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  • Éoliennes, ésotérisme et enfumage

    Ce sont les trois mamelles du progrès

    Les éoliennes ont envahi le territoire français. Elles sont censées produire de l’électricité : une denrée de plus en plus recherchée. Mais elles sont aussi une nuisance pour les hommes et les animaux…

    Les éoliennes divisent. Il y a ceux qui en profitent, ceux qui s’en disent les victimes et la grande majorité qui fait confiance à la « Science » et aux médias. Ces « experts », loin d’être neutres, confortent surtout les premiers au détriment des seconds : Illustration !

    Dans les médias, l’éolienne est un sujet délicat : beaucoup d’argent en jeu ! Lorsqu’on sillonne les campagnes du nord de la France on ne voit qu’elles. Mais, dans les journaux, quand on en parle, c’est toujours avec prudence. Pas question d’évoquer les dangers qu’elles représentent pour les êtres vivants. Souligner les performances techniques de ces mâts de plus en plus hauts, de ces turbines de plus en plus puissantes, mues par la force du vent est bien vu ; suggérer que ces engins puissent être considérés par d’aucuns comme une nuisance, cela ne se fait pas ! Il y a parfois des exceptions ! Ainsi, un grand titre de la Presse quotidienne régionale aborde la question sous un angle inattendu. L’article s’offusque de « l’influence grandissante des géobiologues et le laisser-faire des autorités », sic, en matière de champs éoliens. « Ce sont deux mondes qui s’opposent, celui de l’ingénierie et celui de la géobiologie », explique-t-on, « cette dernière, {…} est une pseudoscience censée détecter les courants électromagnétiques qui perturbent les bovins ».

    La géobiologie, quesaco ? Selon Google : « La géobiologie est l’étude de l’influence d’un lieu sur l’environnement et les êtres vivants (animaux, végétaux, humains ». Mais, que viennent faire ces géobiogéologues dans les champs éoliens ? Pour le savoir, rien de mieux que d’interroger un porte-parole de l’industrie du Vent relayé par le journal. « On a de plus en plus de demandes de réalisation de diagnostics géobiologiques », confirme l’homme de l’Art. « C’est plus vrai dans l’Ouest, mais ça a tendance à bien se développer dans le Nord » et de dénoncer « « l’intolérable complaisance de certaines autorités. Un petit groupe de personnes peut déstabiliser une filière entière parce qu’il y a une inaction des pouvoirs publics. » Selon ce discours des vents dominants, ces géobiologues, acoquinés aux services de l’Etat, seraient les responsables d’un ralentissement de l’expansion des champs éoliens : quasiment un complot ! C’est pourquoi il devenait urgent de convoquer la presse en renfort pour corriger cette anomalie.

    En théorie, l’éolienne est un produit séduisant. Elle produit du courant électrique grâce à la force du vent… une énergie renouvelable, inépuisable ! Mais, on découvre que ces nouveaux mâts éoliens génèrent des nuisances de diverses natures. En 2006, un rapport de l’Académie de Médecine – qui reprend les recommandations de l’OMS -préconise de ne pas installer d’éoliennes à moins de 1500 m d’une habitation. Mais, sous le gouvernement Sarkozy Fillon, conforté par un rapport de l’AFSSET et de l’Académie de Médecine – qui a tourné casaque -, le Sénat – toujours à la pointe de la défense de l’environnement, comme on a pu le voir à l’occasion des lois Duplomb – réduit cette distance à 500 m ! Pour quelle raisons cette « bonne Science » et le Sénat se sont-ils conformés aux désidératas de l’Industrie du vent ? Est-ce bien raisonnable ? Désormais, la hauteur des mâts et la puissance de ces engins ont triplé mais pas les distances de sécurité !

    A l’usage, On découvre que ces éoliennes ne sont pas la panacée. Elles ne fonctionnent que lorsque le vent souffle. Elles ne sont qu’une énergie intermittente d’appui. L’éolien avec 8% de la production d’électricité, est une composante minoritaire du mix énergétique. En revanche, la filière du vent coûte un bras. En moins de dix ans elle a reçu près de 90 milliards de subventions publiques, plus que pour toutes les autres filières confondues. A Paris comme à Bruxelles le Lobby des éoliennes est passé maître dans la manière de faire souffler le vent dans la bonne direction. Dans les villages, défigurés par les champs éoliens qui les entourent, on déchante. La multiplication des mâts éoliens transforme la campagne en une centrale industrielle électrique géante. L’impact visuel est défavorable au patrimoine naturel, historique et immobilier. Les biens, y subissent d’emblée une décote de 20 à 30 % et plus pour une demeure de prestige. Les éoliennes sont un système de vases communicants. Les importants bénéfices qui tombent dans l’escarcelle des promoteurs des Champs éoliens impliquent une soustraction des poches de villageois-riverains par la dévaluation de leurs biens.

    Il y a un autre domaine où l’implantation des champs éoliens pose question, c’est celui de la santé des êtres vivants. Dans un rayon de 200 m autour d’une éolienne, toute vie animale disparaît : les insectes qui viennent encrasser les hélices, les oiseaux et les lapins qui décèdent sur place. Ainsi la Fédération des chasseurs de l’Oise, communique (Vendredi 13 octobre 2023) sur le manque de lièvres et de lapins depuis l’ouverture de la chasse et la présence de nombreux cadavres dans les bois et sur la plaine. Elle suspecte un mystérieux virus qui provoquerait des hémorragies internes chez les animaux. Aux dernières nouvelles, l’agent pathogène n’a toujours pas été identifié. Les mauvaises langues soupçonnent les éoliennes, les antenne-relais, ainsi que les lignes à Haute-Tension d’être les responsables du phénomène. Les élevages d’animaux sont les premiers impactés. Adieu, poules, lapins, cochons, couvées et surtout vaches laitières qui subissent de plein fouet l’implantation des éoliennes tout près des zones d’habitation. Un exemple parmi des milliers a fini par être médiatisé. C’est celui d’un éleveur de Nozay, en Loire Atlantique. Il a perdu 450 bêtes et, après des années de procédure, il a dû se résoudre à vendre sa ferme pour une bouchée de pain. En mars 2023, les éleveurs de l’ANAST (Animaux sous tension) se rendent au salon de l’agriculture pour interpeller la presse et les autorités sur les risques qu’encourent leurs cheptels face à la prolifération des pollutions électromagnétiques. Dans les couloirs, ils vont même croiser la route d’Emmanuel Macron, le président de la République. S’ensuit un dialogue de sourds où les éleveurs font part de leurs problèmes tandis que le Président parle du progrès de la civilisation moderne dans les campagnes.

    Pendant cette longue séquence, le président de la FNSEA et le ministre de l’Agriculture de l’époque, Marc Fesneau regardent leurs chaussures. Si les éleveurs n’ont pas eu gain de cause auprès du gouvernement, ils ont engrangé des soutiens auprès de quelques scientifiques indépendants mais aussi d’hommes et partis politiques qui pourfendent les éoliennes et les antennes – relais. Sur certains dossiers, même la FNSEA locale se joint au concert. Ainsi les services préfectoraux se retrouvent entre le marteau et l’enclume… entre le lobby du Vent et les éleveurs ruinés et leurs soutiens. On comprend leur prudence. Ils ont à résoudre une contradiction entre un principe théorique entériné par la loi (la sécurité du monde vivant pour une distance minimum de 500 m) et un constat pratique (les animaux sont malades, jusqu’à leurs décès). En cas de contestation, l’éleveur ne peut pas avoir gain de cause, car le Conseil d’Etat se fondera sur – et uniquement sur – les textes en vigueur, ce qui enflera la cohorte des contestataires. C’est là que l’expertise en géobiologie est précieuse. Elle peut expliquer en fonction de la configuration du sol (notamment les nappes phréatiques ou les rivières souterraines) pourquoi la pratique bat en brèche la théorie. Si les choses se passent mal on pourra toujours lui en en attribuer la responsabilité, exonérant par là même les services de l’Etat. Dans le département de Loire-Atlantique le diagnostic géobiologique est devenu obligatoire. Ce n’est pas un hasard. C’est une conséquence des recours de l’éleveur de Nozay qui a perdu son troupeau suite à la construction d’un champ éolien près de sa ferme. Cela met très en colère le porte-parole de l’industrie éolienne : « La géobiologie n’est pas établie comme une science exacte. Un ingénieur, qui a fait 5 à 7 ans d’études, fait des rapports ultra-précis, des études risques, techniques, scientifiques, très poussées, et tout peut être réduit à néant par un géobiologue, un druide, qui va dire qu’il y a un courant tellurique et que l’éolienne va provoquer des troubles parfois jusqu’au décès des animaux. » Que la géobiologie soit une science ou une pratique ésotérique, n’est pas le sujet. Il est très vraisemblable que les méfaits des éoliennes sur le monde vivant – et notamment les villages proches des champs éoliens – sont surtout provoqués par l’inadéquation des normes. En France, la distance légale est fixée à 500 m de la première habitation tandis qu’aux Etats Unis cette distance minimale est de 2 000 m. L’Allemagne qui avait des normes comparables aux nôtres, instruite par l’expérience, a repoussé sa distance d’implantation des nouvelles éoliennes à 1 000 m de la première habitation. Une illustration parmi d’autres de la lutte permanente entre les pollutions industrielles et la population.

    http://blog.prophoto.fr/eoliennes-esoteris

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    Commentaire d’Alain

    J’ai écrit – comme tout le monde – que selon la législation américaine, les éoliennes ne pouvaient être érigées à moins de 2 000 m. C’est faux ! D’abord, c’est environ 1900 m parce que les normes sont en miles. Ensuite, la législation a changé depuis les années 2 000. C’est 1 900 m pour les autoroutes mais seulement, environ 480 m pour les habitations. Cela aurait été étonnant qu’ils soient meilleurs que nous ! La chose a pu être rectifiée grâce à un lecteur américain et un lecteur canadien.

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    Autre commentaire

    Article très intéressant. Alain pose bien le problème des « fermes » industrielles à perte de vue très souvent appartenant à des fonds de pension étrangers, des banques et des assurances profitant des mannes de notre EDF 100% public pourtant hyper-endettée avec le dispositif ARENH devenu VNU que NOUS finançons + les financements PUBLICS supplémentaires pour aider les sociétés privées. C’est-à-dire qu’elles nous coûtent très cher en tant que contribuables pour des bénéfices privés. Celles de Nozay et la famille Potiron, on connaît de près. Et les Verts locaux sont des anguilles. Cela les dérange. Pourtant, il y a bien un problème qui mérite qu’on le regarde en face. Et qu’ils se méfient : ce problème, la droite et l’extrême droite nucléariste savent très bien l’exploiter. Nous sommes dans l’impasse complète quant à notre devenir écolo-énergétique. Pas sûr qu’une centrale nucléaire en ces endroits soit préférable !

    Le problème de fond est le suivant : le tout électronumérique que l’on nous force à adopter comme mode de vie et civilisation hyperindustrialisé capitaliste « progressiste » est-il écologiquement soutenable ? Evidemment que NON. Y a-t-il débat citoyen contradictoire sur ces sujets ? Bien sûr que NON.

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    Dernier commentaire

     les Hauts-de-France représentent 6% du territoire français, 14% de la population et produisent 30% de l’électricité éolienne.
     L’Allemagne adopte la règle suivante en ce qui concerne la distance d’implantation : 10 fois la hauteur des éoliennes. Concrètement, dans le cas d’Izel-lès-Equerchin et Quiéry-la-Motte, comme on a des éoliennes de 160 et 180 m dans le projet en attente, cela signifierait 1600 ou 1800 m. On en est loin.

  • Loto ESCREBIEUX

    /

    à partir de 14 h 30

    RETENEZ CETTE DATE

    Cela parait loin mais cela passe vite …

    et vous avez déjà SÛREMENT programmé des évènements pour 2026 !

    N’hésitez pas à en parler à vos connaissances dès maintenant.

    LOTO organisé par l’association ESCREBIEUX

    l’information est parue sur agenda-loto.net :

    https://agenda-loto.net/evenement/947473/20260201

    Informations générales

    Ouverture de la salle : 13 h 30

    Début des jeux : 14 h 30

    Fin du loto : 19 h maximum

    Buvette et restauration sur place

    les gains pourront être réajustés en fonction du nombre de joueurs


    Plaques

    1 carton : 2 €

    6 cartons : 11 €

    8 cartons : 15 €

    12 cartons : 20 €


    6 séries

    Série 1 : 20 €, 30 €, 50 €

    Série 2 : 20 €, 30 €, 60 €

    Série 3 : 20 €, 30 €, 80 €

    Série 4 : 20 €, 30 €, 100 €

    Série 5 : 20 €, 30 €, 200 €

    Série 6 : 100 €, 200 €, 300 €

    Pas de jeux intermédiaires


    Gains POSSIBLES

    Bons d’achat entre 20 € et 300 €


    Inscriptions

    Par mail

    prose62490@gmail.com

    Préciser :

    Nom, Prénom, commune, téléphone, type et nombre de plaques

    éventuellement adresse mail

    Par téléphone

    03 21 50 14 10

    Préciser :

    Nom, Prénom, commune, téléphone, type et nombre de plaques

    éventuellement adresse mail

    Si téléphone occupé, laisser un message

    06 14 55 09 12 (sms accepté)

    Préciser :

    Nom, Prénom, commune, téléphone, type et nombre de plaques

    éventuellement adresse mail

    Fiche éventuelle pour s’inscrire

  • Deux articles dans La Voix du Nord

    Il est question du projet sur Brebières et dans la vallée de l’Escrebieux

    Pour la « petite » histoire, la banderole ci-dessus posée près de la polyclinique de Bois-Bernard a disparu : volée par des mains malhonnêtes ? Reprise par quelqu’un pour la mettre ailleurs ? L’enquête suit son cours, initiée évidemment par la brigade Anti-gang conjointement avec la BRI ! Affaire à suivre. Plainte va être déposée. C’est tout de même très désolant.

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    Devant la justice administrative, le projet éolien de Brebières s’oriente vers une relance

    Le projet de trois éoliennes sur le territoire de Brebières était étudié ce mercredi matin devant la cour administrative de Douai. Le promoteur attaquait un refus d’autorisation du préfet. Le rapporteur public est allé dans son sens.

    La cour administrative de Douai devrait rendre sa décision d’ici un mois.

    La société Parc éolien de Brebières (derrière laquelle se trouve deux entreprises spécialisées dans la production énergie éolienne, Alterric et Valeco) ambitionne de construire trois éoliennes de 198 mètres de haut en bout de pale et un poste d’exploitation, derrière l’usine Renault de Douai. Après l’enquête publique, le projet s’est heurté à un refus d’autorisation environnementale signifié par le préfet du Pas-de-Calais le 28 mars 20204. Le recours formé par la société était étudié par la cour administrative d’appel de Douai ce mercredi. Son argumentaire a trouvé un écho auprès du rapporteur public.

    Elle contestait la gêne visuelle que les mats provoqueraient en certains points sur les terrils classés UNESCO d’Hénin-Beaumont (Sainte-Henriette) et Méricourt (Bossu), ainsi que sur l’église Saint-Martin d’Hénin-Beaumont. Elle relevait que le paysage agricole, traversé par des autoroutes, voies ferrées « ne présentait pas de particularité remarquable ». Ce rapporteur public a estimé que la société était fondée à attaquer l’arrêté préfectoral. Il recommande que la cour enjoigne au préfet de réexaminer sa décision dans un délai de quatre mois.

    Problème politique ?

    L’avocat de la société a enfoncé le clou notant que le préfet avait étiré au maximum ses délais de réponse (la demande d’autorisation a été formulée en 2021) et, anticipant un nouveau refus du préfet, a demandé à la cour de se substituer à lui et délivrer directement l’autorisation environnementale.

    De manière plus inattendue, Me Guiheux a évoqué « un problème d’ordre politique », évoquant « des pressions » sur le préfet, le projet se situant près d’Hénin-Beaumont, dont la municipalité est Rassemblement national, parti « qui a fait du développement de l’éolien une ligne rouge ». Le préfet n’était pas représenté à l’audience. La décision a été mise en délibéré.

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    Recours en vue

    Du côté des nombreux opposants, le revirement du nouveau préfet, entré en fonction en avril dernier, fait grincer des dents. « On n’est pas content, je ne m’attendais pas à ça », réagit Frédéric HUMEZ, maire de Quiéry-la-Motte. « Il a interprété qu’il fallait qu’il change d’avis, mais je n’ai pas compris la même chose ». Hostile au projet, comme nombre de communes voisines, notamment Bois-Bernard et Drocourt, Quiéry-la-Motte envisage de former un recours en justice.

    L’association ESCREBIEUX compte aussi se faire entendre, considère Pierre Rose, président du collectif : « Nous allons faire intervenir des particuliers, des maires, des associations. Nous allons soulever des aspects qui n’ont pas été envisagés jusque-là », comme la protection de la biodiversité ou la saturation des Hauts-de-France en mâts éoliens.

    Pour l’arrageois Bruno LADSOUS, président de Vents de colère, ce combat est essentiel. « Si ce projet et celui de Brebières aboutissent, alors les implantations d’éoliennes vont repartir de plus belle sur ce territoire ». Les opposants ont jusqu’au 28 décembre pour saisir la cour administrative d’appel. Pour payer les frais de justice, ESCREBIEUX organisera des levées de fonds via des lotos, et sollicitera l’appui de Stop Eoliennes Hauts-de-France, association financées par le conseil régional.

    A l’inverse, Izel-lès-Equerchin, où deux des trois éoliennes sont prévues, est favorable au projet « qui a été lancé par mon prédécesseur. Je suis dans la continuité. Les détracteurs dénoncent une pollution visuelle , mais quand on vient de Fresnes, on voit des lignes électriques, des éoliennes (à Courcelles-les-Lens-Flers-Esquerchin) le champ visuel est déjà détérioré, cela ne change pas grand-chose », explique la maire Corinne DUBOIS.

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    Commentaire aux propos de la maire d’Izel-lès-Equerchin dans ce dernier article

    Bien entendu, le raisonnement de la maire d’Izel est classique et utilisé encore par le rapporteur de la cour administrative d’appel lors de l’audience ayant traité le projet d’éoliennes sur la commune de Brebières : la région est déjà polluée (anthropisée, comme on dit dans le beau jargon), donc une pollution de plus peut s’envisager.

    Un scandale tellement courant !

    Cela pourrait expliquer pourquoi notre région des Hauts-de-France est la terre promise d’entreprises polluantes ou d’entreprises exploitant leurs habitants.
    Madame DUBOIS applique-t-elle ce principe dans sa profession ?

  • Encore des projet d’éoliennes INDUSTRIELLES dans la région

    Nous n’en voulons toujours pas !

    C’est pourquoi nous soutenons la commune de Brebières qui s’oppose au projet sur son territoire

    Le 28 mars 2024, le préfet a refusé le projet de trois éoliennes INDUSTRIELLES sur Brebières. Les promoteurs ont bien entendu attaqué l’arrêté du préfet.

    C’est pourquoi, le 12 décembre au matin, il y a une audience à la Cour administrative d’appel de Douai.

    Nous y serons pour écouter notamment les interventions du commissaire de la République qui, en général, est suivi par la cour administrative.

    Ensuite la justice publiera sa décision … dans quelques temps.

    Nous avons le même genre de projet dans la Vallée de l’Escrebieux (Izel-lès-Equerchin et Quiéry-la-Motte)

    Le 24 octobre 2025, le nouveau Préfet (contrairement à son prédécesseur) a validé le projet dans la Vallée de l’Escrebieux. L’association ESCREBIEUX s’y opposera avant la fin de l’année ; elle le fera avec l’appui des habitants, des mairies environnantes et de certaines associations.

    Il est important de savoir que le parc éolien actuel français devrait tripler d’ici 2030. Ces parcs de Brebières et dans la Vallée de l’Escrebieux, s’ils sont acceptés, seront le point de départ d’un site qui s’étendra jusqu’aux abords d’Arras, coupant la plaine en deux, défigurant le paysage et impactant lourdement la faune et la flore existantes, le tout financé par des subventions qui appauvrissent chaque jour les finances publiques au profit des promoteurs.

    Il faut rappeler que les Hauts-de-France représentent 6% du territoire français, 14% de la population et … fournissent 30% de la production d’électricité éolienne.

    IL FAUT RÉAGIR TRÉS VITE

    Il y va de la survie de notre paysage rural.

    Merci pour votre compréhension et votre SOUTIEN ACTIF notamment en agissant avec l’association et aussi en adhérant.

    Pour tout contact/renseignement 0321 50 14 10

    Nous ne voulons plus d’éoliennes dans les Hauts-de-France

  • Un élu répond

    Cela fait suite à la demande d’aide des mairies environnant le projet de trois éoliennes INDUSTRIELLES

    Suite à ton mail sollicitant les élus des territoires environnants, j’ai pris le temps d’étudier plus en détail le projet d’installation éolienne sur ta commune et celle voisine. 
    Je souhaitais te faire part de mes réflexions, en tant qu’élu engagé dans la transition écologique et la sobriété énergétique.

    Mon positionnement général
    Je suis globalement opposé à l’implantation d’éoliennes industrielles de manière non concertée. Cependant, certains arguments avancés contre ce projet me semblent à nuancer :

    • Nuisances sonores : elles paraissent exagérées au regard des nuisances actuelles générées par L’A1 et la voie TGV.
    • Nuisances visuelles : comparables à celles de la ligne THT déjà en place.
    • Impact sur la biodiversité : pour les chauves-souris et autres espèces, les nuisances restent bien moindres (même si elles peuvent et doivent être limité) que celles de l’agro-industrie pratiquée au pied des éoliennes.

    Une alternative : des projets énergétiques acceptables et vertueux
     J’ai moi-même été sollicité pour une implantation similaire à … (projet finalement écarté pour l’instant), et j’ai eu la même envie : faire participer les habitants aux bénéfices de ces installations. Plutôt que d’interdire systématiquement ces projets, il faut les repenser pour en faire des leviers de transition énergétique acceptables et vertueux.

    Comment y parvenir ? Cela passe par :

    • L’intégration des habitants : que les projets appartiennent au moins partiellement aux citoyens, qui pourraient en tirer un bénéfice direct (accès à une énergie moins chère, autoconsommation collective).
    • L’outil juridique existant : les boucles d’autoconsommation collective sont déjà possibles. Je travaille d’ailleurs à la FDE pour les déployer sur des projets photovoltaïques.
    • La gouvernance partagée : intégrer les collectivités et les citoyens dans la société de portage des projets, comme je le fais actuellement à Vimy pour une centrale photovoltaïque.

    Pourquoi cette approche ? La transition énergétique est nécessaire, et l’éolien reste, à court terme, l’énergie renouvelable la plus efficace et la moins coûteuse pour réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Mais son développement doit être local, maîtrisé et bénéfique pour les territoires.

    Proposition concrète Je comprends que ton association soit mobilisée contre ce projet, mais il y a une réelle opportunité à saisir : transformer cette opposition en levier pour un projet citoyen. Je serais prêt à t’aider à :

    • Engager le dialogue avec l’installateur pour explorer une médiation et une réorientation du projet.
    • Étudier la faisabilité d’une participation citoyenne et collective.
    • Partager mon expérience sur le projet photovoltaïque de ….

    Ce type de projet, qui a un impact négatif pour des milliers de personnes – même s’il reste limité et principalement visuel –, est une manne financière pour quelques agriculteurs et une petite ressource pour les communes et mériterait de générer aussi des impacts positifs pour ces mêmes personnes probablement à l’échelon de la communauté de communes, notamment en leur offrant la possibilité de réduire leur facture énergétique. 
    Et c’est cela qui favoriserait le développement des énergies renouvelables par la participation citoyenne plutôt que de souffler sur les braises du populisme régional et mondial.

    Je reste à ta disposition pour en discuter plus en détail, et te propose mon soutien pour avancer sur cette voie. 
    N’hésite pas à me solliciter si tu veux qu’on creuse ensemble ces pistes.

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    Une réponse a été envoyée

    très intéressant ton retour sur le projet.
    Je suis en désaccord avec un certain nombre de tes idées mais ce que tu développes mérite le respect et l’attention.

    En vrac … et dans le désordre

    Il y a un problème fondamental que l’équipe autour de Marine TONDELIER (mais pas que son équipe ; toute la classe politicienne) ne met pas en avant : la nécessité de produire beaucoup d’électricité parce que le système en a besoin pour sa numérisation  (et les conséquences qui en découlent), les data centers (le plus grand va arriver à Cambrai) et – nouveau venue dans la cour des « grands » – l’IA.  Ces élu.es de tout bord sont trop technophiles, technolâtres ; hors-sol et ne réfléchissant plus.

    C’est en cela que le combat que nous menons dans un autre domaine à ESCREBIEUX se rapproche de celui que mène – ou essaie de mener – ACCAD  !

    Tu noteras que nous ne nous battons pas contre n’importe quelles éoliennes ; nous nous battons contre les éoliennes INDUSTRIELLES. Et là je te rejoins pour des éoliennes territoriales … donc avec étude de besoin dans un territoire et participation des citoyens du secteur. Mais le système centralisateur n’en veut pas parce qu’ils en ont besoin pour et la spéculation et le formatage des citoyens.

    Tu parles des nuisances (sonore et visuelle) : d’accord avec toi sur ce que tu dis. C’est aussi malheureusement un argument des promoteurs – et d’autres : « comme le secteur est pollué, on peut en remettre une couche » ; c’est ce qu’on appelle l’anthropisation … et c’est un scandale.

    Dernier élément : APR s’est faite élire dans notre circonscription ; j’ai même voté pour elle – un scandale ! Puis elle est redevenue ministre de l’écologie. Elle a dit ceci au courrier picard le 21 juillet, quand elle était encore ministre :

    « Un moratoire sur l’éolien terrestre dans la région des Hauts-de-France ne me choquerait pas car la région a déjà atteint le double de notre objectif dans ce secteur pour 2030. »

    De notre côté, nous avions dit : les HdF représentent 6% de la France ; 14% de la population habite dans la région ; nous produisons 30% d’électricité éolienne. 

    TROP,  C’EST TROP. Notre région sert de poubelle (gigafactories, amazon, entreprises seveso, datas centers, epr …) parce que nous ne savons plus nous battre, parce que nous acceptons les promesses d’emploi ; parce que nous n’avons pas la fibre écolo.

    J’arrête là … le débat n’est évidemment pas clos !

  • Après l’Assemblée Générale de l’association

    Cette AG a eu lieu le lundi 27 octobre à Quiéry-la-Motte

    Rapport moral

    Gestion administrative de l’Association

    • L’Assemblée Générale a lieu une fois par an.
    • Le Conseil d’Administration de l’Association s’est réuni neuf fois.
    • Le site Internet est actualisé au moins une fois par semaine.
    • Réseau d’informations gratuites (journal – site internet)
    • L’Association Escrebieux a mis en place un site sur Facebook : « Non-éoliennes-Escrebieux »
    • L’Association Escrebieux a mis en place un site internet : https://escrebieux-environnement.fr
    • Actions réalisées dans la commune
    • Distribution de tracts dans la commune et les communes environnantes.
    • Sondages et informations orales auprès des habitants.
    • Rédaction d’articles non polémiques dans le bulletin municipal.
    • Présence de membre(s) aux manifestations nationales (1er mai, 8 mai, 13 juillet…) et municipales (vœux de la municipalité, téléthon, ducasse)
    • Organisation d’un loto
    • Participation à des manifestations à Drocourt.
    • Tenue de stands pour les enfants lors des deuxièmes olympiades quiérysiennes le samedi et organisation d’un tiercé aux canards le dimanche.
    • Projets 2026 et dynamisme de l’Association
    • L’association Escrebieux continuera de lutter contre l’implantation des éoliennes sur le territoire. Tracts, autocollants, banderoles seront distribués ou déployés.
    • Le 27 juin 2025, le Tribunal administratif de Douai demandait au Préfet du Pas-de-Calais de reformuler un nouvel avis sur ce projet.
    • Ce 24 octobre 2025 le Préfet du Pas-de-Calais, Laurent TOUVET, explique, dans un arrêté qu’il autorise ce projet éolien alors que la population des villages concernés est contre, que les conseils municipaux des communes environnantes (Bois-Bernard, Brebières, Drocourt, Henin-Beaumont, Vitry-en-Artois, Neuvireuil) et que les responsables de la chaine des terrils classés à l’UNESCO désapprouvent ce projet.
    • L’Association prépare également tous les recours judiciaires possibles contre le projet.
    • L’information à la population sous forme de tracts ou de parutions sera poursuivies.
    • Un loto sera organisé
    • Une animation pour les enfants lors de la ducasse de mai 2026 est élaborée.
    • Déplacements à l’extérieur du village
    • L’Association Escrebieux a participé à diverses actions dans les communes qui subissent la même problématique qu’à Izel-lès-Equerchin et Quiéry-la-Motte.
    • Entente entre associations pour la réalisation de projets en commun.
    • L’association Escrebieux est en contact très régulier avec les associations suivantes : Fédération Environnement Durable (FED) ; Vent de colère ; Vent des Noues ; La Fédération Stop Éoliennes Hauts-de-France – trois de ses membres ont participé à l’AG de la fédération – ; Greenpeace ; Non au projet de parc éolien de la Sensée. L’association Escrebieux participe aux différentes réunions organisées par ces associations.
    • Participation active au comité des fêtes : l’Association Escrebieux est représentée au Comité des Fêtes de la commune par un de ses membres (Christian Dejaigher, secrétaire de l’Association) qui est secrétaire bénévole du Comité des fêtes. A ce titre, il a pris part, au nom de l’Association Escrebieux, à l’organisation du téléthon et au père Noël de décembre, au concours photo de 2024, à la chasse aux œufs de Pâques 2025 , à la fête des enfants de mai et aux festivités du 13 juillet.
    • Organisation de fêtes ou cérémonies dans le village
    • L’Association Escrebieux prépare un deuxième loto ; normalement le 1er février.
    • Dons ou actions en faveur d’œuvres ; l’Association Escrebieux a participé aux actions du téléthon 2024 dans la commune et soutient les actions de lutte contre la leucodystrophie auprès d’ELA.

    Bilan financier

    Il est positif ; il sert et servira pour les dépenses occasionnées principalement par les frais de justice. Ce qui veut dire que nous n’en avons pas encore assez et que nous comptons sur les adhésions à l’association pour pallier le manque. Par ailleurs, nous avons le soutien de plusieurs communes ainsi que de la Fédération Stop Éoliennes Hauts-de-France.

    Perspectives

    Avant le 28 décembre, nous devons constituer un dossier pour aller en opposition à la décision prise le 24 octobre par le nouveau préfet qui donne l’autorisation d’implanter les 3 éoliennes dans la Vallée de l’Escrebieux.

    Pour cela, nous avons recensé les besoins :

    • Nous avons besoin de personnes qui s’opposeraient à ce projet, notamment pour des raisons de proximité visuelle ou de nuisance sonore ;
    • Nous avons besoin de soutien de mairies ;
    • Nous avons besoin du soutien d’associations de sauvegarde de la faune et du patrimoine.

    Nous mettrons tout en œuvre pour que le projet ne se réalise pas.
    Nous sommes assez confiant, d’autant que nous avons reçu des renforts de personnes qui veulent se battre dans l’association. Par ailleurs, nous avons notamment deux personnes très compétentes pour assurer le suivi du dossier.

    Du côté des mairies, nous sommes très bien entourés par les communes environnantes car – à l’exception durable et notable d’Izel – toutes les communes limitrophes ont la même optique : refuser l’implantation d’éoliennes.

  • Projet dans la Vallée de l’escrebieux

    Ce message a été envoyé aux maires de 33 communes

    Osartis-Marquion, la CAHC et Douaisis-Aglo l’ont également reçu

    ** **

    Vous avez dû recevoir l’arrêté préfectoral autorisant les promoteurs à installer trois éoliennes et un poste de livraison dans la Vallée de l’Escrebieux – soit deux éoliennes et un poste de livraison à Izel-lès-Equerchin et une éolienne à Quiéry-la-Motte :

    Vous avez dû afficher cet arrêté que vous avez normalement reçu le 28 octobre.

    Il était temps que le Préfet agisse car il fallait qu’il le fasse avant le 27 octobre !

    Rappel rapide des faits

    Le 6 juin 2023, le Préfet de l’époque refuse l’installation et l’exploitation des trois éoliennes dans la Vallée de l’Escrebieux

    Devant la Cour administrative d’appel de Douai, les promoteurs font donc appel de cette première décision. L’association ESCREBIEUX est intervenue en soutien à la décision du Préfet. La Cour a statué le 27 juin 2025 en annulant l’arrêté préfectoral, mais en donnant la possibilité à Préfet de réexaminer la demande présentée par les promoteurs.

    Le nouveau Préfet avait jusqu’au 27 octobre pour prendre une décision. C’est ce qu’il a fait le 24 octobre. Il a pris une position différente de celle de son prédécesseur. Cela nous permet maintenant d’avoir les mains libres pour agir de façon indépendante.

    Il y a un délai pour agir en justice : deux mois après l’affichage en mairie. Donc, sauf erreur de notre part, il faut ester en justice avant le 28 décembre. Cela parait loin, c’est très court pour ficeler le dossier !

    Donc, maintenant, il s’agit, pour l’association ESCREBIEUX, d’agir.

    Nous avons recensé nos besoins :

    • Nous avons besoin de personnes qui s’opposeraient à ce projet, notamment pour des raisons de proximité visuelle ou de nuisance sonore ;
    • Nous avons besoin de soutien de mairies ;
    • Nous avons besoin du soutien d’associations de sauvegarde de la faune et du patrimoine.

    C’est pourquoi nous vous sollicitons pour connaitre votre position.

    Certaines communes l’ont déjà fait savoir. Eventuellement certaines d’entre elles peuvent adapter leur position en fonction des éléments complémentaires contenus dans ce document… par exemple soutenir l’action en justice.

    A l’heure actuelle, toutes les communes environnants Izel et Quiéry se sont positionnées contre les installations d’éoliennes. D’autres communes se sont aussi déclarées dans le même sens. Seul, Izel est favorable au projet.


    Nous joignons un nouveau modèle de délibération que vous pourrez soumettre – si vous ne l’avez pas déjà fait – lors d’une prochaine réunion de conseil municipal. Il prend en compte l’élément nouveau, c’est-à-dire la décision préfectorale.
    Le temps presse. Il va de soi que ce document peut se modifier par vos soins.

    En tout cas, nous avons besoin de votre soutien.

    Un autre point : nous avons besoin de votre soutien financier. Par exemple en votant une subvention à notre association : trois communes l’ont déjà fait récemment – ou vont le faire. Merci d’avance pour ce que vous ferez.

    Dernier point important : tous les frais de justice seront pris en charge par l’association ESCREBIEUX.

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    Modèle de délibération en conseil municipal

    /https://escrebieux-environnement.fr/site/wp-content/uploads/2025/10/modele-de-deliberation-conseil-municipal-251030-VF.pdf

  • Le Préfet a sorti son arrêté le 24 octobre

    Le Préfet a sorti son arrêté le 24 octobre

    Il autorise l’installation et l’exploitation de trois éoliennes dans la Vallée de l’Escrebieux

    https://www.pas-de-calais.gouv.fr/contenu/telechargement/83107/521991/file/Arr%C3%AAt%C3%A9%20d’autorisation%20du%2024%20octobre%202025%20.pdf

    Il était temps que le Préfet agisse car il fallait le faire avant le 27 !

    Rappel rapide des faits

    Le 6 juin 2023, le Préfet de l’époque refuse l’installation et l’exploitation des trois éoliennes dans la Vallée de l’Escrebieux

    Devant la Cour administrative d’appel de Douai, les promoteurs font donc appel de cette décision.

    L’association ESCREBIEUX est intervenue en soutien à la décision du Préfet.

    Cette Cour statue le 27 juin 2025 en annulant l’arrêté du Préfet, mais en lui donnant la possibilité de réexaminer la demande présentée par les promoteurs.

    Le nouveau Préfet avait jusqu’au 27 octobre pour prendre une décision. C’est ce qu’il a fait le 24 octobre !

    Donc, maintenant, il s’agit de notre côté de faire appel de la décision du Préfet en date du 24 octobre.

    C’est pourquoi il est important que vous veniez le plus nombreux possible à l’AG de l’association ESCREBIEUX.

    Vous trouverez en pièce jointe l’invitation à cette réunion qui aura lieu ce lundi 27 octobre à 19 h à la salle des Essarts à Quiéry-la-Motte

    A bientôt de vous voir.

    Pour lire la convocation complète pour la réunion du 27 octobre :

    /https://escrebieux-environnement.fr/site/wp-content/uploads/2025/10/AG-escrebieux-251027-VF.pdf

  • Contribution à propos de l’enquête publique sur le PLUi d’Osartis-Marquion

    Attention : l’enquête se termine ce mercredi 22 à 17 h

    Cette contribution tient beaucoup compte des documents écrits par Bruno LADSOUS et de la contribution de la fédération « stop Éoliennes Hauts-de-France » … mais pas que !

    Pour lire cette contribution reproduite ci-dessous, cliquez sur le lien qui vous permettra de lire le fichier :

    https://escrebieux-environnement.fr/site/wp-content/uploads/2025/10/Contribution-sur-le-PLUi-dOsartis-Marquion.pdf

    ** **

    Alors même que la Préfecture du Pas-de-Calais prône l’arrêt de la construction de nouveaux parcs éoliens au profit du repowering, ce projet de PLUi entérine la possibilité de nouvelles implantations, y compris dans des secteurs particulièrement sensibles.


    Il ne suffit pas d’affirmer que l’on entend « préserver les paysages du territoire et l’identité rurale », encore faut-il le traduire en prescriptions strictes et actes opposables en urbanisme.


    La « contribution à la transition écologique » ne doit pas être une façade destinée à cacher la véritable motivation de certaines collectivités de notre territoire, à savoir bénéficier de retombées fiscales. Pour ce qui concerne cette contribution, notre territoire produisant en outre plus d’énergies qu’il n’en consomme, il est de fait devenu un « territoire à énergie positive.


    Il manque donc au projet présenté de s’être sérieusement attaqué aux impacts négatifs de l’éolien industriel sur la population, le cadre de vie, l’environnement et le patrimoine local, impacts dont les services de l’État ont enfin pris conscience puisque de plus en plus souvent ils refusent les nouveaux projets, avec des motivations claires : saturation de notre campagne devenue une vaste zone industrielle éolienne, villages encerclés, nuisances visuelles et acoustiques, impacts sur les espèces volantes, impact sur le patrimoine y compris les lieux de mémoire : mémoire de la grande guerre, bassin minier contigu à la partie nord de notre communauté de communes, etc.


    En clair, il est temps de ne plus créer de nouveaux parcs éoliens et il faut anticiper les renouvellements de parcs éoliens assortis d’une augmentation des hauteurs (repowering).


    Enfin, il est important de protéger notre patrimoine commun, en particulier le patrimoine historique et mémoriel, qui fait partie de notre identité collective. A cet égard, le projet fait référence de manière trop marginale à l’aire d’influence paysagère (AIP) du Bien Unesco « Bassin minier Nord-Pas-de-Calais ».


    Or, ce dossier AIP est désormais parfaitement abouti. Il a fait l’objet d’un avis favorable de la commission départementale, nature, paysage et sites (CDNPS) le 12 juin 2025 moyennant un ensemble de recommandations et en cohérence avec l’objectif 5 du dossier officiel en sa page 6 : « Établir un socle commun pour la préservation du patrimoine mondial et le déploiement des énergies renouvelables, support pour l’élaboration des outils réglementaires des collectivités : SCoT, PLUi, PLU, loi de programmation ».


    De fait, les éoliennes géantes nouvelles créent une concurrence de rapport d’échelle avec les émergences minières, et elles créent une concurrence de silhouettes. Cela se marque dans le paysage de la zone Nord du territoire dès que l’on sort de Vitry-en-Artois. Il convient donc de se référer aux sept principes de préservation mentionnés en p. 29 du dossier AIP et en particulier le principe 3 : « Absence d’aménagement visible entre les points de vue « entrants » et la silhouette minière ».


    Il faut aussi noter qu’il existe un patrimoine remarquable sur le territoire de Quiéry-la-Motte, répertorié sur des sites archéologiques et sur le site de le l’association « Sites et monuments » : la nécropole mérovingienne. Lors des fouilles préalables sur un terrain destiné à un lotissement, rue de Beaumont dit «le Marquaille » la parcelle sondée, située à quelques distances au nord du noyau ancien du village, au sommet d’un talus orienté plein sud, des archéologues ont découvert une vaste nécropole mérovingienne d’environ 500 sépultures. Découverte très importante (la troisième en 30 ans pour l’ensemble du Nord-Pas de Calais).

    Les quelques 120 sépultures fouillées depuis 2003 nous permettent d’estimer l’ensemble de la population funéraire à environ 1000-1100 individus. En dépit d’un pillage ancien omniprésent, le matériel et les informations collectés montrent le potentiel informatif indéniable de la nécropole de Quiéry-la-Motte qui pourrait se révéler être un site majeur à l’échelle régionale pour cette période.

    Le seul problème est que les moyens financiers n’ont pas été trouvés ou cherchés pour mettre en valeur ce site déjà réputé remarquable.

    Il serait dommage que cette nécropole soit dénaturée par un projet d’implantation d’éoliennes dans les environs.

    Pour plus d’informations sur le sujet, voir la pièce jointe :

    https://escrebieux-environnement.fr/site/wp-content/uploads/2025/10/Merovingiens-a-QLM.pdf


    Il est à noter par ailleurs que notre région les Hauts-de-France, qui représente en superficie 6% du territoire français, produit déjà 30% d’électricité éolienne. On a déjà bien donné. C’est ce qu’explique d’une autre façon l’ancienne Ministre de la Transition écologique, de l’Énergie, du Climat et de la Prévention des risques qui a déclaré, le 21 juillet de cette année, au journal « le courrier picard » : « Un moratoire sur l’éolien terrestre dans la région des Hauts-de-France ne me choquerait pas car la région a déjà atteint le double de notre objectif dans ce secteur pour 2030. » A noter qu’Agnès Pannier-Runacher est redevenue députée dans une circonscription qui concerne quelques communes concernées directement par le PLUi Osartis-Marquion.


    Il faudra donc prôner l’arrêt de la construction de nouveaux parcs éoliens ; Cela va tellement dans le sens des communes qui ont pris position contre le projet d’implantation de trois éoliennes dans la vallée de l’Escrebieux. Les communes suivantes faisant partie de la Communauté de Communes Osartis-Marquion ont bien manifesté leur position sur le sujet : Brebières, Vitry-en-Artois, Sailly-en-Ostrevent, Fresnes-les Montauban, Neuvireuil, Arleux-en-Gohelle, Fresnoy-en-Gohelle, Quiéry-la-Motte.


    Il conviendrait donc d’actualiser le projet de PLUi en y intégrant quatre modifications porteuses d’avenir pour les habitants de notre territoire :

    1. Recalculer les cônes de vue sur la base d’éoliennes d’une hauteur de 200 m, et les intégrer comme « zones à préserver de l’éolien » dans les prescriptions et la carte en page 47 du document OAP thématiques, document appelé à devenir opposable.
    2. Par une vision large des enjeux du territoire, intégrer également comme « zones à préserver de l’éolien » les zones interstitielles aux trois bandes tampon de la partie nord de la carte, et en y englobant la partie nord du territoire en sortie de Vitry-en-Artois. Subsidiairement, cela favoriserait la protection de la biodiversité présente dans les bandes tampon en créant pour les espèces présentes une opportunité durable de développement de continuités écologiques porteuses d’avenir pour ces espèces patrimoniales.
    3. Intégrer dans le dossier, en les rendant opposables, les recommandations figurant dans le dossier « aire d’influence paysagère du Bien Unesco ‘ Bassin minier Nord-Pas-de-Calais ‘.
    4. Prendre en compte la zone écologique du Marais de Quiéry-la-Motte et d’Esquerchin parmi les zones tampons.


    En faisant évoluer le PLUi par les quatre modifications ici proposées, la Communauté de Communes mettrait en cohérence ses objectifs et les règles opposables assorties d’une cartographie, rendant ainsi plus lisible la décision publique et créant de la confiance.


    Pierre Rose, président de l’association ESCREBIEUX

  • PLUi Osartis-Marquion (suite)

    Contribution de l’association ASPECT Val de Sensée

    Vous pouvez lire le document ci-dessous en récupérant la pièce jointe suivante :

    /https://escrebieux-environnement.fr/site/wp-content/uploads/2025/10/PLUi-Osartis-Marquion-enquete-publique-Contribution-ASPECT-Val-de-Sensee-20102025.pdf

    1. L’avis des institutions et services de l’État

    Parmi les institutions et services de l’État invités à délibérer, ont exprimé un avis défavorable :

    1. la Préfecture du Pas-de-Calais,
    2. le CDPENAF (commission départementale de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers) de la Préfecture du Pas-de-Calais,
    3. la Chambre d’Agriculture Nord-Pas-de-Calais,
    4. le SAGE Scarpe amont.

    L’avis défavorable de la préfecture du Pas-de-Calais est particulièrement argumenté. Pour ce qui concerne l’environnement et la biodiversité :

    1. Dans l’état initial de l’environnement (I.4 La prise en compte de la biodiversité), la note d’analyse de la Préfecture mentionne la zone écologique du Marais de Quiéry-la-Motte et d’Esquerchin qui n’est pas prise en compte parmi les zones tampons définies dans le document OAP thématiques (Cf. carte p 47).
    2. La note d’analyse de la Préfecture souligne par ailleurs que « le document ne fait aucune mention du repowering, qui devrait pourtant être privilégié au détriment de l’implantation de nouveaux mâts ».

    1. Le SRADDET de la Région Hauts de France approuvé en décembre 2024

    A propos de l’éolien terrestre et du « repowering », voici un extrait du SRADDET (pages 26 et 27) :

    « Pour le développement de l’éolien terrestre, il convient de privilégier les mesures de repowering permettant d’augmenter la puissance du parc existant. Les projets éoliens s’inscriront en priorité dans les zones favorables à l’éolien définies par le Préfet de Région et prendre en compte les enjeux connus sur ces secteurs, dans le respect de la règlementation et de la séquence Eviter, Réduire, Compenser.

    Sur la base des zones favorables à l’éolien définies par le Préfet de Région, les SCOT, PLUi, Charte de Parcs Naturels Régionaux sont invités à définir leurs zones favorables à leurs échelles territoriales respectives.

    Pour le repowering, afin de limiter les impacts, notamment visuels, des nouvelles éoliennes plus puissantes et plus hautes, celles-ci veilleront à respecter un éloignement des habitations proportionnel à l’éloignement des éoliennes initiales en prenant en considération la hauteur totale ;

    Concernant le patrimoine paysager : les projets d’implantation veilleront à respecter les cônes de visibilitédes monuments historiques et de mémoire ainsi que les paysages emblématiques identifiés dans la carte des zones favorables à l’éolien produite par les services de l’Etat ;

    Concernant la biodiversité, ils veilleront à respecter les couloirs de migration des oiseaux et les espèces sensibles à l’éolien identifiées dans la carte des zones favorables à l’éolien produite par les services de l’Etat (Cf. cartographie du potentiel éolien terrestre—couche clé en main- sur le site internet de la DREAL Hauts de France). Ces nouvelles éoliennes veilleront à conserver une garde au sol suffisante pour limiter l’impact. »

    1. La vallée de la Sensée

    Des paysages et une biodiversité exceptionnels :

    « de façon désordonnée avec un matériel hétérogène, ce qui reste très peu propice à un confortement », qu’il existait des « secteurs très contraints », dont « les paysages sanctuarisés de la vallée de la Sensée », et que « des respirations paysagères conséquentes devront être aménagées » (page 46).

    • L’Atlas des paysages de la région Nord-Pas de Calais évoque, dans l’ouvrage Paysages des belvédères d’Artois et des vallées de la Scarpe et de Sensée, une « vallée-loisirs de la Sensée », « exceptionnelle », « entre bois et étangs», « qui a su conserver un patrimoine naturel plus conséquent avec près de 12% de sa surface en marais, roselières et étangs, tout à fait remarquables à l’échelle régionale », « haut lieu du tourisme populaire régional », « très pratiquée par les chasseurs et les pêcheurs ».
    • Citons aussi le site de l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN) : « Le complexe écologique de la vallée de la Sensée s’étend sur plus de 20 kms depuis les communes de Rémy et Haucourt jusqu’à la confluence de la rivière canalisée avec l’Escaut… Complexe de plus de 4 700 ha de zones humides, marais et étangs à cheval sur deux départements et dépendant de 35 communes, la vallée offre un paysage des plus verdoyants contrastant avec la monotonie des zones agricoles environnantes particulièrement dénudées… L’influence ancienne de l’homme associée à la dynamique naturelle de la végétation s’est traduite par une grande diversité de biotopes conférant à ce complexe tourbeux une valeur paysagère et une richesse biologique de premier ordre :
    • une vingtaine de communautés végétales, dont certaines sont exceptionnelles, composent le paysage de cette vallée tourbeuse ;
    • plus d’une cinquantaine d’espèces végétales (dont 24 sont aujourd’hui protégées) sont rares et parfois en régression importante suite à la disparition de leur milieu d’élection ;
    • toute l’avifaune régionale des zones humides est présente dans la vallée, avec un cortège d’espèces remarquables, rares et menacées à l’échelle de la France. »

    Un important patrimoine culturel et archéologique – les mégalithes de la Sensée :

    • Le dolmen « la cuisine des fées » à Hamel, le cromlech « les sept Bonnettes » à Sailly-en-Ostrevent, les menhirs « la pierre du diable » à Lécluse, « la pierre qui pousse à Aubigny-au-Bac, « le gros caillou » à Oisy-le-Verger, tous sur le territoire d’Osartis-Marquion ;
    • De nombreux circuits de randonnée (Cf. circuits Osartis)…
    1. Le document OAP thématiques (pages 39 à 49)

    Ce document (pages 44 à 48) définit une bande tampon de 1km où les éoliennes seraient proscrites en fonds de vallées autour des cours d’eau (la Scarpe, la Sensée, l’Hirondelle, l’Agache et le Cojeul), ainsi que 12 cônes de vue emblématiques à préserver pour lesquels la collectivité souhaite :

    • ne pas implanter de mâts éoliens ou minimiser au maximum leur nombre ;
    • analyser l’impact paysager que produiront les nouvelles implantations depuis les points de vue emblématiques et réduire leur impact en proposant des intégrations paysagères adaptées.

    Est donc proscrite l’implantation d’éoliennes dans les bandes tampons de 1 km autour des cours d’eau (ce qui semble évident), mais pas dans les cônes de vue emblématiques où il est question de minimiser au maximum les nouvelles implantations, et le cas échéant analyser et réduire l’impact paysager.

    De surcroît, les cônes de vue ont été projetés sur la base d’éoliennes d’une hauteur de 150 m alors que celle des nouvelles éoliennes est de 180-200 m, ce qui forcément aurait sensiblement augmenté l’étendue des secteurs concernés.

    1. Observations

    Alors même que le SRADDET Hauts de France et la Préfecture du Pas-de-Calais prônent l’arrêt de la construction de nouveaux parcs éoliens au profit du repowering, ainsi que le respect des cônes de visibilité des monuments historiques et des paysages emblématiques, ce projet de PLUi entérine la possibilité de nouvelles implantations, y compris dans des secteurs particulièrement sensibles.

    Il ne suffit pas d’affirmer que l’on entend « préserver les paysages du territoire et l’identité rurale », encore faut-il le traduire en prescriptions strictes et actes opposables en urbanisme.

    La « contribution à la transition écologique » ne doit pas être une façade destinée à cacher la véritable motivation de certaines collectivités du territoire, à savoir bénéficier de retombées fiscales. Pour ce qui concerne cette contribution, notre territoire produisant en outre plus d’énergies qu’il n’en consomme, il est de fait devenu un « territoire à énergie positive.

    Il manque donc au projet présenté de s’être sérieusement attaqué aux impacts négatifs de l’éolien industriel sur la population, le cadre de vie, l’environnement et le patrimoine local, impacts dont les services de l’Etat ont enfin pris conscience puisque de plus en plus souvent ils refusent les nouveaux projets, avec des motivations claires : saturation de notre campagne devenue une vaste zone industrielle éolienne, villages encerclés, nuisances visuelles et acoustiques, impacts sur les espèces volantes, impact sur le patrimoine historique commun, qui fait partie de notre identité collective. A cet égard, le projet ne fait aucune référence aux mégalithes de la vallée de la Sensée, sauf pour le cône de vue depuis le cromlech de Sailly-en-Ostrevent.

    Est-il nécessaire de rappeler qu’au bout d’un combat judiciaire de cinq années, notre association a obtenu gain de cause contre le géant ENGIE Green qui souhaitait implanter un parc éolien sur les communes de Dury, Etaing et Récourt, et que le projet a été refusé par le Préfet, puis par la Cour d’Administrative d’appel de Douai et enfin par le Conseil d’Etat ?

    Faut-il rappeler que la raison principale du refus était l’atteinte au patrimoine, et en particulier aux mégalithes situés à proximité ? Citons l’arrêt de la CAA de Douai :

    « Il résulte de l’instruction que le menhir de la pierre du diable constitue depuis plusieurs millénaires un repère visuel dans la plaine dont il est une des seules composantes verticales. Il est un élément identitaire du paysage… les éoliennes projetées sont très proches du menhir et le surplombent, entraînant ainsi un effet

    d’écrasement et ôtant au menhir son rôle de repère. Aucune mesure ne serait de nature à diminuer suffisamment l’impact du projet sur ce menhir. Par ailleurs, les éoliennes […] sont très visibles depuis le cromlech « les Bonnettes », dont la plus proche n’est qu’à 2 684 mètres. Elles portent atteinte à ce monument historique classé. »

    1. Conclusion

    Il conviendrait donc d’actualiser le projet de PLUi en y intégrant trois modifications porteuses d’avenir pour les habitants de notre territoire :

    1. Recalculer les cônes de vue sur la base d’éoliennes d’une hauteur de 200 m, et les intégrer comme « zones à préserver de l’éolien » dans les prescriptions et la carte en page 47 du document OAP thématiques, document appelé à devenir opposable.
    2. Ajouter à la liste des cônes de vue emblématiques à préserver de l’éolien les vues depuis tous les mégalithes classés monuments historiques offrant un panorama ouvert, et pas seulement depuis le cromlech « les 7 Bonnettes ».
    3. Prendre en compte la zone écologique du Marais de Quiéry-la-Motte et d’Esquerchin parmi les zones tampons.

    En faisant évoluer le PLUi par les trois modifications ici proposées, la Communauté de Communes mettrait en cohérence ses objectifs et les règles opposables assorties d’une cartographie, rendant ainsi plus lisible la décision publique et créant de la confiance.

    En conclusion, l’association ASPECT Val de Sensée émet un avis favorable sous réserve que ces trois modifications soient prises en compte dans une nouvelle version du projet.

    ** **

    Le 20 octobre 2025 Bertrand LECOCQ, Président ASPECT Val de Sensée Association pour la Sauvegarde du Patrimoine, de l’Environnement, du Cadre de vie et des Territoires en Val de Sensée Reconnue d’intérêt général (DDFP Pas-de-Calais 30/08/2022)