Auteur/autrice : Escrebieux

  • A Quévy en Belgique

    et à Onnaing en France

    Nouveau rebondissement dans le projet de six éoliennes : le ministre refuse à nouveau le permis

    Il n’y a pas que dans le Valenciennois où les éoliennes ne sont pas les bienvenues. À la frontière belge, la société Storm souhaite en installer six, hautes de 183 mètres. Mais le projet vient de connaître un énième rebondissement. La société Storm veut installer 6 éoliennes dans le secteur de

    Ce projet éolien plane au-dessus des terres de Blaregnies et Aulnois depuis plusieurs années. Si la commune de Quévy possède déjà sur son territoire plus d’une dizaine d’éoliennes, cette fois, riverains et autorités communales se sont unis contre ce nouveau projet. Malgré tout, la société Storm s’obstine.

    Refus et recours

    En octobre dernier, on vous annonçait que le Conseil d’État avait annulé le refus de permis du ministre wallon de l’Aménagement du Territoire, François Desquesnes. Une déception pour la commune et ses habitants.

    La commune de Quévy ne s’est pas découragée et a relancé la procédure. Et on apprend finalement, que le ministre wallon a, à nouveau, refusé le projet.

    Pas la fin du dossier

    « Les réunions et interpellations ont été utiles tout comme le travail de notre avocat, le ministre Desquesnes refuse à nouveau le dossier Storm pour l’installation d’éoliennes à Blaregnies et Aulnois », annonce gaiement le bourgmestre quévysien, David Volant.

    C’est une nouvelle victoire, mais pas la fin du dossier. « Il est fort possible que la société aille de nouveau au Conseil d’État, mais le combat pour le cadre de vie de Quévy continue », conclut le bourgmestre David Volant, bien décidé à ne pas augmenter le nombre, déjà élevé, d’éoliennes sur le territoire de sa commune.

    La voix du Nord

    ** **

    Projet d’éoliennes à Onnaing

    « Le risque d’envahissement est trop grand ! »

    Il avait déjà fait souffler un vent d’inquiétude en conseil municipal, il y a un an. Ce jeudi soir, le projet d’implantation de deux éoliennes à Onnaing a électrisé jusqu’aux élus de l’agglomération. Lesquels craignent, à terme, de se retrouver avec des parcs beaucoup plus grands que prévu.

    La voix du Nord

  • LOTO 2026

    Les inscriptions ont commencé

    Dimanche 1er FÉVRIER 2026

    Dans l’après-midi

    Salle Jacques BREL

    LOTO organisé par l’association ESCREBIEUX

    Pour retrouver cette information :

    https://agenda-loto.net/evenement/947473/20260201

    Informations générales

    Ouverture de la salle : 13 h 30

    Début des jeux : 14 h 30

    Fin du loto : 19 h maximum

    Buvette et restauration sur place

    Les gains pourront être réajustés en fonction du nombre de joueurs

    1 carton : 2 €

    Plaque de 6 cartons : 11 €

    Plaque de 8 cartons : 15 €

    Plaque de 12 cartons : 20 €

    6 séries

    Série 1 : 20 €, 30 €, 50 €

    Série 2 : 20 €, 30 €, 60 €

    Série 3 : 20 €, 30 €, 80 €

    Série 4 : 20 €, 30 €, 100 €

    Série 5 : 20 €, 30 €, 200 €

    Série 6 : 100 €, 200 €, 300 €

    Pas de jeux intermédiaires

    Gains POSSIBLES

    Bons d’achat entre 20 € et 300 €

    Contact

  • Action en justice

    C’est reparti pour l’association ESCREBIEUX!

    Nous avions déjà goûté à cet « exercice ». Cela s’est passé en fin d’année 2024. Nous avions eu recours à Alexandre FARO, avocat.
    Le préfet de l’époque était opposé au projet d’implantation des trois éoliennes INDUSTRIELLES sur Izel-lès-Equerchin et Quiéry-la-Motte.

    Comme prévu, les promoteurs ont attaqué l’arrêté du préfet ; donc nous avons soutenu le préfet !

    La Cour administrative d’appel de Douai a rendu son jugement le 27 juin : elle a d’abord admis l’intervention de l’association ESCREBIEUX ; elle a ensuite annulé l’arrêté du préfet ; elle n’a pas donné raison totalement aux promoteurs puisqu’elle a laissé quatre mois au préfet pour qu’il trouve de nouveaux arguments contre le projet.
    Le nouveau préfet n’a pas beaucoup cherché et a sorti, le 24 octobre – soit trois jours avant le délai prescrit par la Cour administrative –, un arrêté autorisant les promoteurs à installer les trois éoliennes ainsi qu’un poste de livraison.
    La donne a donc changé. Cette fois-ci, si l’on ne voulait pas du projet de trois éoliennes dans la Vallée de l’Escrebieux, il fallait attaquer la décision du nouveau préfet. Il fallait aussi se dépêcher puisque le 27 décembre était la date limite pour contester la nouvelle configuration.
    C’est ce que nous avons fait ; avec un nouvel avocat, Alexis FRENOY.

    Nous sommes libres de choisir les motifs de notre refus ; c’est différent de la première fois puisque nous étions alors en soutien du préfet et ne pouvions qu’intervenir sur les thématiques énoncés par le préfet dans sa défense.

    Cette fois-ci, l’’association ESCREBIEUX a les mains libres pour constituer le dossier judiciaire.

    Elle n’a pas voulu aller seule dans sa requête en annulation du nouvel arrêté du préfet. Elle a donc cherché des appuis du côté des particuliers, des communes et des associations.

    • Du côté des particuliers – appelés requérants : trois personnes ont bien voulu accompagner en justice. L’une habite Bois-Bernard, l’autre Drocourt ; la troisième réside à Quiéry-la-Motte.
    • Du côté des communes : mis à part Izel-lès-Equerchin qui, depuis le début, défend le projet en opposition avec la position de ses habitants, le soutien a été total pour les mairies du secteur : Bois-Bernard, Brebières, Drocourt, Fresnes-les-Montauban, Fresnoy-en-Gohelle, Hénin-Beaumont, Neuvireuil, Quiéry-la-Motte, Rouvroy, Sailly-en-Ostrevent et Vitry-en-Artois. Trois de ces communes iront en justice avec ESCREBIEUX.
    • Du côté des associations, trois d’entre elles soutiennent : Le GON (Groupe Ornithologique et Naturaliste), la LPO (Ligue Protectrice des Oiseaux) ainsi que Sites et Monuments. Deux d’entre elles viennent en soutien en justice.

    Il faut aussi mentionner qu’une sénatrice et un sénateur ont écrit pour affirmer leur soutien à la lutte que mène l’association.

    La première salve judiciaire est donc lancée depuis le 27 décembre. Cela durera un bon petit moment puisque le préfet peut répondre (ce qui serait étonnant !) … et les promoteurs aussi – qui ne vont pas se gêner. Il y aura sûrement des va-et-vient pendant un certain temps. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que la Cour administrative d’appel de Douai statue avant le dernier trimestre 2026.

    Pour l’instant, il faut être fier du soutien apporté dans différents domaines, dans différentes directions.
    Nous pouvons d’ailleurs aussi compter sur des appuis multiples dans la recherche d’arguments pour constituer le dossier amené en justice. C’est remarquable le travail qui a été accompli par certaines personnes.

    Un autre point non négligeable : nous recevons le soutien financier de plusieurs personnes, de communes, d’associations. Cela rassure. Que tout ce monde en soit remercié. Nous savons que nous pourrons compter sur ce pilier qui va continuer dans l’avenir.

    Par ailleurs, un soutien de personnes habitant les communes citées – mais pas que ! – fait plaisir. Il est loin d’être négligeable ; cela permet aussi de connaître de nouvelles personnes. Tout cet ensemble est efficace ; notamment pour informer et aussi lancer une pétition… le tout en faisant, par exemple, du porte à porte … en distribuant des bulletins expliquant ce qui est fait… ou en agissant autrement.

    Nous n’oublierons pas d’informer régulièrement les différentes communes qui nous soutiennent … mais pas que celles-là !

    Nous n’oublions pas non plus que nous allons aussi faire une, voire des campagnes d’information en direction des médias. Il y aura de boulot dans ce domaine car il y a beaucoup d’interlocuteurs dans le secteur.

    Dans l’immédiat, nous sommes en train d’organiser un loto, pour deux raisons :

    • continuer à informer
    • se donner les moyens de trouver aussi l’argent nécessaire à cette bataille.

    Ce loto aura lieu le 1er févier, dans l’après midi, à la salle Jacques Brel à Quiéry-la-Motte. Nous avons déjà évoqué cette activité sur ce site. Nous aurons évidemment l’occasion d’en reparler dans les jours à venir ici.

    Il y a déjà possibilité de s’inscrire :

    0321 50 14 10

    ou

    0614 55 09 12

  • Comment souhaiter une bonne année 2026 ?

    TRÈS DIFFICILE !

    • quand on voit ce monde dirigé par des fous, des cyniques, des méprisants !
    • quand on a du mal à agir collectivement, globalement et localement.

    Malgré cela, bonne année :

    • qu’elle corresponde à vos souhaits les plus sincères et les plus profonds
    • qu’elle soit active, joyeuse
    • qu’elle permette de rassembler pour se battre contre cette société mortifère qui se moque de l’humanité, du monde animal et de la nature

    Il n’est pas inutile de rappeler encore et encore ce que disait Bertold BRECHT :

    « Celui qui combat peut perdre

    mais celui que ne combat pas a déjà perdu »

    Pour le combat que nous menons contre les éoliennes INDUSTRIELLES, on ne peut qu’avoir beaucoup d’espoir quand on voit toutes les personnes qui font quelques chose : c’est réconfortant, c’est très encourageant.

    On ira jusqu’au bout !

    Rappel : le loto organisé par ESCREBIEUX aura bien lieu le dimanche 1er février dans l’après midi ; salle Jacques Brel à QUIÉRY-LA-MOTTE

    Vous pouvez déjà vous inscrire !

    0321 50 14 10

    06 14 55 09 12

  • Vent de colère

    Une association nationale présidée par une personne que nous connaissons bien.

    L’association ESCREBIEUX a adhéré à cette association

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    Bilan de fin d’année 2025 et perspectives

    A. L’année qui s’achève a été marquée par une succession de stop-and-go dans les politiques publiques de l’énergie

    – la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC 3, portant jusqu’en 2050) est sortie mi-décembre, après de nombreux atermoiements, sous statut « projet » soumis à différentes consultations officielles. Elle est d’ores et déjà très critiquée.

    – quant à la programmation pluriannuelle de l’Energie, mal préparée comme il fut relevé par 162 Sénateurs, par l’Académie des Sciences et par nous-mêmes, elle prit des formes diverses y compris un projet de loi sénatorial, avant de possiblement se traduire par un décret.

    Si ce décret sort en janvier, avec des contenus proches de ceux du printemps dernier comme il en est question, il sera attaqué en Conseil d’Etat pour ses nombreuses illégalités.

    Ce que nous demandons, c’est que l’on arrête de créer de nouvelles capacités électriques : il suffit que le décret en prenne acte.

    B. Pendant les travaux la vente aux opérateurs continue

    L’année 2025 aura été marquée par deux phénomènes :

    1 – de nouvelles réglementations et décisions marquant des reculs environnementaux, sous couvert d’accélérer :

    Nous en citons ici deux :

    a) la nouvelle enquête publique dite parallélisée

    En substance, certains documents et pas des moindres, tels que l’avis de la MRAe ou encore l’avis du CNPN – qui sont souvent des avis critiques voire défavorables – arrivent en cours d’enquête voire à l’extrême fin de celle-ci. Il en résulte que de nombreux avis sont émis alors que le public n’a pas été pleinement informé.

    Ce sujet est développé dans notre Plainte à la Commission européenne.

    b) la circulaire Pannier-Runacher du 5 septembre 2025

    Portant sur les renouvellement des parcs éoliens en fin de vie, autrement dit les repowerings, cette circulaire se substituant à un arrêté ministériel pourtant prévu au code de l’environnement, permet aux opérateurs, du moment qu’ils ne dépassent pas 33% de hauteur en plus, d’obtenir leur repowering sans évaluation environnementale et sans enquête publique.

    Nous l’avons avec nos partenaires coutumiers déférée auprès du Conseil d’Etat.

    Plusieurs de nos adhérents ont eu en 2025 des succès intéressants :

    1. – souvent en lien avec des partenaires tels que la LPO, lorsqu’il existe un enjeu fort pour des espèces protégées (dérogation DEP) ;
    2. – sur d’autres enjeux tels que la saturation paysagère et l’encerclement, ainsi sur l’exemple ci-dessous :

    En avril, la CAA de Nancy a annulé l’autorisation d’exploiter délivrée au parc éolien « Mont des 4 Faux » dans les Ardennes.

    Ce projet de 63 éoliennes, le plus important jamais autorisé en France, a été censuré sur le fondement d’une étude de saturation et d’encerclement réalisée par l’un de nos adhérents.

    Cette décision reconnaît la valeur d’une analyse approfondie des effets cumulatifs, souvent minimisés par les promoteurs dans ce que ces derniers appellent pudiquement « pôles de densification ».

    Ces pôles de densification aboutissent, en réalité, à une concentration excessive des installations, incompatible avec un cadre de vie équilibré pour les habitants et l’avifaune. Il est heureux que les juges aient estimé judicieux de ne pas cautionner de telles dérives.

    La jurisprudence relative à la saturation paysagère et à l’encerclement ne cesse ainsi de se consolider. L’arrêt de la CAA de Nancy s’inscrit dans cette dynamique et ouvre la voie à d’autres décisions du même ordre, nécessaires au regard des dérives observées.

    2 – une poursuite de l’invasion EnR, particulièrement sur le solaire

    Les préfectures sont submergées de projets éoliens et solaires, et les autorités font mine de ne pas s’en apercevoir :

    Fig 1

    Ainsi, il y aura dans 10 ans en 2035 près de 260 GW de capacité électrique, pour une demande de pointe qui ne dépassera pas 110-120 GW.

    C’est absurde, dans un contexte où contrairement à ce que disaient les autorités voici quelques années encore l’on n’attend désormais plus de hausse massive de la consommation d’électricité, ce que même RTE a admis le 10 décembre.

    En clair, l’écart offre/demande devient incontrôlable.

    C’est pourquoi Vent de Colère demande qu’il soit donné aux préfets la possibilité de refuser de nouveaux projets, puisque comme vous le savez les textes actuels les obligent à faire instruire tous les projets déposés sous peine d’un recours en CAA.

    Sur le seul éolien terrestre, l’invasion se poursuit méthodiquement, au point que même la ministre de la transition écologique en fonction a le 21 juillet 2025 déclaré au Courrier Picard qu’elle n’était pas opposée à un moratoire dans sa région des Hauts-de-France.

    C. Nos actions se sont poursuivies auprès des institutions européennes, lieu devenu essentiel pour faire aboutir nos demandes :

    Nous avons subi deux échecs auprès du Tribunal de l’UE :

    (1) sur la taxonomie de l’éolien ;

    (2) sur la présomption d’intérêt public supérieur des renouvelables.

    Mais, en lien avec nos partenaires français (FED) et européens, nous sommes partis en appel auprès de la CJUE, certainement plus compétente que le TUE sur ces sujets. Le passage par ce dernier était cependant indispensable au plan de la procédure.

    Notre Pétition auprès du Parlement européen sur le bruit éolien a été soutenue à l’unanimité par la Commission PETI : elle reste donc ouverte, ce qui nous permet d’engager de nouvelles actions en 2026 afin d’obtenir un jour que la directive bruit UE parle enfin du bruit éolien et le traite avec toutes ses spécificités y compris les basses fréquences.

    Nous avons avec nos partenaires FED et Sites & Monuments déposé une Plainte auprès de la Commission européenne pour Infraction relative à l’information, la consultation et la participation du public dans la procédure d’autorisation environnementale en France.

    C’est un bon dossier, qui intègre nos difficultés avec les commissaires-enquêteurs, les enquêtes publiques parallélisées précitées, les insuffisances et inconstances de l’Etat français et de ses juridictions concernant les enjeux ‘ espèces protégées ‘, etc. (disponible sur demande).

    D. Pour ce qui concerne la vie de la Fédération, quelques points marquants

    1. changement de présidence

    Daniel Steinbach ayant souhaité prendre une retraite qui soit un peu plus une retraite, il a été désigné en mai une présidence collégiale, avec un co-président « officiel ».

    Un grand merci à Daniel pour son dévouement douze années durant.

    Une petite fête a été organisée le 13 septembre à Sagnes-&-Goudoulet par nos amis de l’Ardèche, à laquelle Alain Bruguier a pu également participer.

    Le Bureau est donc à présent composé de :

    . Président 2025-2026 : Bruno Ladsous

    . Vice-Présidents : Jean-Louis Doucy, Christian Gayet, Henri Jaffeux

    . Secrétaire Général : Jean-Louis Doucy

    . Trésorière : Élisabeth Gautier

    . Autres membres es-qualité de Présidents d’Honneur : Alain Bruguier et Daniel Steinbach, qui continue de nous aider par ses conseils et par sa gestion du site internet

    Notre adresse est désormais : 22, rue de Jérusalem, 62000 ARRAS 4

    2. dans la famille  » outils  » :

    Nous avons poursuivi la dynamique des vidéos réalisées par MA Chavanis.

    Nous avons réalisé plusieurs webinaires, autrement dit des formations pour nos adhérents, pilotés par Jean-Louis Doucy

    2026 ?

    Notre lutte se poursuivra à vos côtés :

    1. Nous poursuivrons de manière coordonnée nos actions en France et en Europe, en lien avec nos partenaires tels que la FED, Sites & Monuments, le Cérémé, d’autres encore.

    2. Notre axe prioritaire demeure le soutien aux adhérents, qu’il passe par une aide et des conseils en direct ou par des actions plus collectives de type webinaires.

    3. en 2026, un évènement marquant sera la réalisation d’un nouveau site internet, plus cohérent avec les standards actuels, sous la houlette de Christian Gayet.

    Le Bureau et le Conseil d’Administration vous souhaitent, ainsi qu’à vos adhérents et à vos familles, une aussi bonne année 2026 que possible.

  • Les éleveurs veulent un diagnostic

    Il est question des effets de l’éolien sur les animaux 

    La chambre d’agriculture des Hauts-de-France pourrait examiner   ce vendredi 12 décembre une motion sur les éoliennes et leurs effets, éventuels,  sur les animaux d’élevage. Une initiative d’agriculteurs de la Somme. 

    Lors de sa session du 25 novembre dernier, la Chambre d’agriculture de la Somme a délibéré et voté à l’unanimité en faveur d’une motion « relative au développement des projets éoliens en milieu agricole et à leurs effets sur les animaux d’élevage ». Présenté par la FDSEA de la Somme et les Jeunes agriculteurs, le texte demande « la mise en place obligatoire d’un diagnostic pour évaluer la situation sanitaire et zootechnique des élevages avant, et après, la mise en service des éoliennes ». Ce diagnostic serait établi de façon « totalement indépendante des promoteurs éoliens ».

    Un diagnostic obligatoire, sinon un moratoire

    À défaut de diagnostic, les signataires de cette motion demandent un moratoire des projets d’installation des aérogénérateurs terrestres sur le département de la Somme, territoire le plus dense à ce jour dans la région : 880 en novembre 2024 sur un total de 2549 turbines dans les Hauts-de-France à fin 2024, avec 491 projets en cours d’études ou faisant l’objet de recours.

    Dans leur motion, les agriculteurs de la Somme évoquent « des élevages gravement perturbés à la suite de la création d’un parc éolien à proximité de leurs installations » ; « l’incapacité pour les agriculteurs concernés d’obtenir réparation de la part des promoteurs » et « la poursuite de projets d’aérogénérateurs à moins de 500 mètres de sites d’élevage de bovins et porcs ».

    Étudier les courants vagabonds et les contextes hydrogéologiques

    Déjà en juin 2022, la chambre d’agriculture de la Somme avait approuvé une motion « demandant à élargir les zones de recensement et d’identification des exploitations d’élevage et à engager, à la charge du pétitionnaire, des études préalables sur les courants vagabonds et les contextes hydrogéologiques ».

    Entre 2022 et 2025, d’autres éoliennes ont été installées, au grand dam de certains éleveurs. Ainsi Jean-François Maquigny de Moreuil qui ne fait plus pâturer ses bovins à l’air libre depuis de longs mois. Les éoliennes les plus proches de son exploitation, sont, selon lui, responsables de « l’affaiblissement général de son cheptel », avec des bovins soumis « à des problèmes de santé et de comportement ».

    « Mais tout a été fait pour nous user, nous démonter. J’ai abandonné. Nous nous sommes ramassés devant le tribunal administratif , déplore l’éleveur fatigué. « Or, tous nos arguments sont repris aujourd’hui. Donc, oui un diagnostic est indispensable selon moi. Dans les pays nordiques, il est même pratiqué pour les habitations les plus proches d’éoliennes ». Le Groupe permanent pour la sécurité électrique dans les exploitations agricoles (GPSE), association nationale basée à Paris et présidée bénévolement par le Samarien Daniel Roguet, ancien président de la chambre d’agriculture et ancien éleveur bovin, peut intervenir pour mener ces audits.

    Corentin Piat est un jeune éleveur ovin à Marquaix-Hamelet qui a réagi en novembre dernier avec d’autres éleveurs de Tincourt-Boucly dans l’est de la Somme, contre un énième projet éolien à proximité de son exploitation. « Je ne suis même pas au courant de cette motion. Tout est voulu et tous les gros projets se font, on n’est jamais écoutés », réagit, quasi résigné, l’éleveur de moutons. « Si cette motion pouvait aboutir à de vraies mesures, surtout pour protéger les vache s… », espère tout de même Corentin Piat.

    A l’occasion de la session plénière du Conseil régional des Hauts-de-France ce jeudi, le président Xavier Bertrand (LR) l’a redit : « le développement de l’éolien dans la région, basta ». Se félicitant même « des 1 600 projets de mâts refusés et des 470 projets abandonnés ».

    Quant à la motion, elle pourrait être présentée à la session de la chambre d’agriculture des Hauts-de-France ce vendredi 12 décembre à Lille.

    Les experts du GPSE s’affichent indépendants des financeurs

    Le Groupe permanent pour la sécurité électrique (GPSE) dans les exploitations agricoles intervient chez des éleveurs confrontés à des soucis électriques, à proximité d’une ligne haute tension, d’éoliennes, d’un poste transformateur, « mais pas encore pour les antennes 5G faute de financement », précise Daniel Roguet. « L’élevage est un lieu amplificateur des phénomènes électriques parasites dont les sources sont multiples », peut-on lire sur son site.

    « Nous sommes sollicités par les chambres d’agriculture et nous devons trouver les partenaires électriciens qui financent les audits. Nous avons plus de cent dossiers, dont six en Picardie. Parfois, les problèmes sont aussi à l’intérieur des bâtiments d’élevage, expose le président national de la Somme. Je suis critiqué, mais pas naïf. On souhaite nous-mêmes plus d’indépendance, mais les finances de l’État sont ce qu’elles sont en ce moment. L’association est rattachée au ministère de l’Agriculture. Nos experts électriques et vétérinaires qui interviennent, sont tous indépendants des financeurs. »

    « Nous sommes entre le marteau et l’enclume »

    « En tant qu’ancien agriculteur et président de chambre, je sais trop bien que c’est compliqué pour l’élevage. Nous sommes entre le marteau et l’enclume, et on essaie de trouver des solutions pour les deux parties. Il n’y a pas d’enquête agricole en amont pour l’éolien alors qu’il faudrait anticiper plus », considère également le président du GPSE. Deux expérimentations du sol et du sous-sol notamment dans le département de la Manche seront menées cet hiver sous l’égide de l’INRAE et du Bureau recherches géologiques et minières (BRGM). Et le GPSE attend encore les résultats d’une expérimentation menée dans l’Aisne.

    Les balises rouges des éoliennes allumées en continu sont néfastes pour les chauves-souris 

    « Les sapins de Noël » clignotent dans le ciel picard chaque nuit de l’année avec l’abondance (surabondance ?) des éoliennes.

    Cette illumination continue, considérée comme une pollution visuelle, est mise en cause par une étude scientifique publiée dans la revue Journal of Applied Ecology.

    Soutenue financièrement et techniquement par l’agence de la transition écologique Ademe, cette étude consacrée à l’impact des éoliennes sur la biodiversité a été conduite par une équipe scientifique coordonnée par le Centre d’écologie et des sciences de la conservation (Muséum national d’histoire naturelle, CNRS, Sorbonne université) et le bureau d’études Auddicé biodiversité.

    Les chercheurs ont mis en évidence que le balisage aéronautique nocturne des éoliennes par des feux rouges clignotants permanents, « contribue à l’attraction des chauves-souris. L’utilisation du balisage circonstancié, uniquement à l’approche d’un aéronef, limite ce même comportement notamment des espèces volant à hauteur de pales et donc réduit potentiellement les risques de collision ».

    « Le balisage circonstancié, devenu obligatoire en Allemagne, pourrait à la fois réduire l’impact des éoliennes sur la biodiversité, conclut l’étude, et limiter les nuisances visuelles pour les riverains ».

    https://journal.courrier-picard.fr/courrier-picard#CPicard/web,2025-12-12,86COMPIEGN|CPI,2025-12-12,86COMPIEGN,1|13
  • Des ÉOLIENNES dans la Vallée de l’Escrebieux

    Nous n’en voulons toujours pas !

    Ni ici, ni à Brebières, ni dans les Hauts-de-France !

    Non au triplement d’ici 2030 !

    Nous commençons à faire signer une pétition dans quelques communes.

    Le tract qui suit a été distribué ou va être distribué dans les communes de :

    Bois-Bernard, Drocourt, Izel, Neuvireuil et Quiéry

    ** **

    Un projet d’implantation de trois éoliennes INDUSTRIELLES dans la Vallée de l’Escrebieux est en cours depuis 2020. Il concerne d’abord les communes d’Izel-lès-Équerchin et Quiéry-la-Motte mais a aussi un impact sur Drocourt (résidence Palma et rue de Quiéry), Bois-Bernard (EARL Le Petit Bernard), Rouvroy et Beaumont.

    A l’exception d’Izel-lès-Équerchin, Quiéry-la-Motte et d’autres voisines (Brebières, Vitry, Fresnes, Neuvireuil, Sailly, Fresnoy) se sont positionnées contre l’édification de ces éoliennes.

    Le nouveau Préfet a validé le projet de la vallée de l’Escrebieux ; nous avons jusqu’au 25 décembre pour réagir en justice. C’est ce que l’association ESCREBIEUX a déjà fait à un moment donné ; elle le fera encore avec l’appui des habitants, des mairies et des associations.

    Pour rappel, en 2022, un sondage dans les communes d’Izel et de Quiéry a permis à 80% des habitants contactés d’exprimer leur opposition au projet.

    Une pétition va être proposée avant la fin de l’année afin de continuer à montrer notre détermination.

    Il est important de savoir que le parc éolien actuel en France devrait tripler d’ici 2030. Ces parcs sur Brebières et dans la Vallée de l’Escrebieux, s’ils sont acceptés, seront le point de départ d’un site qui s’étendra jusqu’aux abords d’Arras, coupant la plaine en deux, défigurant le paysage et impactant lourdement la faune et la flore existantes, le tout financé par nos factures qui ne cessent d’augmenter, avec des subventions qui appauvrissent chaque jour les finances publiques au profit des promoteurs.

    C’est URGENT

    Vous pouvez nous contacter le plus rapidement possible ! Nous avons besoin de l’adhésion d’un maximum de personnes.

    IL FAUT RÉAGIR TRÈS VITE

    Il y va de la survie de notre paysage rural.

    Merci pour votre compréhension et votre SOUTIEN ACTIF

    Pour tout contact/renseignement : 0321 50 14 10

    Pour en savoir plus, restez sur le site escrebieux-environnement.fr

    Pour imprimer le tract et le donner :

    https://escrebieux-environnement.fr/site/wp-content/uploads/2025/12/Tract_1A5-2512.pdf

  • Les très mauvaises nouvelles s’enchaînent

    La LEM s’applique très bien dans les Hauts-de-France !

    LEM = Loi de l’Emmerdement Maximum

    Le ministère de la transition écologique vient de publier les statistiques sur l’éolien terrestre en France au 30 septembre 2025.
    Source :

    https://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publicationweb/775

    Voici les premiers enseignements tirés de ces données :
    1- Les Hauts-de-France représentent 29% du parc éolien terrestre français (23,9 GW) pour seulement 5,8% de la superficie nationale. C’est de très loin la région qui a le plus grand parc éolien terrestre et la plus grande densité d’éoliennes.


    Les 3 départements qui ont le plus d’éoliennes en France sont : la Somme, qui représente à elle seule 11 % du parc éolien national, le Pas de Calais (7%) et l’Aisne (6%).


    2- On accélère : les Hauts-de-France ont reçu 38% de la puissance éolienne nouvellement raccordée en France en 2025 (1032 MW) alors que 22 départements hors des Hauts-de-France n’ont reçu aucune nouvelle éolienne.


    Premier enseignement : La concentration des nouvelles installations éoliennes s’accélère dans les Hauts-de-France. Plus on est saturé d’éoliennes, plus nous avons de nouveaux projets. C’est une injustice territoriale criante.


    3- Nous n’avons encore rien vu : la puissance des projets éoliens terrestres officiellement en cours d’instruction s’élève 13,4 GW soit l’équivalent de +56% de la puissance déjà installée en France.


    Au rythme actuel d’installation, on peut donc prévoir une augmentation de 73% du parc éolien terrestre des Hauts de France dans les prochaines années !

    4- il faut y ajouter les 12 GW de repowering d’Agnès Pannier-Runacher…

    Tous ces chiffres sont officiels. La réalité dépasse nos pires craintes. Ceux qui pensent que les nouveaux projets vont s’arrêter chez nous se trompent lourdement.

    ** **

    CONCLUSION

    Si on ne se bat pas , on va être ÉCRASÉ !

    Pour rappel, une phrase de Bertolt BRECHT :

    « Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu »

  • Le point sur le dossier ESCREBIEUX

    Le travail ne manque pas.

    Il y a déjà des certitudes sur ce que l’on entreprend pour transmettre à la Cour administrative d’appel de Douai avant le 28 décembre.

    Nous avons bien avancé lors de la réunion en date du 2 décembre.

    Nous pouvons déjà compter sur l’intervention de plusieurs personnes, habitant ou Bois-Bernard ou Drocourt ou Izel ou Quiéry. Il est certain qu’il y aura plus de personnes qui défendront leur territoire. parce que directement impactées.

    Au niveau des communes, nous pouvions déjà compter sur l’appui des communes de Bois-Bernard, Neuvireuil et Quiéry.

    Une nouvelle commune est venue récemment en soutien : Brebières. Le conseil municipal a décidé, lors de la séance du 19 novembre, ce qui suit :

    « ARTICLE 1 :apporter le soutien officiel de la commune de BREBIERES à l’Association de l’Escrebieux dans ses actions visant à assurer une expertise complète et indépendante sur les impacts du projet de parc éolien.

    ARTICLE 2 : mandater le Maire pour représenter la commune dans toute démarche, réunion ou consultation relative au projet.

    ARTICLE 3 : … autoriser le Maire à établir, si nécessaire, toute convention de coopération avec l’association pour favoriser l’échange d’informations, la défense de l’environnement et la préservation du cadre de vie des habitants. »

    Par ailleurs, Drocourt n’a pas encore réuni son Conseil municipal pour délibérer sur la question posée par l’implantation des éoliennes dans la vallée de l’Escrebieux. Pour rappel, l’une des deux possibles éoliennes située sur le territoire d’Izel est très proche d’habitations drocourtoises, notamment à l’extrémité de la rue de Quiéry. Nous sommes très confiants à propos de ce soutien.

    Enfin, les communes suivantes n’iront pas en justice mais soutiennent le refus d’implantation sur Izel et Quiéry :

    Fresnes-les-Montauban, Fresnoy, Hénin-Beaumont, Rouvroy, Sailly-en-Ostrevent et Vitry-en-Artois.

    Cela signifie que toutes les communes du Pas-de-Calais entourant le projet – et même un peu plus – sont opposées à ces éoliennes industrielles.
    Bien sûr, il y a une exception … et de taille : Izel, concernée par deux éventuelles éoliennes. Il faut rappeler ce qui a été écrit dans La voix du Nord :

    « Izel-lès-Equerchin … est favorable au projet, « sur la continuité de mon prédécesseur.  Les détracteurs dénoncent une pollution visuelle , mais quand on vient de Fresnes, on voit des lignes électriques, des éoliennes (à Courcelles-les-Lens-Flers-Esquerchin), le champ visuel est déjà détérioré, cela ne change pas grand-chose », explique la maire Corinne DUBOIS. » Le raisonnement de la maire d’Izel est classique et utilisé encore par le rapporteur de la Cour administrative d’appel de Douai lors de l’audience ayant traité le projet d’éoliennes sur la commune de Brebières : la région est déjà polluée (anthropisée, comme on dit dans le beau jargon), donc une pollution de plus peut s’envisager.

    Du côté des associations, nous attendons avec optimisme la position de trois d’entre elles. Nous pensons qu’elles seront de la partie pour aller en justice avec nous.

    Enfin, il est évident que l’association ESCREBIEUX ira en justice.

    Tout est fait pour finaliser, durant le court laps de temps qui nous reste, le dossier qui sera mis entre les mains de la Cour administrative de Douai.

    ** **

    Pour raconter l’histoire autrement

    Nous avons en tête la victoire de l’association ASPECT qui a mené une bataille victorieuse contre Engie dans la région de Dury, Eterpigny et Récourt. Cette association a gagné notamment parce qu’il y avait un monument historique à Lécluse, à côté de ces trois communes. Engie a mordu la poussière en Cour administrative à Douai, puis en Conseil d’État. Nous avons le soutien de cette association – pas seulement en paroles – ; nous espérons aboutir au même résultat !

    Merci à toutes les personnes qui vont aller en justice.

    Merci à toutes les communes qui nous soutiennent de différentes façons.

    Merci aux associations qui sont déjà débordées mais prennent le temps de venir s’occuper de ce problème.

    Tout ce qui se fait profite de la haute compétence, de l’expérience et de la ténacité de plusieurs personnes – dans différents domaines – qui sont adhérentes ou/et se sont associées à l’association, de façon bénévole ; sans ce travail, nous aurions eu beaucoup de peine pour argumenter un dossier tellement complexe.

    Tout cet ensemble montre qu’il y a beaucoup de soutiens – individuels et collectifs – parce que le sujet est important. Cela nous rassure. Cela ne veut pas dire que nous sommes sûrs de gagner, mais cet optimisme que l’on développe doit nous permettre d’aller très loin et d’envisager sereinement une victoire à la fin de toutes ces activités.

    Tout ce travail pour aller en justice et informer ne doit pas faire oublier non plus que plusieurs personnes de l’association se démènent pour faire connaitre tout ce qui se prépare. Tout ceci ne peut se faire que s’il y a un appui important des habitants des communes citées… ou d’ailleurs ! C’est déjà lancé, il faut le continuer.

    Comment aider ?

    • en distribuant des tracts, en mettant des affiches sur le devant ou dans les maisons, en informant, …
    • en participant à l’aide financière – secteur tellement important ; c’est-à-dire en faisant un don et/ou en adhérant à l’association ESCREBIEUX
    • en commençant ou en continuant à faire de la publicité pour le loto organisé par l’association, qui aura lieu le dimanche 1er février 2026 à la salle Jacques Brel de Quiéry-la-Motte
    •  …