Auteur/autrice : Escrebieux

  • Municipales 2026

    La Fédération Stop éoliennes Hauts-de-France appelle les futurs maires à refuser tout projet éolien

    Elle s’adresse aux maires, aux candidates et candidats aux élections municipales

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    Vous êtes maire sortant(e) ou candidat(e) aux élections municipales qui vont se tenir en mars prochain dans notre pays.

    À l’occasion de ce rendez-vous démocratique particulièrement important, nous voulons vous interpeller sur ce phénomène qui divise profondément nos villages et nos concitoyens : le développement anarchique des éoliennes dans nos territoires ainsi que, désormais, des panneaux photovoltaïques.

    Au nom des dizaines d’associations que regroupe notre Fédération, des centaines de requérants et des milliers de riverains impactés, nous vous appelons solennellement à faire obstacle par tous les moyens à ces projets qui sèment la zizanie dans nos villages, défigurent nos paysages et sont aussi inutiles du point écologique et énergétique que coûteux pour le contribuable et le consommateur dont ils ont déjà fait doubler la facture ces quinze dernières années.

    Vos administrés sont de plus en plus nombreux à les connaître. Certains en sont révoltés et se sentent méprisés.

    Aujourd’hui, seuls les fonds d’investissements et les propriétaires fonciers ont intérêt au développement de l’éolien et du photovoltaïque. Mais pour prospérer et sévir, contre l’intérêt général, ils ont besoin de la collaboration des élus.

    Par cet appel, nous vous demandons de vous placer du côté de l’intérêt général, de votre population, des entreprises de votre territoire. Et de prendre les engagements suivants :

    • En tant que maire, refuser tout dialogue, toute étude avec les promoteurs éoliens et photovoltaïques dont nous connaissons les pressions et les manoeuvres qu’ils exercent sur vous pour obtenir votre signature.

    • En tant que délégué dans votre communauté de communes : voter systématiquement contre tout projet éolien, y compris le « repowering » (remplacement des éoliennes actuelles par de plus puissantes et plus hautes).

    • De voter contre tout projet d’agrivoltaïsme.

    • Pour les projets en cours, exiger dans vos documents d’urbanisme, que les éoliennes de plus en plus hautes, soient désormais repoussées à 1 000 mètres des premières habitations (et non à seulement 500 mètres comme le prévoit aujourd’hui la loi).

    Cet appel s’adresse également à tous ceux qui aspirent à devenir délégués au sein de la Fédération départementale d’énergie (Territoire d’énergies 80), du Pôle métropolitain du Grand Amiénois et autres syndicats mixtes.

    Si vous soutenez notre combat, faites-le nous savoir afin que nous puissions agir ensemble.

    Si vous êtes dans le doute, faites-le nous savoir également et nous serons heureux de venir à votre rencontre.

    Si au contraire, vous êtes favorables à ces machines, dites-le nous également. Il est important que nous puissions en débattre.

    à Dans tous les cas, votre avis est important pour nous et vos administrés auprès desquels nous communiquons.

    Dans l’attente de votre retour, soyez sûr du profond respect que nous avons pour vous-mêmes et le mandat que vous exercez ou auquel vous aspirez.

    Pour la Fédération Stop éoliennes Hauts-de-France

    Bénédicte Leclerc de Hautecloque Coste

    stopeolienneshautsdefrance@gmail.com

  • Dans la Somme

    La justice reconnaît l’impact d’un parc éolien sur la santé d’une riveraine

    La reconnaissance par la justice d’un lien entre l’état de santé d’une habitante de la Somme et la proximité d’un parc éolien marque une étape importante dans le débat sur les nuisances liées à l’éolien terrestre en France.

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    Dans un jugement rendu le 13 novembre par le tribunal judiciaire de Strasbourg, les magistrats ont estimé que le fonctionnement des éoliennes situées à quelques centaines de mètres de son domicile constituait « la cause directe et certaine du stress et de l’anxiété ressentis » par la plaignante, selon Le Figaro.

    Cette décision, présentée comme inédite par l’avocat de la riveraine, intervient alors que plusieurs contentieux portant sur les nuisances sonores, visuelles et sanitaires des parcs éoliens se succèdent depuis plus d’une décennie sans toujours aboutir à une telle reconnaissance du lien de causalité.

    Elle relance les interrogations sur la manière dont les juges appréhendent le « syndrome éolien », notion contestée par une partie de la communauté scientifique mais invoquée par certains riverains pour décrire un ensemble de troubles physiques et psychiques.

    Une riveraine qui dit avoir vu sa santé se dégrader

    Selon le jugement, la plaignante, une ancienne enseignante installée avec son mari dans un village de la Somme depuis le milieu des années 1980, a commencé à ressentir divers troubles après l’implantation d’un parc de douze mâts à proximité de sa maison en 2009. Vertiges, troubles du sommeil, angoisses, difficultés de concentration et céphalées récurrentes figurent parmi les symptômes décrits dans la procédure, qui auraient conduit le couple à aller dormir régulièrement dans une autre maison lui appartenant.

    Un neurologue mandaté dans le cadre du dossier a relevé « la présence de céphalées d’apparition progressive au fil du temps, ayant commencé deux à trois mois après l’implantation des éoliennes et disparaissant lorsque la patiente est à l’écart ou qu’elles sont arrêtées ». Ces éléments médicaux, combinés aux témoignages des intéressés sur la dégradation de leur qualité de vie, ont pesé dans l’appréciation des juges civils.

    L’avocat de la plaignante, Me Philippe Bodereau, souligne que le parc éolien en cause est pourtant implanté au-delà de la distance réglementaire de 500 mètres par rapport à l’habitation, mais qu’il génère, selon lui, un environnement sonore susceptible d’altérer la santé des riverains. Il a également produit des études étrangères sur les effets des infrasons et basses fréquences émises par les éoliennes, afin de convaincre les magistrats de la réalité des nuisances invoquées.

    Un jugement présenté comme une première en France

    « Pour la première fois », estime Me Bodereau, « on établit une relation entre le fonctionnement de l’éolien et les troubles sur la santé physique et morale » d’un riverain, ce qui, selon lui, ouvre une brèche juridique importante pour d’autres contentieux. Jusqu’ici, des décisions ont reconnu des troubles anormaux de voisinage ou indemnisé des nuisances, mais sans lier aussi clairement un parc éolien à un tableau clinique précis qualifié de syndrome.

    Le tribunal judiciaire de Strasbourg s’inscrit ainsi dans un contexte jurisprudentiel contrasté, où certaines juridictions ont débouté des plaignants en estimant que les nuisances invoquées ne dépassaient pas les inconvénients normaux du voisinage, tandis que d’autres ont admis l’existence d’un « syndrome de l’éolien » pour justifier l’octroi de dommages et intérêts. La décision récente, qui relève explicitement un lien direct entre troubles anxieux et fonctionnement d’un parc éolien, est présentée par plusieurs observateurs comme un tournant dans la prise en compte des plaintes des riverains.

    Pour autant, elle ne clôt pas le débat scientifique sur les effets sanitaires de l’éolien, alors que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) souligne encore, dans ses travaux, les incertitudes entourant l’impact des infrasons sur l’oreille interne et le système nerveux central. Les prochains recours et expertises devraient contribuer à préciser, au fil des années, l’articulation entre politique énergétique, droit de l’environnement et protection de la santé des populations vivant à proximité des installations.

    https://www.epochtimes.fr

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    Les experts appellent à de sérieux revers pour protéger les humains

    La preuve que la santé humaine (sans parler de l’animal et de la marine) est affectée négativement par les éoliennes industrielles n’est ni la spéculation ni l’hyperbole de ce qu’on appelle les « NIMBY ». 1

    De plus en plus, les scientifiques et les experts du monde entier tirent la sonnette d’alarme sur les impacts importants des éoliennes industrielles sur la santé humaine. Même l’Organisation mondiale de la santé a mis à jour ses habitudes de bruit en 2018 déclarant qu’il existe « des preuves plus fortes des effets cardiovasculaires et métaboliques du bruit environnemental… de nouvelles sources de bruit, à savoir le bruit des éoliennes… » qu’elle inclut comme « l’un des principaux dangers environnementaux pour la santé physique et mentale et le bien-être ». 2

    Mais c’est une vieille nouvelle pour ceux qui font des recherches sur les impacts sur la santé humaine depuis des décennies:

    Contrairement aux affirmations de l’industrie [éolienne], il y a un nombre croissant de recherches évaluées par des pairs qui étayent ces allégations de santé [adverses]. Dr. Keith Stelling, MA, MNIMH, Dip Phyt, MCPP, cf. « Résumé de la recherche récente sur les effets néfastes sur la santé des éoliennes », octobre 2009

    Nouvelle recherche, Avertissements de montage

    Certaines des recherches les plus récentes examinées par des pairs proviennent du Dr. Ursula Bellut-Staeck, médecin et écrivain scientifique allemand spécialisé en physiologie vasculaire et microcirculation. Elle a récemment comparu devant la Commission des services publics de l’Alberta (CUA) en tant qu’experte sous serment sur les effets des infrasons sur la santé.

    Les infrasons générés par les éoliennes sont des ondes de pression sonore/son sous 20 Hertz. Ces « fluctuations de pression » sont rapides et peuvent parcourir des distances de 50km ou plus.3 Infrasound est également utilisé comme arme sonore pour des applications défensives ou le contrôle de la foule.4

    Lorsque vous entrez dans quelque chose en dessous de 20 Hz, vous avez quitté le domaine du bruit et du son; vous êtes maintenant dans le domaine vestibulaire dangereux des fluctuations de la pression de l’air. Le système vestibulaire humain ainsi que divers mécanismes de régulation dans les vaisseaux sanguins sont extrêmement sensibles à tout ce qui est inférieur à 20 Hz. Dr. Calvin Luther Martin, PhD; courriel à Wind Concerns, 9 octobre 2025

    Dr. La recherche de Bellut-Staeck révèle que la transmission constante de ces fluctuations de pression, qui peuvent traverser les bâtiments et les murs, impacte les cellules endothéliales du corps humain, qui régulent les fonctions vitales essentielles telles que le système immunitaire, la nutrition cellulaire, l’élimination des déchets et la régulation de la pression artérielle. Le système endothélial, prévient-elle, peut éventuellement entrer dans un état d’inflammation et d’autres problèmes de santé.

    Les maladies secondaires: perte progressive de fonctions dans toutes les zones, telles que le système immunitaire, y compris éventuellement le cancer, l’équilibre de la coagulation (conduisant à une augmentation de la thrombose et des embolies) et la diminution de la fertilité, la crise cardiaque, l’accident vasculaire cérébral, l’insuffisance cardiaque, la démence vasculaire. Dr. Ursula Bellut-Staeck (mise à jour le 27 juillet 2025); cf. étude dans Journal of Clinical Medicine, avril 2025

    Ses résultats, qui corroborent de nombreuses autres études, l’ont amenée à déclarer que l’infrason est une menace pour l’ensemble de la biodiversité. 5 Elle note que les organismes de réglementation, comme la CUA, ne prennent pas en compte les infrasons. Elle a souligné que la règle 0012 [de la réglementation de l’Alberta] ne traite pas de l’infrasound 6, mais « ne traite que de la partie sonore, donc de ne pas traiter de la partie infrasonique, et des effets d’infrasons… Ce qui n’est pas considéré est l’infrason est une énergie physique, et les résultats scientifiques qui se rapportent à cela, qui devraient également être considérés maintenant. » 7

    Revers : 10km

    Dans son témoignage vidéo devant l’ASC,8 Dr. Bellut-Staeck a essentiellement appelé à un moratoire sur toute approbation future de projet afin d’examiner la science, « parce que les preuves sont élevées… des résultats directs » d’impacts néfastes. La Commission a demandé au Dr. Bellut-Staeck, ce qu’elle considérait comme un

    « revers sûr d’une éolienne ? » Sa réponse :

    Sur la base des études… une distance de sécurité serait supérieure à 10km, compte tenu de la taille et des fréquences émises. Audition de l’AUC #29377 sur le projet éolien d’Oyen, YouTube à 47:33

    Vous avez bien lu que les éoliennes industrielles ne devraient pas être plus proches que 10km des habitations humaines. Cela fait écho aux conclusions soumises à une enquête fédérale australienne en 2011:

    Un arrêt temporaire immédiat dans la construction d’éoliennes plus près de 10km à l’habitation humaine jusqu’à ce que des recherches adéquates soient terminées, afin de déterminer ce qui est un recul sûr des turbines des maisons et des lieux de travail. Dr. Sarah Laurie, MD, 10 février 2011, cf. « Soumission à l’enquête du Sénat fédéral australien sur les parcs éoliens ruraux », p. 5

    Dr. Laurie note: «Spécifiquement, l’hypertension en conjonction avec la turbineopérationa étésignalé jusqu’à 5km de distance, etvibrations corporelleset nocturneSe réveiller dans un paniqueÉtat jusqu’à10km. »

    Dans une étude finlandaise quelque huit ans plus tard, ces recommandations ont été plus que confirmées:

    L’étude pilote réalisée à Satakunta et dans le nord de l’Ostrobothnie en Finlande montre que les dommages causés par les infrasons des centrales éoliennes ne diminueront que de manière significative à plus de 15 kilomètres des éoliennes… Il y avait environ trois fois plus de symptômes nocifs ou plus graves près des éoliennes (moins ou environ 15 km des centrales éoliennes) que plus loin. Étude pilote ici (Mehtätalo et al. 2019); traduction de l’étude ici

    Personnellement, je ne vivrais pas à 20km d’eux… Nous avons identifié la signature acoustique de l’éolienne dans une maison à 12km de l’éolienne la plus proche. Professeure Mariana Alves-Pereira, « Infrasound and Low Frequency Noise (ILFN) », YouTube.com

    Le professeur Ken Mattison, PhD, qui a travaillé à Stanford et à la NASA avec l’acoustique de l’air et avec l’Agence suédoise de recherche sur la défense sur l’acoustique sous-marine a ajouté sa voix au refrain croissant de scientifiques appelant à des revers. Il note des études sur les animaux qui les montrent de fuir une zone s’ils sont à moins de 5km des éoliennes.

    Nous devons vraiment nous arrêter et enquêter sur la dangerosité de cet infrason. Les infrasons peuvent potentiellement s’étendre d’au moins 10 kilomètres à des niveaux qui se sont avérés affecter les personnes. Donc, je dirais que la distance de sécurité est probablement de cinq à dix kilomètres au moins. Professeur Ken Mattison, PhD, Copenhague, 8 octobre 2025; YouTube

    Maintenant que les tribunaux ont reconnu le «syndrome des éoliennes» comme les impacts collectifs sur la santé humaine; maintenant que les témoignages de personnes à travers la planète ont été corraborés; 9 et maintenant que la science susmentionnée évaluée par les pairs montre les impacts dévastateurs des éoliennes sur les personnes et les animaux au niveau cellulaire… il est temps que cette expérience se termine. Mais le contraire s’est produit; les sociétés éoliennes ne font pas que de l’avance, mais elles construisent des turbines encore plus grandes à côté des communautés rurales, avec peu de gouvernements qui s’y opposent.10

    Ce que nous avons observé, c’est que les gens qui vivent près des plus grandes éoliennes se développent plus rapidement et des problèmes de santé plus intenses que les personnes qui vivent près de petites éoliennes… il n’y a pas d’option pour cette personne mais courir… les gens sont mis dans des situations impossibles – des situations impossibles. Professeure Mariana Alves-Pereira, « Infrasound and Low Frequency Noise (ILFN) », YouTube.com

    Les revers les plus stricts que nous avons trouvés sont en Slovaquie, où l’Office de la santé publique exige que les tours soient situées à au moins trois kilomètres des zones habitées, avec une hauteur minimale de 150 mètres.11 Mais même cela est loin des recommandations citées ci-dessus.

    Pourtant, même si des revers de 10km ont été institués, cela ne résout pas les impacts sur la faune. Henning Theorell, MD, et Maria Vemdal, M.Sc. notent que « le bruit et les vibrations des éoliennes provoquent un stress chez divers animaux, comme en témoignent les niveaux élevés de cortisol dans le sérum et les follicules pileux des oies et des blaireaux lorsqu’ils sont à proximité des éoliennes… Les rapports indiquent que les blaireaux abandonnent leurs tanières, leurs orignaux et leurs rennes fuient les industries éoliennes. » 12 Elle ne traite pas non plus de la décimation maintenant bien documentée des insectes et des chauves-souris.

    La réponse est de mettre un moratoire immédiat sur tout développement futur des éoliennes et d’initier un examen scientifique et médical immédiat des installations de turbines existantes. Il n’est pas politiquement correct de remettre en question ce qu’on appelle « l’énergie verte », mais à la lumière de plus de deux décennies de preuves accablantes, c’est absolument la réponse moralement correcte.

    https://www.windconcerns.com

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    Notes

    1. Ceux qui disent: «Pas dans ma cour arrière.» ]
    2. « Nouvelles directives de l’OMS sur le bruit pour l’Europe publiées », 10 octobre 2018; www.who.int[]
    3. L’étude de Marcillo et al. en 2015 a révélé que « l’infrasonde d’un parc éolien de 60 turbines s’est propagé à des distances allant jusqu’à 90 km dans des conditions atmosphériques nocturnes. » « Sur les infrasons générés par les parcs éoliens et sa propagation dans les guides d’onde troposphériques de basse altitude », 21 août 2015[]
    4. cf. Me tuer doucement[]
    5. windconcerns.com/infrasound-a-énorme-menace-à-l’entre-biodiversité-says-doctor/[↩]
    6. cf. Nous mesurons la mauvaise chose[]
    7. Audition de la CUA #29377 sur le projet éolien d’Oyen, YouTube à 52:21[]
    8. Audition #29377 ; les vidéos ont depuis été cachées du site de l’AUC mais ont été dupliquées ici. ]
    9. Voir les histoires ici et ici[]
    10. cf. www.windconcerns.com/county-of-st-paul-restricts-turbine-heights/[]
    11. www.windconcerns.com/slovaquie-turbines-à-être-set-3kms-from-habitations/[]
    12. cf. www.windconcerns.com/egg-mortality-creases-approche-vent-turbines-étude/[↩]
  • Documents officiels très instructifs

    D’abord la lecture du SRADDET (schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires) 

    Puis la révision du S3REnR (du schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables)

    1. Le SRADDET de la région Hauts de France (Modification adoptée par le Conseil régional le 21 novembre 2024 et approuvée par arrêté préfectoral du 29 novembre 2024)
    https://www.hautsdefrance.fr/la-region-adopte-son-sraddet-mo

    Rapport des objectifs

    Page 223 : « La production d’énergie éolienne a été multipliée par 4 depuis 2012. En 2021 elle représente 36 % des énergies renouvelables produites en région et environ 91% de la production d’énergie renouvelable électrique. Ce développement important des installations éoliennes a progressivement conduit à un phénomène de saturation sur certains territoires. »
    Page 228 : « Concernant l’électricité, le scénario régional pour la production d’énergie éolienne vise un développement maitrisé et privilégie les mesures de repowering du parc existant. »

    Fascicule modifié approuvé décembre 2024 (encadré pages 26 et 27)

     » Pour le développement de l’éolien terrestre, il convient de privilégier les mesures de repowering permettant d’augmenter la puissance du parc existant. Les projets éoliens s’inscriront en priorité dans les zones favorables à l’éolien définies par le Préfet de Région et prendre en compte les enjeux connus sur ces secteurs, dans le respect de la règlementation et de la séquence Eviter, Réduire, Compenser.
    Sur la base des zones favorables à l’éolien définies par le Préfet de Région, les SCOT, PLUi, Charte de Parcs Naturels Régionaux sont invités à définir leurs zones favorables à leurs échelles territoriales respectives.
    Pour le repowering, afin de limiter les impacts, notamment visuels, des nouvelles éoliennes plus puissantes et plus hautes, celles-ci veilleront à respecter un éloignement des habitations proportionnel à l’éloignement des éoliennes initiales en prenant en considération la hauteur totale ; Concernant le patrimoine paysager : les projets d’implantation veilleront à respecter les cônes de visibilité des monuments historiques et de mémoire ainsi que les paysages emblématiques identifiés dans la carte des zones favorables à l’éolien produite par les services de l’Etat ; Concernant la biodiversité, ils veilleront à respecter les couloirs de migration des  oiseaux et les espèces sensibles à l’éolien identifiées dans la carte des zones favorables à l’éolien produite par les services de l’Etat (Cf. cartographie du potentiel éolien terrestre—couche clé en main- sur le site internet de la DREAL Hauts de France). Ces nouvelles éoliennes veilleront à conserver une garde au sol suffisante pour limiter l’impact. »

    Annexe 1 – Rapport environnementalPage 60 : « Eoliennes terrestres – Le principal point de vigilance concerne les espèces d’oiseaux et chauves-souris d’intérêt communautaire et recensées dans les ZSC et les ZPS. Des mesures proportionnées et adaptées aux enjeux permettent de réduire considérablement les incidences. Dans ce contexte, les sites « Natura 2000 » situés à moins de 15 km de ZPS et/ou ZSC à enjeux chiroptères et/ou avifaune mériteront une attention particulière. »
    Page 104 : « Les SCoT et les PCAET contribuent à l’objectif régional privilégiant le développement des énergies renouvelables et de récupération autres que l’éolien terrestre. »
    Page 214 : « Concernant le développement de l’éolien terrestre, en juin 2018, face au développement majeur de la filière éolienne, la Région a annoncé « parvenir à la maitrise de la demande en énergie sur son territoire et s’investir dans une politique de mix énergétique qui privilégiera le développement des énergies renouvelables autres que l’éolien, telles que le solaire ou la méthanisation ».
    Page 329 : « La multiplication des projets éoliens peut provoquer un risque de saturation visuelle des paysages et par conséquent leur dégradation. Cependant, la règle concernant le développement de EnR prévoit que « les projets d’implantation veilleront à respecter les cônes de visibilité des monuments historiques et de mémoire ainsi que les paysages emblématiques identifiés ».

    2. La Révision du schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3REnR) de la région Hauts-de-France (Version définitive – Janvier 2024), page 41

     » Les objectifs du SRADDET Hauts-de-France, sont les suivants :

    • Pour l’éolien, l’objectif est de 7 824 GWh. Cela représente une puissance installée d’environ 4 GW en considérant un facteur de charge éolien de 23%. Cet objectif est dépassé depuis le mois d’octobre 2018. Au 1er juin 2023, 5,7 GW d’aérogénérateurs sont installés ;
    • Pour le photovoltaïque, l’objectif à horizon 2031 est de 1 778 GWh. Cela représente une puissance installée d’environ 1,8 GW en considérant un facteur de charge photovoltaïque de 15%. »

    Conformément à la loi, le S3REnR est proposé par RTE, Réseau de transport d’électricité, en association avec les gestionnaires du réseau de distribution de l’électricité possédant des postes sources en région Hauts-de-France (Enedis, GAZELEC Péronne, SICAE de l’Oise, SICAE de la Somme et du Cambraisis). Même si ce document n’est pas opposable, contrairement au SRADDET, les données qu’il contient sont incontestables puisqu’elles proviennent de RTE et des gestionnaires du réseau…

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    Voir aussi sur le Journal de l’éolien (édité par l’Observatoire des Énergies Renouvelables)

    Pour les Hauts-de-France, la Puissance éolienne installée fin 2025 est de 6,9 MW (5,7GW en juin 2023).
    L’objectif du SRADDET Hauts de France de 4 GW est donc aujourd’hui dépassé de 72,5% !
    Et ce sont des données officielles fournies par RTE, les gestionnaires du réseau de distribution de l’électricité et le Journal de l’éolien…


    Chiffres clés, à crier haut et fort !

    • La région HDF est la 1ère en France en termes de puissance éolienne installée et de production d’électricité d’origine éolienne. 
    • En 2023, la région des Hauts-de-France totalisait près de 30 % de toute la production de l’éolien terrestre de France, pour 5,8 % du territoire métropolitain et 8,8 % de la population.
    • L’objectif de Puissance éolienne installée du SRADDET Hauts de France de 4 GW est aujourd’hui dépassé de 72,5% (6,9 MWfin 2025).
  • Sale temps pour les animaux !

    Éoliennes, antennes-relais, lignes à haute – tension 

    Beaucoup des animaux de nos campagnes, de tous poils et de toutes plumes, sont malades. Ils sont atteints d’un mal invisible. Certains font la relation entre la dégradation de leur santé et les sources de pollutions par ondes électromagnétiques installées dans le voisinage. Les éleveurs impactés sont en première ligne. Mais, cela n’impressionne nullement les industries des ondes qui colonisent toujours plus les campagnes… avec l’appui des politiques et des médias.

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    Avec le développement exponentiel du « tout électrique » et du « tout sans fil », les ondes électromagnétiques de toutes fréquences qui nous entourent se révèlent des « liaisons dangereuses ». Elles menacent notre santé. La campagne n’est pas une exception ! Elle est jalonnée d’éoliennes, d’antennes relais, de lignes à haute-tension, bien souvent implantées trop près des habitations. Cette prolifération des champs électromagnétiques a produit à partir des années 1940 – mais surtout depuis les années 1970 – l’apparition d’un syndrome nouveau : l’électrosensibilité. Il s’accompagne de symptômes divers, le plus souvent handicapants et même, parfois, mortels. L’ANSES, en 2018, a produit une « étude au doigt mouillé », selon laquelle il y aurait en France 5% de « personnes qui se disent électro sensibles », soit plus de trois millions ! Selon cet organisme d’État qui relaie ici les théories de l’INCNIRP (International Commission on Non-Ionizing Radiation) et de la Commission des Ondes de l’OMS, ce syndrome des « personnes qui se disent électro sensibles », n’aurait aucun rapport avec la prolifération des ondes, même si l’Institut Karolinska de Stockholm (Suède) relève que de 1950 à aujourd’hui la prolifération des ondes a été multipliée par un trillion de fois (dix-huit zéros après le 1). D’après les éminents scientifiques de la science officielle, ce seraient ces personnes électrosensibles, elles-mêmes, qui s’auto-persuaderaient que leurs symptômes auraient pour origine la nocivité des ondes électromagnétiques. Pour expliquer cette situation embarrassante, sous la houlette de l’ICNIRP (une ONG financée très majoritairement par les industriels et opérateurs des ondes mais qui se présente comme indépendante), cet aréopage de la Science officielle avance une bien curieuse théorie : l’effet Nocebo !  Selon cette hypothèse, l’appréhension de la situation créerait des symptômes conformes à ceux redoutés.

    Ainsi « les personnes qui se disent électro sensibles » développeraient-elles des symptômes provoqués par leurs angoisses et leur imagination en dépit des conditions objectives de sécurité garantie ! Cette théorie arrive à point nommé pour le lobby des Ondes qui se sent ainsi légitime pour polluer, encore et encore, le Territoire, au nom du Progrès. Naturellement, il n’est pas licite dans le système médiatique ambiant d’émettre des doutes sur le bien-fondé des éléments de langage de cette « Science » au risque de se faire traiter de « complotiste, controversé ou sulfureux » des anathèmes propres à éradiquer tout avis contraire à la doxa du lobby des ondes. Mais, il y a quand même un point litigieux qui interroge : c’est celui qui concerne les animaux ! Comment les vaches, lapins, poulets, abeilles, qui n’ont, ni la télévision, ni Internet, font-ils pour être victimes de l’effet Nocebo, tomber malades et le plus souvent décéder en l’espace de quelques mois dès qu’une antenne-relais ou une éolienne est érigée dans le coin ?

     Cela reste très mystérieux ? Serait-ce un problème de télépathie avec leurs éleveurs, eux-mêmes impactés ?

    Il serait temps que tous ces scientifiques de la science officielle se penchent sur la question pour éclairer notre lanterne.

    Parmi des milliers d’exemples concernant les seuls bovins, on peut citer le cas de Nozay, en Loire-Atlantique où, après des années de procédure et la mort suspecte de 450 bêtes en 2023, l’éleveur est contraint de cesser son activité. Au chapitre des antennes relais, ce n’est guère plus brillant ! A peu près à la même période, l’un de ses collègues de Mazeyrat-d’Allier en Haute-Loire met la clef sous la porte, après avoir perdu la plus grande part de son troupeau. Ces faits – et beaucoup d’autres – ont poussé les éleveurs de l’association ANAST (ANimaux Sous Tension) à se regrouper. Ils estiment que les ondes électromagnétiques et électriques sont responsables des difficultés de leur cheptel. Selon ces éleveurs en colère, « la pollution invisible » issue de la multiplication des antennes-relais, des éoliennes et des lignes à haute tension aurait des conséquences très graves sur les animaux. Insensibles aux sirènes de la « Science », leur « bon sens paysan » pour boussole, leur indique un vrai problème pour la santé des animaux, créé par la pollution des sources d’ondes électromagnétiques.

    Je suis né dans un petit village, désormais cerné – comme ses voisins – par les champs éoliens.

    Je m’y rends encore très souvent. Il s’y passe beaucoup de choses fâcheuses qui dépassent le sujet du jour. Même, si j’ai bien capté que, s’il faut produire toujours plus d’électricité, il y a un problème, je ne suis pas très bien orienté envers les éoliennes… comme la très grande majorité des habitants du secteur. Qu’elles fassent du bruit et défigurent le paysage, ce n’est qu’un détail. Le fait que toute vie animale (lapins, oiseaux, insectes) disparaisse dans un rayon de 2 00 mètres autour d’un mât éolien est plus embêtant. 

    Surtout, je suis inquiet pour ma propre santé en écoutant le récit d’évènements fâcheux survenus aux alentours. Sur mon trajet entre le village et le bourg voisin où se trouvent les commerces, un chantier récent a retenu mon attention. Il concerne une vaste parcelle herbeuse coincée entre un bois, une ligne à haute-tension et un champ éolien. Elle était vide depuis bien des années. Il y a encore peu, dans les villages, on trouvait nombre d’exploitations pratiquant la polyculture et l’élevage des bovins. Les près aux alentours étaient très nombreux et leur herbe servait de nourriture aux vaches laitières pendant la saison d’été.

    Depuis quelques années, rien ne va plus dans les campagnes.

    Les industries laitières payaient le lait bien en dessous de son prix de revient. Seuls les gros élevages assistés par informatique et nourrissant les animaux avec des tourteaux survitaminés ont tiré leur épingle du jeu. Et encore ! Les petites fermes et leurs troupeaux ont disparu. La vache qui mange de l’herbe dans un pré, c’est juste une image pour la publicité du beurre Président. Dans la vraie vie, cela n’existe plus depuis longtemps. Il reste encore beaucoup de ces terrains herbeux, sans utilité autour des villages. Ainsi, lorsqu’un éleveur investit dans une clôture nouvelle autour d’une de ces anciennes pâtures, cela devient un évènement. Il s’agit d’un travail soigné, en bois, a la manière des corrals américains. Lorsque les animaux sont arrivés, c’était très surprenant. Il s’agissait de magnifiques chevaux ! Il doit exister un éleveur dans le coin ! Vu la qualité des bêtes, il y en a pour beaucoup d’argent. Les parquer entre une ligne à haute tension et un champ éolien, est-ce bien raisonnable ? Il est visible que l’éleveur n’a jamais entendu parler de l’ANAST.

    Je ne voudrais pas porter malchance à ces splendides animaux, mais je tremble pour leur santé dans les prochains mois. La désinformation conduit à des situations où même les personnes les mieux intentionnées risquent de faire de grosses bêtises.

    blog.prophoto.fr

    ** **

    Commentaire supplémentaire

    L’OMS recopie l’ICNIRP et l’ANSES recopie l’OMS.

    Tous les membres de l’ICNIRP sont en conflit d’intérêt avec l’industrie des ondes. Sur les 21 membres de la Commission des Ondes de l’OMS, 11 appartiennent à l’ICNIRP. Les autres ont été cooptés par les premiers. Tous les scientifiques qui sont critiques sur la prolifération des CEM ont été écartés. Cette situation est une belle illustration des ONG muselées par l’argent des lobbys industriels. La presse répète en boucle les éléments de langage des lobbys. Sale temps pour la santé du public.

  • Les Hauts-de-France sont sacrifiés

    L’association ASPECT crie au secours

    Cela s’est passé lors de l’AG de l’association qui a eu lieu le samedi 17 janvier à Récourt – document légèrement modifié par ESCREBIEUX !

    En fin d’article, une situation rapide dans le secteur de la vallée de l’Escrebieux

    ** **

    Le ministère de la transition écologique a publié les statistiques sur l’éolien terrestre en France au 30 septembre 2025.

    Voici les enseignements tirés de ces données :

    1. Les Hauts-de-France représentent près de 30% du parc éolien terrestre français (23,9 GW) pour seulement 4,7% de la superficie nationale. C’est de très loin la région qui a la plus grande densité d’éoliennes. Les 3 départements avec le plus d’éoliennes sont la Somme (11 % du parc éolien national), le Pas de Calais (7%) et l’Aisne (6%).
    2. On accélère : les Hauts-de-France ont reçu 38% de la puissance éolienne nouvellement raccordée en France en 2025 (1032 MW) alors que 22 départements hors des Hauts-de-France n’ont reçu aucune nouvelle éolienne.

    Plus on est saturés d’éoliennes plus nous avons de nouveaux projets – c’est ce qu’on appelle une région anthropisée. C’est une injustice territoriale criante.

    1. Nous n’avons encore rien vu : la puissance des projets éoliens terrestres officiellement en cours d’instruction s’élève à 13,4 GW soit l’équivalent de 56% de la puissance déjà installée en France. Au rythme actuel d’installation, on peut donc prévoir une augmentation de 73% du parc éolien terrestre des Hauts-de-France dans les prochaines années !

    Tous ces chiffres sont officiels. La réalité dépasse nos pires craintes. Ceux qui pensent que les nouveaux projets vont s’arrêter chez nous se trompent lourdement.

    https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr

    Chiffres clés, à crier haut et fort !

    • La région HDF est la 1ère en France en termes de puissance éolienne installée et de production d’électricité d’origine éolienne.
    • La région des Hauts-de-France totalise près de 30 % de toute la production de l’éolien terrestre de France, pour 4,7 % du territoire métropolitain et 8,8 % de la population.
    • L’objectif de Puissance éolienne installée du SRADDET Hauts-de-France de 4 GW à horizon 2030 est aujourd’hui dépassé de 72,5% (6,9 GW fin 2025).

    SOURCES

    • La Révision du schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables (S3REnR) de la région Hauts-de-France (Version définitive – Janvier 2024), page 41
    • Journal de l’éolien (édité par l’Observatoire des Énergies Renouvelables) :  » Pour les Hauts-de- France, la Puissance éolienne installée fin 2025 est de 6,9 MW (5,7GW en juin 2023) ».

    Quelle menace sur la Vallée de la Sensée ?

    A en croire la cartographie du potentiel éolien terrestre (DREAL Hauts de France) (voir sur les images qui suivent les zones potentiellement favorables), notre secteur est toujours menacé, notamment les communes de Dury, Eterpigny, Rémy, Etaing, Sailly-en-Ostrevent, Hamblain-les-Prés, Tortequesne, Gouy-sous-Bellonne, Bellonne et Noyelles-sous-Bellonne (sans parler des projets de Brebières et de Quiéry/Izel, autorisés par la CAA de Douai), et d’ailleurs les promoteurs continuent de contacter les mairies et les propriétaires fonciers pour tenter de lancer de nouveaux projets.

    Il est donc essentiel de poursuivre notre action, d’une part en travaillant en amont par des actions d’information et de sensibilisation auprès des élus et des propriétaires/exploitants pour éviter que de nouveaux projets éoliens puissent être lancés, et d’autre part en se préparant à lutter contre des projets acceptés par les communes et propriétaires qui auraient cédé à l’appât du gain…

    Info de dernière minute : un busard pâle mâle adulte a été découvert mort au printemps 2025 au pied d’une éolienne du parc des Quintefeuilles. Il s’agit d’une une atteinte illégale à une espèce protégée qui peut pleinement justifier une action en justice pour demander la suspension de l’exploitation ou l’obligation de nouvelles mesures (bridage, arrêt saisonnier, financement d’actions de conservation, …).

    ** **

    Par ailleurs ASPECT a fait aussi le point sur le PLUi

    Plan Local d’Urbanisme intercommunal OSARTIS-MARQUION

    L’enquête sur le PLU intercommunal s’est déroulée du 22 septembre au 22 octobre 2025 inclus. La commission d’enquête a rendu son rapport et ses conclusions en date du 3 décembre.

    Pour rappel, avec l’aide de Bruno Ladsous j’avais envoyé deux contributions à l’enquête publique (l’une pour ASPECT, l’autre pour la Fédération HDF), dont voici un résumé :

    Le document OAP thématiques (pages 44 à 48)

    (Orientations d’Aménagement et de Programmation)

    définit une bande tampon de 1 km où les éoliennes seraient proscrites en fonds de vallées autour des cours d’eau (la Scarpe, la Sensée, l’Hirondelle, l’Agache et le Cojeul), ainsi que 15 cônes de vue à préserver pour lesquels la collectivité souhaite « ne pas implanter de mâts éoliens ou minimiser au maximum leur nombre », « analyser l’impact paysager que produiront les nouvelles implantations depuis les points de vue emblématiques et réduire leur impact en proposant des intégrations paysagères adaptées ».

    Est donc proscrite l’implantation d’éoliennes dans ces bandes tampons de 1 km, déjà rédhibitoires selon la cartographie du potentiel éolien de la DREAL (page 4), mais pas dans les 15 cônes de vue où il est en fait question de minimiser les nouvelles implantations ou l’impact paysager. De surcroît, les cônes de vue ont été projetés sur la base d’éoliennes d’une hauteur de 150 m alors que celle des nouvelles éoliennes est de 180-200 m, ce qui forcément aurait sensiblement augmenté l’étendue des secteurs concernés.

    Alors même que le SRADDET Hauts de France

    (Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Égalité des Territoires )

    et la Préfecture du Pas-de-Calais prônent l’arrêt de la construction de nouveaux parcs éoliens au profit du repowering, ainsi que le respect des cônes de visibilité des monuments historiques et des paysages emblématiques, nous avons le regret de constater que ce projet de PLUi :

    • entérine la possibilité de nouvelles implantations, y compris dans des secteurs particulièrement sensibles.
    • ne fait aucune référence aux mégalithes de la vallée de la Sensée (quid du menhir de Lécluse ???), sauf pour le cône de vue depuis le cromlech de Sailly-en-Ostrevent.
    • fait référence de manière trop marginale à l’aire d’influence paysagère (AIP) du Bien Unesco « Bassin minier Nord-Pas-de-Calais ».

    Il ne suffit pas d’affirmer que l’on entend « préserver les paysages du territoire et l’identité rurale », encore faut-il le traduire en prescriptions strictes et actes opposables en urbanisme !

    En conclusion, nous demandons que le document OAP thématiques soit complété selon les principes suivants :

    1. Ajouter à la liste des cônes de vue emblématiques à préserver de l’éolien les vues depuis tous les mégalithes classés monuments historiques offrant un panorama ouvert, et pas seulement depuis le cromlech « les 7 Bonnettes ».
    2. Recalculer les cônes de vue sur la base d’éoliennes d’une hauteur de 200 m, et les intégrer comme « zones à préserver de l’éolien ».
    3. Intégrer comme « zones à préserver de l’éolien » la partie nord du territoire en sortie de Vitry-en- Artois, notamment la zone écologique du Marais de Quiéry-la-Motte et d’Esquerchin.
    4. Intégrer les recommandations figurant dans le dossier « aire d’influence paysagère du Bien Unesco Bassin minier Nord-Pas-de-Calais ».

    Hélas, malgré de nombreuses observations durant l’enquête publique allant dans le même sens, la commission d’enquête dans ses conclusions « motivées » :

    1. se contente de répondre concernant le repowering et la problématique des cônes de vue que ces observations seront étudiées au cas par cas par les porteurs de projets,
    2. n’évoque à aucun moment la question des mégalithes,
    3. se garde bien d’évoquer, alors qu’ils sont mentionnés dans le rapport, le Bien UNESCO Bassin Minier Nord/Pas-de-Calais et le projet d’AIP (Aire d’Influence Paysagère),
    4. et affirme que le projet éolien d’Izel-les-Esquerchin/Quiéry-la-Motte ne concerne pas le PLUi alors que deux cônes de vue sont orientés dans la direction du Bassin minier et de ce projet…

    Pour expliquer en images la situation dans le secteur, lire le document joint :

    https://escrebieux-environnement.fr/site/wp-content/uploads/2026/01/ASPECT_ImagesRapportMoral-.pdf

    ** **

    Qu’en est-il dans la vallée de l’Escrebieux ?

    On retrouve une situation assez semblable à celle de la vallée de la Sensée. C’est déjà indiqué dans le rapport moral de l’association ASPECT.
    Cela sera développé très en détail – et plus précisément pour la vallée de l’Escrebieux – dans un document qui servira de base pour attaquer l’arrêté du préfet en date du 24 octobre 2025.

    Il faudra attendre un peu pour avoir ces renseignements car il ne faut pas déjà montrer aux promoteurs ce qui se mijote.

  • LOTO 2026

    Dimanche 1er FÉVRIER 2026

    Dans l’après-midi, Salle Jacques BREL


    Si vous ne pouvez pas venir, vous pouvez soutenir l’association en adhérant :

    LOTO organisé par l’association ESCREBIEUX

    Pour retrouver cette information :

    https://agenda-loto.net/evenement/947473/20260201

    Informations générales

    Ouverture de la salle : 13 h 30

    Début des jeux : 14 h 30

    Fin du loto : 19 h maximum

    Buvette et restauration sur place

    Les gains pourront être réajustés en fonction du nombre de joueurs

    1 carton : 2 €

    Plaque de 6 cartons : 11 €

    Plaque de 8 cartons : 15 €

    Plaque de 12 cartons : 20 €

    6 séries

    Série 1 : 20 €, 30 €, 50 €

    Série 2 : 20 €, 30 €, 60 €

    Série 3 : 20 €, 30 €, 80 €

    Série 4 : 20 €, 30 €, 100 €

    Série 5 : 20 €, 30 €, 200 €

    Série 6 : 100 €, 200 €, 300 €

    Pas de jeux intermédiaires

    Gains POSSIBLES

    Bons d’achat entre 20 € et 300 €

    Contact

  • Contre les éoliennes INDUSTRIELLES

    Intervention de l’association ESCREBIEUX sur RadioPLus

    www.radioplus.fr ; 104,3 FM

    Émission du Lundi 26 janvier 2026 « L’Air du Temps » aux environs de 9 h 20

    Il y a deux ans, c’était en Février 2024, j’avais à ce micro un membre du Collectif ACCAD (contre les Compteurs Communicants mais aussi contre les ondes à outrance, etc. …) X, membre qui est de tous les combats lorsque notre environnement subit des impacts négatifs ; il est aussi à la tête de l’Association    « ESCREBIEUX » qui s’oppose de façon très active à l’installation de trois éoliennes INDUSTRIELLES dans la vallée de l’Escrebieux. Ce projet a été initié en 2017. Bien sûr, les promoteurs ne s’y sont pas trompés en identifiant un potentiel éolien dans ce territoire … Plusieurs sites ont donc été identifiés pour recevoir ce parc éolien, pour l’instant, en projet, TROIS éoliennes INDUSTRIELLES. Je dis bien « INDUSTRIELLES » car c’est là que le bât blesse pour ces opposants, toujours en activité pour « combattre ». Combat de longue haleine, comme on peut le constater ; et X est à nouveau avec nous, aujourd’hui pour vous inviter à un moment festif. Il nous en expliquera le but ; et puis, il interviendra bientôt, à nouveau, dans cette émission pour nous expliquer pourquoi autant de pugnacité.

    Vous ne lâchez jamais rien, comme le savent tous ceux qui vous connaissent …. Vous ne lâchez jamais rien surtout lorsque vous considérez un projet inadéquat à une région et, en plus, susceptible d’apporter des nuisances ; environnementales mais aussi sur le plan de la santé. Tout d’abord, pouvez-vous nous rappeler, quels sont les lieux concernés ? Parce que la vallée de l’Escrebieux, c’est quand même une vaste plaine  ….,

    Les promoteurs Intervent et Valéco ont situé leur projet d’éoliennes dans la vallée de l’Escrebieux.  En réalité, cela ne concerne directement que deux communes : Izel-lès-Equerchin et Quiéry-la-Motte. Par ailleurs, ces mêmes promoteurs veulent aussi en mettre à Brebières qui se situe juste à côté de Quiéry-la-Motte. Au total, si cela se réalise, cela fera 6 nouvelles éoliennes INDUSTRIELLES dans le paysage des Hauts-de-France. C’est ce que l’on ne veut pas, c’est ce qui ressort de la très grande majorité des habitants des deux communes directement concernées et contactées.

    Je crois qu’il y a un certain nombre de communes, de politiques aussi et des associations qui vous apportent leur soutien

    Il faut savoir que la maire et le conseil de la commune d’Izel sont favorables au projet – cela va leur rapporter de l’argent. Par contre tous les conseils municipaux des autres communes environnantes sont contre l’implantation d’éoliennes. A commencer par Quiéry-la-Motte. Ensuite, l’association ESCREBIEUX a obtenu le soutien des dix communes environnantes : Bois-Bernard, Brebières, Drocourt, Fresnes-les-Montauban, Fresnoy-en-Gohelle, Hénin-Beaumont, Neuvireuil, Noyelles-Godault, Rouvroy, Sailly-en-Ostrevent, Vitry-en-Artois. Une sénatrice et un sénateur nous accompagnent. Seront également de la partie, trois personnes proches des possibles éoliennes – une à Drocourt,  une autre à Bois-Bernard et une troisième à Quiéry. Ce qui nous rassure est que trois associations apportent leurs compétences : Le GON (Groupe Ornithologique et Naturaliste), la LPO région (Ligue Protectrice des Oiseaux) ainsi que l’association « Sites et Monuments ». On a donc des arguments pour attaquer en justice. Mais, évidemment tout cela a un coût !

    Il est vrai que vous nous avez déjà expliqué pourquoi cette opposition à ce projet (pas besoin de plus d’électricité éolienne, bétonnage et câblage des sols, destruction de la faune, champ électromagnétique etc…). Bref, pour vous, les éoliennes INDUSTRIELLES ne sont absolument pas écologiques et nous reviendrons là-dessus avec vous lors de votre prochaine intervention ; mais aujourd’hui, si vous êtes avec nous, c’est pour nous parler de ce loto que vous organisez ; parce que l’argent est toujours le nerf de la guerre !!!!! Il y a un adage qui dit que la fin justifie les moyens ; c’est vrai que vous êtes prêts à beaucoup de choses pour atteindre votre but mais vous voulez faire usage de moyens non condamnables et légaux ce qui entraîne des frais, n’est-ce-pas ?

    Nous sommes bien aidés financièrement. Que ce soit par certaines communes ; mais aussi par la Fédération Stop Éoliennes Hauts-de-France. Nous n’oublions surtout pas les adhérents ou les personnes qui nous font des dons. Tout cela n’est évidemment pas négligeable. Mais nous voulons aussi apporter notre part du côté de la finance. C’est pourquoi nous organisons un Loto.

     Alors, ce loto : où se passe-t-il ? Où, quand, comment ? Faut-il réserver ? Vous avez la parole ; dites-nous tout

    Ce deuxième loto aura lieu le dimanche 1er février ; donc bientôt ! A Quiéry-la-Motte – située entre Hénin et Vitry -, la salle Jacques Brel sera ouverte à partir de 13h30 et le loto commencera à 14 h30. Il y aura 6 séries.

    La réservation se fait par téléphone au 03 21 50 14 10 ou au 06 14 55 09 12 avant le 31 janvier.
    Nous attendons donc des habitués du loto – il y en a beaucoup dans la région – mais aussi des personnes qui viennent soutenir notre action contre l’implantation d’éoliennes INDUSTRIELLES en Hauts-de-France, et spécialement dans la vallée de l’Escrebieux.

    Je pense que vous avez été entendu en espérant que les gens auront à cœur de soutenir votre lutte et justement, après vous avoir entendu, nous vous écouterons attentivement très bientôt, nous réexpliquer pourquoi vous vous attelez, vous et tous ceux que nous avons cités, à refuser ce projet d’éoliennes INDUSTRIELLES dans la vallée de l’Escrebieux.

    A bientôt et bonne chance à vous tous !

  • Lettre à Madame Agnès PANNIER-RUHNACHER

    Nous avons écrit à la députée de la 2ème circonscription du Pas-de-Calais, ancienne ministre de l’écologie ; c’était le 11 janvier.
    La députée nous a répondu le 12 janvier.
    Nous lui avons adressé le message ci-dessous le 14 janvier

    ** **

    Madame la députée,

    Nous vous remercions de nous avoir répondu.

    Votre analyse demande réflexion et engagement.

    Passons rapidement sur les deuxième et troisième paragraphes. C’est évidemment important d’avoir une vision globale ; il est possible de partir du constat que vous avez énoncé, mais on peut aussi raisonner autrement. En tout cas, le dossier que nous voulons étudier ne part pas obligatoirement de ces considérations qui vous engagent.

    Allons dans le vif du sujet : les implantations d’éoliennes à venir dans le secteur de Brebières, Izel-lès-Equerchin et Quiéry-la Motte.

    Vous avez l’air de penser que les collectivités locales n’ont pas répondu à la demande relative aux éventuelles implantations d’éoliennes. A notre connaissance de nombreuses communes – et même la presque totalité – ont répondu à cette enquête concernant la planification énergétique. C’est le cas dans notre secteur.

    Sur le sujet qui nous préoccupe, nous aurions aimé avoir connaissance de votre discussion avec le préfet récemment installé. Que lui avez-vous dit ? Qu’a-t-il répondu dans ce dossier qui ne lui est certainement pas encore bien familier ? Nous aimerions savoir car cela nous concerne.

    Par ailleurs, la phrase suivante – « le juge a tranché en deuxième instance en sa faveur » – mérite explications. A notre connaissance, le juge a décidé une seule fois. Où avez-vous eu connaissance de cette deuxième instance ?

    Vous dites qu’ «  il est donc normal (et même rassurant) que le préfet applique la décision de justice ». Cela ne correspond pas au contexte existant : le juge a statué en laissant la possibilité au préfet de revoir sa copie. Ce dernier ne l’a pas fait et a décidé de contredire l’arrêté de son prédécesseur en acceptant le projet des promoteurs. Pourtant, nous lui avions proposé quelques pistes permettant de revoir la copie de l’arrêté précédent !

    Vous faites l’éloge du repowering ; vous savez très bien que cela signifie des mâts plus élevés et donc des nuisances encore plus importantes pour les habitants voisins de ces mastodontes. Il y a d’ailleurs un énorme problème à ce sujet. On a décidé que les nuisances pour les riverains existaient dans un rayon de 500 m – arrêté du 26 août … 2011. On a toujours cette même règle alors que les hauteurs des éoliennes sont passées de 75 m à 200 m – voire beaucoup plus dans l’avenir. Trouvez-vous cela normal ? La qualité de vie de certains concitoyens est en jeu et on ne peut pas en faire l’impasse.

    Vous n’êtes pas sans savoir que votre successeur au niveau ministériel veut augmenter le nombre d’implantations d’éoliennes, y compris dans les Hauts-de-France.

    Vous savez certainement que notre région représente presque 6 % du territoire français, 14 % de la population et produit au moins 30 % d’électricité éolienne. Donc, ce qui est écrit dans le journal le courrier picard le 21 juillet 2025 – à partir de ce que vous avez dit – devrait vous amener à soutenir notre combat – ce qui serait dans la cohérence de vos dires.

    Sans aller nullement dans le syndrome NIMBY, il faut constater que le président de la région, la très grande majorité des élus, des sénateurs et sénatrices, des maires et surtout et essentiellement la très grande majorité des citoyens et des citoyennes de votre propre circonscription disent : NON AUX IMPLANTATIONS FUTURES, STOP TROP C’EST TROP ! LAISSEZ-NOUS LE CHOIX (constat effectif vérifié par plusieurs centaines de signatures de pétition à ce jour). Toutes ces personnes souhaitent être entendues et défendues, notamment par vous-même. 

    Un autre argument qui devrait vous interpeler. Actuellement, les promoteurs s’acharnent sur Izel-lès-Equerchin, Quiéry-la-Motte et aussi Brebières. S’ils gagnent, ce sera la porte ouverte à tout ce vaste territoire depuis chez nous jusqu’à Arras, zone encore vierge. C’est votre territoire. Vous avez dit que vous défendriez votre circonscription. Comment comptez-vous passer aux actes dans ce domaine ? Comment concrètement allez-vous nous soutenir ?

    Vous savez que l’on a trop de production d’électricité à l’heure actuelle. Il ne faut pas oublier que l’objectif de puissance éolienne installée du SRADDET Hauts-de-France de 4 GW à l’horizon 2030 est aujourd’hui dépassé de 72,5% (6,9 GW fin 2025).

    SOURCES
    –    Journal de l’éolien (édité par l’Observatoire des Énergies Renouvelables) :  » Pour les Hauts-de-France, la Puissance éolienne installée fin 2025 est de 6,9 MW (5,7GW en juin 2023) ».

    – (S3REnR) de la région Hauts-de-France (Version définitive – Janvier 2024), page 41
    https://assets.rte-france.com/prod/public/2024-02/2024-02-07-schema-vigueur-s3renr-hdf.pdf

    Pourquoi en vouloir encore plus ? Il y a certainement une raison laissée de côté : on va avoir besoin de beaucoup d’électricité pour certains secteurs de notre région ; notamment dans le Cambrésis (avec le futur projet de data center, le plus grand de France) ; mais aussi dans le Valenciennois (encore un data center) ; également dans le Dunkerquois ; et avec tous ces projets qui tournent autour des gigafactory (au moins quatre en perspective dans la région). Tout cela concerne notre région, votre région que vous voulez adopter.

    Vous savez tout cela, vous savez aussi certainement que les Hauts-de-France sont et restent une terre d’accueil, sur le plan humain mais également sur le plan économique : c’est tellement vrai que l’on accepte tout ce que d’autres régions refusent, sous prétexte de créations d’emplois – emplois essentiellement précaires. Que comptez-vous faire pour permettre à notre région d’être accueillante sans être anthropisée ?

    Votre assistant, Vianney CALIBRE, a pu avoir de nombreux éléments sur le sujet qui nous a poussé à aller en justice. Ceci grâce à l’aide très précieuse de Bruno LADSOUS. Nous espérons que vous pourrez utiliser ces informations afin d’avancer, avec nous, dans le sens d’une solution satisfaisante et humaniste pour les habitants de notre secteur.

    Nous comptons sur les activités de nombreuses personnes, de nombreuses communes – il y a au moins 11 communes de notre secteur, donc de votre circonscription, qui appuient l’association ESCREBIEUX ; nous espérons compter sur vous.

    Pouvez-vous nous aider ? A vous lire, on n’en est pas certain… mais on peut se tromper !

    En tout cas, nous le verrons avec vos actes.

    Dans l’attente de vous lire, et/ou de vous rencontrer et/ou de vos actes,

    salutations les meilleures.

    Pour l’association ESCREBIEUX,

  • A Quévy en Belgique

    et à Onnaing en France

    Nouveau rebondissement dans le projet de six éoliennes : le ministre refuse à nouveau le permis

    Il n’y a pas que dans le Valenciennois où les éoliennes ne sont pas les bienvenues. À la frontière belge, la société Storm souhaite en installer six, hautes de 183 mètres. Mais le projet vient de connaître un énième rebondissement. La société Storm veut installer 6 éoliennes dans le secteur de

    Ce projet éolien plane au-dessus des terres de Blaregnies et Aulnois depuis plusieurs années. Si la commune de Quévy possède déjà sur son territoire plus d’une dizaine d’éoliennes, cette fois, riverains et autorités communales se sont unis contre ce nouveau projet. Malgré tout, la société Storm s’obstine.

    Refus et recours

    En octobre dernier, on vous annonçait que le Conseil d’État avait annulé le refus de permis du ministre wallon de l’Aménagement du Territoire, François Desquesnes. Une déception pour la commune et ses habitants.

    La commune de Quévy ne s’est pas découragée et a relancé la procédure. Et on apprend finalement, que le ministre wallon a, à nouveau, refusé le projet.

    Pas la fin du dossier

    « Les réunions et interpellations ont été utiles tout comme le travail de notre avocat, le ministre Desquesnes refuse à nouveau le dossier Storm pour l’installation d’éoliennes à Blaregnies et Aulnois », annonce gaiement le bourgmestre quévysien, David Volant.

    C’est une nouvelle victoire, mais pas la fin du dossier. « Il est fort possible que la société aille de nouveau au Conseil d’État, mais le combat pour le cadre de vie de Quévy continue », conclut le bourgmestre David Volant, bien décidé à ne pas augmenter le nombre, déjà élevé, d’éoliennes sur le territoire de sa commune.

    La voix du Nord

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    Projet d’éoliennes à Onnaing

    « Le risque d’envahissement est trop grand ! »

    Il avait déjà fait souffler un vent d’inquiétude en conseil municipal, il y a un an. Ce jeudi soir, le projet d’implantation de deux éoliennes à Onnaing a électrisé jusqu’aux élus de l’agglomération. Lesquels craignent, à terme, de se retrouver avec des parcs beaucoup plus grands que prévu.

    La voix du Nord

  • Action en justice

    C’est reparti pour l’association ESCREBIEUX!

    Nous avions déjà goûté à cet « exercice ». Cela s’est passé en fin d’année 2024. Nous avions eu recours à Alexandre FARO, avocat.
    Le préfet de l’époque était opposé au projet d’implantation des trois éoliennes INDUSTRIELLES sur Izel-lès-Equerchin et Quiéry-la-Motte.

    Comme prévu, les promoteurs ont attaqué l’arrêté du préfet ; donc nous avons soutenu le préfet !

    La Cour administrative d’appel de Douai a rendu son jugement le 27 juin : elle a d’abord admis l’intervention de l’association ESCREBIEUX ; elle a ensuite annulé l’arrêté du préfet ; elle n’a pas donné raison totalement aux promoteurs puisqu’elle a laissé quatre mois au préfet pour qu’il trouve de nouveaux arguments contre le projet.
    Le nouveau préfet n’a pas beaucoup cherché et a sorti, le 24 octobre – soit trois jours avant le délai prescrit par la Cour administrative –, un arrêté autorisant les promoteurs à installer les trois éoliennes ainsi qu’un poste de livraison.
    La donne a donc changé. Cette fois-ci, si l’on ne voulait pas du projet de trois éoliennes dans la Vallée de l’Escrebieux, il fallait attaquer la décision du nouveau préfet. Il fallait aussi se dépêcher puisque le 27 décembre était la date limite pour contester la nouvelle configuration.
    C’est ce que nous avons fait ; avec un nouvel avocat, Alexis FRENOY.

    Nous sommes libres de choisir les motifs de notre refus ; c’est différent de la première fois puisque nous étions alors en soutien du préfet et ne pouvions qu’intervenir sur les thématiques énoncés par le préfet dans sa défense.

    Cette fois-ci, l’’association ESCREBIEUX a les mains libres pour constituer le dossier judiciaire.

    Elle n’a pas voulu aller seule dans sa requête en annulation du nouvel arrêté du préfet. Elle a donc cherché des appuis du côté des particuliers, des communes et des associations.

    • Du côté des particuliers – appelés requérants : trois personnes ont bien voulu accompagner en justice. L’une habite Bois-Bernard, l’autre Drocourt ; la troisième réside à Quiéry-la-Motte.
    • Du côté des communes : mis à part Izel-lès-Equerchin qui, depuis le début, défend le projet en opposition avec la position de ses habitants, le soutien a été total pour les mairies du secteur : Bois-Bernard, Brebières, Drocourt, Fresnes-les-Montauban, Fresnoy-en-Gohelle, Hénin-Beaumont, Neuvireuil, Quiéry-la-Motte, Rouvroy, Sailly-en-Ostrevent et Vitry-en-Artois. Trois de ces communes iront en justice avec ESCREBIEUX.
    • Du côté des associations, trois d’entre elles soutiennent : Le GON (Groupe Ornithologique et Naturaliste), la LPO (Ligue Protectrice des Oiseaux) ainsi que Sites et Monuments. Deux d’entre elles viennent en soutien en justice.

    Il faut aussi mentionner qu’une sénatrice et un sénateur ont écrit pour affirmer leur soutien à la lutte que mène l’association.

    La première salve judiciaire est donc lancée depuis le 27 décembre. Cela durera un bon petit moment puisque le préfet peut répondre (ce qui serait étonnant !) … et les promoteurs aussi – qui ne vont pas se gêner. Il y aura sûrement des va-et-vient pendant un certain temps. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que la Cour administrative d’appel de Douai statue avant le dernier trimestre 2026.

    Pour l’instant, il faut être fier du soutien apporté dans différents domaines, dans différentes directions.
    Nous pouvons d’ailleurs aussi compter sur des appuis multiples dans la recherche d’arguments pour constituer le dossier amené en justice. C’est remarquable le travail qui a été accompli par certaines personnes.

    Un autre point non négligeable : nous recevons le soutien financier de plusieurs personnes, de communes, d’associations. Cela rassure. Que tout ce monde en soit remercié. Nous savons que nous pourrons compter sur ce pilier qui va continuer dans l’avenir.

    Par ailleurs, un soutien de personnes habitant les communes citées – mais pas que ! – fait plaisir. Il est loin d’être négligeable ; cela permet aussi de connaître de nouvelles personnes. Tout cet ensemble est efficace ; notamment pour informer et aussi lancer une pétition… le tout en faisant, par exemple, du porte à porte … en distribuant des bulletins expliquant ce qui est fait… ou en agissant autrement.

    Nous n’oublierons pas d’informer régulièrement les différentes communes qui nous soutiennent … mais pas que celles-là !

    Nous n’oublions pas non plus que nous allons aussi faire une, voire des campagnes d’information en direction des médias. Il y aura de boulot dans ce domaine car il y a beaucoup d’interlocuteurs dans le secteur.

    Dans l’immédiat, nous sommes en train d’organiser un loto, pour deux raisons :

    • continuer à informer
    • se donner les moyens de trouver aussi l’argent nécessaire à cette bataille.

    Ce loto aura lieu le 1er févier, dans l’après midi, à la salle Jacques Brel à Quiéry-la-Motte. Nous avons déjà évoqué cette activité sur ce site. Nous aurons évidemment l’occasion d’en reparler dans les jours à venir ici.

    Il y a déjà possibilité de s’inscrire :

    0321 50 14 10

    ou

    0614 55 09 12