Auteur/autrice : Escrebieux

  • Les éoliennes sont-elles propres ?

    Le gouvernement français veut miser sur l’éolien et l’énergie solaire. Mais ces deux solutions sont-elles complètement « zéro émission » ?

    Les énergies renouvelables participeront à 40% de la production d’électricité en France d’ici 2030. C’est en tout cas ce que promet Emmanuel Macron. L’exécutif a annoncé, mardi 27 novembre, que l’Etat allait augmenter ses investissements pour la filière. D’environ 5 milliards d’euros par an aujourd’hui, ils passeraient à 7 à 8 milliards d’euros à l’avenir.

    Tripler la production du parc éolien, quadrupler celle du solaire… De belles perspectives pour baisser nos émissions de carbone, principales responsables du réchauffement climatique. Mais est-ce vraiment la solution miracle ? Ces énergies renouvelables sont-elles aussi propres qu’on le pense ? « Toute activité est polluante, rien n’est vert », explique même Bernard Multon, spécialiste de la conversion des ressources renouvelables en électricité.

    A l’occasion de la 24e conférence annuelle de l’ONU sur les changements climatiques (COP24), organisée jusqu’au vendredi 14 décembre, nous détaillons les points faibles des énergies renouvelables.

    Parce que, indirectement, elles émettent du CO2

    En état de marche, une éolienne ou un panneau photovoltaïque n’émettent pas de carbone, c’est certain. Ces deux solutions sont-elles pour autant « décarbonées » ? Ce n’est pas si simple. 

    La ressource, le soleil et le vent, est renouvelable. Mais maintenant, il faut la transformer, et pour ça, il faut entre autres des métaux.

    Bernard Multon

    Beaucoup de métaux, explique ce spécialiste de la conversion des ressources renouvelables en électricité. « Pour une même puissance produite, il faut cinq fois plus de matériaux avec l’éolien, par rapport au nucléaire par exemple », avance Jacques Treiner, physicien et membre du Laboratoire interdisciplinaire des énergies de demain. 

    Un socle d’éolienne en béton, un mât fait de tonnes d’acier, des fils en cuivre, des panneaux solaires fabriqués à partir de silicium… Ces composants, non renouvelables, ont consommé de l’énergie pour être extraits et transformés. « Pour le silicium qu’on trouve dans les panneaux solaires, il faut couper des bouts de roche, ça coûte beaucoup d’énergie« , donne pour exemple Jacques Treiner. Les machines qui tournent pour l’extraction fonctionnent, elles, avec des combustibles fossiles.

    Dès la naissance, les panneaux photovoltaïques et les éoliennes ont un lourd passif en termes de CO2.

    Jacques Treiner

    En tout, pour 1 kilowattheure produit, une éolienne émet entre 12 et 15 grammes de CO2 et un panneau photovoltaïque, 48 grammes, selon une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (document en PDF). Ce qui place ces filières en dessous du gaz (469), du pétrole (840) et du charbon (1 001) mais au-dessus – en partie – du nucléaire (16 grammes).

    Mais ces émissions pourraient être réduites. Les éoliennes et panneaux photovoltaïques nous viennent aujourd’hui souvent d’Asie du Sud. « La production électrique en Chine vient majoritairement du charbon. L’éolien ne représente que 4% et le solaire, 1,5% », détaille Jean-Marc Jancovici, ingénieur conseil en « énergie et climat ». La fabrication se déroule donc dans un système énergétique très émetteur de gaz à effet de serre. 

    « A mesure que l’on introduit plus d’énergies renouvelables dans la production électrique, la pollution indirecte s’efface », affirme Cédric Philibert dans l’Obs (article payant). Cet expert de l’Agence internationale de l’énergie insiste : « Une transition [écologique, ici] est par définition… transitoire. » Les défenseurs des énergies renouvelables l’affirment : si les structures et équipements étaient produits en France, leur bilan carbone serait bien meilleur. Mais « on en est loin », selon Jean-Marc Jancovici. Le coût serait tout d’abord supérieur, et « en France, on n’a plus de gisement de fer, pas de charbon métallurgique, pas de cuivre… »

    Parce qu’elles contiennent des terres rares

    C’est la critique la plus fréquente faite aux énergies renouvelables : elles contiennent parfois des terres rares. Il s’agit d’un groupe de métaux, présents en petite quantité sur Terre. « Pour un kilo de fer, vous ne trouverez qu’un gramme de terre rare », explique Guillaume Pitron, auteur de La Guerre des métaux rares (janvier 2018, éditions Les liens qui libèrent). Leur bilan écologique est « déplorable ».

    Pour faire du propre, il faut utiliser du sale.

    Guillaume Pitron

    « Les terres rares sont si éparpillées que le processus d’extraction est très long et complexe. Il faut utiliser beaucoup d’eau, des produits chimiques, casser la roche… Ça pollue les sols », explique-t-il. Dans le documentaire La Sale Guerre des terres rares, le réalisateur Guillaume Pitron montre justement les conséquences sur l’environnement de leur extraction en Chine, entre sols souillés, air irrespirable et maladies à répétition.

    « En 2006, des tonnes de produits chimiques ont été déversées dans la rivière Xiang (province du Hunan) par des entreprises de production d’indium, un métal rare qui entre dans la fabrication des panneaux solaires », détaillait par exemple le journaliste auprès de 20 Minutes. Certaines éoliennes sont aussi concernées. « Celles qui utilisent des générateurs à aimant permanent contiennent du néodyme ou du dysprosium », dépeint Bernard Multon.

    Mais on peut s’en passer. Selon Cédric Philibert, seule une éolienne sur quatre en activité utilise des aimants permanents. Ils « permettent de fabriquer des générateurs plus compacts et plus efficaces sous vents faibles », complète-t-il. Plus rentables aussi. Pour Bernard Multon, cela ne fait aucun doute : dans la fabrication, « c’est le marché qui fait foi ». « Les terres rares ne coûtent pas cher. Avant, on ne les utilisait pas, on s’y est mis parce que c’est plus rentable et plus performant. » Les deux spécialistes l’affirment : dans le photovoltaïque comme dans l’éolien, les terres rares ne sont pas indispensables. 

    Parce qu’elles vont forcément de pair avec les énergies fossiles

    L’énergie provenant des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques ne peut suffire. Sinon, « vous ne pourriez appeler que quand il fait soleil, vous ne pourriez prendre l’ascenseur que quand il y a du vent », lance en riant Jean-Marc Jancovici. Ces énergies renouvelables sont en effet intermittentes : leur production d’énergie dépend de la météo. Et « le soleil brille quand il en a envie. Le vent souffle quand il en a envie. Pas forcément quand on en a besoin », décrit Jacques Treiner, qui parle de « fluctuations importantes ». Les énergies renouvelables ne fournissent donc pas une puissance garantie, mais plus aléatoire. Ainsi, en décembre 2016, le Danemark avait réussi à assurer 100% de sa consommation électrique grâce à son parc éolien… pendant une seule nuit. Pour compléter, « pour pallier leur manque, il faut un plan complémentaire : du fossile ou du nucléaire », explique le physicien. 

    Jean-Marc Jancovici cite l’exemple de l’Allemagne : « Le pays a installé 100 gigawatts de renouvelable. Mais en parallèle, il a dû garder la même puissance de sources pilotables : centrales à charbon et à gaz, barrages, nucléaire. » On met ces dernières en pause quand le soleil brille et on les déclenche quand ce n’est plus le cas. Les énergies renouvelables, d’après les deux scientifiques, ne peuvent donc pas remplacer complètement les filières plus anciennes. 

    Mais le système pourrait s’améliorer. Via une complémentarité saisonnière par exemple : « L’hiver, en Europe, il y a davantage de vent. L’été, davantage de soleil. Les deux filières pourraient se compléter et créer un mix qui lisserait la production », propose Bernard Multon.

    Plus efficace encore : le stockage de l’énergie produite. « C’est l’enjeu crucial », s’accordent à dire tous les spécialistes. En cas de fortes tempêtes par exemple, le surplus d’énergie créé par les éoliennes pourrait compenser les périodes de faible vent.

    Pour le conserver, la meilleure méthode aujourd’hui est l’utilisation d’une station de transfert d’énergie par pompage. Deux réservoirs d’eau sont placés à des niveaux différents d’une montagne : quand il y a trop d’énergie dans le réseau, la station pompe l’eau vers le haut ; quand il en manque, elle la déverse vers le bas et fait tourner des turbines, produisant à nouveau de l’électricité. « Mais si on voulait avoir une énergie 100% produite par le renouvelable en France et la stocker pour combler les périodes de manque, il faudrait noyer de nombreuses vallées alpines. Il faudrait plusieurs dizaines de barrages comme Serre-Ponçon » (Provence-Alpes-Côte d’Azur), modère Jean-Marc Jancovici. « On ne sait pas bien stocker aujourd’hui. Un jour, on saura », avance Guillaume Pitron.

    Parce que leurs matériaux ne sont pas assez recyclés

    Peu de matériaux utilisés pour construire les éoliennes et les panneaux solaires sont aujourd’hui recyclés. Le site Reporterre cite par exemple le cuivre, une ressource « abondante » qui pourrait pourtant « s’épuiser à moyen terme » parce qu’elle est « largement utilisée » mais pas recyclée. « L’industriel qui installe l’éolienne a pour obligation – c’est dans la loi – de démanteler la structure. Pas de la recycler », regrette Bernard Multon. D’autant que « le rythme de renouvellement des équipements n’est pas le même », explique Jean-Marc Jancovici.

    Un panneau photovoltaïque ou une éolienne sont donnés pour 20 à 30 ans. A côté de ça, un barrage dure un siècle, une centrale à charbon 40 ans. Le rythme de renouvellement des équipements n’est pas le même.

    Jean-Marc Jancovici

    Mais le recyclage serait tout à fait possible. « On ne veut pas recycler car c’est trop cher. Nous sommes dans une logique de course au moindre coût. Et ça coûte moins cher d’aller à la mine que de recycler », déplore Guillaume Pitron. D’après les spécialistes interrogés, nous savons à l’heure actuelle recycler la plupart des composants des deux filières. Mais ce n’est pas rentable. « Voilà les règles du jeu, la loi du marché. Mais il faut recycler ! », défend-il. Bon signe : une première « unité de recyclage de panneaux photovoltaïques » a ouvert en France, à Rousset, dans les Bouches-du-Rhône, comme le rapporte le journal Les Echos.

    francetvinfo

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    Commentaire

    JM Jancovici liasse sous-entendre qu’il vaudrait mieux utiliser du charbon plutôt que des panneaux photovoltaïques ou des éoliennes !!! Réflexion plour le moins hasardeuse de la part de notre supporter du nucléaire -énergie tellement dangereuse mais tellement ignorée par de nombreuses personnes !

  • Les opérateurs éoliens se dispensent de respecter la Loi

    Une fois de plus un opérateur éolien semble se placer au dessus des lois.

    En bordure de la départementale D22, Castres-Lacaune, au niveau de Guyor Haut, commune du Bez, un important terrassement a été réalisé en juillet par l’entreprise de TP Sévigné sans aucune autorisation.

    Il s’agit de la réalisation d’une plateforme destinée à “stocker” temporairement des éléments de 10 éoliennes de 125 m de haut. Elles seront acheminées cet automne sur le chantier en cours dans les hauteurs de St Amans Valtoret, en face du village d’Anglès, par le promoteur Valorem.

    Ce terrassement n’était pas inscrit, à notre connaissance, dans l’autorisation environnementale accordée à la dite société éolienne.

    • Pas plus d’ailleurs qu’une coupe d’arbres en alignement à la sortie du village d’Anglès pour l’aménagement d’une plate-forme de retournement,
    • Ni le décaissement massif du talus de la D 52 au dessus du pont de la Resse,
    • Ni la réalisation d’une piste à grand gabarit sur plus de 2km avec un défrichement considérable du secteur, pour accéder à la zone d’implantation des éoliennes.

    L’ensemble de ces travaux ne semblent pas correspondre aux caractéristiques du projet tel qu’il avait été présenté lors de l’enquête publique et approuvé par l’administration, ni avoir fait l’objet d’autorisations spécifiques. 
    L’administration (DREAL), saisie par les associations locales, a fait savoir que les travaux de terrassement de Guyor Haut sont arrêtés et qu’une déclaration préalable a été déposée pour une éventuelle régularisation.

    Une réunion est prévue en mairie de Le Bez dans les prochains jours sur les suites à donner. Le collectif régional Toutes Nos Énergies-Occitanie Environnement par son association OC.2E a porté plainte contre X pour atteinte à l’environnement.

    Pour en savoir plus :

    https://toutesnosenergies.fr/

    Photo prise à Quiéry, le 3 septembre, à l’occasion du marché aux puces :

  • Un projet éolien offshore mis à l’arrêt

    Les coûts sont jugés trop élevés

    Cela porte un coup aux ambitions britanniques dans les renouvelables

    Le groupe suédois d’électricité Vattenfall arrête le développement d’un projet éolien au large du Royaume-Uni, l’un des plus vastes du pays, à cause des coûts qui s’envolent, portant un coup aux ambitions britanniques dans les renouvelables.

     Des conditions « extrêmement difficiles »

    « Vattenfall arrête le développement du projet éolien offshore Norfolk Boreas au Royaume-Uni », dit le groupe dans un communiqué de résultats jeudi.

    « L’éolien est essentiel pour une électricité propre, sure et abordable », mais « les conditions sont extrêmement difficiles dans le secteur à l’heure actuelle  », commente la directrice générale Anna Borg dans une déclaration reçue par l’AFP. 

    Une année 2022 difficile pour Vattenfall

    Elle énumère « une chaîne d’approvisionnement sous pression, des coûts d’investissement en hausse et des cadres fiscaux qui ne reflètent pas les réalités du marché actuelles ».

    Si le groupe, l’un des principaux producteurs européens d’énergie éolienne, « croit toujours aux fondamentaux des projets dans le Norfolk », dans l’est de l’Angleterre, « vu les conditions de marché nous arrêtons le développement du projet Norfolk Boreas et réévaluons la meilleure marche à suivre pour les trois projets » de cette région, conclut-elle.

    https://www.lavoixdunord.fr/1354518/article/2023-07-20/un-projet-eolien-offshore-mis-l-arret-au-royaume-uni-les-couts-sont-juges-trop

  • Nous continuerons le combat

    Venez nous rejoindre à l’occasion du marché aux puces ce dimanche 3 septembre, dans la matinée. Un stand de l’association ESCREBIEUX vous accueillera.

    Ce n’est pas nouveau : nous ne voulons pas des éoliennes INDUSTRIELLES dans la vallée de l’Escrebieux.

    Le préfet a été dans notre sens en donnant un avis défavorable à la proposition des industriels Intervent et Valeco. C’était évidemment important pour Izel et Quiéry ; et pour les communes voisines.

    Les promoteurs ont déposé, le 31 juillet, un recours contre l’arrêté préfectoral.

    Nous ne sommes pas seuls dans cette bataille sur le territoire de la communauté de communes Osartis-Marquion. Dans la vallée de la Sensée (Eterpigny, Dury, Récourt), l’association ASPECT continue à s’opposer à Engie. A Brebières, les habitants sont aussi opposés au nouveau projet dans le secteur.

    Nous avons commencé à nous réunir pour se battre ensemble.

    Il faudra que les conseils municipaux et les habitants des communes concernées par ces trois projets -et les communes voisines- continuent à dire NON à ces éoliennes INDUSTRIELLES.

    Maintenant, il faudra de nouveau trouver les moyens de se montrer par différentes actions ; et aussi trouver les moyens financiers pour que l’on continue à s’opposer car il faudra aller en justice.

    Prenez contact avec l’association, notamment au stand installé à Quiéry-la-Motte

    lors du marché aux puces ce dimanche 3 septembre 2023 au matin

    Manifestez votre accord avec ce que voudrait entreprendre l’association ESCREBIEUX. Soutenez aussi FINANCIÉREMENT : c’est très important !

    Tout soutien financier et/ou dans les actions

    sera le bienvenu

    ENSEMBLE, NOUS GAGNERONS !

    Pour tout contact :

    escrebieux.association@gmail.com  

    • Pierre ROSE ; 5 ter, rue des aubépines, Quiéry ; 03 21 50 14 10
    • Christian DEJAIGHER ; 24, rue des aubépines, Quiéry ; 06 87 43 54 84
    • Jacques MARTINET ; 11, rue d’Esquerchin, Izel ; 06 11 97 94 38
    • Jean Jacques PARISOT ; 7, rue du cornet, Izel ; 06 12 98 98 15

    Un jeu de fléchettes est prévu pour l’animation

    Un tract sera aussi distribué

  • Des promesses à la réalité

    Ce documentaire très intéressant, publié par Le Fil d’Actudure 1 h 48

  • Une première en France

    Dossier complet : Arrêt Cour d’Appel de Toulouse et Reportages

    Un couple obtient 113 366 €

    Éoliennes : Santé, Syndrome Éolien et dévalorisation Patrimoine

    https://vimeo.com/849374360

    Un reportage de EHS France

    La décision de justice remonte à 2021


    https://actu.fr/societe/tarn-la-justice-a-tranche-les-eoliennes-ont-bien-des-effets-sur-la-sante_46274579.html
    https://www.ouest-france.fr/region-occitanie/tarn/dans-le-tarn-la-justice-reconnait-l-existence-d-un-syndrome-eolien-45452a0f-edca-424e-88db-142692bb0c0b

  • Aberration des khmers verts

    Depuis l’arrivée au pouvoir d’Alex Salmond, selon des chiffres officiels publiés aujourd’hui, près de 16 millions d’arbres ont été abattus sur des terres publiques en Écosse pour faire place à des parcs éoliens, a admis un ministre du SNP lors d’une campagne massive pour ériger davantage de turbines. Les chiffres de la Forestry Commission montrent que plus de cinq millions d’arbres ont été abattus grâce au développement de parcs éoliens depuis 2007, avec moins de 1,6 millions plantés pour les remplacer.

    Les éoliennes est un business immense, pas vraiment respectueux de la nature… Un scandale est à prévoir

    Le Scottish National Party, le parti sécessionniste mais mondialiste au pouvoir, l’a fait, et un ministre l’a avoué. Qui a aussi dit que le chiffre devait rester secret pour ne pas indigner les citoyens. La raison que l’on entrevoit derrière ce massacre de la nature par les khmers verts ultra-capitalistes : celle des éoliennes est un business immense, avec en arrière-fond des pots-de-vin aux politiciens pour déboiser des arbres « inutiles » et de l’argent à foison avec l’énergie éolienne, particulièrement lucrative dans une Ecosse notoirement très ventée. Ce n’est pas vraiment écologique. Ni civil. Et bien éloigné de « restauration de la nature vierge », la dernière loi votée au parlement européen par les mêmes khmers verts … Un scandale est à prévoir !

    Mairi Gougeon, secrétaire aux affaires rurales, a estimé que 15,7 millions d’arbres ont été coupés depuis 2000 sur des terres actuellement gérées par Forestry and Land Scotland (FLS), soit l’équivalent de plus de 1 700 par jour. Il y a eu une perte nette d’environ 3,4 millions d’arbres pour faire place aux turbines mais Mme Gougeon a insisté sur le fait qu’il y avait une présomption de planification en faveur de la protection des forêts et que les développeurs de parcs éoliens devraient entreprendre « des plantations compensatoires ailleurs ».

    Cependant Liam Kerr, un député conservateur écossais, a déclaré que le public serait « étonné » par le total et a évoqué les inquiétudes concernant les développements qui avaient été soulevées avec lui « par les communautés à travers le pays ». Les conservateurs écossais, qui ont obtenu les chiffres en vertu de la loi sur la liberté d’information, ont déclaré que ceux-ci démontraient la « destruction gratuite » que les objectifs d’énergie verte de M. Salmond infligent à la campagne.

    Le gouvernement de gauche écossais exerce une pression sans précédent sur les autorités de planification pour autoriser davantage de parcs éoliens

    L’Écosse possède déjà des turbines théoriquement capables de générer 8,4 GW d’électricité, soit bien plus de la moitié du total du Royaume-Uni, mais les ministres du SNP veulent ajouter 8 à 12 GW supplémentaires. Le Daily Telegraph a révélé comment les responsables du gouvernement écossais exerçaient une pression sans précédent sur les autorités de planification pour autoriser davantage de parcs éoliens, même face à une opposition locale féroce.

    Murdo Fraser MSP, le porte-parole conservateur écossais de l’énergie, a déclaré :

    « Le SNP est si aveuglément obsédé par les énergies renouvelables qu’il n’hésite pas à détruire un autre attribut environnemental important pour lui faire place ». « C’est assez étonnant de voir presque autant d’arbres détruits qu’il y a d’habitants en Écosse. La contribution des arbres à notre environnement est bien établie à travers les âges.

    « J’attends toujours de voir des preuves convaincantes de la contribution des parcs éoliens. Si le gouvernement écossais refroidissait ses objectifs ridicules en matière d’énergie renouvelable, nous ne verrions pas ce genre de destruction gratuite et d’intrusion dans notre paysage. »

    Les protections pour préserver les étendues sauvages vierges sont supprimées

    Leur dernier cadre de planification assoupli les contrôles sur la construction de plus de turbines, édulcorant les protections d’une nature encore particulièrement sauvage en Ecosse. Le John Muir Trust, un organisme de conservation, a averti que le nouveau seuil permettant aux entreprises de parcs éoliens de construire des éoliennes sur des terres sauvages est si bas qu’il leur semble impossible de le manquer.

    L’objectif éolien de SNP comprend également le remplacement des éoliennes existantes qui pourraient être en fin de vie utile par des versions encore plus hautes et plus grandes, un processus appelé « repowering ». Il est apparu plus tôt cette année que certains développeurs souhaitaient ériger des turbines atteignant 850 pieds de haut, l’équivalent de plus de 60 bus à impériale.

    Dans une lettre à M. Kerr datée du 13 juillet, Mme Gougeon a déclaré que l’équivalent d’environ 7 858 hectares d’arbres avaient été défrichés pour faire place à des parcs éoliens depuis 2000. Avec une moyenne de 2 000 arbres par hectare, elle a déclaré : « Cela donne un total estimé de 15,7 millions d’arbres qui ont été abattus pour faciliter le développement des parcs éoliens ». Le ministre a ajouté : « Le retrait ne devrait être autorisé que s’il procure des avantages publics supplémentaires importants et clairement définis ».

    Les promoteurs doivent prévoir des plantations compensatoires…

    « Lorsque les bois sont supprimés en association avec le développement, les promoteurs seront généralement tenus de fournir des plantations compensatoires afin d’éviter une perte nette de bois. »
    Il a déclaré que de nombreux arbres abattus auront été « replantés sur place » ou remplacés ailleurs, et que la grande majorité faisait partie d’une culture commerciale qui serait encore abattue « à la fin de leur rotation ».

    Mais M. Kerr, un MSP du nord-est, a déclaré : « La plupart des gens seront étonnés de voir le nombre d’arbres abattus pour faire place à des parcs éoliens. »

    « J’ai été contacté à plusieurs reprises par des communautés rurales à travers le pays pour s’enquérir de l’emplacement de ces développements, partageant des préoccupations légitimes non seulement concernant l’impact visuel, mais également les dommages causés à la faune et aux entreprises. Nous apprenons maintenant qu’il y a des dégâts importants quand il s’agit d’arbres. »

    Il a déclaré que les ministres « doivent être conscients » des « coûts importants » qui pourraient être encourus avec l’implantation de parcs éoliens.

    Paul Wheelhouse, le ministre écossais de l’Environnement, a déclaré : « Pour le mettre dans un contexte réel, au cours de la même période de six ans, la Forestry Commission Scotland a soutenu plus de 31 400 hectares de nouvelles plantations, soit 62 millions d’arbres dans le sol à travers l’Écosse.

    « L’Écosse assume également la grande majorité de la plantation d’arbres en Grande-Bretagne avec près de deux fois et demie plus de plantations d’arbres en Écosse par rapport au sud de la frontière. »

    La plantation d’arbres est devenue le dernier champ de bataille vert avant les élections générales de la semaine prochaine, tous les principaux partis dévoilant des promesses d’en augmenter le nombre pour aider à lutter contre la crise climatique.

    Mais pour l’instant on les abat pour laisser la place à des éoliennes qui défigurent la nature si sauvage d’Ecosse…

  • À Ouessant

    Cela s’est fait selon des méthodes ancestrales

    Les apprenants du GRETA-CFA des Côtes d’Armor et du lycée Jean Monnet de Quintin ont construit un moulin selon des méthodes ancestrales. Il vient d’être installé à Ouessant. 

    Après un montage à blanc à Quintin (Côtes d’Armor) dans l’enceinte du lycée Jean Monnet du 9 au 12 mai 2023, un moulin à vent en bois a été installé sur l’île d’Ouessant le 8 juin 2023.

    Il a été entièrement construit par trois promotions de stagiaires du GRETA-CFA des Côtes d’Armor et d’élèves du lycée Jean Monnet à Quintin : des futurs tailleurs de pierre, maçons et charpentiers. 

    Un projet 2020 – 2024

    Débuté en 2020, le projet est fidèle à la centaine de moulins alors en activité sur l’île aux 19ème et 20ème siècles et qui ont tous disparu : de petits moulins adaptés au climat de l’île où le vent souffle très fort. Deux autres moulins ont été reconstruits il y a une dizaine d’années, directement sur l’île par une association locale. 

    Ce troisième moulin a été baptisé « le moulin du Niou » parce qu’il est situé sur l’île au lieu-dit Le Niou. Il a été subventionné par l’île d’Ouessant et par l’association des îles du Ponant

    Le but ? Restituer un morceau du patrimoine historique local. 

    Construire un moulin : un énorme défi !

    Supervisés par les équipes pédagogiques et en particulier par Jean-Yves Savidan (du lycée Jean Monnet) et par Denis Samica (du GRETA-CFA des Côtes-d’Armor), les quarante apprenants ont participé à toutes les étapes du projet : repérage sur site, conception des plans, commandes de matériaux, construction.

    Le plus gros défi consiste en le fait qu’aucun plan ne subsiste des moulins qui étaient autrefois actifs sur Ouessant. Il a fallu tout repenser !

    Transporter un moulin : un autre grand défi

    L’installation, qui a eu lieu entre le 6 et le 8 juin, s’est bien passée. Un camion grue a été nécessaire pour transporter deux meules en granit rose qui ont trouvé leur place à l’intérieur du moulin : 200 à 300 kg pour chaque meule !

    Les stagiaires et formateurs ont constaté avec bonheur que le moulin tournait. Une véritable fierté pour eux !

    Quelques travaux encore pour 2024

    Le projet sera totalement abouti en 2024, avec la réalisation et l’installation d’un bardage en bois et de voiles. En effet, les ailes du moulin ne sont pas encore reliées aux meules.

    Gilles Hervé, un étudiant reconnaissant

    Etudiant en CAP de charpentier, Gilles Hervé a été moniteur de voile pendant trente ans.

    Aujourd’hui, il découvre un nouveau métier qui le passionne : « Je trouve incroyable que tout le mécanisme du moulin soit en bois. Dans sa conception, c’est une merveille ! Travailler le chêne est une vraie chance pour moi qui apprend le métier de charpentier. C’est un bois rare, cher, très lisse et très dense ».

    Le maire d’Ouessant est ravi

    Le maire d’Ouessant, Denis Palluel, est ravi de l’installation de ce petit moulin sur son île.

    « Ce moulin est le fruit d’un partenariat ancien avec le lycée de Quintin. L’idée était de reconstruire un moulin à chandelle, de même type que ceux qui existaient il y a plusieurs siècles sur l’île et qui étaient une centaine.

    actu.fr/bretagne/

  • Siemens fabrique des éoliennes

    Le fabricants Siemens des éoliennes prévues entre Yeu et Noirmoutier vient d’annoncer d’avoir d’énormes difficultés techniques avec ces dernières. 

    https://www.lefigaro.fr/flash-eco/siemens-energy-annonce-une-debacle-dans-l-eolien-et-plonge-en-bourse-20230623

    « Des problèmes de qualité ont été révélés sur des composants d’éoliennes et les résultats du dernier examen mené seront «bien pires que ce que j’aurais cru possible», a déclaré Jochen Eickholt, patron de Siemens Gamesa. »

    Le cours de bourse vient de chuter aujourd’hui de 36%. les perspectives sont très mauvaises pour la filière éolienne. 

    Tenez bon on va gagner 

    ON NE LACHE RIEN !

    Collectif Touche Pas à Nos Iles

    https://www.change.org/

  • Infrasons

    Leur vie est un calvaire.

    Des témoignages collectés aux quatre coins de la France mettent en cause les infrasons. Des habitants à bout de nerfs ont bien du mal à faire reconnaitre ces nuisances qui leur rendent la vie impossible.

    Thurey (Saône-et-Loire), Combs-la-Ville (Seine-et-Marne), (Villeneuve d’Ascq (Nord), Radenac (Morbihan), Agde (Hérault)… Lorsque le sujet des infrasons est abordé dans les médias, les témoignages affluent de partout.

    A chaque fois les récits sont les mêmes : des habitants à bouts de nerfs décrivent un quotidien infernal. Ces personnes, sensibles aux infrasons, vivent en permanence avec des bruits que la plupart de la population ne perçoit pas mais qu’eux entendent. Certains ne les entendent pas mais constatent des conséquences sur leur santé.

    Lorsqu’elle témoigne sur les antennes de RMC et de BFMTV, Marie a du mal à contenir ses larmes, tant l’évocation de son quotidien lui pèse. Cette habitante de Combs-la-ville (Seine-et-Marne) est confrontée à l’enfer des infrasons depuis mars 2018.

    « Je prends des médicaments tous les jours. Être sous antidépresseurs, c’est la dernière chose que je voulais, explique-t-elle, si déjà on savait ce qui se passe, peut-être que ça calmerait un peu notre souffrance. On ne peut pas laisser les gens vivre dans cet enfer ».

    Au-delà de la détresse des situations et des mots, se pose la question centrale de l’origine des infrasons. Le peu de recherches menées à ce jour n’a rien donné.

    Infrasons : qu’est-ce que c’est ?

    Les infrasons sont l’exact contraire des ultrasons. Les ultrasons sont des ondes sonores hautes fréquences, aigues, au-delà de 20 kilohertz.

    Les ondes des infrasons elles sont basses, graves, et se situent en deçà de 20 hertz.

    D’une manière générale l’oreille humaine perçoit les sons qui oscillent entre 20 et 20 000 hertz (20 kHz). En théorie, l’Homme n’entend donc ni les ultrasons, ni les infrasons. On pourrait dire que les ultrasons sont des bruits tellement bas sur la gamme et les infrasons tellement hauts sur la gamme, que notre oreille ne les détecte pas.

    Pourquoi les infrasons posent-ils problème ?

    La plage de fréquences de l’oreille humaine – entre 20 et 20 000 hertz – ne doit pas être comprise comme une vérité absolue qui s’applique à chaque individu.

    Nous ne sommes pas tous égaux face aux infrasons et c’est là tout le problème.

    Les seuils de sensibilité sont en effet très variables d’un sujet à l’autre. La plupart ne les entendent pas, mais d’autres les perçoivent, et pour ces personnes – qui entendent parfois ces bruits 24h/24 – la vie peut vite tourner au cauchemar.

    « Il faut abandonner l’idée communément admise que les basses ou très basses fréquences ne sont pas perceptibles par l’audition humaine », tranche Jacques Chatillon, chef de département à l’Inrs (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles). Dans un article intitulé « Perception des infrasons« , le chercheur expliquait dès 2011 que « l’existence d’effets nuisibles ou désagréables sur l’homme de ces bruits quasi-inaudibles est maintenant un fait avéré ».

    Il est à noter également que les infrasons peuvent être ressentis même s’ils ne sont pas entendus : leurs ondes peuvent transmettre des vibrations à différents organes du corps humains (peau, appareil dégestif…).

    Quelles sont les conséquences des infrasons sur la santé ?

    Les personnes dont la qualité de vie est impactée par les infrasons décrivent toutes à peu près les mêmes symptômes.

    Ils se déclinent en deux grands ensembles : psychologiques (dépression, irritabilité, problèmes de concentration…) et physiologiques (maux de tête, nausées, vertiges, tachycardie, bourdonnements…). L’ampleur de ces symptômes est souvent liée au seuil d’exposition.

    Les témoignages les plus alarmants émanent des personnes exposées à leur domicile : leur maison ou leur appartement se situent sur une zone traversée par les infrasons.

    C’est le cas de Fabrice qui sur sa commune de Thurey en Saône-et-Loire explique vivre avec un bruit parasite permanent, « ça ne s’arrête jamais » assure-t-il.

    Pour lui le cauchemar a commencé le 17 mars 2020, lorsque ce bruit a surgi un matin, et n’a plus jamais cessé depuis. « On venait d’acheter une maison, on a stoppé tous les travaux. Parce qu’on s’est dits, si ça ne s’arrête pas, on ne va pas pouvoir rester là. Nous sommes commerçants à Châlons-sur-Saône et depuis mois et demi nous avons fermé nos deux magasins : on est tellement fatigués qu’on ne peut plus travailler. Plus de sport, plus de vie normale… On ne fait plus rien. »

    Dans son village de 440 âmes, Fabrice – qui a crée l’association Infrasons France – n’est pas le seul plongé dans l’enfer des infrasons : une quinzaine d’autres habitants les ressentent également.

    D’où viennent les infrasons ?

    Les infrasons ont deux grandes origines possibles : naturelles ou humaines.

    Dans la nature, les infrasons sont très majoritairement provoqués par des phénomènes épisodiques qui d’une façon ou d’une autre vont engendrer des mouvements violents de l’air : tempêtes, orages, tremblements de terre, éruptions volcaniques…

    Lorsque les infrasons ont un caractère persistant, les recherches s’orientent souvent vers une origine artificielle.

    La plupart des moyens de transport (voitures, trains,  avions, bateaux…) peuvent les générer.  

    L’industrie est également un grand pourvoyeur d’infrasons.

    Quelles solutions pour les victimes d’infrasons ?

    Pour certaines victimes la situation est devenue à ce point intenable que la solution la plus efficace est aussi la plus radicale : l’exil.

    Quitter sa maison pour enfin retrouver la quiétude. La fuite pour quelques heures, un week-end ou définitivement. Encore faut-il pouvoir se le permettre…

    Alertés, les pouvoirs publics (communes, préfectures, agences régionales de santé, Santé publique France…) se montrent pour l’heure démunis face à ce phénomène.

    Il est très difficile de remonter jusqu’à la source d’un infrason.

    Le réseau électrique est souvent montré du doigt, mais des coupures momentanées de l’électricité dans les secteurs concernés se sont avérées non concluantes : les infrasons étaient toujours là.

    Reste qu’à date, les investigations sont limitées. Aucune enquête de grande ampleur n’a encore été diligentée. Contacté par RMC, le ministère de la Santé, s’est tout simplement dit « sensible à la question ».

    francelive.fr