Catégorie : Uncategorized

  • Pas d’intérêt public !

    Les subventions de la Région Hauts-de-France à une association anti-éoliennes bientôt annulées ?

    Le rapporteur public a conclu mardi à l’annulation de deux délibérations du conseil régional des Hauts-de-France, voulues par Xavier Bertrand et octroyant des subventions à une association anti-éoliennes : la décision sera rendue à quelques jours des élections municipales.

    La Région Hauts-de-France et son président Xavier Bertrand ont-ils accordé illégalement des subventions à une association anti-éoliennes ? Oui, selon le rapporteur public du tribunal administratif de Lille, qui a conclu mardi à l’annulation de deux délibérations du 19 mai 2022 et du 30 novembre 2023, octroyant à chaque fois 40 000 euros à la Fédération Stop Éoliennes Hauts-de-France.

    Celle-ci se donne pour but de « fédérer les associations des Hauts-de-France qui luttent contre le développement éolien dans cette région ». Mais selon le rapporteur, elle « ne présente pas d’intérêt public local » à agir.

    « En contradiction avec les engagements climatiques de la France »

    Des élus socialistes, communistes et verts avaient contesté en justice ces subventions. « Une collectivité publique ne peut ni financer, ni cautionner, une structure qui milite contre les politiques publiques de transition énergétique, en contradiction avec les engagements climatiques de la France et de la Région Hauts-de-France », avait commenté dans un communiqué le sénateur socialiste de l’Oise Alexandre Ouizille et la présidente du groupe socialiste et communiste à la Région, Sarah Kerrich.

    « Je n’ai jamais nié que certains territoires étaient saturés, c’est une réalité. Mais ils le sont parce qu’il y a un refus absolu de pilotage politique. La Région, Xavier Bertrand, devraient être autorité organisatrice et faire en sorte de favoriser les projets là où ils sont nécessaires et bénéfiques, et les freiner là où il y en a déjà trop. Il refuse ce rôle. Et dans la plus grande inefficacité, puisque les projets continuent à se faire », explique Katy Vuylsteker, élue écologiste au conseil régional. « Ce que la Région essaie de faire, c’est d’intervenir dans les contentieux en se servant de l’association », a ajouté l’avocat des plaignants.

    Xavier Bertrand, président « d’une région saturée d’éoliennes »

    Lors de l’audience de mardi, l’avocate de la Région avait répondu que « l’intérêt pour le territoire » de ces subventions ne faisait « aucun doute », rappelant que des projets éoliens participent parfois à « l’encerclement des lieux de vie ». De fait, les Hauts-de-France sont la première région productrice d’électricité éolienne avec 6,9 GW.

    Quant à Xavier Bertrand, il est de longue date un opposant à l’éolien. « Je suis président d’une région saturée d’éoliennes ! En France, des villages entiers sont encerclés. Si nous n’avons pas très vite un moratoire contre l’installation d’éoliennes, nous aurons une révolte. L’éolien ne remplacera jamais le nucléaire », écrivait-il en juillet 2025 sur son compte Facebook.

    Une association anti-éoliennes engagée dans les municipales

    Le tribunal administratif de Lille rendra sa décision le 10 mars, quelques jours avant le premier tour des élections municipales. Un scrutin dans lequel compte se faire entendre… la Fédération Stop Éoliennes Hauts-de-France. Celle-ci appelle ainsi dans une lettre ouverte les candidats « à faire obstacle par tous les moyens à ces projets qui sèment la zizanie dans nos villages, défigurent nos paysages et sont aussi inutiles du point de vue écologique et énergétique que coûteux ».

    Elle a continué à percevoir des subventions en 2024 (70 000 euros) et 2025 (50 000 euros), – sans que des recours ne soient déposés – la Région considérant que « la mobilisation des habitants face à ces projets via des associations locales ou des comités citoyens doit être soutenue afin d’assurer la meilleure information possible de tous les publics, mais également afin de mobiliser toutes les voies de recours ».

    Voix du Nord du 10 février 2026

    ** **

    Le tribunal administratif de Lille a annulé les délibérations de 2022 et 2023 autorisant le financement, à hauteur de 80 000 €, par le conseil régional de l’association qui milite contre l’implantation d’éoliennes dans les Hauts-de-France, comme le demandaient les conseillers régionaux PS, Sarah Kerrich et Alexandre Ouizille, ainsi que les élus du groupe écologiste.

    Selon le tribunal « en l’absence de disposition législatives spéciales l’autorisant expressément à accorder des concours financiers ou le lui interdisant, une Région ne peut accorder une subvention à une association qu’à la condition qu’elle soit justifiée par un intérêt public régional », ce qui n’est pas le cas aux yeux de la Justice.

    « Nous sommes évidemment très satisfait de cette décision. On se bat contre ces délibérations depuis cinq ans », indique l’élue EELV Kathy Vuyslteker, qui relève que les montants versés à l’association « devront désormais être remboursés ». Pour Sarah Kerrich (PS), « le tribunal retient que des délibérations (…) sont illégales car dépourvues d’un intérêt public régional. C’est la preuve que Xavier Bertrand a voulu faire de la politique en soutenant des associations qui ont un biais idéologique au lieu de penser à l’intérêt des habitants de la région ».

    Le cabinet de Xavier Bertrand indique que le conseil régional fera appel.

    Voix du Nord du 1er avril

    ** **

    Commentaire

    la région va donc faire appel. Pour l’instant, au niveau associatif, on n’est pas encore à devoir rembourser alors que le problème des multiplications d’éoliennes est de plus en plus en plus présent ; et c’est prévu qu’on va encore plus servir de terre d’accueil dans les Hauts-de-France. Cela concerne l’évolution de notre société qui s’électronumérise de plus en plus ; qui dit électronumérisation dit data centers, IA, surveillance, dronisation – donc guerre – ; donc production énorme d’électricité et utilisation importante d’eau  – au détriment des habitants de la planète (il faut savoir que certaines régions du monde sont en stress hydrique).
    Le combat continue dans ce domaine.

    ** **

    Pour information complémentaire

    Puissance éoliennes dans les HdF

    NomStatutTotalPuissance
    HDFConstruites24756261.6
    HDFAutorisées6832448.4
    HDFEn instruction5352594.5
    02En instruction2051025.2
    02Autorisées207828.0
    02Construites5431384.8
    59En instruction1991.5
    59Autorisées59230.0
    59Construites155487.6
    60En instruction67382.1
    60Autorisées78208.5
    60Construites276641.0
    62En instruction40168.5
    62Autorisées152520.9
    62Construites5911477.6
    80En instruction204927.2
    80Autorisées187661.0
    80Construites9102270.7
  • Le projet éolien retoqué par le Conseil d’État

    Cela se passe à Boubers-lès-Hesmond

    Le Conseil d’État, la plus haute juridiction administrative du pays, a rendu son arrêt concernant la demande de la société Éoliennes des Magnolias pour l’implantation à Boubers-lès-Hesmond de quatre aérogénérateurs de 178 m en bout de pale.

    ** **

    Le Conseil d’État a rejeté, vendredi en fin de soirée, le pourvoi de la société Éoliennes des Magnolias qui tendait à faire valider son projet de construction de 4 éoliennes d’une hauteur de 178 mètres à Boubers-lès-Hesmond.

    Dès son instruction, en juillet 2023, ce projet de parc éolien, dont l’implantation était prévue dans le secteur dit « des ondulations montreuilloises » avait essuyé un refus d’autorisation de la part du préfet du Pas-de-Calais, au nom de la protection de la nature, de l’environnement et des paysages. Une décision confirmée par la cour administrative d’appel de Douai en février de l’année dernière.

    Lors de l’audience du 5 février dernier, le rapporteur public du Conseil d’État avait insisté sur la pureté de « ces paysages peu anthropisés et dépourvus d’émergences industrielles notables. Ils sont notamment préservés de toute activité éolienne ». Confirmant les effets de « surplomb et d’écrasement » qu’auraient ces éoliennes sur le paysage, la haute juridiction administrative pointe à son tour « leurs incidences visuelles à plusieurs kilomètres à la ronde ».

    Baisse des indemnités des élus

    Contacté, Francis Tétard, le maire, n’est pas surpris. Il n’a pas encore été contacté par la société porteuse du projet. L’élu était favorable à l’implantation de ce parc, qui aurait rapporté 40 000 à 50 000€ de recettes annuelles supplémentaires à la commune. Par comparaison, celle-ci engrange environ 65 000 € de recettes à l’année, dans un contexte où « les charges augmentent. Notre excédent annuel tourne autour de 5 000 € donc c’est assez limité pour investir. Et les dotations diminuent, l’étau se resserre. Cette année, on va être obligés de diminuer les indemnités des élus pour faire des économies ». La sienne passera par exemple de 500 € à 380 € mensuels.

    https://www.lavoixdunord.fr
  • Le bruit éolien

    Appel à témoignages

    En France, les fondements de mesure du bruit éolien manquent en droit.

    ou encore : comment la France a organisé sa propre incompétence

    Dans la plupart des États membres, les règles de mesure du bruit éolien sont contestées en raison d’une méthodologie imparfaite, ou incomplète en ce qu’elle ne prend pas en compte les particularités du bruit éolien, tant les basses fréquences que les modulations d’amplitude.

    En France, c’est pire : il n’existe aucune norme homologuée par voie règlementaire pour mesurer le bruit éolien.

    Aucune norme ni aucun texte opposable en droit ne fonde l’étude acoustique en amont de la décision préfectorale.

    Certains porteurs de projet font référence à la norme générale NFS 31-010 (trop générale pour fonder des mesures), d’autres au projet de norme NFS 31-114 qui ne fut jamais homologué, d’autres enfin aux protocoles de mesure 2021 ou 2023 annulés par le Conseil d’Etat le 8 mars 2024.

    Il résulte de cette variabilité des sources et de l’absence d’un fondement officiel homologué trois impacts :

    1. Une inégalité de traitement entre les citoyens-riverains
    2. Une perte de chance pour celui qui tombe sur la pratique de mesure la plus en sa défaveur
    3. La décision du préfet, de nature friable, est-elle une décision juste qui respecte les droits des riverains réf. Constitution de la République – Charte de l’Environnement ?

    Article 1er. Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

    Les suivis de conformité acoustique post-mise en service sont réalisés selon l’arrêté du 26 août 2011faisant référence à un projet de norme 31-114.

    Faute de consensus entre experts, ce projet de norme ne fut jamais homologué.

    Un projet de norme n’étant pas une norme, il en résulte deux impacts :

    1. Une inégalité de traitement des riverains à l’occasion des réclamations auprès de l’autorité
    2. Une perte de chance pour celui qui tombe sur la pratique de mesure la plus en sa défaveur

    Apothéose: la recommandation faite aux opérateurs de présenter les résultats de mesures sous deux formats (projet de norme 31-114 ; ex-protocole), cf. la fiche ministérielle Aïda du 14 oct. 2024 :

    Cette fiche Aïda confirme deux points de droit :

    • en France, les fondements des mesures de bruit manquent en droit ;
    • la France organise sa propre incompétence.

    Cette singularité extraordinaire renforce le souhait des associations françaises que la Directive UE sur le Bruit intègre le bruit éolien et devienne source de droit.

    Un document de https://ventdecolere.org/

    ** **

    Bruit éolien –

    Appel à témoignage de la Fédération Vent de Colère

    Document à renvoyer à 

    Il est prévu d’introduire aux approches de l’été un REP-injonction sur le sujet du bruit éolien. Avec à l’appui trois jugements français et un irlandais.

    Pour éviter cependant que le Conseil d’État ne tombe dans la solution de facilité bien connue consistant à dire  » ce ne sont que quelques cas particuliers – en fait ce n’est pas un problème général« , nous aurons besoin d’étayer notre démonstration par quelques exemples concrets.

    Simples, sans amener les personnes à des expertises médicales complexes et coûteuses, juste un certificat médical de base faisant état d’un problème de santé.

    Dans chaque cas, ce sera donc une petite fiche comportant :

    1. Si possible le nombre et les caractéristiques des machines (marque, n° de gamme, puissance, …) et leur date de mise en service ;
    2. Un certificat médical hyper-simple, ci-dessous trois exemples :

    Je soussigné(e) Dr X, certifie avoir examiné ce jour Madame , suivie dans mon cabinet.

    La patiente présente par moments des symptômes de vertiges, apparus selon ses déclarations à compter de la période correspondant à la mise en service du parc éolien situé à proximité de son domicile.

    A ces symptômes, présents quotidiennement, s’ajoute un sentiment récurrent de fatigue

    L’examen clinique et les investigations réalisées à ce jour (xxxxxxx) n’ont pas mis en évidence d’étiologie

    alternative.

    Fait à … le ………………..

    Je soussigné(e) Dr X, certifie avoir examiné ce jour Madame , suivie dans mon cabinet.

    La patiente présente par moments des symptômes de dysesthésie, apparus selon ses déclarations depuis la mise en service du parc éolien situé à proximité de son domicile.

    A ces symptômes, présents quotidiennement, s’ajoute un retentissement sur la qualité de son sommeil L’examen clinique et les investigations réalisées à ce jour (xxxxxxx) n’ont pas mis en évidence d’étiologie alternative.

    Fait à … le ………………..

    Je soussigné(e) Dr X, certifie avoir examiné ce jour Monsieur , suivi dans mon cabinet.

    Le patient présente des troubles auditifs et des troubles du sommeil, apparus selon ses déclarations depuis l’installation d’un parc éolien à proximité de son habitation.

    L’examen clinique et les investigations réalisées à ce jour (audiogramme, consultation ORL) n’ont pas mis en évidence d’étiologie alternative.

    Fait à … le ………………..

    NOTAS:

    . la formulation « ,apparus selon ses déclarations à compter de » est destinée à lever les éventuelles réticences du médecin à délivrer un certificat. Cette formulation est en effet respectueuse de sa déontologie médicale.

    S’il n’y a pas eu d’examen clinique ni d’investigations particulières,la dernière phrase doit évidemment être retirée.

    ** **

    Pour en savoir plus :

    https://www.ventdecolere.org/bruit/Comprendre%20le%20bruit%20%C3%A9olien%20v5b.pdf
    https://www.ventdecolere.org/justice/Jugements_bruit_eolien_2021_2025.pdf
  • Deux articles dans la Voix du Nord

    Renouveler ou disparaître ?

    Le vent de l’éolien terrestre tourne dans la région la plus productive de France

    La production d’électricité décarbonée va grimper en flèche via la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3). Les Hauts-de-France ont beau être la région la plus productive de France, le gouvernement n’envisage pas d’y construire plus de parcs. Il faut donc les renouveler ou s’attendre à les voir disparaître du paysage.

    L’éolien terrestre régional apporte déjà sa pierre à l’édifice au mix énergétique français et va continuer dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE3). « Il vise à augmenter la part de l’électricité – qui est déjà presque entièrement décarbonée – dans le mix énergétique français dans lequel les énergies fossiles représentent encore 60 % des consommations contre 25 % pour l’électricité », rappelle le Syndicat des énergies renouvelables. À cette fin, dans le Nord et le Pas-de-Calais, l’éolien terrestre demeure un atout considérable.

    Mais dans quelles mesures ? Avec quelle place dans la filière électrique, à côté du nucléaire, de l’hydroélectricité, l’éolien en mer, le photovoltaïque ? À l’aune de la guerre au Moyen-Orient et de ses ramifications sur les prix du pétrole, ces questions autour de l’électricité décarbonée ont du sens.

    « Poursuite raisonnée de l’éolien terrestre »

    Si les Hauts-de-France, première région productrice d’électricité par l’éolien terrestre, demeure la région la plus dotée en parcs, le vent semble tourner. La région ne verra pas leur nombre augmenter, via la PPE 3. Le gouvernement prévoit « une poursuite raisonnée du développement de l’éolien terrestre », privilégiant l’installation dans des régions où il n’y en a pas.

    Pour garder leur part du gâteau énergétique dans le Nord et le Pas-de-Calais, les porteurs de projets misent sur le repowering, – il s’agit du renouvellement des éoliennes avec des machines plus grandes, plus puissantes et moins nombreuses. « Mais seule une partie des 160 parcs actuellement en exploitation dans le Nord et le Pas-de-Calais pourra faire l’objet d’un renouvellement », regrette Jérôme Almosni, délégué général de France Renouvelables, représentant de l’ensemble de la filière des énergies renouvelables.

    La plus grande éolienne de France

    C’est le cas sur la digue du Portel. Dans le port de Boulogne, les quatre éoliennes de 750 KW chacune, qui tournaient depuis 2002, ont été remplacées en 2023 par une éolienne de 3,8 MW qui culmine à 167 mètres, la plus grande de France. Depuis 2021, « 18 demandes de repowering ont été déposées dans le Nord et le Pas-de-Calais, 16 ont abouti, deux sont en cours d’instruction, signale la préfecture de région. Sur ces demandes, seul un parc est en fonctionnement au Portel, un autre est en reconstruction à Fiennes. »

    « Un coup de frein »

    Chez France Renouvelables, si on se réjouit de « l’augmentation significative » de la part de l’électricité décarbonée dans le PPE3, on dénonce « un coup de frein » donné à l’éolien terrestre « avec des objectifs à la baisse et l’absence d’annonces de simplification nécessaires au renouvellement des parcs, appuie Jérôme Almosni. Les analyses montrent que sans l’évolution du cadre réglementaire et sans levée des contraintes existantes, le volume de repowering réalisable restera faible et insuffisant. »

    Parmi les contraintes, les durées de développement des projets, deux fois plus longues que dans les autres pays européens. « Sans adaptation du cadre de développement, l’éolien terrestre restera plus coûteux en France que chez nos voisins européens, redoute Jérôme Almosni. Limitant sa capacité à contribuer pleinement à une électricité décarbonée, compétitive et souveraine. »

    ** **

    Les assos anti-éoliennes redoutent une nouvelle salve de projets 

     En lutte contre des projets en cours à Brebières et Izel-Quiéry, des associations s’inquiètent de voir de nouveaux projets voir le jour. Le plan local intercommunal d’urbanisme, en voie de finalisation, ne leur paraît pas assez strict.  

    Le vent serait-il à nouveau favorable aux projets éoliens ? À l’échelle d’Osartis-Marquion, les associations hostiles à ces installations, le craignent. Le 24 octobre 2025, le préfet du Pas-de-Calais a autorisé un projet de parc de trois mats à Izel-lès-Équerchin et Quiéry-la-Motte. Une décision rare puisqu’il les refusait systématiquement ces dernières années.

    C’est ce qu’il avait par exemple fait concernant le projet de Brebières (trois mats également). Le promoteur avait saisi la cour administrative d’appel de Douai. Lorsque celle-ci s’est réunie, en novembre 2025, le rapporteur public est allé dans son sens et demandé que le préfet modifie son refus initial (la décision de la cour n’est pas encore rendue).

    Le PLUI qui inquiète

    Le combat reprend donc de plus belle pour les opposants. L’association Escrebieux environnement, en pointe contre le projet d’Izel-Quiéry, a engagé une requête en annulation devant la cour administrative d’appel de Douai. «  On l’a fait fin novembre, on retravaille dessus pour rajouter un certain nombre d’arguments », explique Pierre Rose, son représentant. Le collectif est accompagné par trois riverains, des associations (LPO, GON, Sites et Monuments), trois communes (Quiéry-la-Motte, Neuvireuil, Fresnoy-en-Gohelle). «  Si on perd, ça va être la porte ouverte pour aller en direction d’Arras », redoute Pierre Rose. Sur Osartis-Marquion, «  les promoteurs continuent de contacter les mairies et les propriétaires fonciers pour lancer de nouveaux projets ».

    Autre source d’inquiétude, la communauté de communes Osartis-Marquion a finalisé son plan local intercommunal d’urbanisme (PLUI), un document qui guide l’aménagement du territoire pour les prochaines années.

    « Pas aller dans le détail »

    Concernant les implantations d’éoliennes, le PLUI sanctuarise des bandes tampon de 1 km en fonds de vallée autour des cours d’eau, elle identifie 15 cônes de vue où les projets ne seront pas souhaités ou, au mieux «  minimisés ». «  Ce sont des préconisations qui n’engagent à rien, ce projet de PLUI entérine la possibilité de nouvelles implantations y compris dans des secteurs particulièrement sensibles », réagit Bertrand Lecocq, de l’Association pour la sauvegarde du patrimoine, de l’environnement, du cadre de vie et des territoires en val de Sensée (Aspect).

    Jean-Marcel Dumont, élu à Osartis-Marquion, répond que «  certaines zones ont été repérées comme ne pouvant plus accueillir d’éolien mais on ne peut pas prendre une orientation précise sur l’éolien, on ne peut pas aller dans le détail. On a défini quelques règles sachant qu’il y a des règles d’État, on ne peut pas en rajouter. Ce n’est pas l’objet du PLUI. » Celui-ci sera soumis au vote en conseil communautaire en juin.

  • Les communes et les renouvelables

    Pourquoi certaines municipalités freinent sur ce sujet à l’approche des élections

    À l’approche des élections municipales 2026, l’éolien, le biogaz et le solaire deviennent des sujets à haut risque politique. Mais l’opposition des habitants n’explique pas tout : notre recherche montre que certains maires temporisent – voire bloquent les discussions – à ce sujet pendant le calendrier électoral, par crainte du conflit local. Comprendre ces mécanismes est pourtant crucial pour concevoir des projets plus faciles à « vendre » politiquement, sans renoncer à l’ambition climatique.

    Les maires affichent aujourd’hui une sensibilité élevée à l’enjeu climatique. Les chiffres le confirment : 87 % se déclarent préoccupés par le changement climatique, 69 % disent vouloir en faire une priorité de leur prochain mandat, et 65 % des collectivités affirment développer des projets d’énergies renouvelables. Pourtant, au moment de décider sur un projet précis – éolien, biogaz ou solaire – la décision se grippe souvent.

    Le débat tend traditionnellement à en attribuer la responsabilité aux seuls habitants, à travers le phénomène baptisé NIMBY par les sociologues (pour Not In My BackYard, en français, « pas dans mon jardin », par lequel des populations plutôt favorables à un projet donné vont s’y opposer lorsque celui-ci implique davantage de nuisances à proximité de leur domicile.

    Or, l’écart entre les intentions et les actions n’est pas seulement une affaire d’acceptabilité citoyenne : il renvoie aussi à des arbitrages politiques locaux.

    Notre recherche, récemment publiée dans la revue Global Environmental Change invite à changer de focale. À partir d’entretiens menés avec 30 élus et l’apport de 50 articles de presse, nous avons mis en évidence deux logiques distinctes. de temporisation et de refus, qui éclairent le ralentissement observé dans de nombreux territoires à l’approche des élections. Certains élus, tout en se disant favorables à la transition, préfèrent ainsi éviter une séquence conflictuelle au mauvais moment.

    Chaque samedi, The Conversation en mode week-end pour mieux comprendre le monde qui nous entoure… Abonnez-vous au Débrief !

    « Pas pendant mon mandat » ou « pas tant que je suis candidat », des stratégies de temporisation

    Quand un maire doit se prononcer sur un parc éolien, une unité de méthanisation ou une centrale solaire, il ne tranche pas seulement une question technique. Il ouvre une séquence politique locale : réunions publiques, tribunes dans le journal municipal, pétitions, tensions au conseil, parfois menaces de recours. Dans ce type de dossier, ce qui se voit immédiatement, ce sont les nuisances perçues et le conflit. Ce qui se voit plus tard, ce sont les bénéfices : recettes pour la commune, éventuels emplois, contribution aux objectifs climatiques. Cette asymétrie pèse sur la décision.

    Elle devient encore plus déterminante quand une élection approche, car le coût politique est immédiat alors que les gains, eux, arrivent souvent plus tard. Certains élus choisissent alors de temporiser ou d’éviter la décision. Notre étude permet de distinguer deux logiques de report.

    • Par analogie avec NIMBY, nous avons appelé la première NIMEY (pour Not In My Electoral Year, que l’on pourrait traduire en français par « pas tant que je suis candidat »). Elle correspond à des élus favorables aux projets renouvelables sur le principe, mais qui choisissent de décaler une décision sensible. Le calcul est simple : éviter d’installer un sujet conflictuel au cœur d’une campagne municipale, avec le risque de voir un projet cristalliser le débat local, polariser le conseil municipal, ou encore alimenter une mobilisation associative structurée.
    • Nous avons appelé la seconde logique NIMTOO (pour Not In My Term Of Office, « Pas pendant mon mandat »). Celle-ci renvoie à un type de blocage plus durable : l’élu estime que le coût politique est trop élevé sur l’ensemble de son mandat. Ici, l’enjeu n’est plus le timing électoral immédiat, mais la conviction que le projet ne produira pas de bénéfice visible à court terme pour la population locale, ou qu’il exposera trop fortement la majorité municipale à un conflit permanent, ce qu’il veut éviter.

    Ces deux attitudes ont un point commun : elles déplacent le niveau de l’explication du ralentissement. Le problème n’est plus seulement « l’opposition des habitants », mais l’arbitrage politique réalisé par l’élu, qui évalue ce qu’il peut gagner, ce qu’il peut perdre, et le moment où il acceptera – ou non – de porter ce risque.

    Le poids des règles et de l’administratif

    Notre étude montre toutefois que ces stratégies de temporisation ne suffisent pas, à elles seules, à expliquer la prudence des maires. Même lorsqu’un élu est convaincu sur le fond, d’autres facteurs très concrets peuvent le pousser à ralentir.

    En cause, d’abord la « mécanique » administrative. Un projet d’éolien, de méthanisation ou de solaire, ce n’est pas un simple oui ou non : c’est un dossier long, technique, exposé à des procédures et à des contestations.

    Les maires parlent souvent de règles qui évoluent, de formulaires et d’étapes qui s’accumulent, de délais difficiles à maîtriser, et surtout de la crainte de voir le projet attaqué en justice. Dans une petite commune, ces sujets arrivent rarement sur un service juridique dédié : le maire, quelques agents, parfois une assistance extérieure, et beaucoup de temps à trouver là où il n’y en a pas. On comprend alors pourquoi un élu peut se dire favorable à la transition dans les enquêtes, et devenir nettement plus prudent quand un projet précis se présente.

    Entre l’ambition générale et la décision locale, il y a un écart : celui de la gestion quotidienne d’un dossier complexe, potentiellement conflictuel, et dont les bénéfices n’apparaissent pas immédiatement.

    D’autres urgences locales prennent le dessus

    Un troisième facteur revient fortement dans les discours des élus interrogés dans notre étude : la concurrence avec d’autres priorités municipales.

    Dans de nombreuses communes, surtout hors des grandes métropoles, le maire doit déjà se battre sur des sujets tels que l’accès aux services publics, les tensions budgétaires, la désertification médicale, la cohésion sociale, ou encore l’entretien des infrastructures. Le temps politique et administratif est rare. Un projet d’énergies renouvelables, surtout s’il est perçu comme imposé ou difficilement maîtrisable, peut passer au second plan.

    Cette hiérarchisation des urgences pèse sur les décisions. Un élu peut juger qu’il lui sera plus difficile de défendre une unité de méthanisation si, dans le même temps, l’école ferme une classe ou si l’offre de soins se dégrade. Un projet énergétique, même utile du point de vue climatique, doit s’inscrire dans un récit local crédible : que gagne concrètement la commune, ici et maintenant, et comment ce gain se compare aux tensions que le projet pourrait déclencher ?

    Pour dépasser les blocages, réduire le risque politique et produire des réussites visibles

    Plusieurs leviers reviennent de façon récurrente dans les propos des maires interrogés.

    • Le premier concerne la sécurisation : il s’agit de réduire l’incertitude réglementaire, de stabiliser les procédures et de simplifier l’accès aux compétences juridiques et techniques. Un maire ira plus facilement de l’avant sur un dossier lorsqu’il sait que celui-ci ne va pas se transformer en feuilleton administratif incontrôlable.
    • Le deuxième touche au partage des bénéfices : il s’agit de rendre visibles les retombées locales, de mieux répartir la valeur, re clarifier l’usage des recettes et enfin d’expliquer ce qui revient au territoire. Un projet accepté se construit rarement sur des bénéfices abstraits. Il s’appuie sur des gains concrets, identifiables, discutables en conseil municipal et qu’on peut présenter aux habitants.
    • Le troisième relève du récit et de la preuve : les success stories locales sont importantes. Elles changent la perception du risque et donnent aux élus des arguments, des exemples, des formats de concertation, des trajectoires déjà empruntées par des communes comparables. Elles permettent aussi de sortir du face-à-face stérile entre « pro-transition » et « anti-projets ».

    Le débat sur l’éolien, le biogaz ou le solaire ne se joue donc pas uniquement dans l’opinion des habitants. Il se joue aussi dans les contraintes politiques des maires, dans la structure des incitations au cours du mandat, et dans la capacité collective à rendre la transition compatible avec la réalité municipale. Tant que cet angle restera secondaire, le réflexe NIMBY continuera de servir d’explication commode. Mais il masquera une partie du problème – et retardera une partie des solutions.

    https://theconversation.com

    ** **

    Quelques remarques

    L’article fait la promotion de l’éolien INDUSTRIEL. Ensuite, il ne tient pas compte de l’incidence de la défiguration du paysage ; puis il n’explique pas pourquoi on a besoin de tant d’éoliennes ; enfin il ne montre pas la responsabilité de l’État qui se désengage fortement au niveau financier vers les structures locales, ce qui pousserait des villages a accepter une manne provenant des opérateurs éoliens. Les communes risquent d’être dépendantes des entreprises privées, ce qui ne leur facilitera pas obligatoirement la tâche.
    The conv regarde par le petit bout de la lorgnette

  • Encore deux bonnes nouvelles

    Une vient de Loire-Atlantique, une autre de l’Oise

    ** **

    Victoire juridique majeure à Bouvron

    Nous vous partageons une excellente nouvelle en provenance de Loire-Atlantique, qui résonne fortement avec notre propre combat pour préserver Saint-Maurice-des-Noues, Loge-Fougereuse et l’ensemble de notre territoire. Le Conseil d’État vient de clore définitivement un projet éolien contesté, offrant une jurisprudence très inspirante pour notre association.

    L’historique d’un projet imposé puis retoqué

    Le projet, porté par la société SARL EE Bouvron, prévoyait l’implantation de quatre éoliennes géantes de 180 mètres de haut sur le secteur de Bouvron-Blain. Autorisé initialement par un arrêté préfectoral en mai 2022, ce dossier a fait face à une mobilisation exemplaire. Le conseil municipal de Bouvron et l’association Engagements citoyens et durables (ECD) s’y sont fermement opposés, rejoints par l’avis défavorable du commissaire enquêteur lors de l’enquête publique.

    Les arguments juridiques de l’opposition

    La commune et l’association ont déposé des recours distincts en s’appuyant sur des failles techniques et environnementales majeures. Leurs arguments mettaient en évidence :

    • des vues photographiques insuffisantes et trompeuses dans le dossier paysager
    • une proximité inacceptable avec les habitations
    • des études acoustiques et naturalistes jugées très insuffisantes
    • une atteinte globale à la qualité environnementale du territoire
    • l’absence d’analyse sérieuse de l’autorité environnementale, qui n’avait rendu qu’un avis tacite faute d’avoir étudié le dossier dans le temps imparti

    La décision irrévocable du Conseil d’État

    Après une première victoire avec l’annulation de l’arrêté par la Cour administrative d’appel en juin 2024, le promoteur a tenté un ultime pourvoi. Le Conseil d’État vient de rendre son jugement et rejette définitivement le projet.

    La haute juridiction a retenu un argument fondamental : l’effet d’écrasement. En raison de la taille démesurée des machines, le Conseil d’État a estimé que ce projet portait une atteinte excessive au voisinage (180 habitants résidant à moins d’un kilomètre). Surtout, les juges ont reconnu que cette nuisance visuelle et psychologique ne pouvait être valablement compensée ou atténuée par aucune mesure. La société promotrice a par ailleurs été condamnée à verser 1 500 € à la commune et à l’association.

    Ce que cela signifie pour Vent des Noues

    Cette décision confirme la pertinence de nos actions juridiques et techniques. La justice reconnaît désormais la réalité de « l’effet d’écrasement » des éoliennes géantes sur la santé et la tranquillité des riverains. Cela nous donne des arguments supplémentaires et un grand espoir pour empêcher le déploiement anarchique des éoliennes dans le Pays de la Châtaigneraie.

    https://www.ventdesnoues.org

    ** **

    Encore douze éoliennes refusées par la préfecture

    Cela se passe dans le plateau picard

    Peu après avoir refusé un projet à Ravenel, celui de Brunvillers-la-Motte, Sains-Morainvillers et Crèvecœur-le-Petit est aussi retoqué au nom du patrimoine.

    Le projet comporte douze éoliennes, d’une hauteur allant de 166 à 180 m.

    Halte aux éoliennes à proximité de l’abbaye de Saint-Martin-aux-Bois. Le message délivré par la préfecture de l’Oise est désormais très clair après une succession de refus d’accorder l’autorisation environnementale à différents porteurs de projet dans le Plateau picard.

    https://www.courrier-picard.fr

    ** **

    Commentaire pour ce deuxième article

    D’abord, le préfet de l’Oise n’est pas sur la même longueur d’ondes que celui du Pas-de-Calais !!!!!!!!!

    Ensuite, il faut savoir que la communauté de communes « le Grand Roye » (Oise, donc Hauts-de-Fance) est vent debout contre les éoliennes et l’a montré dans son PLUi. Ce qui veut dire queles promoteurs vont plutôt s’attaquer au Pas-de-Calais qu’à l’oise ! Il faut donc montrer que l’on n’acceptera pas.

  • Municipales 2026 (suite)

    La Fédération STOP ÉOLIENNES Hauts-de-France a pris position (voir article en date du 25 février)

    L’association ESCREBIEUX aussi !

    Voir ci-dessous le contenu de l’article

    Les deux documents seront envoyés aux têtes de liste connues des prochaines élections municipales avec demande de réponse sur leur position. Dans un premier temps dans les 12 communes qui ont pris position sur le projet de la vallée de l’Escrebieux ; Bois-Bernard, Brebières, Drocourt, Fresnes-les-Montauban, Fresnoy-en-Gohelle, Hénin-Beaumont, Izel-lès-Equerchin, Neuvireuil, Quiéry-la-Motte, Rouvroy, Sailly-en-Ostrevent et Vitry-en-Artois..
    Ensuite les réponses ou non-réponses seront communiquées à la presse et feront l’objet d’un article sur le site de l’association … avant le 15 mars !

    Bien entendu, chacune et chacun est libre de prendre position pour telle ou telle liste. ESCREBIEUX ne va certainement indiquer pour qui voter.

    ** **

    Les Hauts-de-France sont sacrifiés

    Une analyse de l’association ESCREBIEUX – avec l’aide précieuse de l’association ASPECT

    Le ministère de la transition écologique a publié les statistiques sur l’éolien terrestre en France au 30 septembre 2025.

    Voici les enseignements tirés de ces données :

    1. Les Hauts-de-France représentent près de 30% du parc éolien terrestre français (23,9 GW) pour seulement 4,7% de la superficie nationale. C’est de très loin la région qui a la plus grande densité d’éoliennes. Les trois départements avec le plus d’éoliennes sont la Somme (11 % du parc éolien national), le Pas de Calais (7%) et l’Aisne (6%).
    2. On accélère : les Hauts-de-France ont reçu 38% de la puissance éolienne nouvellement raccordée en France en 2025 (1032 MW) alors que 22 départements hors des Hauts-de-France n’ont reçu aucune nouvelle éolienne.

    Plus on est saturés d’éoliennes plus nous avons de nouveaux projets – c’est ce qu’on appelle une région anthropisée. C’est une injustice territoriale criante.

    1. Nous n’avons encore rien vu : la puissance des projets éoliens terrestres officiellement en cours d’instruction s’élève à 13,4 GW soit l’équivalent de 56% de la puissance déjà installée en France. Au rythme actuel d’installation, on peut donc prévoir une augmentation de 73% du parc éolien terrestre des Hauts-de-France dans les prochaines années !

    Tous ces chiffres sont officiels. La réalité dépasse nos pires craintes. Ceux qui pensent que les nouveaux projets vont s’arrêter chez nous se trompent lourdement.

    https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr

    Chiffres clés, à crier haut et fort !

    • La région HDF est la première en France en termes de puissance éolienne installée et de production d’électricité d’origine éolienne.
    • les Hauts-de-France représentent 5,8% de la surface française ; 9 ,16% de la population ; la région produit 30% d’électricité éolienne ! Le département du Pas-de-Calais en produit 7% alors qu’il représente 1% du territoire français !
    • L’objectif de Puissance éolienne installée du SRADDET Hauts-de-France de 4 GW à horizon 2030 est aujourd’hui dépassé de 72,5% (6,9 GW fin 2025).

    SOURCES

    • La Révision du schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3REnR) de la région Hauts-de-France (Version définitive – Janvier 2024), page 41
    • Journal de l’éolien (édité par l’Observatoire des Énergies Renouvelables) :  » Pour les Hauts-de- France, la Puissance éolienne installée fin 2025 est de 6,9 MW (5,7GW en juin 2023) ».

    Quelle menace ?

    A en croire la cartographie du potentiel éolien terrestre (DREAL Hauts de France) (voir sur les images qui suivent les zones potentiellement favorables), notre secteur est toujours menacé, notamment les communes de Dury, Eterpigny, Rémy, Etaing, Sailly-en-Ostrevent, Hamblain-les-Prés, Tortequesne, Gouy-sous-Bellonne, Bellonne et Noyelles-sous-Bellonne (sans parler des projets de Brebières et de Quiéry/Izel, autorisés par la CAA de Douai), et d’ailleurs les promoteurs continuent de contacter les mairies et les propriétaires fonciers pour tenter de lancer de nouveaux projets.

    Il est donc essentiel de poursuivre notre action, d’une part en travaillant en amont par des actions d’information et de sensibilisation auprès des élus et des propriétaires/exploitants pour éviter que de nouveaux projets éoliens puissent être lancés, et d’autre part en se préparant à lutter contre des projets acceptés par les communes et propriétaires qui auraient cédé à l’appât du gain…

    Qu’en est-il dans la vallée de l’Escrebieux  et à Brebières ?

    On retrouve une situation assez semblable à celle de la vallée de la Sensée – c’est le constat fait par l’association ASPECT lors de son assemblée générale.
    Pourla vallée de l’Escrebieux, les arguments se précisent dans un document qui servira de base pour attaquer en justice l’arrêté du préfet en date du 24 octobre 2025.

    Le même problème se pose à Brebières et l’association ESCREBIEUX sera présente pour soutenir les opposants à ce nouveau projet d’implantation d’éoliennes INDUSTRIELLES.

    Cette idée de s’opposer à ces éoliennes INDUSTRIELLES n’est pas bien comprise par les associations environnementales et écologistes. Et pourtant, il faut d’abord savoir que cette production électrique éolienne va servir beaucoup pour la numérisation de la société. Elle est nécessaire pour les data centers, elle l’est aussi pour tous ces dispositifs de surveillance, elle l’est encore plus pour l’intelligence artificielle.

    Il faut se rappeler qu’entre 1970 et 2020, la production électrique a été multiplié par quatre ; et entre 2025 et 2030, elle doit encore se multiplier par deux ; ce ne sont pas les particuliers qui consomment plus. Donc, cherchez l’erreur !

    C’est pourquoi il faut s’opposer à toute production électrique supplémentaire – on en a déjà beaucoup trop -, car il en va de l’avenir de l’Humanité et de la nature en général.

    Notre région est déjà envahie par Amazon, par les gigafactorys, par de nouvelles entreprises Seveso dans le Dunkerquois, par les data centers (très gourmands en eau et électricité – d’où les nombreuses implantations d’éoliennes en France !), notamment avec de gros projets à Epinoy (le plus gros de France !), Escaudain, Béthune et Dunkerque.

    On veut encore plus rajouter des éoliennes dans notre région (projet gouvernemental). Vous ne trouvez pas que c’est trop et que notre secteur doit réfléchir à ne pas subir cette situation – qui ne signifie pas du tout progrès sur le plan environnemental ! Notre région, terre d’« accueil », qui est à la dernière place en métropole française en matière de chômage, est polluée de différentes façons.

    C’est pourquoi nous ne voulons pas nous laisser faire. ESCREBIEUX a le soutien :

    • des onze communes environnantes  (sauf Izel-lès-Equerchin qui est favorable au projet) : Bois-Bernard, Brebières, Drocourt, Fresnes-les-Montauban, Fresnoy-en-Gohelle, Hénin-Beaumont, Neuvireuil, Quiéry-la-Motte, Rouvroy, Sailly-en-Ostrevent et Vitry-en-Artois.
    • de trois associations environnementales : le GON, la LPO, Sites et monuments

    ESCREBIEUX ira en justice avec trois communes, deux associations et trois riverains (habitant soit Bois-Bernard, soit Drocourt, soit Quiéry-la-Motte) pour demander l’annulation de la décision du nouveau préfet qui est maintenant favorable au projet des deux entreprises.

    ** **

    Info de dernière minute

    Un busard pâle mâle adulte a été découvert mort au printemps 2025 au pied d’une éolienne du parc des Quintefeuilles. Il s’agit d’une une atteinte illégale à une espèce protégée qui peut pleinement justifier une action en justice pour demander la suspension de l’exploitation ou l’obligation de nouvelles mesures (bridage, arrêt saisonnier, financement d’actions de conservation, …).

  • Municipales 2026

    La Fédération Stop éoliennes Hauts-de-France appelle les futurs maires à refuser tout projet éolien

    Elle s’adresse aux maires, aux candidates et candidats aux élections municipales

    ** **

    Vous êtes maire sortant(e) ou candidat(e) aux élections municipales qui vont se tenir en mars prochain dans notre pays.

    À l’occasion de ce rendez-vous démocratique particulièrement important, nous voulons vous interpeller sur ce phénomène qui divise profondément nos villages et nos concitoyens : le développement anarchique des éoliennes dans nos territoires ainsi que, désormais, des panneaux photovoltaïques.

    Au nom des dizaines d’associations que regroupe notre Fédération, des centaines de requérants et des milliers de riverains impactés, nous vous appelons solennellement à faire obstacle par tous les moyens à ces projets qui sèment la zizanie dans nos villages, défigurent nos paysages et sont aussi inutiles du point écologique et énergétique que coûteux pour le contribuable et le consommateur dont ils ont déjà fait doubler la facture ces quinze dernières années.

    Vos administrés sont de plus en plus nombreux à les connaître. Certains en sont révoltés et se sentent méprisés.

    Aujourd’hui, seuls les fonds d’investissements et les propriétaires fonciers ont intérêt au développement de l’éolien et du photovoltaïque. Mais pour prospérer et sévir, contre l’intérêt général, ils ont besoin de la collaboration des élus.

    Par cet appel, nous vous demandons de vous placer du côté de l’intérêt général, de votre population, des entreprises de votre territoire. Et de prendre les engagements suivants :

    • En tant que maire, refuser tout dialogue, toute étude avec les promoteurs éoliens et photovoltaïques dont nous connaissons les pressions et les manoeuvres qu’ils exercent sur vous pour obtenir votre signature.

    • En tant que délégué dans votre communauté de communes : voter systématiquement contre tout projet éolien, y compris le « repowering » (remplacement des éoliennes actuelles par de plus puissantes et plus hautes).

    • De voter contre tout projet d’agrivoltaïsme.

    • Pour les projets en cours, exiger dans vos documents d’urbanisme, que les éoliennes de plus en plus hautes, soient désormais repoussées à 1 000 mètres des premières habitations (et non à seulement 500 mètres comme le prévoit aujourd’hui la loi).

    Cet appel s’adresse également à tous ceux qui aspirent à devenir délégués au sein de la Fédération départementale d’énergie (Territoire d’énergies 80), du Pôle métropolitain du Grand Amiénois et autres syndicats mixtes.

    Si vous soutenez notre combat, faites-le nous savoir afin que nous puissions agir ensemble.

    Si vous êtes dans le doute, faites-le nous savoir également et nous serons heureux de venir à votre rencontre.

    Si au contraire, vous êtes favorables à ces machines, dites-le nous également. Il est important que nous puissions en débattre.

    à Dans tous les cas, votre avis est important pour nous et vos administrés auprès desquels nous communiquons.

    Dans l’attente de votre retour, soyez sûr du profond respect que nous avons pour vous-mêmes et le mandat que vous exercez ou auquel vous aspirez.

    Pour la Fédération Stop éoliennes Hauts-de-France

    Bénédicte Leclerc de Hautecloque Coste

    stopeolienneshautsdefrance@gmail.com

  • Dans la Somme

    La justice reconnaît l’impact d’un parc éolien sur la santé d’une riveraine

    La reconnaissance par la justice d’un lien entre l’état de santé d’une habitante de la Somme et la proximité d’un parc éolien marque une étape importante dans le débat sur les nuisances liées à l’éolien terrestre en France.

    ** **

    Dans un jugement rendu le 13 novembre par le tribunal judiciaire de Strasbourg, les magistrats ont estimé que le fonctionnement des éoliennes situées à quelques centaines de mètres de son domicile constituait « la cause directe et certaine du stress et de l’anxiété ressentis » par la plaignante, selon Le Figaro.

    Cette décision, présentée comme inédite par l’avocat de la riveraine, intervient alors que plusieurs contentieux portant sur les nuisances sonores, visuelles et sanitaires des parcs éoliens se succèdent depuis plus d’une décennie sans toujours aboutir à une telle reconnaissance du lien de causalité.

    Elle relance les interrogations sur la manière dont les juges appréhendent le « syndrome éolien », notion contestée par une partie de la communauté scientifique mais invoquée par certains riverains pour décrire un ensemble de troubles physiques et psychiques.

    Une riveraine qui dit avoir vu sa santé se dégrader

    Selon le jugement, la plaignante, une ancienne enseignante installée avec son mari dans un village de la Somme depuis le milieu des années 1980, a commencé à ressentir divers troubles après l’implantation d’un parc de douze mâts à proximité de sa maison en 2009. Vertiges, troubles du sommeil, angoisses, difficultés de concentration et céphalées récurrentes figurent parmi les symptômes décrits dans la procédure, qui auraient conduit le couple à aller dormir régulièrement dans une autre maison lui appartenant.

    Un neurologue mandaté dans le cadre du dossier a relevé « la présence de céphalées d’apparition progressive au fil du temps, ayant commencé deux à trois mois après l’implantation des éoliennes et disparaissant lorsque la patiente est à l’écart ou qu’elles sont arrêtées ». Ces éléments médicaux, combinés aux témoignages des intéressés sur la dégradation de leur qualité de vie, ont pesé dans l’appréciation des juges civils.

    L’avocat de la plaignante, Me Philippe Bodereau, souligne que le parc éolien en cause est pourtant implanté au-delà de la distance réglementaire de 500 mètres par rapport à l’habitation, mais qu’il génère, selon lui, un environnement sonore susceptible d’altérer la santé des riverains. Il a également produit des études étrangères sur les effets des infrasons et basses fréquences émises par les éoliennes, afin de convaincre les magistrats de la réalité des nuisances invoquées.

    Un jugement présenté comme une première en France

    « Pour la première fois », estime Me Bodereau, « on établit une relation entre le fonctionnement de l’éolien et les troubles sur la santé physique et morale » d’un riverain, ce qui, selon lui, ouvre une brèche juridique importante pour d’autres contentieux. Jusqu’ici, des décisions ont reconnu des troubles anormaux de voisinage ou indemnisé des nuisances, mais sans lier aussi clairement un parc éolien à un tableau clinique précis qualifié de syndrome.

    Le tribunal judiciaire de Strasbourg s’inscrit ainsi dans un contexte jurisprudentiel contrasté, où certaines juridictions ont débouté des plaignants en estimant que les nuisances invoquées ne dépassaient pas les inconvénients normaux du voisinage, tandis que d’autres ont admis l’existence d’un « syndrome de l’éolien » pour justifier l’octroi de dommages et intérêts. La décision récente, qui relève explicitement un lien direct entre troubles anxieux et fonctionnement d’un parc éolien, est présentée par plusieurs observateurs comme un tournant dans la prise en compte des plaintes des riverains.

    Pour autant, elle ne clôt pas le débat scientifique sur les effets sanitaires de l’éolien, alors que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) souligne encore, dans ses travaux, les incertitudes entourant l’impact des infrasons sur l’oreille interne et le système nerveux central. Les prochains recours et expertises devraient contribuer à préciser, au fil des années, l’articulation entre politique énergétique, droit de l’environnement et protection de la santé des populations vivant à proximité des installations.

    https://www.epochtimes.fr

    ** **

    Les experts appellent à de sérieux revers pour protéger les humains

    La preuve que la santé humaine (sans parler de l’animal et de la marine) est affectée négativement par les éoliennes industrielles n’est ni la spéculation ni l’hyperbole de ce qu’on appelle les « NIMBY ». 1

    De plus en plus, les scientifiques et les experts du monde entier tirent la sonnette d’alarme sur les impacts importants des éoliennes industrielles sur la santé humaine. Même l’Organisation mondiale de la santé a mis à jour ses habitudes de bruit en 2018 déclarant qu’il existe « des preuves plus fortes des effets cardiovasculaires et métaboliques du bruit environnemental… de nouvelles sources de bruit, à savoir le bruit des éoliennes… » qu’elle inclut comme « l’un des principaux dangers environnementaux pour la santé physique et mentale et le bien-être ». 2

    Mais c’est une vieille nouvelle pour ceux qui font des recherches sur les impacts sur la santé humaine depuis des décennies:

    Contrairement aux affirmations de l’industrie [éolienne], il y a un nombre croissant de recherches évaluées par des pairs qui étayent ces allégations de santé [adverses]. Dr. Keith Stelling, MA, MNIMH, Dip Phyt, MCPP, cf. « Résumé de la recherche récente sur les effets néfastes sur la santé des éoliennes », octobre 2009

    Nouvelle recherche, Avertissements de montage

    Certaines des recherches les plus récentes examinées par des pairs proviennent du Dr. Ursula Bellut-Staeck, médecin et écrivain scientifique allemand spécialisé en physiologie vasculaire et microcirculation. Elle a récemment comparu devant la Commission des services publics de l’Alberta (CUA) en tant qu’experte sous serment sur les effets des infrasons sur la santé.

    Les infrasons générés par les éoliennes sont des ondes de pression sonore/son sous 20 Hertz. Ces « fluctuations de pression » sont rapides et peuvent parcourir des distances de 50km ou plus.3 Infrasound est également utilisé comme arme sonore pour des applications défensives ou le contrôle de la foule.4

    Lorsque vous entrez dans quelque chose en dessous de 20 Hz, vous avez quitté le domaine du bruit et du son; vous êtes maintenant dans le domaine vestibulaire dangereux des fluctuations de la pression de l’air. Le système vestibulaire humain ainsi que divers mécanismes de régulation dans les vaisseaux sanguins sont extrêmement sensibles à tout ce qui est inférieur à 20 Hz. Dr. Calvin Luther Martin, PhD; courriel à Wind Concerns, 9 octobre 2025

    Dr. La recherche de Bellut-Staeck révèle que la transmission constante de ces fluctuations de pression, qui peuvent traverser les bâtiments et les murs, impacte les cellules endothéliales du corps humain, qui régulent les fonctions vitales essentielles telles que le système immunitaire, la nutrition cellulaire, l’élimination des déchets et la régulation de la pression artérielle. Le système endothélial, prévient-elle, peut éventuellement entrer dans un état d’inflammation et d’autres problèmes de santé.

    Les maladies secondaires: perte progressive de fonctions dans toutes les zones, telles que le système immunitaire, y compris éventuellement le cancer, l’équilibre de la coagulation (conduisant à une augmentation de la thrombose et des embolies) et la diminution de la fertilité, la crise cardiaque, l’accident vasculaire cérébral, l’insuffisance cardiaque, la démence vasculaire. Dr. Ursula Bellut-Staeck (mise à jour le 27 juillet 2025); cf. étude dans Journal of Clinical Medicine, avril 2025

    Ses résultats, qui corroborent de nombreuses autres études, l’ont amenée à déclarer que l’infrason est une menace pour l’ensemble de la biodiversité. 5 Elle note que les organismes de réglementation, comme la CUA, ne prennent pas en compte les infrasons. Elle a souligné que la règle 0012 [de la réglementation de l’Alberta] ne traite pas de l’infrasound 6, mais « ne traite que de la partie sonore, donc de ne pas traiter de la partie infrasonique, et des effets d’infrasons… Ce qui n’est pas considéré est l’infrason est une énergie physique, et les résultats scientifiques qui se rapportent à cela, qui devraient également être considérés maintenant. » 7

    Revers : 10km

    Dans son témoignage vidéo devant l’ASC,8 Dr. Bellut-Staeck a essentiellement appelé à un moratoire sur toute approbation future de projet afin d’examiner la science, « parce que les preuves sont élevées… des résultats directs » d’impacts néfastes. La Commission a demandé au Dr. Bellut-Staeck, ce qu’elle considérait comme un

    « revers sûr d’une éolienne ? » Sa réponse :

    Sur la base des études… une distance de sécurité serait supérieure à 10km, compte tenu de la taille et des fréquences émises. Audition de l’AUC #29377 sur le projet éolien d’Oyen, YouTube à 47:33

    Vous avez bien lu que les éoliennes industrielles ne devraient pas être plus proches que 10km des habitations humaines. Cela fait écho aux conclusions soumises à une enquête fédérale australienne en 2011:

    Un arrêt temporaire immédiat dans la construction d’éoliennes plus près de 10km à l’habitation humaine jusqu’à ce que des recherches adéquates soient terminées, afin de déterminer ce qui est un recul sûr des turbines des maisons et des lieux de travail. Dr. Sarah Laurie, MD, 10 février 2011, cf. « Soumission à l’enquête du Sénat fédéral australien sur les parcs éoliens ruraux », p. 5

    Dr. Laurie note: «Spécifiquement, l’hypertension en conjonction avec la turbineopérationa étésignalé jusqu’à 5km de distance, etvibrations corporelleset nocturneSe réveiller dans un paniqueÉtat jusqu’à10km. »

    Dans une étude finlandaise quelque huit ans plus tard, ces recommandations ont été plus que confirmées:

    L’étude pilote réalisée à Satakunta et dans le nord de l’Ostrobothnie en Finlande montre que les dommages causés par les infrasons des centrales éoliennes ne diminueront que de manière significative à plus de 15 kilomètres des éoliennes… Il y avait environ trois fois plus de symptômes nocifs ou plus graves près des éoliennes (moins ou environ 15 km des centrales éoliennes) que plus loin. Étude pilote ici (Mehtätalo et al. 2019); traduction de l’étude ici

    Personnellement, je ne vivrais pas à 20km d’eux… Nous avons identifié la signature acoustique de l’éolienne dans une maison à 12km de l’éolienne la plus proche. Professeure Mariana Alves-Pereira, « Infrasound and Low Frequency Noise (ILFN) », YouTube.com

    Le professeur Ken Mattison, PhD, qui a travaillé à Stanford et à la NASA avec l’acoustique de l’air et avec l’Agence suédoise de recherche sur la défense sur l’acoustique sous-marine a ajouté sa voix au refrain croissant de scientifiques appelant à des revers. Il note des études sur les animaux qui les montrent de fuir une zone s’ils sont à moins de 5km des éoliennes.

    Nous devons vraiment nous arrêter et enquêter sur la dangerosité de cet infrason. Les infrasons peuvent potentiellement s’étendre d’au moins 10 kilomètres à des niveaux qui se sont avérés affecter les personnes. Donc, je dirais que la distance de sécurité est probablement de cinq à dix kilomètres au moins. Professeur Ken Mattison, PhD, Copenhague, 8 octobre 2025; YouTube

    Maintenant que les tribunaux ont reconnu le «syndrome des éoliennes» comme les impacts collectifs sur la santé humaine; maintenant que les témoignages de personnes à travers la planète ont été corraborés; 9 et maintenant que la science susmentionnée évaluée par les pairs montre les impacts dévastateurs des éoliennes sur les personnes et les animaux au niveau cellulaire… il est temps que cette expérience se termine. Mais le contraire s’est produit; les sociétés éoliennes ne font pas que de l’avance, mais elles construisent des turbines encore plus grandes à côté des communautés rurales, avec peu de gouvernements qui s’y opposent.10

    Ce que nous avons observé, c’est que les gens qui vivent près des plus grandes éoliennes se développent plus rapidement et des problèmes de santé plus intenses que les personnes qui vivent près de petites éoliennes… il n’y a pas d’option pour cette personne mais courir… les gens sont mis dans des situations impossibles – des situations impossibles. Professeure Mariana Alves-Pereira, « Infrasound and Low Frequency Noise (ILFN) », YouTube.com

    Les revers les plus stricts que nous avons trouvés sont en Slovaquie, où l’Office de la santé publique exige que les tours soient situées à au moins trois kilomètres des zones habitées, avec une hauteur minimale de 150 mètres.11 Mais même cela est loin des recommandations citées ci-dessus.

    Pourtant, même si des revers de 10km ont été institués, cela ne résout pas les impacts sur la faune. Henning Theorell, MD, et Maria Vemdal, M.Sc. notent que « le bruit et les vibrations des éoliennes provoquent un stress chez divers animaux, comme en témoignent les niveaux élevés de cortisol dans le sérum et les follicules pileux des oies et des blaireaux lorsqu’ils sont à proximité des éoliennes… Les rapports indiquent que les blaireaux abandonnent leurs tanières, leurs orignaux et leurs rennes fuient les industries éoliennes. » 12 Elle ne traite pas non plus de la décimation maintenant bien documentée des insectes et des chauves-souris.

    La réponse est de mettre un moratoire immédiat sur tout développement futur des éoliennes et d’initier un examen scientifique et médical immédiat des installations de turbines existantes. Il n’est pas politiquement correct de remettre en question ce qu’on appelle « l’énergie verte », mais à la lumière de plus de deux décennies de preuves accablantes, c’est absolument la réponse moralement correcte.

    https://www.windconcerns.com

    ** **

    Notes

    1. Ceux qui disent: «Pas dans ma cour arrière.» ]
    2. « Nouvelles directives de l’OMS sur le bruit pour l’Europe publiées », 10 octobre 2018; www.who.int[]
    3. L’étude de Marcillo et al. en 2015 a révélé que « l’infrasonde d’un parc éolien de 60 turbines s’est propagé à des distances allant jusqu’à 90 km dans des conditions atmosphériques nocturnes. » « Sur les infrasons générés par les parcs éoliens et sa propagation dans les guides d’onde troposphériques de basse altitude », 21 août 2015[]
    4. cf. Me tuer doucement[]
    5. windconcerns.com/infrasound-a-énorme-menace-à-l’entre-biodiversité-says-doctor/[↩]
    6. cf. Nous mesurons la mauvaise chose[]
    7. Audition de la CUA #29377 sur le projet éolien d’Oyen, YouTube à 52:21[]
    8. Audition #29377 ; les vidéos ont depuis été cachées du site de l’AUC mais ont été dupliquées ici. ]
    9. Voir les histoires ici et ici[]
    10. cf. www.windconcerns.com/county-of-st-paul-restricts-turbine-heights/[]
    11. www.windconcerns.com/slovaquie-turbines-à-être-set-3kms-from-habitations/[]
    12. cf. www.windconcerns.com/egg-mortality-creases-approche-vent-turbines-étude/[↩]
  • Documents officiels très instructifs

    D’abord la lecture du SRADDET (schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires) 

    Puis la révision du S3REnR (du schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables)

    1. Le SRADDET de la région Hauts de France (Modification adoptée par le Conseil régional le 21 novembre 2024 et approuvée par arrêté préfectoral du 29 novembre 2024)
    https://www.hautsdefrance.fr/la-region-adopte-son-sraddet-mo

    Rapport des objectifs

    Page 223 : « La production d’énergie éolienne a été multipliée par 4 depuis 2012. En 2021 elle représente 36 % des énergies renouvelables produites en région et environ 91% de la production d’énergie renouvelable électrique. Ce développement important des installations éoliennes a progressivement conduit à un phénomène de saturation sur certains territoires. »
    Page 228 : « Concernant l’électricité, le scénario régional pour la production d’énergie éolienne vise un développement maitrisé et privilégie les mesures de repowering du parc existant. »

    Fascicule modifié approuvé décembre 2024 (encadré pages 26 et 27)

     » Pour le développement de l’éolien terrestre, il convient de privilégier les mesures de repowering permettant d’augmenter la puissance du parc existant. Les projets éoliens s’inscriront en priorité dans les zones favorables à l’éolien définies par le Préfet de Région et prendre en compte les enjeux connus sur ces secteurs, dans le respect de la règlementation et de la séquence Eviter, Réduire, Compenser.
    Sur la base des zones favorables à l’éolien définies par le Préfet de Région, les SCOT, PLUi, Charte de Parcs Naturels Régionaux sont invités à définir leurs zones favorables à leurs échelles territoriales respectives.
    Pour le repowering, afin de limiter les impacts, notamment visuels, des nouvelles éoliennes plus puissantes et plus hautes, celles-ci veilleront à respecter un éloignement des habitations proportionnel à l’éloignement des éoliennes initiales en prenant en considération la hauteur totale ; Concernant le patrimoine paysager : les projets d’implantation veilleront à respecter les cônes de visibilité des monuments historiques et de mémoire ainsi que les paysages emblématiques identifiés dans la carte des zones favorables à l’éolien produite par les services de l’Etat ; Concernant la biodiversité, ils veilleront à respecter les couloirs de migration des  oiseaux et les espèces sensibles à l’éolien identifiées dans la carte des zones favorables à l’éolien produite par les services de l’Etat (Cf. cartographie du potentiel éolien terrestre—couche clé en main- sur le site internet de la DREAL Hauts de France). Ces nouvelles éoliennes veilleront à conserver une garde au sol suffisante pour limiter l’impact. »

    Annexe 1 – Rapport environnementalPage 60 : « Eoliennes terrestres – Le principal point de vigilance concerne les espèces d’oiseaux et chauves-souris d’intérêt communautaire et recensées dans les ZSC et les ZPS. Des mesures proportionnées et adaptées aux enjeux permettent de réduire considérablement les incidences. Dans ce contexte, les sites « Natura 2000 » situés à moins de 15 km de ZPS et/ou ZSC à enjeux chiroptères et/ou avifaune mériteront une attention particulière. »
    Page 104 : « Les SCoT et les PCAET contribuent à l’objectif régional privilégiant le développement des énergies renouvelables et de récupération autres que l’éolien terrestre. »
    Page 214 : « Concernant le développement de l’éolien terrestre, en juin 2018, face au développement majeur de la filière éolienne, la Région a annoncé « parvenir à la maitrise de la demande en énergie sur son territoire et s’investir dans une politique de mix énergétique qui privilégiera le développement des énergies renouvelables autres que l’éolien, telles que le solaire ou la méthanisation ».
    Page 329 : « La multiplication des projets éoliens peut provoquer un risque de saturation visuelle des paysages et par conséquent leur dégradation. Cependant, la règle concernant le développement de EnR prévoit que « les projets d’implantation veilleront à respecter les cônes de visibilité des monuments historiques et de mémoire ainsi que les paysages emblématiques identifiés ».

    2. La Révision du schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3REnR) de la région Hauts-de-France (Version définitive – Janvier 2024), page 41

     » Les objectifs du SRADDET Hauts-de-France, sont les suivants :

    • Pour l’éolien, l’objectif est de 7 824 GWh. Cela représente une puissance installée d’environ 4 GW en considérant un facteur de charge éolien de 23%. Cet objectif est dépassé depuis le mois d’octobre 2018. Au 1er juin 2023, 5,7 GW d’aérogénérateurs sont installés ;
    • Pour le photovoltaïque, l’objectif à horizon 2031 est de 1 778 GWh. Cela représente une puissance installée d’environ 1,8 GW en considérant un facteur de charge photovoltaïque de 15%. »

    Conformément à la loi, le S3REnR est proposé par RTE, Réseau de transport d’électricité, en association avec les gestionnaires du réseau de distribution de l’électricité possédant des postes sources en région Hauts-de-France (Enedis, GAZELEC Péronne, SICAE de l’Oise, SICAE de la Somme et du Cambraisis). Même si ce document n’est pas opposable, contrairement au SRADDET, les données qu’il contient sont incontestables puisqu’elles proviennent de RTE et des gestionnaires du réseau…

    ** **

    Voir aussi sur le Journal de l’éolien (édité par l’Observatoire des Énergies Renouvelables)

    Pour les Hauts-de-France, la Puissance éolienne installée fin 2025 est de 6,9 MW (5,7GW en juin 2023).
    L’objectif du SRADDET Hauts de France de 4 GW est donc aujourd’hui dépassé de 72,5% !
    Et ce sont des données officielles fournies par RTE, les gestionnaires du réseau de distribution de l’électricité et le Journal de l’éolien…


    Chiffres clés, à crier haut et fort !

    • La région HDF est la 1ère en France en termes de puissance éolienne installée et de production d’électricité d’origine éolienne. 
    • En 2023, la région des Hauts-de-France totalisait près de 30 % de toute la production de l’éolien terrestre de France, pour 5,8 % du territoire métropolitain et 8,8 % de la population.
    • L’objectif de Puissance éolienne installée du SRADDET Hauts de France de 4 GW est aujourd’hui dépassé de 72,5% (6,9 MWfin 2025).