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  • L’incompréhension à Longèves Auchay

    « Malgré les avis défavorables d’une grande partie de la population, malgré les votes défavorables de nombreux conseils municipaux et de la Communauté de communes du pays de Fontenay-Vendée, malgré les avis défavorables du Parc naturel régional du Marais poitevin, de la LPO (Ligue de protection des oiseaux), de l’EELV (Europe écologie les verts) Sud Vendée, des associations du patrimoine architectural et paysager, les commissaires enquêteurs ont émis un avis favorable à ce projet, s’alarme l’association Vent de Détresse. L’incompréhension est totale ! »

    Pour lire l’article paru dans Ouest-France :

  • L’éolien industriel

     Le document qui suit date de 2007.

    Il a été mis en ligne sur le site de Décroissance Info, site disparu au début des années 2010.

    Ce fut un brûlot pour l’époque.

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    Le développement à un rythme accéléré des implantations éoliennes, stimulé par des montages financiers très lucratifs, s’apparente à une véritable ruée vers l’or, qui se fait, comme partout dans le monde, au détriment des espaces naturels et de la biodiversité.

    Après le rapport du GIEC (1), le protocole de Kyoto, et surtout après quelques années de matraquage publicitaire intensif, les industriels de l’énergie ont réussi une métamorphose complète. Les problèmes écologiques environnementaux liés au développement industriel ont été transformés en problèmes industriels de production d’énergie, et les industriels s’affichent comme les chevaliers de cette « nouvelle écologie ».

    Les « aménageurs » du territoire, source durable de Gaz à Effet de Serre (GES)

    Les sources de production de GES sont connues de tout le monde. L’agriculture industrielle, la circulation automobile et le transport routier se positionnent parmi les groupes leader des gisements de GES et aussi, il ne faut pas l’oublier, en très bonne place des causes de mortalité pour la faune sauvage. Rien, absolument rien n’a été fait depuis le « premier choc pétrolier » pour réduire ces gisements de GES et cette cause majeure d’extinction des espèces sauvages. Le maillage routier et autoroutier n’a pas cessé de s’étendre et de se resserrer. Tout a été sacrifié sur les autels des industriels de l’automobile, de l’énergie et des travaux publics : les transports collectifs, le cadre de vie, la santé, les espaces naturels et la biodiversité. Pire : les choses continuent encore à un rythme toujours plus accéléré ; les villes, pour se décongestionner, s’entourent, au détriment des espaces naturels, de rocades périphériques de plus en plus complexes et enchevêtrées. Même les enfants sont mentalement formatés à l’idée qu’ils seront des automobilistes, et reçoivent, de plus en plus jeunes, la connaissance minimum nécessaire à l’accroissement de l’effet de serre ; le Code de la Route.

    Tout le monde un tant soit peut informé des problèmes d’énergie sait qu’une politique vraiment sérieuse d’économie d’énergie peut largement satisfaire et dépasser sans difficulté les exigences du protocole de Kyoto, et ceci sans même remettre en cause la « société (dite) de consommation » (2).

    Alors pourquoi cette ruée vers l’or « renouvelable » ? Pure logique industrielle et mercantile ! Le pétrole ne pourra plus continuer d’assurer la croissance exponentielle de la production énergie…

    Stratégie de survie et de conquête de l’ordre industriel

    Le développement des énergies « renouvelables » est, en fait, tout à fait conforme à la logique de l’ordre industriel et mercantile, et n’a absolument rien à voir avec une quelconque préoccupation environnementale. Après le charbon et le pétrole, le nucléaire a aussi tenté l’aventure de la croissance exponentielle avec Superphénix. La « surgénération » promettait de produire plus de matière fissible qu’elle n’en consommerait, constituant ainsi la première forme en date d’énergie « renouvelable » (industrielle). Mais le gouffre financier de l’opération (bien qu’assumé par les contribuables) a cependant réussi à calmer les ardeurs des industriels…

    La mise en veille du corsetage des fleuves et de la construction des grands barrages, grâce à l’action des écologistes dans les années 70-80, a privé les industriels d’un débouché majeur pour écouler leur béton. Les projets de barrages sont toujours dans les cartons. Si le béton ne peut plus couler pour « réguler » l’écoulement des fleuves, l’éolien assure au béton le maintien de son écoulement libre et croissant en le labellisant « écolo » (3).

    En attendant la « Société Hydrogène » et les retombées thermonucléaires du projet ITER (4), les industriels et les hommes d’affaires font « feu de tout bois » et énergie de n’importe quoi, pour maintenir un minimum de croissance exponentielle nécessaire à leur santé financière.

    Voici le contexte historique général à l’origine de cette ruée vers l’éolien industriel.

    Avec les concepts de « développement durable » et « d’énergie renouvelable », les industriels, nouveaux chevaliers de l’écologie, armés de leurs modernes moulins à vent labellisés « haute qualité environnementale », partent vaillamment à la conquête des espaces naturels.

    Cent, mille, dix mille, cent mille éoliennes implantées, 1000 – 10.000 – 100.000 – 1.000.000 tonnes de béton coulé en milieu naturel, au nom de « l’écologie » : les industriels continuent d’aménager le territoire à leur image et deviennent les nouveaux occupants incontestés des lieux.

    Le « syndrome de sevrage » énergétique secondaire à l’arrêt de Superphénix et à la fin perceptible des réserves pétrolières, le montage financier concocté en leur faveur par les « pouvoirs publics » (au détriment encore une fois des contribuables) et la labellisation « écologique » des éoliennes, immunisent les industriels de toute mauvaise conscience, et débrident leur « esprit d’entreprise ». Un million d’éoliennes (5) implantées ne peut donc plus les impressionner…

    Vers l’industrialisation des Parcs Naturels Régionaux…

    Autant d’éoliennes implantées et autant de béton coulé peuvent finir par effrayer la population. Par la multiplication des nuisances, le saccage des paysages et par les incidents et accidents, la menace ne peut plus être passé sous silence. Abondamment commentées dans la presse, ces nuisances et ces événements souvent spectaculaires occupent le devant de la scène. En mettant en avant les aspects techniques, ils occultent le problème environnemental. La parade à cette contestation « populaire » est simple, l’établissement de normes de sécurité et le respect de distance des éoliennes par rapport aux zones habitées et, pour satisfaire ces normes, la transformation des parcs naturels régionaux en parcs éoliens, premiers pas vers l’industrialisation de ces parcs. Les zones « Natura 2000 » sont massivement investies sans mauvaise conscience par les chercheurs d’or « renouvelable ». Avec la complicité des pouvoirs publics et la collaboration des «écologistes» les ZPS (6) se métamorphosent en ZDE (7). Profitant de la déliquescence économique des zones rurales, les prospecteurs éoliens, en faisant miroiter quelques retombées financières, obtiennent sans difficulté des communes les concessions nécessaires.

    Le développement éolien source nouvelle et durable de GES

    L’aggravation des problèmes environnementaux liés au réchauffement climatique, hier comme aujourd’hui et demain, relève bien du dynamisme et de « l’esprit d’entreprise » des industriels. La déforestation et la marchandisation du bois, la création de pâturages pour l’élevage intensif et extensif de bovidés, sources majeures d’émission de GES, relèvent bien de la compétence des industriels et des hommes d’affaires. Les millions de tonnes de béton produit, transporté et coulé en milieu naturel, les armées de camions de transport exceptionnels et d’engins de chantier en campagne pendant les phases de développement (durable) des projets éoliens contribuent activement au réchauffement climatique. Un million d’éoliennes dispersées sur le territoire à surveiller, entretenir et réparer, viennent apporter leur « modeste » contribution à la production (durable) de GES. La lutte contre le réchauffement climatique n’est vraiment pas de la compétence des industriels aménageurs du territoire…

    Elle relève exclusivement du respect de la biodiversité, du respect de la biomasse et des espaces naturels.

    L’éolien marchepied du nucléaire

    L’augmentation de la production d’énergie par le développement éolien ne résoudra en rien le problème environnemental. Bien au contraire, en tant que nouvelle prédation industrielle sur les espaces naturels, et en tant que source d’énergie aléatoire liée aux caprices du vent, sa régulation nécessaire par des centrales thermiques productrices de GES, ne peuvent qu’aggraver le « réchauffement climatique ». Ces tares inhérentes à cette source d’énergie font de l’éolien une sorte de démonstration par l’absurde et par l’expérience brutale de la nécessité de relancer le nucléaire pour satisfaire Kyoto et préserver les espaces naturels. Véritable Cheval de Troie, piège mortel pour les écologistes, cette politique de la terre brûlée, des espaces naturels dévastés par la prolifération explosive des parcs éoliens, voici la stratégie des industriels pour convaincre tout le monde du bien-fondé du nucléaire. « Vous ne vouliez pas du nucléaire, vous avez voulu des éoliennes, voilà le résultat ! »

    Gagner de l’argent au nom de l’écologie, dévaster les paysages, occuper et industrialiser les campagnes au nom de l’écologie, augmenter le prix de l’énergie au nom de l’écologie ; voici la stratégie gagnante des industriels, soutenus par l’Etat pour discréditer l’écologie et relancer le nucléaire au nom de l’écologie.

    Les chasseurs aux avant-postes de la lutte écologiste

    Paralysés, piégés, désorientés ou fascinés par les concepts d’énergie « renouvelable », les écologistes se retrouvent mis hors jeu ou instrumentalisés dans les études d’impact, où ils collaborent avec les industriels, devenus eux les maîtres du jeu. Dans ce contexte de déliquescence du « mouvement écologiste », ce sont les chasseurs qui se mobilisent pour la préservation de leur « espace de jeu » et, en dénonçant cette concurrence industrielle nouvelle et déloyale dans la mortalité aviaire, se positionnent à l’avant-garde de la lutte pour la préservation de la biodiversité. Pire encore, des « écologistes » dévoyés, métamorphosés en techno écologistes, relativisent et minimisent la mortalité des oiseaux et chauve-souris liée aux éoliennes, en la comparant aux autres sources industrielles de mortalité animale, et même, pour certains, le chat domestique constituerait une menace environnementale plus grande que le bétonnage industriel des campagnes.

    Plein emploi pour les naturalistes

    Le dénombrement des oiseaux morts au pied des éoliennes, dans un contexte général d’effondrement global des populations, ne peut aboutir, malgré l’objectivité des données, qu’à une analyse erronée du problème. Les sources de mortalité s’additionnent, mais les effectifs des mortalités se neutralisent et s’éclipsent mutuellement. Comme tous les êtres vivants, les oiseaux ne meurent qu’une fois, mazoutés ou charcutés mais pas charcutés et mazoutés.

    Les promoteurs éoliens peuvent sereinement financer des études d’impact sur l’avifaune, les données « objectives » sont d’emblée et préalablement biaisées par le contexte général d’érosion de la biodiversité. Une mortalité globalement en baisse associée à la prolifération des éoliennes peut même être considérée comme un état pré-mortem…

    Mazouté, charcuté, fusillé, intoxiqué, le développement industriel assure la bonne santé de la tuerie-diversité. De marée noire en marée noire et d’éolienne en éolienne, l’accroissement permanent et la diversification des productions d’énergie ne font que noircir (au sens propre et au sens figuré) l’état de santé de la biodiversité. De marées noires en éoliennes, le dénombrement des oiseaux morts, mazoutés ou charcutés, est devenu une activité à plein temps pour un nombre croissant de « naturalistes ».

    Conclusion : étymologie d’avenir d’un mot…

    Avec l’éolien, l’industrialisation des campagnes prend un nouvel élan. Les sources industrielles de mortalité de la faune sauvage se multiplient, les pollutions et production de GES se diversifient. Le développement éolien vient prêter main forte à l’agriculture industrielle. Cimentiers et Semenciers, béton, maïs et OGM se partagent les terrains, gaz à effet de serre et éoliennes se partagent l’atmosphère.

    Si l’éolien ne sert à rien ou à peu de chose en matière de production globale d’énergie, on sait dès à présent qu’il a remplacé, entre autres choses, les grands barrages hydro-électriques comme débouchés pour les cimentiers.

    La dévastation des paysages, des espaces naturels au nom de l’écologie, pour une production aléatoire d’énergie, prépare « l’opinion » au nucléaire et aussi, une fois les « écologistes » discrédités et marginalisés, aux barrages ; les semenciers et leur maïs OGM « libéré » par « l’Europe », sont de gros consommateurs d’eau « régulée » comme le sont aussi les centrales nucléaires…

    Tout espoir n’est cependant pas perdu pour la « lutte contre le  réchauffement climatique ». La Religion du Progrès trouvera certainement la véritable utilité des éoliennes. Avec l’avènement de la « Société Hydrogène » ou de la « Société ITERienne », on pourra inverser les flux d’énergie, alimenter les éoliennes en électricité, et les utiliser, comme leur nom d’aérogénérateur l’indique déjà, en tant que ventilateurs pour rafraîchir l’atmosphère. L’effondrement de la biodiversité, des populations d’oiseaux et de chauves-souris sera dans 20 ou 30 ans largement suffisant pour ne plus gêner leur bon fonctionnement…

    Notes  

    (1) GIEC : Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat

    (2) Ce texte est la transformation en article d’un projet de « lettre ouverte » à la Ligue Protectrice des Oiseaux (LPO) pour l’amener à réévaluer son positionnement par rapport à l’éolien industriel, le langage et utilisés a été choisis pour être adaptés à cette catégorie d’écologistes…

    (3) Le cimentier Lafarge a, récemment (en 2000) été labellisé « écolo » par WWF (on appelle ça un partenariat) et peut désormais tout se permettre. Par exemple un projet d’extraction de sable (600 000 tonnes par an pendant 30 ans) sur un site « classé Natura 2000 » entre les presqu’iles de Grave et de Quiberon dans le Morbihan. Le projet est « tout à fait conforme à la loi », les « études d’impact » des écolocrates, sont « tout à fait rassurantes », voici donc un dossier administrativement parfaitement bien ficelé ; l’état et les aménageurs du territoire ne sont plus à une contradiction près… Le réseau Natura 2000 créé en 1992 par une directive européenne n’est en fait que le versant démagogique nécessaire aux aménageurs du territoire.

    (4) ITER: International Thermonuclear Experimental Reactor

    (5) Le chiffre de un million d’éoliennes est peut être exagéré. Mais, répétons-le, la labellisation “écolo” des éoliennes « pour sauver la planète », les montages financiers très lucratif, la nécessité véritablement idéologique de maitenir la population dans une forte dépendance énergétique, la nécessité de la croissance inhérente à l’ordre industriel, etc., sont autant de stimulant pour une croissance exponentielle sans limite des implantations.

    (6) ZPS : Zone de Protection Spéciale

    (7) ZDE : Zone de Développement Éolien

  • Dévaluation des biens immobiliers

    Une récente réunion publique a révélé les tentatives d’un promoteur d’éoliennes pour minimiser l’impact sur la valeur des biens immobiliers à proximité de ses installations. Dans un article paru le 18 avril 2024 dans Ouest France1, un représentant a assuré qu’aucune éolienne ne serait construite à moins de 500 m des habitations, citant une étude de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) selon laquelle il n’y aurait pas de perte en cas de revente d’un bien immobilier à proximité des éoliennes.

    Ces affirmations sont infondées. L’étude de l’ADEME n’a jamais confirmé ces déclarations. Au contraire, le rapport de l’ADEME a clairement indiqué que l’impact sur la valeur des biens immobiliers à proximité des éoliennes n’a pas été exploré.
    « Pour vendre leurs projets, les promoteurs avancent des arguments trompeurs », déclare Bernadette Kaars, déléguée régionale de la Fédération Environnement Durable. « Ils répètent inlassablement les mêmes affirmations pour rassurer les riverains, mais la réalité est bien différente. »

    En effet, la cour d’appel de Rennes a récemment confirmé l’existence d’un « préjudice immobilier » pour les riverains proches d’éoliennes et a condamné un promoteur à les indemniser. Ce verdict confirme l’impact réel sur la valeur des propriétés situées à proximité d’éoliennes.

    La Fédération Environnement Durable appelle les autorités et le public à être vigilants face à ces discours trompeurs. Elle demande aux médias de vérifier ce type de déclarations avant de les relayer. Elle exhorte plus particulièrement le journal Ouest France, comme les autres médias, à faire preuve de vigilance face à cette désinformation répétée des professionnels de l’éolien.

    Bernadette Kaars ; Déléguée Pays de la Loire de la Fédération Environnement Durable

  • Éoliennes, infrasons et carnage cellulaire

    Ursula Bellut-Staeck, docteur indépendante allemande, a publié une étude alarmante en 2023 sur les éoliennes qui sont « un énorme problème pour toutes les formes d’organismes », y compris les humains. Elle déclare à la fin de son étude n’avoir aucun conflit d’intérêt au regard de sa publication. Il est bon de le signaler en ces temps de corruption généralisée.

    Pour la première fois, l’étude des symptômes des humains et des animaux exposés de manière chronique aux infrasons peut être prise au sérieux.

    Les infrasons sont définis comme une onde sonore dont la fréquence est inférieure à 20 hertz. Plus la fréquence est basse, plus sa longueur d’onde est grande et plus il est compliqué de s’en protéger. Or les infrasons peuvent pénétrer les bâtiments, les êtres humains et les animaux.

    « Avec des éoliennes toujours plus grandes, les fréquences deviennent de plus en plus basses. Cela rend les infrasons plus problématiques et plus dangereux », a déclaré le Dr Bellut-Staeck à Epoch Times.

    Les éoliennes d’aujourd’hui diffusent des fréquences aussi basses que 0,25 Hz et la longueur d’onde de cette fréquence est d’un peu moins de 1,3 kilomètre.

    Les humains ne peuvent généralement pas entendre les fréquences inférieures à 16 Hz. Autrement dit, nous sommes incapables d’entendre les sons émis par les éoliennes sauf parfois sous forme de bourdonnement ou de grondement sourd.

    Cependant, ces forces mécaniques diffusant des fréquences sonores inaudibles provoquent des effets dangereux sur les cellules et membranes, toujours selon cette étude.

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    Quels dangers concrètement ?

    Normalement, le flux dans la microcirculation des mammifères est laminaire et non variable. Cependant, des changements persistants, en particulier du flux oscillatoire généré par le mouvement mécanique et fréquentiel des éoliennes, ont été associés à beaucoup de dérèglement cellulaires allant jusqu’à une inflammation chronique et à un développement possible du cancer.

    ‘Nous avons des preuves positives de notre hypothèse selon laquelle un agent stressant oscillant agissant de manière chronique et présentant certaines conditions en termes de fréquence, de profil temps/effet, de pression sonore et de durée peut induire un champ de stress oscillant et donc déclencher une réaction de stress au niveau cellulaire. Avec les bases cruciales de la mécano-transduction, il y a maintenant des preuves solides avec des indicateurs évidents d’une interaction possible des infrasons, en particulier avec les fréquences profondes et impulsives’. Ursula Bellut-Staeck

    Je repense aux témoignages de ces agriculteurs français perdant peu à peu leurs vaches (bien déparasitées et en bonne santé initiale) dans un environnement rempli d’éoliennes…

    De nombreuses questions scientifiques restent sans réponse, mais il existe suffisamment de preuves pour suggérer que, « par mesure de précaution, les nouvelles technologies impliquant des fréquences très basses et/ou des émissions impulsives ayant un impact potentiel sur les organismes vivants devraient être limitées ou mieux évitées jusqu’à ce que toutes les questions soient scientifiquement résolues ».

    Le Dr Bellut-Staeck a ajouté que d’autres systèmes techniques émettent également des infrasons et pourraient causer des problèmes majeurs . Par exemple, dans ou à proximité des habitations, cela s’applique aux pompes à chaleur, aux usines de biogaz et aux turbines à gaz.

    Attention aussi en musique aux infrabasses qui vont de 60 hz à 20 hz et qui sont donc limites pour la santé; surtout si les compositeurs ajoutent des infrabasses inférieures à 20 hz qu’on ne va pas entendre au sens propre mais « ressentir » bourdonner. Comme on ne peut pas le savoir devant un mur d’enceintes, la prudence est de mise.

    ETUDE : Altération de l’endothélium et troubles de la microcirculation chez les humains et les animaux exposés aux infrasons en raison d’une mécanotransduction irrégulière par Ursula Maria Bellut-Staeck Scientifique indépendante, Berlin, Allemagne, voir ci-dessous son article en anglais :

    https://www.scirp.org/journal/paperinformation?paperid=125553

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    Éoliennes : Vents de Folie s’oppose au projet à Langonnet

    Le feu vert donné par le préfet du Morbihan pour le projet de parc éolien à Langonnet n’est pas du tout du goût de l’association Vents de folie, qui se dit prête à engager une procédure.

    Depuis 2018, RWE Renouvelables France a lancé sur Langonnet le projet d’installation d’un parc éolien en relation étroite avec le territoire. Le projet est constitué de trois éoliennes. Il est développé en partenariat avec la SEM 56 Énergies et les collectivités. Le permis de construire déposé a été accordé par le préfet du Morbihan par arrêté en date du 20 mars 2024. « Je pensais sincèrement que le préfet n’aurait pas délivré le permis. Ma première réaction ? De l’écoeurement, du désarroi, de la colère ! Il ne nous reste plus qu’une seule chose à faire, engager une procédure », s’insurge Éric Ferrec, le président de Vents de folie.

    Site naturel remarquable

    « Après avoir combattu un premier projet sur le même secteur, pendant près de dix ans, de 2003 à 2012, la justice nous avait donné raison. Nous étions allés jusqu’au Conseil d’État. Le permis de construire avait été annulé, ce secteur étant considéré comme site naturel remarquable », rappelle Éric Ferrec. La MRAE (Mission régionale d’autorité environnementale) évoque aussi « un paysage emblématique fort du Morbihan, marqué par la ligne de crête des Montagnes Noires et le plateau bocager et vallonné de la Cornouaille intérieure ». Éric Ferrec se dit « coupé des instances décisionnaires ».

    L’association Vents de folie repart au combat, mais les règles du jeu ont changé. « On va aller en recours, mais aujourd’hui l’éolien ne dépend plus du tribunal administratif. Il n’y a plus qu’une seule juridiction, la cour d’appel, directement. Aujourd’hui, il n’y a donc plus de double jugement. J’estime que c’est une perte de démocratie, une perte de justice. »

    Ce que souhaitent le président de Vents de folie et son équipe : « Une condamnation de l’État couvrant les frais de justice engagés. » L’association appelle toutes les personnes qui souhaitent aller en procédure à se manifester auprès des responsables de Vents de folie, le plus rapidement possible. « Je ne suis pas un emmerdeur, je veux juste faire respecter la loi. On ne demande qu’à vivre sereinement et calmement », termine Éric Ferrec.

    Eoliennes : Ventes de Folie s’oppose au projet à Langonnet

  • Le LOTO du dimanche 2 juin a été reporté

    Des éléments indépendants de notre volonté nous obligent à annuler cette activité prévue initialement ce dimanche 2 juin.

    LE LOTO EST DONC REPORTÉ !

    Comme il va y avoir prochainement des travaux dans la salle Jacques Brel,

    le LOTO aura lieu en

    FÉVRIER ou MARS 2025

    D’ici là – et aussi après – nous continuerons à nous défendre, avec l’aide des Quiérysiens, des Izellois et des communes environnantes, contre ces promoteurs qui ne tiennent pas leurs promesses et ont pour seul intérêt le profit au détriment des contribuables.

    Rappel des raisons principales

    de notre opposition

    Notre région est déjà bien impactée par des éoliennes INDUSTRIELLES

    Le secteur est déjà bien défiguré… notamment avec l’autoroute, la ligne THT et le TGV

    Les pollutions visuelle et sonore perturberont la quiétude de nos villages 

    La dégradation des terres agricoles en période de pénurie alimentaire est une ineptie.

    Nous serons présents à Quiéry

    le dimanche 1er septembre,

    jour du marché aux puces

    Comme le tiercé aux canards a bien amusé les spectateurs lors des Olympiades quiérysiennes, nous allons renouveler cette animation.

    Le prix du billet sera de 1 €.

    Nous prévoyons des actions pour montrer de façon plus visible ce qui se fait.

    Nous avons aussi besoin de soutien financier pour nous défendre.

    Tout soutien dans les actions sera le bienvenu

    ENSEMBLE, NOUS GAGNERONS !

    Pour tout contact

    Christian DEJAIGHER, rue des aubépines

    André DESBLEUMORTIERS, rue des acacias

    Hervé DURIEZ, rue des aubépines

    Marie Claude LIEVIN, rue de Beaumont 

    Lucie VAN POUCKE, rue d’Izel

    Pierre ROSE, rue des aubépines

    Christian WARLOUZET, rue Gazda

    0321 50 14 10

    escrebieux.association@gmail.com

    https://escrebieux-environnement.fr

  • Impacts des parcs éoliens sur la santé

    Le Jour de la Terre est souvent l’occasion de parler d’énergies plus vertes, dont l’énergie éolienne, sur laquelle le gouvernement québécois veut miser dans les prochaines années. Les projets éoliens suscitent toutefois certaines préoccupations sur le plan de la santé.

    Le journal Le Devoir faisait récemment état d’une mise à jour de l’Institut national de santé publique du Québec (l’INSPQ) sur les connaissances dans ce dossier.

    Le rapport montre que les effets sur la santé sont variables selon les personnes et qu’il est important de consulter la population et de poursuivre la recherche sur l’éolien.

    Écoutez l’entrevue avec Emmanuelle Bouchard-Bastien, conseillère scientifique spécialisée à l’INSPQ :

    https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/vivement-le-retour/segments/entrevue/494340/parcs-eoliens-sante-inspq-impacts

    9 minutes d’audition

  • Un parc éolien voulu et porté par des habitants

    Les habitants d’Andilly-les-Marais, en Charente-Maritime, ont mené à bien un projet citoyen d’éoliennes. Il va alimenter en électricité 10 000 foyers du secteur.

    Bertrand, Karine, Pascale et les 376 sociétaires de la Coopérative d’énergies citoyennes et renouvelables (Coopec) sont ravis. Entre les petits fours et le bar à huîtres qui s’offrent à eux, ils se félicitent de leur pugnacité. Six ans après leur première réunion, elles sont enfin assemblées, gigantesques, et surtout puissantes, prêtes à injecter dans le réseau électrique le fruit de la récolte du vent. Nous sommes à Andilly-les-Marais (Charente-Maritime), une commune de 2 300 âmes au nord de La Rochelle, où trois éoliennes imposent leur silhouette au milieu des grandes cultures. Ici, les habitants ont désiré ces moulins à vent, ce qui ne va pas de soi par les temps qui courent.

    Le parc est composé de trois machines d’une puissance de 5,6 mégawatts chacune, dont les pales font figure d’exception : elles sont longues de 80 mètres, les plus grandes en France à ce jour. Testées dès le printemps, elles vont commencer à produire dans les prochains jours l’électricité nécessaire à plus de 10 000 foyers. Jusqu’ici, rien de très original, sauf que le projet a été pensé avec et par des habitants.

    Des développeurs « arrivés comme des cow-boys »

    Tout a démarré en 2015, lorsque des développeurs ont identifié la zone comme un couloir de vent prometteur. Ils sont arrivés « comme des cow-boys, négociant en catimini des baux avec les propriétaires terriens », raconte une élue. « Nous redoutions d’être mis devant le fait accompli, se souvient Sylvain Fagot, l’actuel maire. Alors, nous avons lancé un appel à manifestation d’intérêt [une rareté dans ce domaine] en insistant, dans le cahier des charges, sur l’aspect citoyen de l’affaire. »

    Le maire a alors rencontré Guy Martin et Georges Vasseur, cofondateurs de l’association À nous l’énergie !. Le premier, également cofondateur d’Enercoop Bretagne et ingénieur des ponts et chaussées à la retraite, est familier des questions énergétiques coopératives. Face au maire assailli, un argument a fait mouche : « Nous devons et nous pouvons nous réapproprier le cycle de l’énergie ». L’ensemble des édiles était réceptif. « Nous voulions que ce projet soit fait par et pour le territoire », dit Karine Dupraz, ancienne élue de la communauté de communes.

    C’est ainsi que Valorem, acteur historique des renouvelables en France, a été retenu. Créée il y a trente ans par Jean-Yves Grandidier, personnage truculent et respecté du monde des renouvelables, l’entreprise multiplie les projets en coordination avec les habitants des territoires et souhaite partager la rente d’Éole. Résultat, après une instruction exemplaire et une association des riverains dans les moindres détails du projet, il n’y a eu aucun recours, malgré plusieurs centaines de messages négatifs lors de l’enquête publique.

    Une concrétisation plus rapide que la moyenne

    Entre le dépôt, l’instruction et l’obtention du permis, les planètes s’étaient alignées au-dessus d’Andilly. « En moyenne, un parc met environ huit années à sortir de terre. Ici, sans recours, il n’a fallu que six ans », se félicite Mathieu Bernard, responsable de l’agence Nouvelle-Aquitaine de Valorem.

    Dans un projet classique, le développeur est aux manettes et prend ses décisions seul avec les instances locales. Aucun citoyen, ni collectivité locale n’est au capital. Pas à Andilly. Une société de projet, baptisée Parc éolien d’Andilly-les-Marais, réunit trois actionnaires : Valorem, le développeur, qui détient 51 % des parts ; Terra Energies, le fonds d’investissement des renouvelables de la région, avec 18 % ; et une société coopérative d’intérêt collectif, la Coopec, avec 31 % des parts.

    Cette dernière réunit 376 sociétaires, parmi lesquels 356 citoyens âgés de 6 mois à 80 ans, la communauté de communes, dix communes, quatre associations et cinq sociétés privées.

    « Nous n’avons pas fait ça pour les intérêts, mais pour investir dans quelque chose qui a du sens »

    Les 34 millions d’euros nécessaires à la construction du parc ont été financés avec une contribution de chaque actionnaire à hauteur du capital détenu. Les habitants ont ainsi réuni 1,2 million d’euros. D’abord en devenant sociétaires de la Coopec, à raison de 50 euros la part sociale, mais surtout, quand ils le pouvaient, en abondant des comptes courants d’associés permettant de verser une avance à la coopérative sous forme d’un prêt rémunéré sur six, douze ou vingt ans, à des taux de 3 à 5 %. Forts de leurs 1,2 million d’euros, les habitants-sociétaires sont allés voir des banques, permettant à la société de projet de contracter un prêt de 30 millions d’euros.

    Les revenus issus de la vente d’électricité sont répartis entre les différents actionnaires. Comme les autres, la Coopec va percevoir la prime de développement qui sera redistribuée tout le long de la durée de vie du parc (25 ans). Ces 62 000 euros annuels, soit 1,55 million d’euros au total, sont à destination du territoire. Valorem et Terra Énergies ont voulu toucher leur prime de développement dès l’aboutissement du projet, soit un montant confidentiel de plusieurs millions d’euros.

    « Un comité de projet — composé de la communauté de communes, des communes d’Andilly et de Marans, mais aussi de cinq sociétaires-habitants de la Coopec et d’un membre de son conseil de gestion — a pour mission d’analyser vers qui ou quoi destiner les revenus de la vente d’électricité », précise Bertrand Cardinal.

    Ainsi, un simple citoyen qui rénove une passoire thermique ou un maire souhaitant isoler un bâtiment municipal peuvent prétendre à une aide, à condition toutefois d’être sociétaire de la coopérative. Chaque sociétaire est fier d’avoir placé son argent sans en attendre des dividendes mirobolants, car il s’agit avant tout de redistribuer les bénéfices générés par le vent. « Nous n’avons pas fait ça pour les intérêts, explique un couple de retraités, mais pour investir dans quelque chose qui a du sens. Notre argent est plus utile ici que dans une banque dont on ne sait où elle le placera. »

    Des opposants convaincus

    Autre particularité : si Valorem se charge de l’exploitation et de la maintenance du parc, les sociétaires de la Coopec sont associés à la gouvernance. « Valorem souhaitait rester majoritaire au capital, c’est normal, ils vivent de la vente d’électricité, mais la Coopec détient trois voix sur cinq au comité de pilotage », explique Bertrand Cardinal. Pour faire simple : à Valorem la majorité de la manne, mais aux citoyens la majorité de la gouvernance.

    « Tout l’aspect concertation a été partagé, confirme Mathieu Bernard. Valorem apportait des éléments techniques et des idées, mais les décisions se prenaient de manière collégiale. C’est ainsi que l’on a décidé ensemble du dimensionnement du parc, du choix de l’implantation et de la hauteur des machines. »

    « L’éolien, je n’en pensais rien avant de mettre le nez dedans »

    Toutes les parties prenantes le disent : ce parc est exemplaire parce qu’il a intégré les habitants en amont. Même le préfet qui craignait l’aspect « kolkhozien » de la chose le prend en exemple. Les élus et les riverains ont planché des centaines d’heures sur les aspects techniques, législatifs, environnementaux des moulins à vent.

    Sylvain Fagot, maire d’Andilly, l’avoue : « L’éolien, je n’en pensais rien avant de mettre le nez dedans ! C’est en travaillant sur des aspects techniques que nous nous sommes fait une idée, assez éloignée des idées reçues. » Celles-ci sont tenaces : baisse du prix de l’immobilier ; recyclage nul et pollution sonore maximale ; massacre de rapaces

    « Certes, les éoliennes tuent les oiseaux, c’est vrai, mais entre les chats, les surfaces vitrées, l’agriculture intensive… Ce ne sont pas les éoliennes qui posent vraiment problème, soutient Bertrand Cardinal, président de la Coopec. Par ailleurs, elles ne se situent pas sur des couloirs de migration. »

    « Le seul projet sous cette forme-là »

    Sur la commune, des opposants se sont carapatés après avoir vendu leur maison « en ayant réussi une belle culbute », assure Sylvain Fagot. Le maire en est persuadé : « Les gens s’accommodent des poteaux électriques ou des châteaux d’eau. Bientôt l’éolienne dans le paysage ne sera plus un sujet. »

    « Andilly est le seul projet sous cette forme-là, car c’est une demande du territoire. Il ne faut pas se leurrer, la plupart des collectivités ne souhaitent, ni ne peuvent, allouer du temps à cette thématique, tempère Mathieu Bernard de Valorem. C’est un engagement chronophage, car les personnes doivent monter en compétence. » Et en affection pour leur parc : la nuit où les pales sont arrivées, une cinquantaine d’habitants stationnaient en bordure de rond-point, dans le froid, pour applaudir les transporteurs.

    C’est ce qui ravit et émeut Guy Martin. « Tout le monde peut agir, apporter des compétences ou simplement donner du temps, les talents sont multiples et certaines personnes se sont révélées. Elles partaient de zéro et, trois ans plus tard, elles tiennent des discours stupéfiants sur la sobriété ! » Reste à entretenir la flamme, en soufflant dessus autant que le vent, car le parc est présent pour un quart de siècle.

    Des projets photovoltaïques en développement

    En 2024, l’association Energie partagée comptabilisait près de 351 projets à gouvernance locale, dont 236 en fonctionnement. Au total, 18 projets éoliens citoyens tournent en France. Ils permettent d’allier développement d’un territoire et déploiement des renouvelables et d’investir dans un projet qui correspond à leurs valeurs tout en participant à l’activité économique de leur région.
    Si ces projets citoyens sont aujourd’hui principalement tournés vers l’éolien, et même l’éolien offshore à l’étranger, d’autres projets similaires se développent également autour du photovoltaïque. La Coopec d’Andilly-les-Marais développe d’ailleurs deux projets photovoltaïques au sol.

    reporterre.net

  • Un pourvoi d’IEL non admis par le Conseil d’État

    Commentaire préalable valable aussi pour l’association Escrebieux :

    si on fait quelque chose, on n’est pas sûr de gagner mais, SI ON NE FAIT RIEN, on est sûr de perdre ! La justice peut avoir du bon … si on continue à montrer qu’on est contre notre projet local !

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    Pour rappel, le promoteur IEL et le ministère de l’Écologie faisaient appel de la décision de la cour d’appel de Nantes n° 20NT02645 le 31 mars 2023 annulant l’autorisation préfectorale environnement suite à l’atteinte au paysage et à la cathédrale de Sées.

    Mais le ministère de l’Écologie n’a pas produit les documents attendus par la justice et la 6e chambre du contentieux du Conseil d’État vient de rendre un délibéré qui conclut à la non-admission du pourvoi en cassation du ministère. C’est aussi le rejet du pourvoi d’IEL. La décision de la cour d’appel de Nantes est donc validée, et ce projet éolien est désormais caduc.

    L’association de sauvegarde de l’environnement en pays de Courtomer se réjouit, même si elle ne s’explique pas que le ministère ait entamé toute cette procédure en justice, pour finalement ne pas y produire de mémoire, le dossier présentant ses arguments. La présidente se souvient d’un soutien de l’association qui au début de ce long combat lui avait dit « si on ne fait rien, on aura ces éoliennes. Si on se bat, on a peut-être une petite chance de ne pas les avoir ».

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    Commentaire supplémentaire

    On est un peu dans la même situation : le préfet du Pas-de-Calais (tout comme a agi le ministère de l’Écologie) n’a pas voulu défendre son point de vue. Donc les promoteurs sont les seuls à pouvoir intervenir en justice. Cela voudrait dire que la partie est perdue d’avance  … sauf si on continue à montrer notre opposition au projet dans la vallée de l’Escrebieux.

  • Un parc éolien en pleine zone NATURA 2000 !!!

    REAGISSEZ !

    Si le GON est favorable aux ENR (énergies renouvelables), il est opposé à ce que les installations, éoliennes dans le cas qui nous concerne, soient prévues au cœur d’un site Natura 2000 (*), axe migratoire européen majeur… Car c’est bien de cela dont il s’agit !

    Mais ce n’est pas le seul argument à opposer à ce projet dangereux pour la faune, nous en avons listé 16 et vous invitons à participer à la consultation publique afin de donner un avis défavorable à ce projet :

    https://participer.eolien-en-mer-dunkerque.fr/registre/enquete-emd-rte

    Choisissez les points qui vous conviennent le mieux et retranscrivez-les sans faire de copié-collé.

    Nous connaissons toutes et tous l’importance de ce territoire, notamment lors des migrations, il est vital que nous nous mobilisions contre ce projet comportant, par ailleurs, bien des manquements.

     Date de clôture de la consultation le 18 mai 2024.

     Merci, nous comptons sur vous !

     L’équipe du GON

    (*) : sites naturels, terrestres et marins, vise à assurer la survie à long terme des espèces et des habitats particulièrement menacés, à forts enjeux de conservation en Europe (Source : ministère de l’écologie)

    Groupe Ornithologique et Naturaliste HdF

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    Nos 16 propositions d’arguments

    Le GON se positionne CONTRE ce projet et fournit les arguments qui ont abouti à cette décision :

    1/ L’implantation de ce parc au cœur du site Natura 2000 du banc des Flandres, axe migratoire essentiel pour les oiseaux et zone de nourrissage des oiseaux pélagiques est un non- sens.

    2/ Cette zone NATURA 2000 est également désignée en tant que ZPS (Zone de Protection Spéciale) et en tant que ZSC (Zone Spéciale de Conservation).

    3 /Le couloir de migration où est prévu la construction du champ éolien de Dunkerque est unique en Europe ! Une centaine d’espèces,1,3 million d’oiseaux marins et entre 85 et plusieurs centaines de millions d’oiseaux terrestres sont concernés. Des espèces remarquables et en voie de diminution empruntent cette voie de migration dans les deux sens chaque année.

    4/La trilogie «  Éviter – Réduire – Compenser » n’a pas été respectée : d’emblée « Eoliennes en Mer de Dunkerque » (EMD) et l’Etat français ont préconisé qu’il était impossible d’ «Éviter » le projet et de le situer à un autre endroit.

    5/Les enjeux de biodiversité n’ont été pris en compte qu’après désignation de la zone choisie, il aurait fallu le faire avant. A savoir que le projet se situerait à 11 km des côtes de Dunkerque alors que les parcs éoliens belges et néerlandais se situent pourtant à plus de 30 km des côtes. Mais la continuité avec les parcs éoliens transfrontaliers (moins préjudiciable peut-être pour les oiseaux) n’était pas possible en raison des rails de navigation maritimes. Cette spécificité empêche d’extrapoler et de comparer à partir des autres sites transfrontaliers.

    6/Les mesures pour « Réduire » l’impact ne sont pas non plus satisfaisantes. Pour plus de 31 espèces l’impact sera conséquent et fort. Les mesures de bridage des éoliennes ne sont pas prévues et pourraient, si elles étaient prises en fonction de la spécificité des espèces (Chiroptères également), être une alternative.

    7/Les mesures pour « Compenser » ne concernent que 2 espèces (le Plongeon catmarin et la Pipistrelle de Nathusius). La Macreuse brune, pour laquelle l’enjeu est très fort (déclin prononcé), ne fait même pas partie des espèces pour lesquelles il est prévu de compenser !

    8/L’impact des éoliennes de grande taille n’est pas connu avec précision. La surface balayée par les pales n’est pas sans conséquences sur les oiseaux selon les espèces

    9/l y a une véritable faiblesse des mesures compensatoires proposées par EMD.

    10/Si EMD ne peut assurer des mesures de compensation effectives et suffisantes pour tendre vers un objectif d’absence de perte nette en ce qui concerne la faune, la loi prévoit que l’autorisation du projet ne peut être donnée.

    11/Si des suivis complémentaires visuels et par radar ont eu lieu, ils ont été effectués en dehors de la zone d’implantation prédéfinie et ont été faits depuis la côte. Ils ne sont pas suffisants et ne donnent pas une image réelle des populations animales du secteur étudié. De plus, pour des raisons de sécurité évidentes, les sorties par bateau ou par avion destinées à étudier le secteur ne se sont faites que par météo clémente alors que les migrations se déroulent plus généralement lors des épisodes de météo agitée. Il y a donc une absence criante de données SUR le site même du parc éolien.

    12/Raccordements et exploitation vont impacter les fonds marins et les emplacements devraient être choisis avec davantage de prise en compte de ces milieux occupés également par les mammifères marins

    13/La dimension des pales (plus de 200 mètres) rendent les collisions inévitables avec l’avifaune et les techniques préconisées ne prouvent absolument pas les évitements annoncés

    14/La migration nocturne des  passereaux, chiroptères ainsi que les  pics migratoires ne sont pas pris en compte dans les documents soumis au débat public.

    15/Enfin, toutes les associations environnementales sont opposées au projet (GON, LPO, LE CLIPON, GOELAND…)

    16/L’avis du CNPN est négatif et sans appel.

    Les promoteurs du projet considèrent l’intérêt public majeur en mettant en avant la neutralité carbone et l’évolution à la hausse des consommations d’énergie ainsi que la stratégie de la France en matière d’énergies renouvelables. Ces raisons ne sont pas un impératif absolu ni catégorique quand on met en perspective l’impact que peut avoir le projet sur la biodiversité car il est situé dans un couloir majeur pour la migration des oiseaux. Il impacterait aussi significativement des chiroptères déjà très menacés et ne serait pas sans conséquences sur la biologie des mammifères marins.

  • La MRAe des Hauts de France

    La MRAe des Hauts de France

    La mission régionale d’autorité environnementale dans les Hauts-de-France vient de publier son rapport d’activité 2023. Elle s’est notamment penchée sur 26 projets de parcs éoliens, un nombre toujours élevé.

    En ce qui concerne l’éolien en Hauts-de-France, l’année 2023 reste marquée par le nombre de projets d’extension de parcs existants ou autorisés. Les projets de parcs éoliens représentent encore 17 % des dossiers reçus en recul par rapport à 2022 (23 %). 

    Sur les projets analysés, les enjeux liés au paysage et à la biodiversité, notamment chauves-souris et oiseaux restent les enjeux principaux

    Cette année encore, où le nombre de dossiers à examiner s’est maintenu à un niveau élevé, l’absence de schéma d’ensemble et de recherche de cohérence territoriale pour l’implantation des éoliennes continue à se faire ressentir, ce qui conduit la MRAe à ne pouvoir traiter que des projets arrivant au coup par coup et par des opérateurs différents, conduisant à des territoires pouvant compter plus de 200 machines. 

    Sur l’année 2023, la MRAe note en particulier : 
    l’augmentation de la proportion de parcs en extension de parcs éoliens voisins avec parfois l’ajout d’une ou deux machines ; 
    l’évolution des machines de plus en plus puissantes qui peuvent avoir des impacts accentués sur l’environnement et la santé, avec des hauteurs d’éoliennes de plus en plus importantes et une garde au sol à maintenir à une hauteur suffisante ; 
    l’absence d’analyse des suivis environnementaux des parcs éoliens à proximité permettant notamment d’estimer la mortalité des oiseaux et chauves-souris due à la présence des éoliennes ; 
    la prise en compte encore insuffisante des recommandations du guide Eurobats sur d’implantation à plus de 200 mètres de toutes lisières arborées, prévues pour réduire le risque de mortalité des chauves-souris et de la note SFEPM Alerte sur les éoliennes à très faible garde au sol et sur les grands rotors, qui recommande notamment que pour les rotors dont le diamètre est supérieur à 90 mètres, ce qui est maintenant quasiment toujours le cas, la garde au sol soit au moins de 50 mètres. 

    https://www.ventdesnoues.org

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    pour lire le document complet de la MRAe HdF :

    https://www.hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr/?La-MRAe-Hauts-de-France-publie-son-rapport-annuel-2023