol, qui prépare un plan de licenciement. « Iberdrola France, c’est juste un comptoir colonial de l’Espagne », témoigne un salarié.

    C’estC’est peu dire que la filiale française d’Iberdrola, géant espagnol de l’électricité, ne semble guère se soucier de la mauvaise réputation dont elle jouit désormais dans l’Hexagone et qui se dégrade de plus en plus au fil des mois. Car après avoir obtenu la concession du gigantesque parc éolien offshore de la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) alors qu’elle avait perdu l’appel d’offres ; après avoir obtenu une dérogation à l’interdiction de porter atteinte aux espèces animales et à leurs habitats ; après avoir été gorgée de soutien public grâce à un système de rachat de l’électricité au-dessus des prix du marché, voici cette firme éminemment prospère qui se distingue de nouveau par une politique sociale pour le moins agressive.

    Le premier symptôme de cette politique brutale, c’est le plan de licenciement – improprement appelé « plan de sauvegarde de l’emploi » – qui vient d’être annoncé. Comme Mediapart l’a détaillé, le groupe espagnol, qui a engrangé un bénéfice mondial de 6,2 milliards d’euros en 2025 et qui profite d’un soutien public en France de plus de 300 millions d’euros par an, n’en a pas moins décidé de procéder à vingt-cinq licenciements sur les cent huit salarié·es qu’il compte en France.

    Et puis, il y a un second symptôme, qui corrobore le premier : un « rapport », réalisé en juin par le cabinet d’expertise sociale Physiofirm, mandaté par le comité économique et social (CSE) de l’unité économique et sociale (UES) d’Iberdrola France, établit que le groupe conduit une politique sociale agressive, peu respectueuse de ses salarié·es, et parfois même prend des libertés avec ses obligations légales. Ce rapport alarmant vient tout juste d’être diffusé à l’ensemble des salarié·es, et Mediapart a pu en consulter une copie.

    Le rapport pointe donc des « dérives managériales » à l’origine de « situations de mal-être au travail ». « Prises de décisions unilatérales, sans explication » ; « fermeture au dialogue » ; des « disparités salariales notables » : en résumé, le document évoque « des modes de gestion opaques, descendants et autoritaires au sein d’une organisation rendue pathogène ». Il souligne aussi « des suspicions de favoritisme et de “copinage” ». « Des pressions et des tentatives d’intimidation sont également relevées à l’encontre d’élus au CSE de l’UES, ayant exprimé explicitement des objections et/ou des revendications auprès de la direction dans le cadre de leurs mandats », relève-t-on encore.

    Bref, « il ressort globalement des entretiens un mal-être profond et généralisé s’inscrivant dans la durée, avec des témoignages de salariés à bout (climat anxiogène, états dépressifs, crises de larmes) et une érosion des collectifs de travail, caractérisée par des formes de défections temporaires (arrêts maladie) ou définitives (“vagues de démissions”). […] Un style de management agressif émanant de membres du top management, utilisant des techniques et des leviers de gestion délétères, se serait progressivement banalisé ».

    La direction madrilène décide de tout

    L’intérêt de ce rapport, c’est qu’il cherche à comprendre la source principale de cette souffrance au travail. Une source qui réside dans l’hypercentralisation des décisions. Perpétuel changement de stratégie, mauvaise information du personnel, brutalité hiérarchique : le rapport pointe une cascade de dysfonctionnements.

    Mais la note dominante des entretiens que les enquêteurs ont pu réaliser auprès de trente-six salarié·es, c’est l’éloignement de la direction. Car, visiblement, la direction d’Iberdrola France ne dispose d’aucun pouvoir. Tout vient de Madrid, et tout redescend de Madrid. C’est en tout cas le leitmotiv que le cabinet Physiofirm a entendu au cours de ces entretiens.

    « On a une direction fantoche qui ne fait que relayer les informations de l’Espagne », a confié un premier salarié. « Quand on a des membres de la direction France, qui sont quand même censés projeter l’entreprise sur l’ensemble de la France, qui vous disent ouvertement qu’ils ne sont que des passe-plats, c’est fou », s’est inquiété un autre.

    Comme la direction madrilène décide de tout, sans connaître tous les méandres du droit social français, il lui arrive de prendre des décisions qui sortent du cadre légal. Explication du rapport : « Cette différence entre les cadres juridiques est importante, puisqu’il apparaît que de nombreuses décisions stratégiques importantes sont décidées par le siège espagnol. Or, de nombreux salariés ont indiqué que le siège ne semble pas avoir une réelle connaissance du cadre légal français et de ses contraintes. »

    Décryptage d’un salarié : au siège, « en Espagne, ils n’ont pas de connaissance du droit français. Là-bas, ce n’est pas aussi compliqué. Par exemple, pour la participation qui est obligatoire en France, en Espagne, ils ne connaissent pas ce système. Ça rajoute des délais supplémentaires pour toute discussion, le temps que l’Espagne comprenne, qu’ils fassent de leur côté les recherches et qu’ils demandent à leurs avocats si effectivement il y a des obligations du côté du droit du travail en France ».

    Les enquêteurs du cabinet d’expertise confirment que ce sentiment des salarié·es est fondé : « À ce titre, l’annonce réalisée par Iberdrola de la vente à venir de l’activité onshore, effectuée lors du séminaire d’été 2025 à l’ensemble des salariés, soit plusieurs mois avant l’information-consultation officielle du CSE, tout comme l’annonce officielle de l’entreprise de la conclusion d’un accord pour la vente de cette activité via son communiqué de presse relayé sur son site internet le 21 novembre, là encore avant l’information-consultation officielle réalisée à partir du 27 novembre 2025, pourrait de ce fait constituer un délit d’entrave. »

    À lire ce rapport, on comprend donc vite que c’est une remarque terrible d’un salarié, recueillie par Physiofirm, qui résume le mieux le comportement de la direction espagnole du groupe en même temps que le ressenti des salarié·es français·es : « Iberdrola France, c’est juste un comptoir colonial de l’Espagne. »

    mediapart

  • Une ingénieure dénonce

    Il est question du photovoltaïque et de l’enfumage de l’agrivoltaïque

    Valentine Grunwald ingénieure « génie énergétique environnement » a travaillé plusieurs mois au sein d’une société qui met en place des centrales photovoltaïques. Elle est embauchée suite à un stage où on lui demandait d’examiner des projets sur sols dégradés, toitures… Une fois le stage terminé, l’entreprise l’embauche et lui confie alors des projets plutôt sur des terres agricoles. Elle doit chercher des terres qui intéresse le promoteur et contacter les propriétaires pour les convaincre de l’intérêt du photovoltaïque sur leurs sols. 

    Elle quitte l’entreprise dégoûtée par les méthodes malhonnêtes et souvent brutales utilisées pour avoir l’accord des agriculteurs pour de telles installations chez eux.

    Depuis, elle milite contre cette énergie dite renouvelable en aidant collectifs et associations à se battre avec entre autres ses arguments et analyses. Elle dénonce l’imposture de l’agrivoltaïsme et l’impasse du photovoltaïsmedansun monde néo-colonisateur, soutenu par le gouvernement et le système capitaliste, mais aussi les dangers sur l’environnement, la biodiversité souvent mal-connus.

    Dans cet article de la revue Silence, elle donne un aperçu très complet des aspects néfastes de la production industrielle de cette énergie en pleine expansion, notamment à cause du manque d’études sérieuses sur les diverses conséquences déjà prévisibles (impact sur la température, sur l’eau, sur la biodiversité, la faune sauvage, les insectes…) et les paysages.

    On peut l’écouter sur radio Zinzine 

    Plus d’info sur les raisons d’être contre l’agrivoltaïsme, un article intéressant de Valentine Grunwald

    Les moutons rêvent-ils de panneaux photovoltaïques ?

    L’imposture de l’agrivoltaïsme et l’impasse du photovoltaïsme.

    toutesnosenergies.fr

  • Contre un projet d’éoliennes en Limagne

    Habitants et élus mobilisés

    En Limagne, opposition à un projet d’éoliennes sur les communes de Thuret, Surat, Les Martres-sur-Morges et Sardon.

    Dans le Puy-de-Dôme, des habitants de Limagne se mobilisent contre l’installation d’un parc éolien sur les communes de Thuret, Surat, Les Martres-sur-Morges et Sardon. Un projet porté par l’entreprise Neoen dont on sait encore peu de choses.

    Pour l’instant, seul un mât de mesure du vent d’une centaine de mètres installés au milieu des champs sur la commune de Surat, dans le Puy-de-Dôme, témoigne de la possible installation d’un parc éolien. « Imaginez une dizaine d’éoliennes, de hauteur double du mât de mesure« , détaille Jacques Bauvir, habitant de la commune et membre de l’association Aler (Association Limagne environnement ruralité) qui projette déjà l’impact visuel au milieu de cette plaine dégagée, sur fond de chaîne des Puys – faille de Limagne, classée au patrimoine mondial de l’Unesco.

    Comme lui, Stéphanie Boisset, habitante de Thuret a découvert le projet en début d’année lorsque l’entreprise Neoen dépose dans sa boîte aux lettres une newsletter montrant un périmètre d’implantation possible, sur les communes de Thuret, Surat, Les Martres-sur-Morges et Sardon, prenant en compte la distance légale de 500 mètres des habitations. A part ça, rien ne filtre puisque l’entreprise négocie seulement avec les propriétaires qui accepteraient une éolienne sur leur terrain.

    Jacques Bauvir devant le mât de mesure préalable à l’installation d’éoliennes. Cet habitant de Surat fait partie des opposants au projet. © Radio France – Juliette Micheneau

    « Pourquoi gâcher un tel paysage« , se dit immédiatement Stéphanie Boisset qui s’inquiète aussi des impacts sur la santé, « le fond sonore, l’aspect visuel avec l’effet stroboscopique« , l’impact aussi sur la biodiversité et les oiseaux protégés de la plaine de Limagne.

    Nous avons contacté Neoen, le porteur de projet ne veut pas communiquer à ce stade. Les résultats des premières études sont attendues sous peu mais pour les opposants assurent que s’installer en Limagne est un non sens. « Il suffit de regarder la carte des vents sur toute la France, nous sommes dans une zone les moins ventées. Ou il n’y a pas assez de vent, ou il y en a trop », selon Stéphanie Boisset, les éoliennes ne fonctionneraient que 20% du temps.

    Ces habitants dénoncent aussi des projets éoliens dopés aux subventions de l’Etat alors que l’entreprise Neoen est certes française mais détenue quasi intégralement par un gestionnaire d’actifs canadien.

    Une demande d’autorisation envisagée en 2027

    Quant aux quatre communes concernées, leurs maires s’opposent aujourd’hui aux éoliennes. Marc Conçu, maire de Thuret espère d’ailleurs faire voter une résolution en ce sens par son conseil municipal. Pour lui, les compensations financières promises par l’opérateur « sont dérisoires au regard des effets négatifs que pourrait avoir l’installation des éoliennes. »

    Ces maires, ainsi que la population seront consultés si Neoen dépose une demande d’autorisation, possiblement en 2027, sachant que c’est la Préfète du Puy-de-Dôme qui aura le dernier mot pour autoriser ou non le projet. L’entreprise envisage ensuite une mise en service en 2032.

    Les opposants, eux, se mobilisent avec une pétition en ligne et une marche au départ des quatre communes le dimanche 14 juin , en direction du fameux mât de mesure.

    Ici Puy-de-Dôme

  • Non au projet éolien inepte de Laplaigne

    Pétition : non à un projet éolien qui coche toutes les mauvaises cases et porterait un grave préjudice au Parc Européen des Plaines Scarpe Escaut

    Cette pétition a été adoptée à l’unanimité lors du Conseil d’Administration de FNE Hauts de France du 11 mai 2026.
    Nous vous demandons DE BIEN VOULOIR LA SIGNER ET LA PARTAGER AFIN D’EXPRIMER EN NOMBRE NOTRE REFUS DE VOIR LA BIODIVERSITE FORTEMENT REDUITE au sein d’un Parc Naturel Européen POUR UN PETIT GAIN D’ENERGIE ELECTRIQUE.
    Réduire la crise climatique au seul enjeu énergétique nous conduit inévitablement dans une impasse, car ENJEU CLIMATIQUE ET ENJEU BIODIVERSITE SONT INTERDEPENDANTS
    Parc Européen des Plaines Scarpe Escaut
    8 novembre 2022, présentation publique du projet: une très forte opposition citoyenne se fait entendre, de la part d’habitants riverains, de naturalistes et d’élus, aussi bien français que belges, car il se situe près de la frontière franco-belge et au cœur du PEPSE.
    4 septembre 2023, Monsieur Bruno Mat, codirecteur de VENTIS, déclare à Monsieur Jean Claude Brunebarbe, président de L’iris sauvage, administrateur de FNE HdF: « l’EIE est terminée concernant Faune et Flore, elle a été transmise au DNF, il n’y a aucune espèce rédhibitoire »…
    15 avril 2026, Atelier public de restitution des résultats de l’ EIE (Etude des Incidences Environnementales) à Laplaigne.
    Nous apprenons que :
    1 – le projet a été réduit de 5 à 4 éoliennes, l’éolienne la plus proche du Grand Large de Péronnes est retirée du projet,
    2 – le fleuve Escaut est reconnu comme couloir migratoire MAJEUR,
    3 – sont prévus des plages horaires d’arrêt des éoliennes lors des arrivées et départs des laridés (mouettes, goélands…) sur leur dortoir du Grand Large de Péronnes, et des arrêts automatiques à la détection d’approches de vols migratoires, .
    4 – des mesures d’évitement des nombreuses espèces de chauves-souris détectées en présence permanente ou en passage migratoire sont prévues.
    Le projet semble ainsi se conformer à la séquence ERC: Eviter , Réduire, Compenser.
    En réalité, aucunes mesures d’évitement, de réduction ou de compensation ne pourraient rendre ce projet acceptable, tant les atteintes à la faune et au paysage seraient considérables.
    Comment ?
    Les pertes sur la faune seraient très conséquentes malgré les mesures annoncées pour les éviter ou les minimiser, parce que:
    un territoire très riche en espèces diverses, placé le long de l’Escaut, dont l’étroite vallée depuis Tournai jusqu’au site choisi est reconnue couloir migratoire majeur,
    un corridor biologique: la rivière La Grande Ruisselle prend sa source en France dans la Forêt domaniale de Flines lez Mortagne, traverse la frontière puis La Plarie, où 3 stations de pompage la rejettent dans l’Escaut. Elle fait le lien entre plusieurs zones humides locales, les coupures de Hollain et de Bléharies, en Belgique, et les marais de Roeux et des Mortiers en France,
    – La Plarie, site sur lequel voudrait s’implanter le projet, répertorié SGIB 2466, Site de Grand Intérêt Biologique, longe la rive droite de l’Escaut. C’est le territoire de chasse du Grand Duc d’Europe,
    Site entouré aux quatre horizons de Zones Natura 2000, SGIB et ZHIB :
    Coupure de Hollain SGIB 276, Site de Grand Intérêt Biologique, et ZHIB 6438, Zone Humide d’Intérêt Biologique,
    Coupure de Bléharies SGIB 279, et ZHIB 6319
    Rieu des Prés SGIB 2483,
    Prés Monchelet SGIB 2485
    Fond de la Grande Ruisselle SGIB 2486
    Pré humide du Grand Large SGIB 1889
    Sablière du Bois de Fouage SGIB 674
    Bois du Grand Large SGIB 2464
    Aérodrome de Maubray SGIB 675
    et en France un immense espace de 13028 ha, longeant et entourant l’Escaut, classé Natura 2000 FR 3112005, comprenant la Forêt de Flines lez Mortagne, qui se prolonge par les Bois de Lanchon et de Péronnes jusqu’aux abords immédiats de La Plarie. Plusieurs espèces de rapaces (toutes protégées) comme la Bondrée apivore, l’Autour des palombes, la buse variable, les Faucons crécerelle et hobereau, l’Epervier … se reproduisent dans cette forêt, leurs territoires de chasse englobent La Plarie.
    Présence de la Couleuvre helvétique
    Après 30 années de disparition supposée la Couleuvre helvétique a été retrouvée en 2024 lovée sur la chaussée bétonnée rive droite de l’Escaut, en bordure ouest de La Plarie. Les chemins d’accès bétonnés reliant les éoliennes présenteraient un risque d’écrasement pour elle, alors qu’elle signe sa réapparition dans le secteur.
    Le couloir migratoire de l’Escaut est en pleine recrudescence après deux siècles d’amoindrissement, par exemple:
    les cigognes blanches, disparues de Belgique dans les années 1950, et du nord de la France depuis bien plus longtemps – dernières nidifications à Valenciennes vers 1850 – passent plus nombreuses chaque année, par groupes de plusieurs dizaines et parfois centaines, et commencent à nicher dans les environs immédiats. Nidification en 2025 à Condé sur Escaut, et tentative à Flines lez Mortagne en 2025 par un oiseau mâle stationnant de début octobre 2024 à fin mars 2025 sur une plate forme spécialement aménagée en lisière nord du Vivier de Rodignies; bagué au nid au zoo de Plankendael, 2 ans, immature…
    les cigognes noires passent aussi en nombre croissant, groupe de 5 oiseaux en migration, vus à l’envol rive gauche de l’Escaut, au sud de La Plarie, en août 2024, d’autres vues sur le domaine de Your Nature et en lisières de la forêt de Flines lez Mortagne en 2025. Suspicion de nidification en forêt de Saint Amand les Eaux en 2025. Il est certain qu’elles nicheront prochainement dans les forêts humides environnantes, et la Plarie sera un de leurs territoires de chasse.
    2 Pygargues à queue blanche juvéniles stationnant à Chabeau Latour (Condé sur Escaut) en avril 2026, et au Marais d’Harchies, site RAMSAR belge, contigu au site RAMSAR français.
    Balbuzard pêcheur, en passage régulier
    Elanion blanc, vu en 2025,
    plusieurs mentions de Milan royal, vus en 2026
    quantité de passereaux en bandes migratrices nombreuses : Chardonneret, Pinson du Nord, Tarin des aulnes…
    Cumul d’impacts
    Les champs éoliens de Saint Maur, et Fontenoy, installés sur les coteaux rive gauche et rive droite de l’Escaut en amont de Tournai, qui voyaient passer cigognes et rapaces en migrations, dorénavant ces champs éoliens resserrent les bandes d’oiseaux migrateurs sur le lit majeur de l’Escaut jusqu’ à Antoing, entre les coteaux, aggravant ainsi le risque de collisions sur ces éoliennes qui seraient placées le long de l’Escaut.
    Sous évaluation des impacts, discours qui anesthésie l’opinion
    Voir la brochure “Les éoliennes: questions & réponses”
    page 15 “ Quel est l’impact des éoliennes sur les chauves-souris? “
    “ […] mise en place de mesures dites d’atténuation.[….] Ces mesures permettent d’éviter 95% des contacts avec les chauves souris…”
    L’emploi du mot “atténuation” indique bien que la suppression totale des impacts est impossible. On admet donc 5% de “contacts” , euphémisme qui évite de parler de collisions mortelles. Et même si la chauve-souris n’est pas touchée par la pale, cette dernière provoque une dépression de l’air qui fait imploser les poumons de l’animal, c’est le barotraumatisme.

    “ Des développements technologiques pour améliorer ces bilans sont en cours de test, notamment, l’émission d’ultrasons pour effaroucher les chauves-souris tout en permettant aux éoliennes de continuer à tourner. ”
    “effaroucher”, nouvel euphémisme, pour éviter de dire que l’animal est chassé de son territoire ! et comment évaluer le dommage causé par ces ultrasons sur une oreille si sensible qu’elle permet à la chauve-souris de se guider vers la proie par écholocation, en captant le retour des ultrasons qu’elle émet?
    “A cela s’ajoutent des mesures de compensation environnementale: plantation de haies et d’alignements boisés, installation de prairies humides,…qui fournissent aux chauves-souris des habitats de chasse et des zones de nourrissage à l’écart des éoliennes.
    <strong>Ces mesures de compensation environnementale ne seront jamais à la hauteur du dommage provoqué.
    Où trouver les espaces nécessaires, alors que La Plarie offre une surface de presque 200 ha couverte en majeure partie de végétation palustre indigène, la mégaphorbiaie, encore présente sous les peupleraies, indemne de pesticide et engrais, qui entretient une population très importante d’insectes proies des chauves-souris qu’on ne retrouvera pas. La pression foncière du besoin de surfaces à bâtir et à cultiver est telle en Belgique qu’une compensation réelle en surface est illusoire.
    Et ces aménagements compensatoires sur une surface réduite mettront très longtemps avant d’être réellement fonctionnels. L’Homme ne répare pas les dégâts qu’il provoque en aménageant la nature, car cette nature met des siècles à produire ses biotopes riches et diversifiés.
    pages 16-17 “ Les éoliennes sont-elles dangereuses pour les oiseaux? “
    “Certaines espèces ne perçoivent pas l’éolienne en rotation comme un danger et risquent donc d’entrer en collision.[…] C’est le cas, par exemple, du milan royal ou de la cigogne noire. Les couloirs migratoires font également l’objet d’une grande attention. [….]
    « Ajoutons qu’il existe des détecteurs qui permettent de prévoir à distance l’arrivée de vols migratoires, ce qui permet de mettre à l’arrêt les éoliennes, le temps du passage des oiseaux sur le site. En Wallonie, ce type d’outil doit encore être testé et être validé en termes de résultats pour les espèces sensibles.”
    Alors pourquoi s’obstiner à vouloir installer des éoliennes dangereuses pour beaucoup d’espèces, et particulièrement les plus sensibles comme les chiroptères, le Milan royal et la Cigogne noire, sur un site aussi bien pourvu?!
    Sur l’aspect paysager
    – Covisibilté et sensation d’encerclement par les éoliennes de Saint Maur et de Fontenoy, en fonctionnement, et celles en projet sur la Plarie, vues depuis la rive sud du Grand Large de Péronnes, alors que la Route paysagère, arrivant de Péronnes, tracée par le PNPE, Parc Naturel des Plaines de l’Escaut, passe le long du site de La Plarie.
    La vue bucolique depuis la digue sud du Grand Large sur les prairies et boisements adjacents, avec le chemin rural qui en descend, invite à s’y aventurer pour ensuite parcourir l’ancienne digue de retenue des inondations de l’Escaut: tout cela serait affecté par les 4 éoliennes prévues. Idem de la voie sur berge rive droite de l’Escaut, la vue sur La Plarie serait gâchée.
    Le paysage est une composante essentielle du PNPE, comme du PNRSE, rassemblés dans le PEPSE. Le dommage serait irréparable.
    Sur la faune locale autour et sur La Plarie
    • Les 4 Eoliennes restantes sont placées en plein sur le passage des Laridés (mouettes, goélands…) venant de France en suivant l’Escaut et coupant au-dessus de La Plarie pour gagner directement, ou quitter, l’énorme dortoir du Grand Large de Péronnes (plusieurs milliers d’oiseaux). Ces passages durent jusqu’à 2 heures, et non une demi-heure, temps d’arrêt programmé pour les éoliennes afin d’éviter les collisions, annoncé par l’EIE.
    • La suppression de l’éolienne placée au plus près du Grand Large ne diminue en rien la probabilité de collisions, les laridés volant sur un couloir très large au dessus de La Plarie, pour gagner le Grand Large de Péronnes.
    • La Plarie, territoire de chasse des rapaces diurnes et nocturnes et de nombreuses espèces de chiroptères (Chauves-souris)
    Rapaces diurnes: Buse variable, Autour des palombes, Bondrée apivore, Faucon crécerelle, Faucon hobereau, Faucon pèlerin, Epervier, Balbuzard pêcheur.
    Rapaces nocturnes: Grand duc, Moyen duc, Chouette hulotte, Chouette effraie, Chouette chevêche.
    Chiroptères :
    Ils présentent des populations très diversifiées en espèces et nombreuses, à la fois sur le site de La Plarie et tout autour, particulièrement sur les digues Sud et Est du Grand Large, les Coupures de Hollain et Bléharies, et la Grande Ruisselle:
    Les 4 espèces de Pipistrelles, la Sérotine commune, les Noctule commune et de Leisler, le Murin des marais (espèce nordique très rare car atteignant ici la limite méridionale de son aire de répartition), et 5 autres espèces de Murins, l’Oreillard roux.
    Certaines sont migratrices au long cours comme la Pipistrelle de Nathusius, et le Murin des marais, et donc encore plus sensibles aux éoliennes car volant plus haut en passage migratoire.
    Des sites d’hivernage très importants existent en France de l’autre côté de la frontière, dont un à proximité de La Plarie. Les transits entre sites d’hivernage, sites de mises bas/élevage des jeunes, et sites de swarming (rencontres entre mâles et femelles pour accouplement, pouvant regrouper plusieurs espèces et des centaines d’individus) peuvent passer au-dessus ou à travers La Plarie.
    • Quantité d’oiseaux divers: Tourterelle des bois, Loriot, Héron cendré, Grand Aigrette , Aigrette Garzette, Héron garde bœufs, Héron Butor et Bouscarle de Cetti (qui marquent aussi le caractère humide du site)…
    Sur le risque d’inondation
    En cas de tempête extrême liée au dérèglement climatique avec vents et pluies hors normes, entraînant débordement de l’Escaut, simultanément avec coupure de courant et arrêt des 3 pompages de La Grande Ruisselle, l’inondation serait très dommageable aux éoliennes et risquerait de les déstabiliser. La surface du bief de l’Escaut tout proche est à 15m d’altitude, certaines parties de La Plarie sont à 12m, les éoliennes sont placées au maximum à 14m, certaines en dessous.
    Pourquoi placer des éoliennes si bas alors que les plateaux environnants sont entre 30 et 70m d’altitude, où les vents sont plus puissants ?
    Sur les conséquences néfastes auxquelles s’attendre en France
    Une grande partie du PNRSE est classée RAMSAR, jusqu’à la frontière, et l’on trouve, touchant à la frontière les zones ZICO, Zones d’Importance Communautaire pour les Oiseaux, ZPS, Zone de Protection Spéciale, et ZNIEFF, Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique. A Flines lez Mortagne, tout près de l’Escaut, le Vivier de Rodignies, ZNIEFF, deviendra bientôt une RNR, Réserve Naturelle Régionale (EP en cours). On y voit stationner les cigognes blanches depuis des décennies.
    Les migrateurs passent au-dessus de l’Escaut et de son affluent la Scarpe. Ces cours d’eau longent de nombreuses zones humides qui justifient le classement RAMSAR du territoire. Les populations d’oiseaux d’eau seraient fortement affectées par ce parc éolien sur La Plarie.
    Bon à savoir : Une zone humide capte le carbone atmosphérique, moins que l’océan, mais mieux qu’une forêt. Voir le site de Wetlands International
    Rappelons que pour FNE l’énergie éolienne est bienvenue, à condition que les éoliennes ne soient pas placées sur un couloir migratoire, ou une zone humide, un corridor biologique, à proximité d’une ZPS, d’une ZICO, tout contre un territoire RAMSAR!
    Voir son EOLOSCOPE chapitre BIODIVERSITE, pages 30-31-32.
    https://fne.asso.fr/publications/eoloscope-terrestre  
    Pour toutes ces raisons, nous ne voyons qu’une seule et unique réponse à ce projet inepte, son abandon pur et simple.
    L’ Humanité a tout autant besoin de biodiversité que d’énergie pour assurer sa survie. La biodiversité est en chute libre – on parle de sixième extinction de masse sur la Terre – l’ Eolien ne peut faire l’impasse sur sa protection.
    Réduire la crise climatique au seul enjeu énergétique, nous conduit inévitablement dans une impasse, car enjeu climatique et enjeu biodiversité sont interdépendants.
    Les sites comme celui de la Plarie doivent être strictement mis à l’abri de toute agression.
    Pour France Nature Environnement Hauts de France
    Jean Claude Brunebarbe
    Administrateur de FNE HdF
    Voir la brochure « Eoliennes, questions et réponses » de RESCOOP WALLONIE.
    https://www.rescoop-wallonie.be/wp-content/uploads/2022/08/brochure-eoliennes-questions-reponses-2022-web.pdf  
    Eoloscope terrestre de FNE
    https://fne.asso.fr/publications/eoloscope-terrestre  

    Texte de la pétition

    Parc Européen des Plaines Scarpe Escaut
    Nous, signataires de cette pétition, voulons exprimer notre vive opposition contre le projet éolien de Laplaigne 7620 Brunehaut Belgique, sur le lieu dit La Plarie, présenté par la société VENTIS et le collectif citoyen C.L.E.F.

    https://www.cyberacteurs.org/cyberactions/nonauprojetynolienineptedelaplaigne-8369.html
  • Dans la Voix du Nord

    Une centaine de personnes réunies pour dire « non » aux éoliennes 

    Une petite centaine de personnes s’est postée devant la mairie de Bachant pendant le conseil municipal.

    Bachant. Mercredi soir, habitants et associations ont manifesté contre le parc éolien   devant la mairie. Au même moment, les élus se sont prononcés en faveur du projet,   dans le cadre de l’enquête publique qui s’achève le 26 juin. 

    Pancartes levées bien haut, ils sont une petite centaine à reprendre en chœur : «  Non aux éoliennes ! Non aux éoliennes ! »

    Mercredi soir, les opposants à la Grande Fâche se sont postés au pied de la mairie de Bachant pour manifester leur mécontentement. Derrière les portes de l’hôtel de ville, les élus, réunis en conseil municipal, étaient appelés à se prononcer sur ce projet de parc éolien. Et l’ont fait favorablement, comme c’est le cas depuis ses prémices, il y a sept ans. Chiffré à trente millions d’euros, il est composé de cinq appareils, et devrait voir le jour en 2029 entre Bachant et Saint-Rémy-Chaussée.

    «  On s’interroge sur les conséquences pour la santé des riverains, l’impact sur les animaux et notamment les oiseaux », énumère Christine Lefebvre. À la tête de l’association CpaBoSa, la Bachinoise vit dans le quartier du Malakoff, non loin de la plaine où s’élèveront les éoliennes destinées à alimenter en électricité 18 000 personnes.

    Maryse, 72 ans, elle, tempère. «  Je ne suis pas contre, mais à condition que les habitants soient respectés. Les 500 mètres de distance avec les premières habitations ne sont pas suffisants, jauge cette habitante de Bachant . La question de l’argent n’est pas la plus importante. »

    Retombées fiscales

    Selon le maire de Bachant, la commune obtiendrait 80 000 € de recettes fiscales, chaque année, sur les 230 000 € à destination des collectivités. Une somme que Boralex avait annoncée, précisant que le projet était chiffré à 30 millions d’euros. «  Cet argent nous servira à refaire les voiries, à entretenir les bâtiments publics, à aménager le parc de la commune. Je respecte les personnes qui sont contre le projet mais il faut aussi respecter ceux qui sont pour », estime David Zélani qui a toujours défendu corps et âme l’installation, au nom des retombées économiques et de la «  lutte contre le réchauffement climatique ».

    Le vote du conseil municipal, comme la manifestation, n’arrivent pas par hasard : l’enquête publique qui permet de s’informer et de se prononcer sur le sujet est en cours depuis le 26 mai, jusqu’au 26 juin. À ce sujet, toute personne, collectivité ou association concernée, de près ou de loin, par le parc éolien peut y apporter sa contribution.

    «  Nous allons faire part de toutes nos remarques », assure Christine Lefebvre. Une procédure qui ne modifiera toutefois par le projet porté par l’industriel canadien Boralex. Charge ensuite à la préfecture de donner son autorisation ou non, laquelle pourra éventuellement être soumise à des recours.

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    Un promoteur désireux d’installer de nouvelles éoliennes à Dohem, Avroult, Saint-Augustin, Mametz, Ecques…

    La société Alterric a organisé le mois dernier une journée porte ouverte sur son site de Pihem pour tenter de séduire les élus concernés par des projets éoliens. Un mât de mesures récemment installé à Dohem annonce d’ailleurs notamment un projet envisagé sur cette commune, à Cléty et Avroult. 

    Courant mai, un mât de mesures a été installé au milieu des champs à Dohem, en limite avec Cléty et Avroult, le long de la chaussée Brunehaut et de la route vers Fauquembergues. Le signe qu’un développeur de parc éolien souhaite s’implanter dans le secteur, dont on sait qu’il est propice à ce genre d’énergie puisque des éoliennes ont déjà poussé dans les environs, de Remilly-Wirquin à Delettes, en passant par Pihem ou Fauquembergues.

    Consultez l’actualité en vidéo

    Ce mât a été posé par la société Alterric. Il fait 100 mètres de haut, de façon à aller chercher les mesures là où les éoliennes sont censées se fournir en vent. « Les instruments disposés permettent de vérifier la présence, la continuité et le sens du vent, explique Alexia Carrette, responsable de projets, chez Alterric. Il sera utilisé sur une année pour s’assurer des données dans le temps. » Des micros placés sur le mât permettent aussi d’évaluer la présence des chauves-souris dans le périmètre du projet. Et si oui ou non cette présence est susceptible de contrarier la pose d’éoliennes. La présence du mât est aussi un indicateur que « l’étude environnementale a commencé », complète Alexia Carrette. Tout en sachant aussi que les accords fonciers sont assez nombreux pour justifier l’engagement du projet.

    Alterric a l’espoir de monter au moins trois nouvelles éoliennes sur les communes d’Avroult, de Dohem, voire aussi de Cléty, le long de la D 928. Elle devra se battre contre une association, Vent libre, basée à Avroult, qui a fait circuler dès juillet 2025 une pétition appelant à l’arrêt d’implantations sur ce secteur. Sur le site Internet change.org, elle compte aujourd’hui 1 050 signatures. Les conseils municipaux s’étaient prononcés contre le projet l’an dernier, le maire de Cléty jugeait notamment que ça « n’était pas avantageux d’avoir des éoliennes sur le sol de la commune ».

    Les autres projets en vue

    La société Alterric est très présente sur le secteur. Elle envisage déjà l’extension du parc de Pihem, pourtant vieux de seulement deux ans, en le déportant vers Cléty et Bellinghem : « On doit reconduire une partie des études. » Le dossier administratif serait déposé en fin d’année pour une mise en service potentiellement en 2030. De quatre machines, le parc pourrait passer à au moins trois de plus.

    Alterric a aussi nourri dernièrement un projet de cinq machines à Blessy et Estrée-Blanche, combinées à trois autres à Mametz. Seules les cinq premières sont en bonne voie. « Pour Mametz, on avait l’accord de principe des propriétaires, mais pas celui des élus », raconte Antoine Touillet, chargé de projet. Il s’agit ainsi de prolonger Blessy le long de l’autoroute A26, avec trois machines. Le dossier devrait lui aussi être déposé en fin d’année.

    Deux projets à Saint-Augustin

    En plus de Dohem, un mât devrait être hissé en septembre à Saint-Augustin pour planter des machines, toujours à proximité de l’autoroute, sur les territoires de cette commune et de Bellinghem, comme c’est déjà le cas un peu plus loin en direction de Béthune. Sur ce secteur, l’une des principales difficultés est de prendre en compte le nombre de propriétaires sur le périmètre concerné : « Ils sont nombreux, environ 200 pour Saint-Augustin ; quand on fait des projets dans l’Aisne ou l’Oise, on a trois ou quatre fois moins de propriétaires », explique Antoine Touillet.

    Saint-Augustin pourrait faire l’objet d’un autre projet, à proximité des zones d’activités. Ces zones, situées à Ecques et Saint-Augustin donc, peuvent très bien accueillir de l’éolien, quitte à fournir en énergie les entreprises du secteur, et notamment la plateforme Lidl. Il s’agirait de trois éoliennes, voire plus, en fonction des autorisations. « On se doute que tous ces projets n’aboutiront pas forcément », philosophe Antoine Touillet. Mais Alterric soigne ses atouts pour dégager un maximum d’autorisations.

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    À lire aussi Trois éoliennes à Saint-Hilaire-Cottes ? L’enquête publique se termine

  • X. Bertrand et les éoliennes

    Les tours de passe‐passe pour s’opposer aux éoliennes

    Condamnée en première instance par la justice administrative à récupérer les sommes versées à une association antiéoliennes imaginée par Xavier Bertrand, la région Hauts-de-France vient de voter une nouvelle subvention en sa faveur, persistant envers et contre tout dans son combat contre l’implantation de nouveaux mâts.

    « Je« Je mettrai un terme au développement anarchique de l’éolien qui défigure nos paysages qui font la France. » Voilà plus de dix ans que Xavier Bertrand espère faire tourner le vent en sa faveur. Élu en 2015 à la tête de la région de France la plus dotée en éoliennes, l’ancien ministre a fait de la lutte contre cette énergie renouvelable un combat prioritaire, comme l’a déjà raconté Mediacités.

    Mais, en tant que président de région, Xavier Bertrand n’a pas forcément toute la latitude qu’il souhaiterait pour peser de tout son poids contre l’implantation d’éoliennes, celle‐ci étant du ressort de l’État. Ses nombreux courriers d’opposition envoyés au préfet étant restés sans effet, Xavier Bertrand relance sa campagne en 2021, avec une idée claire. « La région est en mesure d’avoir comme partenaire une fédération d’associations antiéolien. Nous allons financer ces associations pour qu’elles engagent des actions en justice pour retarder et empêcher les projets », avance‐t‐il au micro de France 3.

    C’est ainsi que naît, début 2022, la fédération Stop éoliennes Hauts‐de‐France, dont la particularité est d’être très largement financée dès sa création… par la région, qui lui fournit près de 80 % de ses ressources. Sur le modèle pensé par Xavier Bertrand, elle s’organise pour attaquer en justice les décisions d’implantation d’éoliennes, en finançant les recours de collectifs locaux ou de particuliers concernés à hauteur de 50 %, et en leur fournissant des montages visuels.

    La justice annule les subventions versées entre 2022 et 2024

    « Nous n’avons pas de levier pour aller contre un projet. Voilà pourquoi nous soutenons financièrement cette fédération », résume Christophe Coulon, vice‐président du conseil régional et proche de Xavier Bertrand, dans les colonnes de L’Union, en 2022.

    Saisi par l’actuelle présidente du groupe des socialistes, communistes et apparentés, Sarah Kerrich‐Bernard, et par son prédécesseur devenu sénateur Alexandre Ouizille, ainsi que par les élus régionaux du groupe écologiste qui soutiennent tous que cette « subvention ne répond à aucun intérêt public régional »le tribunal administratif de Lille leur a récemment donné raison. Le 30 mars 2026, il a annulé la délibération de 2022 décidant le versement annuel de subventions régionales à cette fédération.

    Ce revers juridique ne décourage en rien Xavier Bertrand. La région a non seulement fait appel de la décision, mais elle a voté en commission permanente, le 28 mai, un nouveau versement de 50 000 euros à Stop éoliennes Hauts‐de‐France pour l’année 2026. Un choix immédiatement dénoncé par les écologistes et les socialistes, qui ont annoncé former un autre recours.

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    Une nouvelle subvention en débat

    La commission permanente du conseil régional des Hauts‐de‐France a adopté sans surprise, jeudi 28 mai, une nouvelle subvention de 50 000 euros au bénéfice de l’association Stop éoliennes Hauts‐de‐France pour l’année 2026. Les représentant·es écologistes, socialistes et communistes ont voté contre, là encore sans surprise. Mais le sujet a été jugé si important qu’il sera encore au menu de la prochaine séance plénière, le 26 juin.

    Pour les élu·es écologistes, Thomas Hutin s’est élevé contre cette aide, alors que les précédentes ont été annulées par le tribunal administratif de Lille, jugeant que ces 50 000 euros supplémentaires auraient été « bien utiles à des associations réellement agréées pour la protection de l’environnement ». « Vos combats idéologiques mortifères, vous ne pouvez les mener avec de l’argent public régional », a t‐il cinglé en direction de Xavier Bertrand. Lequel l’a renvoyé aux autres « combats idéologiques » de l’ancienne présidence écologiste de la région.

    La socialiste Sarah Kerrich‐Bernard s’est quant à elle déclarée « surprise » par cette délibération. Interpellant le président de la région, elle a rappelé que « l’institution régionale [avait] le devoir de récupérer les sommes versées annulées par la justice » et qu’elle « veillerai[t] à ce que ce soit bien fait par [ses] services ». Elle a également annoncé qu’avec les élu·es écologistes et communistes, elle attaquerait la nouvelle subvention.

    La menace n’a manifestement pas ému Xavier Bertrand. La nouvelle délibération serait en effet « radicalement différente de celle de 2022 », a t‐il affirmé, et tiendrait compte « d’éléments apparus lors de la procédure introduite devant le tribunal administratif ». Le président a listé pas moins de six différences susceptibles de convaincre cette fois la justice. « Cette fédération n’est pas climatosceptique, a martelé Xavier Bertrand. Nous ne sommes pas climatosceptiques. On est juste anti‐saturation. »

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    Ces derniers rappellent que l’appel interjeté par la région n’étant pas suspensif, elle doit dès à présent faire les démarches pour récupérer l’ensemble des sommes versées (soit 170 000 euros). « Les élus ont interpellé Xavier Bertrand pour savoir s’il a bien engagé les démarches nécessaires, sans réponse à ce jour », précisent les élu·es écologistes dans un communiqué.

    Bénédicte Coste Leclerc, figure du mouvement antiéolien

    Reste que, derrière cette bataille politique, se cache une problématique bien réelle. Trois départements de la région Hauts‐de‐France, la Somme, l’Aisne et le Pas‐de‐Calais, figurent sur le podium national des plus dotés en éoliennes, avec des installations parfois concentrées sur des territoires resserrés.

    La direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) justifiait cela en 2022 par le fait que la région est « un territoire attractif et compétitif pour développer la filière », puisqu’elle « présente des conditions propices à la bonne rentabilité des éoliennes, du fait de la force, de la fréquence et de la régularité des vents ».

    À ce jour, selon l’Observatoire régional de l’éolien lancé par la région, les Hauts‐de‐France comptent 2 486 mâts en activité, 694 en cours de construction et 505 en cours d’instruction. Des chiffres en nette augmentation depuis 2010.

    Cette densité a favorisé l’émergence de petits collectifs locaux, une soixantaine, désormais réunis au sein de la fédération. Parmi eux, l’Association samarienne de défense contre les éoliennes industrielles, présidée par Bénédicte Coste-Leclerc de Hauteclocque, la petite‐fille du maréchal Leclerc.

    Agricultrice, cheffe d’entreprise et adjointe au maire de Tailly, dans la Somme, elle s’est illustrée en poursuivant le combat de son père contre l’implantation d’éoliennes autour du château de Tailly l’Arbre-à-Mouches, où elle réside. Un combat qui finit par décrocher une victoire, puisqu’elle obtient pour la première fois en 2020 l’annulation d’un projet de huit éoliennes, faisant valoir qu’il aggraverait l’encerclement de son village, déjà entouré d’une cinquantaine de mâts.

    C’est chez elle que se rend Xavier Bertrand, en septembre 2021, pour participer à une « journée contre les éoliennes ». Ce jour‐là, il publie sur ses réseaux sociaux : « Je fais mien le combat de Bénédicte Coste Leclerc de Hauteclocque. En ces Journées du patrimoine, la belle demeure de Tailly rappelle que la préservation du patrimoine est incompatible avec la pollution éolienne. » Quelques mois plus tard, c’est justement Bénédicte Coste Leclerc qui prend la tête de la fédération Stop éoliennes Hauts‐de‐France.

    Stop éoliennes revendique de « lutter contre ces invasions qui endommagent durablement nos campagnes » et « qui tuent des vaches et des oiseaux protégés ».

    En 2024, elle fait son entrée en tant que « personnalité qualifiée » au conseil économique, social et environnemental régional (Ceser), qui donne des avis sur des sujets pour éclairer la politique de la collectivité. La nomination de la présidente de la fédération Stop éoliennes, qui siège au sein de la commission transition énergétique et REV3, ainsi qu’au sein du groupe agriculture, pêche et développement rural, fait une nouvelle fois grincer des dents à gauche.

    Les élu·es écologistes dénoncent le fait que Bénédicte Coste Leclerc partage sur ses réseaux sociaux des contenus climatosceptiques. Mediacités s’est intéressé aux contenus publiés sur la page Facebook de la fédération Stop éoliennes. Outre le relais de pétitions contre des projets d’implantation de mâts, ou le partage d’interviews antiéoliennes, on trouve aussi un lien renvoyant vers une vidéo YouTube intitulée « Le Giec vous ment » ainsi que la promotion de livres ouvertement climatosceptiques.

    Dans Sapiens et le climat, l’essayiste Olivier Postel‐Vinay relativise ainsi le discours médiatique autour du dérèglement climatique en mettant en avant des périodes de réchauffement identifiées à la préhistoire. Dans Impasses climatiques, François Gervais expose « les très nombreuses et très graves contradictions que véhicule ce discours alarmiste sur le climat ». De même, l’ouvrage Climat, la part d’incertitude, de Steven Koonin, nie et minimise l’impact de l’être humain sur l’ampleur du changement climatique.

    En réaction à certains commentaires, la fédération Stop éolienne écrit : « Nous mettrons sur notre page différents documents (même si c’est “interdit”, “tabou”…) que nous jugeons intéressants. Nous ne cherchons pas à nous cacher ni à nous faire aimer de tous. » En janvier 2026, la fédération fait également savoir qu’elle continuera « à lutter contre ces invasions qui endommagent durablement nos campagnes, qui nuisent à notre environnement paysager, à notre patrimoine historique, qui tuent des vaches et des oiseaux protégés ». Sous‐entendu, à lutter contre toute forme d’implantation d’éoliennes terrestres dans la région. 

    En 2025, Bénédicte Coste déclarait auprès du Courrier picard s’être opposée à 321 futures éoliennes en cours d’instruction, avoir défendu 47 dossiers, formé 36 recours devant la justice administrative et réalisé 11 photomontages, pour un montant de 145 000 euros. Elle se réjouissait d’avoir « évité » 150 nouvelles éoliennes en 2024.

    Opposition « systématique » à l’éolien

    C’est ce positionnement politique qui peut interroger dans l’attribution de subventions régionales, sans lesquelles cette association ne pourrait exister. Mediacités était aussi revenu en 2022 sur un curieux traitement de faveur, le projet de délibération allant jusqu’à indiquer que si l’association rencontrait « un problème de trésorerie, la région s’engage[rait] à procéder à l’instruction du dossier de façon prioritaire ».

    Dans leurs recours, les élu·es socialistes et écologistes estimaient que « la fédération Stop éoliennes mène des actions à caractère politique et partisan ». Dans sa décision, le tribunal administratif va dans ce sens. « Il ressort des pièces du dossier, et contrairement à ce que soutient la région Hauts‐de‐France, que cette association n’a pas vocation de promouvoir un développement rationalisé de l’énergie éolienne dans la région, mais de s’opposer systématiquement aux projets éoliens, alors que par ailleurs il ne ressort pas […] que cette association serait agréée au titre du droit de la protection de l’environnement. »

    « Je n’ai jamais nié que certains territoires étaient saturés, c’est une réalité. Mais ils le sont parce qu’il y a un refus absolu de pilotage politique. La région devrait être autorité organisatrice et faire en sorte de favoriser les projets là où ils sont nécessaires et bénéfiques, et les freiner là où il y en a déjà trop », expliquait la conseillère régionale écologiste Katy Vuylsteker au moment de l’audience, comme le rapporte le Courrier picard.

    Le tribunal administratif est aussi revenu sur l’argument de « trop-plein » d’éoliennes avancé par la majorité. Pour lui, cet argument n’est pas de nature « à établir l’existence du phénomène de “saturation visuelle” des paysages régionaux qui pourrait justifier de lutter, de façon systématique, contre le développement de cette énergie ». D’autant que la région « n’a pas pour autant atteint les objectifs qu’elle s’est fixés en termes de consommation d’énergies renouvelables », appuie le juge.

    La justice avait déjà partiellement annulé, en 2023, l’arrêté du préfet validant le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (Sraddet) adopté par le conseil régional en juin 2020. Celui‐ci prévoyait une stabilisation de la production d’énergie éolienne. Le tribunal administratif avait alors souligné que le conseil régional « exclu[ait] l’énergie éolienne terrestre du champ d’application de l’objectif régional tendant au développement des énergies renouvelables et de récupération ».

    Xavier Bertrand, grand défenseur du nucléaire, a toujours dit qu’il préférerait développer des réacteurs à eau pressurisée EPR (un projet est notamment en cours d’étude dans la centrale de Gravelines) plutôt que des éoliennes. Il avançait également son intention de miser sur le solaire, l’hydrolien ou la méthanisation, une énergie pourtant sujette à caution. La question énergétique devrait devenir d’autant plus préoccupante pour le territoire qu’il mise beaucoup sur le développement de l’intelligence artificielle et des centres de données gourmands en électricité dans les années à venir.

    Eden Sakhi Momen (Mediacités)

    Mediapart

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    À lire aussi

    Comment les renouvelables sont devenues les énergies à abattre

  • ESCREBIEUX à la fête de la nature

    Cela se passera à Beaurains, ce dimanche 14 juin, de 10 h à 19 h

    L’association aura un stand dans cet ensemble qui rassemble au moins 40 associations.
    Il côtoiera notamment le collectif ACCAD qui se bat contre la numérisation de la société – cela a un lien avec l’association puisque la numérisation consomme, entre autres, beaucoup d’électricité.

    https://collectif-accad.fr

    Il y aura aussi des associations connues régionalement ou nationalement : le GON, la LPO, WWF, Greenpeace, Méga-canal non merci, ASPAS, l’ADAV…

    Lors de la précédente fête à Beaurains, il y eut environ 1000 visiteurs. L’organisation municipale a été impeccable.

    Une série de panneaux seront exposés ; grâce notamment à une association qui se bat contre ces éoliennes INDUSTRIELLES dans le secteur Linzeux-Willeman, près de Saint-Pol-sur-Ternoise ; mais pas que !

    Nous avons l’intention d’expliquer les enjeux dans la région.

    N’hésitez pas à venir sur notre stand pour discuter, pour proposer, pour faire un premier pas dans l’activité de l’association : il y a tellement à faire dans la réflexion mais aussi et surtout dans l’action.

    Un tract sera distribué. En voici le contenu

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    NON aux éoliennes INDUSTRIELLES dans notre région

    Le gouvernement voudrait tripler la production d’énergie électrique éolien d’ici 2030 !

    Deux projets d’implantation d’éoliennes INDUSTRIELLES sont en cours sur Brebières, Izel-lès-Équerchin et Quiéry-la-Motte (près de Vitry).

    Si ces projets, acceptés par le préfet, se réalisent, ils auront aussi un impact sur les communes voisines. Ils seront le point de départ d’autres implantations jusqu’aux abords d’Arras.

    Notre région continue à être polluée, dénaturée et sacrifiée au profit des industriels éoliens

    Les chiffres le prouvent

    ð 2 476 éoliennes déjà construites en Hauts-de-France ; 10 000 pour toute la France !

    ð Plus de 1000 projets en cours ou en étude !!!

    ð Nombre d’éoliennes au km2 : 0,08 – 4 fois moins en France !

    ð Nombre d’éoliennes pour 100 habitants : 0,04 – 2 fois moins en France ! 

    Et on veut en rajouter ENCORE !!

    Il est URGENT de NE PAS SE LAISSER FAIRE !

    IL FAUT RÉAGIR !!!

    Il y va de la survie de notre environnement rural…

    14 associations se sont créées dans le Pas-de-Calais. Souvent avec l’appui des mairies, elles informent la population et attaquent en justice les projets.

    Seuls, nous ne sommes rien !

    Ensemble, nous pouvons agir !

    Merci pour votre ADHÉSION ET VOTRE SOUTIEN ACTIF

    Pour tout renseignement    0321 50 14 10

    Pour en savoir plus   https://escrebieux-environnement.fr

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    Dans le bulletin municipal de Quiéry, un article est paru en juin.

    En voici le contenu.

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    L’éolien en France : les chiffres de la honte

    Les industriels éoliens et notre gouvernement nous expliquent que les éoliennes sont écologiques… et pourtant, les chiffres démontrent le contraire :

    • Les pales : 12 tonnes chacune en composite non recyclable, elles seront enterrées en fin de vie.
    • Le générateur : il contient 3 tonnes de terres rares en provenance de Chine et 400 litres d’huile avec des risques de fuite et de pollution.
    • La mât et la nacelle : 127 tonnes d’acier et de matériaux qui proviennent de toute l’Europe avec un bilan carbone catastrophique.
    • Le socle : 75 camions de 25 tonnes de béton et 60 tonnes de ferrailles enfouies pour toujours dans le sol.

    Le physicien professeur émérite à l’Université de Tours, François Gervais qui a été directeur d’un laboratoire du CNRS, explique que, selon les calculs du GIEC (groupe d’expert intergouvernemental sur le climat), la France est responsable d’une augmentation annuelle de la température de la terre de 0,000056 °C. Soit une hausse non mesurable, il faudrait près de 18 000 ans pour que nous soyons responsables d’une hausse de 1°C de la planète. Or, notre pays – dont la dette explose – a fait de la lutte contre le réchauffement un pilier de sa politique budgétaire, avec 40 milliards dépensés en 2025 et 66 milliards pour cette année selon le rapport Pisani. Les Français se serrent la ceinture pendant que les industriels éoliens s’en mettent plein les poches.

    Voilà pourquoi notre association a fait appel de la décision du préfet d’implanter trois éoliennes dans notre village et à Izel.

    Il faut savoir qu’on n’en a pas fini car les projets à long terme sont de produire de l’électricité éolienne dans les Hauts-de- France autant qu’on en produit actuellement en France !!! La folie !

    Nous remercions les nombreuses personnes qui ont parié et assisté à notre course de canards le dimanche 17 juin. Le tiercé gagnant : 11-5-3 ; personne n’a trouvé, dans l’ordre ou dans le désordre !

  • Décarboner notre électricité ?

    Décarboner notre électricité ?

    En image, la fête de la nature à Beaurains aura lieu le 14 juin

    « L’éolien n’est pas la seule option »

    [elle n’est d’ailleurs pas la solution !!!]

    Ce collectif breton avance d’autres solutions.

    L’éolien en mer et le projet de parc au large de la baie de Morlaix (Finistère) étaient au cœur de la Conférence de la mer et du li􀆩oral (CMRL) réunie à Rennes (Ille-et-Vilaine), mardi 28 avril 2026. Le collectif Nemo est opposé au projet en l’état.

    Éric Grall, le maire de l’Île-de-Batz (Finistère), directement concerné par le projet de parc de 67 éoliennes en mer à environ 18 km des côtes, défend l’implantation en Bretagne des PMR aussi appelés SMR (petits réacteurs modulaires), soit de petits réacteurs nucléaires, qui produisent moins d’électricité qu’une centrale nucléaire bien sûr. Du côté du collectif Nemo (Non aux éoliennes en Manche ouest), cette technologie n’est pas vue comme l’alternative miracle.

    Pour rappel, le collectif demande notamment l’éloignement du projet de parc éolien à 40 km des côtes.

    Les « SMR ont un rôle à jouer », mais…

    Le collectif estime que les projections de demandes en électricité dans les prochaines années sont surévaluées avec un objectif de réindustrialisation qui relève plutôt d’un rêve éveillé que d’une démarche assurée.

    Si les SMR ont un rôle à jouer, Sébastien Geoltrain, porte-parole de Nemo, note qu’il faut les implanter près d’activités industrielles, là où la chaleur qu’ils produisent peut être valorisée… donc pas forcément en Bretagne.

    Le collectif conclut : La course à l’électrification massive à coups de gros projets éoliens et photovoltaïques n’est pas la seule option pour décarboner les énergies : beaucoup de ces projets intéressent peu l’État car ils ne sont pas à échelle industrielle et donc difficiles à gérer d’en haut. Une prise en main de ces moyens par les collectivités locales, au-delà des efforts en cours, pourrait rebattre les cartes de la demande d’électricité à 10 et 25 ans.

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  • Photovoltaïque sur des terres naturelles, agricoles ou forestières

    Nous ne tomberons pas dans le panneau !

    Nous, organisations en lutte contre les centrales photovoltaïques sur les terres agricoles, naturelles, forestières et en milieux aquatiques, refusons les dérives des énergies renouvelables prises dans des logiques de marché.

    Nous récusons le terme « agrivoltaïsme », qui relève du marketing et vise à légitimer un opportunisme foncier et financier dans un contexte difficile pour le monde paysan. « L’agrivoltaïsme » éloigne de l’autonomie : il ajoute à la dépendance au complexe agro-industriel (industries de la grande distribution, des engrais, pesticides et semences, machines agricoles, banques, organisations syndicales défendant leurs intérêts…) une autre dépendance plus moderne, car porteuse de l’image de l’énergie renouvelable.

    Nous dénonçons la diversion introduite dans la loi d’Accélération des Énergies renouvelables (AER) qui permet de distinguer un « agrivoltaïsme » soi-disant en synergie avec l’agriculture, d’un autre photovoltaïque qui irait sur des terres dîtes « incultes ». Or d’une part ces deux catégories relèvent de la même pratique marketing permettant aux industriels de s’accaparer du foncier, et d’autre part «c’est bien sur des terres considérées comme pauvres que s’est en grande partie développé l’élevage ». Et alors même que les lobbies œuvrent afin que les textes légaux considèrent de moins en moins ce phénomène comme de l’artificialisation : « on va vouslouerlevolumed’airau-dessusdevotreparcellependanttrenteans»déclare ainsi cyniquement un prospecteur, nous affirmons que des tonnes de métal dénaturent les espaces agricoles, naturels et forestiers. Et quand bien même dans leurs discours, la production d’électricité est cyniquement présentée comme étant « secondaire », tandis que le but premier serait d’aider l’agriculture face au changement climatique en créant de l’ombre, nous affirmons que la rente issue de la production d’électricité est bien l’unique raison de ces projets. Surtout, il est passé sous silence qu’ « en terme de résilience, les pratiques agroécologiques de couverture du sol, d’amortissement climatique avec des arbres, de diversification en réduisant la monoculture et la densité de plantation des fruitiers apportent plus de sursis que des panneaux ».

    Alors que la Loi AER permettra de cumuler les coupes-rases de forêts de 25 hectares pour y mettre des panneaux, nous déplorons l’idéologie productiviste de parlementaires qui considèrent que « certaines terres classées forestières sont d’une telle pauvreté et d’une telle médiocrité qu’un arbitrage pourrait justifier qu’on y installe un parc photovoltaïque ». Pourtant, de par l’incroyable biodiversité qu’elles recèlent, leurs beautés et leurs rôles essentiels, ces zones sont un patrimoine irremplaçable. Et quand bien même les panneaux seraient un jour retirés et que l’évolution du climat le permette, il faudrait des centaines d’années pour recréer un écosystème aussi riche.

    Nous dénonçons également les conflits d’intérêts des chambres d’agriculture.

    Ces dernières peuvent demander 20 000 euros par projet pour réaliser l’audit, puis 50 euros par hectare et par an pour suivre le projet, ainsi que 1 500 euros par mégawatt installé en compensation de l’artificialisation des terres agricoles. D’ailleurs, pourquoi compenser financièrement, alors même que les thuriféraires de cette pratique marketing n’ont de cesse de parler de la « synergie » de leurs tonnes de métal avec l’agriculture ? En réalité il s’agit uniquement d’une synergie financière qui tend à bénéficier principalement à l’agro-industrie et aux grands propriétaires fonciers.

    Nous appelons à la sobriété énergétique, et rappelons que les surfaces déjà artificialisées sont suffisantes. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie évalue ainsi les gisements à 123 GW sur grandes toitures, 49 GW sur les friches industrielles et 4 GW pour les parkings. Le gisement global sur toitures est de 364,3 GW (dont 241 GW de toitures résidentielles). Ajoutons que la France compte entre 24 000 et 32 000 zones d’activités, soit 450 000 hectares déjà artificialisés, ainsi que 90 000 à 170 000 hectares de friches industrielles. Si installer des panneaux solaires sur des toitures coûte plus cher que de les poser au sol, l’Agence explique que ce surcoût est faible : il avoisine les 550 millions d’euros, soit 2% du coût des énergies renouvelables. Et alors même que les projets peuvent atteindre 800 000 euros par hectare, nous affirmons que ces investissements peuvent aller sur ces zones artificialisées.

    Lorsque E. Macron et la FNSEA prônent la robotique, la génétique et le numérique pour l’agriculture, et que le syndicat agro-industriel co-préside le lobby France Agrivoltaïsme ; le fondateur de ce dernier met en place la gestion des champs via l’intelligence artificielle. Ce sont ainsi deux visions de l’agriculture et de la société qui s’affrontent : l’agriculture industrielle, ultra-mécanisée et numérique sur des surfaces toujours plus grandes, face à l’autonomie paysanne ; les serveurs face aux cerveaux ; l’intelligence artificielle face à l’observation, la sensibilité et savoirs-faire des paysan.nes. Nous affirmons qu’il est nécessaire d’amorcer la désescalade de l’emprise technologique afin que les paysan.nes puissent travailler la terre eux-mêmes sans être dépendants de l’agro-industrie.

    Nous refusons l’industrialisation des campagnes, car quelle que soit sa surface, ou sa « participation citoyenne », une centrale photovoltaïque sur des terres agricoles, naturelles ou forestières, est une installation de nature industrielle. Les tonnes de métaux (silice, aluminium, zinc, plomb, étain, indium, antimoine)recouvrant les terres; les milliers d’ancrages bétons et kilomètres de voies d’accès et de clôtures grillagées, lignes électriques enterrées ou aériennes, les postes de transformations et de livraisons, le bruit engendré par les onduleurs, les caméras de surveillance, les divers capteurs connectés, les obligations de déboisement en périphérie, détruisent nos campagnes. Les méga-centrales électrifient nos champs avec des effets documentés sur les animaux d’élevages. Nous n’oublions pas la fabrication industrielle de ces panneaux : exploitation d’êtres humains, extractivisme ravageur. Afin de produire 40 000 tonnes de silicium métal, l’une des six unités de production en France brûle 120 000 tonnes de quartz et 80 000 tonnes de bois, et engloutit en moyenne 11 mégawattheures par tonne de produit fini, soit chaque année l’équivalent de la consommation électrique d’une ville de 150 000 habitants. Il faut aussi 280 kg de produits chimiques par kilo de silicium produit. Sans oublier les risques de pollution des eaux et que les centrales peuvent entraîner « l’altération, la dégradation voire la destruction des milieux naturels(défrichements puis gestion de la végétation au plus près du sol ; terrassement et compactage des sols ; instauration de microclimats différenciés au-dessus et en dessous des panneaux ; création d’exclos par les clôtures, etc.). La modification des fonctions hydriques, climatiques ou biologiques qui peut en résulter conduit à l’artificialisation d’une partie parfois importante des sols [ainsi qu’une modification des cortèges d’espèces végétales et animales ».

    Nous défendons un rapport sensible au monde qui nous est plus que jamais primordial. Alors même que l’agriculture est l’une des professions qui rémunère le moins, qu’un malaise est reconnu et qu’il faudra recruter massivement pour faire face aux nombreux départs en retraite, une motivation essentielle est la qualité de vie au travail, en plein air, dans un cadre beau ; regarder le ciel et écouter les sons de la vie. Travailler sous des panneaux, c’est dégrader notre qualité de vie au travail, mais aussi l’environnement et les paysages pour le bénéfice de quelques propriétaires et promoteurs. Au contraire, l’agriculture paysanne doit participer avec les citoyen.nes à rendre le milieu rural vivant dans un cadre de vie apprécié par toutes et tous.

    Notre autonomie de choix et d’action, n’est pas de devenir des jardiniers sous des panneaux. Notre métier n’est pas de cultiver des kilowatts, mais de produire une alimentation saine et de qualité pour le plus grand nombre, et d’être rémunéré en conséquence. Car si la contrepartie financière de plusieurs milliers d’euros par année et par hectare peut sembler alléchante, et générer un véritable dilemme pour des paysan.nes en difficulté ; en mettant notre outil de production à disposition de ces sociétés, nous les enrichissons et détournons la vocation nourricière de la terre agricole.

    L’unique raison de la pression industrielle actuelle sur les terres agricoles, naturelles et forestières est financière. Rejetant le mythe d’un capitalisme vert, ainsi que la vision d’une transition écologique allant vers une société de surconsommation ultra-connectée, nous appelons à une opposition massive à tous ces projets photovoltaïques industriels et exigeons leur interdiction sur toutes les terres agricoles, naturelles, forestières et les milieux aquatiques.

    La Coordination nationale photorévoltée

    Les organisations en lutte contre les mégas-centrales photovoltaïque sur les terres agricoles, naturelles, forestières et en milieux aquatiques.

    Contact : coordo-luttes-pv@protonmail.com

    Site internet : https://coordo-nationale-photorevoltee.org/

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    Pour en savoir plus

    https://coordo-nationale-photorevoltee.org/2026/05/12/la-fable-de-lagrivoltaisme-emportee-par-la-bourrasque