Auteur/autrice : Escrebieux

  • Un parc Ă©olien voulu et portĂ© par des habitants

    Les habitants d’Andilly-les-Marais, en Charente-Maritime, ont menĂ© Ă  bien un projet citoyen d’éoliennes. Il va alimenter en Ă©lectricitĂ© 10 000 foyers du secteur.

    Bertrand, Karine, Pascale et les 376 sociĂ©taires de la CoopĂ©rative d’énergies citoyennes et renouvelables (Coopec) sont ravis. Entre les petits fours et le bar Ă  huĂźtres qui s’offrent Ă  eux, ils se fĂ©licitent de leur pugnacitĂ©. Six ans aprĂšs leur premiĂšre rĂ©union, elles sont enfin assemblĂ©es, gigantesques, et surtout puissantes, prĂȘtes Ă  injecter dans le rĂ©seau Ă©lectrique le fruit de la rĂ©colte du vent. Nous sommes Ă  Andilly-les-Marais (Charente-Maritime), une commune de 2 300 Ăąmes au nord de La Rochelle, oĂč trois Ă©oliennes imposent leur silhouette au milieu des grandes cultures. Ici, les habitants ont dĂ©sirĂ© ces moulins Ă  vent, ce qui ne va pas de soi par les temps qui courent.

    Le parc est composĂ© de trois machines d’une puissance de 5,6 mĂ©gawatts chacune, dont les pales font figure d’exception : elles sont longues de 80 mĂštres, les plus grandes en France Ă  ce jour. TestĂ©es dĂšs le printemps, elles vont commencer Ă  produire dans les prochains jours l’électricitĂ© nĂ©cessaire Ă  plus de 10 000 foyers. Jusqu’ici, rien de trĂšs original, sauf que le projet a Ă©tĂ© pensĂ© avec et par des habitants.

    Des dĂ©veloppeurs « arrivĂ©s comme des cow-boys Â»

    Tout a dĂ©marrĂ© en 2015, lorsque des dĂ©veloppeurs ont identifiĂ© la zone comme un couloir de vent prometteur. Ils sont arrivĂ©s « comme des cow-boys, nĂ©gociant en catimini des baux avec les propriĂ©taires terriens Â», raconte une Ă©lue. « Nous redoutions d’ĂȘtre mis devant le fait accompli, se souvient Sylvain Fagot, l’actuel maire. Alors, nous avons lancĂ© un appel Ă  manifestation d’intĂ©rĂȘt [une raretĂ© dans ce domaine] en insistant, dans le cahier des charges, sur l’aspect citoyen de l’affaire. Â»

    Le maire a alors rencontrĂ© Guy Martin et Georges Vasseur, cofondateurs de l’association À nous l’énergie !. Le premier, Ă©galement cofondateur d’Enercoop Bretagne et ingĂ©nieur des ponts et chaussĂ©es Ă  la retraite, est familier des questions Ă©nergĂ©tiques coopĂ©ratives. Face au maire assailli, un argument a fait mouche : « Nous devons et nous pouvons nous rĂ©approprier le cycle de l’énergie Â». L’ensemble des Ă©diles Ă©tait rĂ©ceptif. « Nous voulions que ce projet soit fait par et pour le territoire Â», dit Karine Dupraz, ancienne Ă©lue de la communautĂ© de communes.

    C’est ainsi que Valorem, acteur historique des renouvelables en France, a Ă©tĂ© retenu. Créée il y a trente ans par Jean-Yves Grandidier, personnage truculent et respectĂ© du monde des renouvelables, l’entreprise multiplie les projets en coordination avec les habitants des territoires et souhaite partager la rente d’Éole. RĂ©sultat, aprĂšs une instruction exemplaire et une association des riverains dans les moindres dĂ©tails du projet, il n’y a eu aucun recours, malgrĂ© plusieurs centaines de messages nĂ©gatifs lors de l’enquĂȘte publique.

    Une concrétisation plus rapide que la moyenne

    Entre le dĂ©pĂŽt, l’instruction et l’obtention du permis, les planĂštes s’étaient alignĂ©es au-dessus d’Andilly. « En moyenne, un parc met environ huit annĂ©es Ă  sortir de terre. Ici, sans recours, il n’a fallu que six ans Â», se fĂ©licite Mathieu Bernard, responsable de l’agence Nouvelle-Aquitaine de Valorem.

    Dans un projet classique, le dĂ©veloppeur est aux manettes et prend ses dĂ©cisions seul avec les instances locales. Aucun citoyen, ni collectivitĂ© locale n’est au capital. Pas Ă  Andilly. Une sociĂ©tĂ© de projet, baptisĂ©e Parc Ă©olien d’Andilly-les-Marais, rĂ©unit trois actionnaires : Valorem, le dĂ©veloppeur, qui dĂ©tient 51 % des parts ; Terra Energies, le fonds d’investissement des renouvelables de la rĂ©gion, avec 18 % ; et une sociĂ©tĂ© coopĂ©rative d’intĂ©rĂȘt collectif, la Coopec, avec 31 % des parts.

    Cette derniĂšre rĂ©unit 376 sociĂ©taires, parmi lesquels 356 citoyens ĂągĂ©s de 6 mois Ă  80 ans, la communautĂ© de communes, dix communes, quatre associations et cinq sociĂ©tĂ©s privĂ©es.

    « Nous n’avons pas fait ça pour les intĂ©rĂȘts, mais pour investir dans quelque chose qui a du sens Â»

    Les 34 millions d’euros nĂ©cessaires Ă  la construction du parc ont Ă©tĂ© financĂ©s avec une contribution de chaque actionnaire Ă  hauteur du capital dĂ©tenu. Les habitants ont ainsi rĂ©uni 1,2 million d’euros. D’abord en devenant sociĂ©taires de la Coopec, Ă  raison de 50 euros la part sociale, mais surtout, quand ils le pouvaient, en abondant des comptes courants d’associĂ©s permettant de verser une avance Ă  la coopĂ©rative sous forme d’un prĂȘt rĂ©munĂ©rĂ© sur six, douze ou vingt ans, Ă  des taux de 3 Ă  5 %. Forts de leurs 1,2 million d’euros, les habitants-sociĂ©taires sont allĂ©s voir des banques, permettant Ă  la sociĂ©tĂ© de projet de contracter un prĂȘt de 30 millions d’euros.

    Les revenus issus de la vente d’électricitĂ© sont rĂ©partis entre les diffĂ©rents actionnaires. Comme les autres, la Coopec va percevoir la prime de dĂ©veloppement qui sera redistribuĂ©e tout le long de la durĂ©e de vie du parc (25 ans). Ces 62 000 euros annuels, soit 1,55 million d’euros au total, sont Ă  destination du territoire. Valorem et Terra Énergies ont voulu toucher leur prime de dĂ©veloppement dĂšs l’aboutissement du projet, soit un montant confidentiel de plusieurs millions d’euros.

    « Un comitĂ© de projet — composĂ© de la communautĂ© de communes, des communes d’Andilly et de Marans, mais aussi de cinq sociĂ©taires-habitants de la Coopec et d’un membre de son conseil de gestion — a pour mission d’analyser vers qui ou quoi destiner les revenus de la vente d’électricitĂ© Â», prĂ©cise Bertrand Cardinal.

    Ainsi, un simple citoyen qui rĂ©nove une passoire thermique ou un maire souhaitant isoler un bĂątiment municipal peuvent prĂ©tendre Ă  une aide, Ă  condition toutefois d’ĂȘtre sociĂ©taire de la coopĂ©rative. Chaque sociĂ©taire est fier d’avoir placĂ© son argent sans en attendre des dividendes mirobolants, car il s’agit avant tout de redistribuer les bĂ©nĂ©fices gĂ©nĂ©rĂ©s par le vent. « Nous n’avons pas fait ça pour les intĂ©rĂȘts, explique un couple de retraitĂ©s, mais pour investir dans quelque chose qui a du sens. Notre argent est plus utile ici que dans une banque dont on ne sait oĂč elle le placera. Â»

    Des opposants convaincus

    Autre particularitĂ© : si Valorem se charge de l’exploitation et de la maintenance du parc, les sociĂ©taires de la Coopec sont associĂ©s Ă  la gouvernance. « Valorem souhaitait rester majoritaire au capital, c’est normal, ils vivent de la vente d’électricitĂ©, mais la Coopec dĂ©tient trois voix sur cinq au comitĂ© de pilotage Â», explique Bertrand Cardinal. Pour faire simple : Ă  Valorem la majoritĂ© de la manne, mais aux citoyens la majoritĂ© de la gouvernance.

    « Tout l’aspect concertation a Ă©tĂ© partagĂ©, confirme Mathieu Bernard. Valorem apportait des Ă©lĂ©ments techniques et des idĂ©es, mais les dĂ©cisions se prenaient de maniĂšre collĂ©giale. C’est ainsi que l’on a dĂ©cidĂ© ensemble du dimensionnement du parc, du choix de l’implantation et de la hauteur des machines. Â»

    « L’éolien, je n’en pensais rien avant de mettre le nez dedans Â»

    Toutes les parties prenantes le disent : ce parc est exemplaire parce qu’il a intĂ©grĂ© les habitants en amont. MĂȘme le prĂ©fet qui craignait l’aspect « kolkhozien Â» de la chose le prend en exemple. Les Ă©lus et les riverains ont planchĂ© des centaines d’heures sur les aspects techniques, lĂ©gislatifs, environnementaux des moulins Ă  vent.

    Sylvain Fagot, maire d’Andilly, l’avoue : « L’éolien, je n’en pensais rien avant de mettre le nez dedans ! C’est en travaillant sur des aspects techniques que nous nous sommes fait une idĂ©e, assez Ă©loignĂ©e des idĂ©es reçues. Â» Celles-ci sont tenaces : baisse du prix de l’immobilier ; recyclage nul et pollution sonore maximale ; massacre de rapaces

    « Certes, les Ă©oliennes tuent les oiseaux, c’est vrai, mais entre les chats, les surfaces vitrĂ©es, l’agriculture intensive… Ce ne sont pas les Ă©oliennes qui posent vraiment problĂšme, soutient Bertrand Cardinal, prĂ©sident de la Coopec. Par ailleurs, elles ne se situent pas sur des couloirs de migration. Â»

    « Le seul projet sous cette forme-lĂ  Â»

    Sur la commune, des opposants se sont carapatĂ©s aprĂšs avoir vendu leur maison « en ayant rĂ©ussi une belle culbute Â», assure Sylvain Fagot. Le maire en est persuadĂ© : « Les gens s’accommodent des poteaux Ă©lectriques ou des chĂąteaux d’eau. BientĂŽt l’éolienne dans le paysage ne sera plus un sujet. Â»

    « Andilly est le seul projet sous cette forme-lĂ , car c’est une demande du territoire. Il ne faut pas se leurrer, la plupart des collectivitĂ©s ne souhaitent, ni ne peuvent, allouer du temps Ă  cette thĂ©matique, tempĂšre Mathieu Bernard de Valorem. C’est un engagement chronophage, car les personnes doivent monter en compĂ©tence. Â» Et en affection pour leur parc : la nuit oĂč les pales sont arrivĂ©es, une cinquantaine d’habitants stationnaient en bordure de rond-point, dans le froid, pour applaudir les transporteurs.

    C’est ce qui ravit et Ă©meut Guy Martin. « Tout le monde peut agir, apporter des compĂ©tences ou simplement donner du temps, les talents sont multiples et certaines personnes se sont rĂ©vĂ©lĂ©es. Elles partaient de zĂ©ro et, trois ans plus tard, elles tiennent des discours stupĂ©fiants sur la sobriĂ©tĂ© ! Â» Reste Ă  entretenir la flamme, en soufflant dessus autant que le vent, car le parc est prĂ©sent pour un quart de siĂšcle.

    Des projets photovoltaïques en développement

    En 2024, l’association Energie partagĂ©e comptabilisait prĂšs de 351 projets Ă  gouvernance locale, dont 236 en fonctionnement. Au total, 18 projets Ă©oliens citoyens tournent en France. Ils permettent d’allier dĂ©veloppement d’un territoire et dĂ©ploiement des renouvelables et d’investir dans un projet qui correspond Ă  leurs valeurs tout en participant Ă  l’activitĂ© Ă©conomique de leur rĂ©gion.
    Si ces projets citoyens sont aujourd’hui principalement tournĂ©s vers l’éolien, et mĂȘme l’éolien offshore Ă  l’étranger, d’autres projets similaires se dĂ©veloppent Ă©galement autour du photovoltaĂŻque. La Coopec d’Andilly-les-Marais dĂ©veloppe d’ailleurs deux projets photovoltaĂŻques au sol.

    reporterre.net

  • Un pourvoi d’IEL non admis par le Conseil d’État

    Commentaire prĂ©alable valable aussi pour l’association Escrebieux :

    si on fait quelque chose, on n’est pas sĂ»r de gagner mais, SI ON NE FAIT RIEN, on est sĂ»r de perdre ! La justice peut avoir du bon … si on continue Ă  montrer qu’on est contre notre projet local !

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    Pour rappel, le promoteur IEL et le ministĂšre de l’Écologie faisaient appel de la dĂ©cision de la cour d’appel de Nantes n° 20NT02645 le 31 mars 2023 annulant l’autorisation prĂ©fectorale environnement suite Ă  l’atteinte au paysage et Ă  la cathĂ©drale de SĂ©es.

    Mais le ministĂšre de l’Écologie n’a pas produit les documents attendus par la justice et la 6e chambre du contentieux du Conseil d’État vient de rendre un dĂ©libĂ©rĂ© qui conclut Ă  la non-admission du pourvoi en cassation du ministĂšre. C’est aussi le rejet du pourvoi d’IEL. La dĂ©cision de la cour d’appel de Nantes est donc validĂ©e, et ce projet Ă©olien est dĂ©sormais caduc.

    L’association de sauvegarde de l’environnement en pays de Courtomer se rĂ©jouit, mĂȘme si elle ne s’explique pas que le ministĂšre ait entamĂ© toute cette procĂ©dure en justice, pour finalement ne pas y produire de mĂ©moire, le dossier prĂ©sentant ses arguments. La prĂ©sidente se souvient d’un soutien de l’association qui au dĂ©but de ce long combat lui avait dit Â« si on ne fait rien, on aura ces Ă©oliennes. Si on se bat, on a peut-ĂȘtre une petite chance de ne pas les avoir Â».

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    Commentaire supplémentaire

    On est un peu dans la mĂȘme situation : le prĂ©fet du Pas-de-Calais (tout comme a agi le ministĂšre de l’Écologie) n’a pas voulu dĂ©fendre son point de vue. Donc les promoteurs sont les seuls Ă  pouvoir intervenir en justice. Cela voudrait dire que la partie est perdue d’avance  
 sauf si on continue Ă  montrer notre opposition au projet dans la vallĂ©e de l’Escrebieux.

  • Un parc Ă©olien en pleine zone NATURA 2000 !!!

    REAGISSEZ !

    Si le GON est favorable aux ENR (Ă©nergies renouvelables), il est opposĂ© Ă  ce que les installations, Ă©oliennes dans le cas qui nous concerne, soient prĂ©vues au cƓur d’un site Natura 2000 (*), axe migratoire europĂ©en majeur
 Car c’est bien de cela dont il s’agit !

    Mais ce n’est pas le seul argument Ă  opposer Ă  ce projet dangereux pour la faune, nous en avons listĂ© 16 et vous invitons Ă  participer Ă  la consultation publique afin de donner un avis dĂ©favorable Ă  ce projet :

    https://participer.eolien-en-mer-dunkerque.fr/registre/enquete-emd-rte

    Choisissez les points qui vous conviennent le mieux et retranscrivez-les sans faire de copié-collé.

    Nous connaissons toutes et tous l’importance de ce territoire, notamment lors des migrations, il est vital que nous nous mobilisions contre ce projet comportant, par ailleurs, bien des manquements.

     Date de clĂŽture de la consultation le 18 mai 2024.

     Merci, nous comptons sur vous !

     L’équipe du GON

    (*) : sites naturels, terrestres et marins, vise Ă  assurer la survie Ă  long terme des espĂšces et des habitats particuliĂšrement menacĂ©s, Ă  forts enjeux de conservation en Europe (Source : ministĂšre de l’Ă©cologie)

    Groupe Ornithologique et Naturaliste HdF

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    Nos 16 propositions d’arguments

    Le GON se positionne CONTRE ce projet et fournit les arguments qui ont abouti à cette décision :

    1/ L’implantation de ce parc au cƓur du site Natura 2000 du banc des Flandres, axe migratoire essentiel pour les oiseaux et zone de nourrissage des oiseaux pĂ©lagiques est un non- sens.

    2/ Cette zone NATURA 2000 est également désignée en tant que ZPS (Zone de Protection Spéciale) et en tant que ZSC (Zone Spéciale de Conservation).

    3 /Le couloir de migration oĂč est prĂ©vu la construction du champ Ă©olien de Dunkerque est unique en Europe ! Une centaine d’espĂšces,1,3 million d’oiseaux marins et entre 85 et plusieurs centaines de millions d’oiseaux terrestres sont concernĂ©s. Des espĂšces remarquables et en voie de diminution empruntent cette voie de migration dans les deux sens chaque annĂ©e.

    4/La trilogie «  Éviter – RĂ©duire – Compenser » n’a pas Ă©tĂ© respectĂ©e : d’emblĂ©e « Eoliennes en Mer de Dunkerque » (EMD) et l’Etat français ont prĂ©conisĂ© qu’il Ă©tait impossible d’ «Éviter » le projet et de le situer Ă  un autre endroit.

    5/Les enjeux de biodiversitĂ© n’ont Ă©tĂ© pris en compte qu’aprĂšs dĂ©signation de la zone choisie, il aurait fallu le faire avant. A savoir que le projet se situerait Ă  11 km des cĂŽtes de Dunkerque alors que les parcs Ă©oliens belges et nĂ©erlandais se situent pourtant Ă  plus de 30 km des cĂŽtes. Mais la continuitĂ© avec les parcs Ă©oliens transfrontaliers (moins prĂ©judiciable peut-ĂȘtre pour les oiseaux) n’était pas possible en raison des rails de navigation maritimes. Cette spĂ©cificitĂ© empĂȘche d’extrapoler et de comparer Ă  partir des autres sites transfrontaliers.

    6/Les mesures pour « RĂ©duire » l’impact ne sont pas non plus satisfaisantes. Pour plus de 31 espĂšces l’impact sera consĂ©quent et fort. Les mesures de bridage des Ă©oliennes ne sont pas prĂ©vues et pourraient, si elles Ă©taient prises en fonction de la spĂ©cificitĂ© des espĂšces (ChiroptĂšres Ă©galement), ĂȘtre une alternative.

    7/Les mesures pour « Compenser » ne concernent que 2 espĂšces (le Plongeon catmarin et la Pipistrelle de Nathusius). La Macreuse brune, pour laquelle l’enjeu est trĂšs fort (dĂ©clin prononcĂ©), ne fait mĂȘme pas partie des espĂšces pour lesquelles il est prĂ©vu de compenser !

    8/L’impact des Ă©oliennes de grande taille n’est pas connu avec prĂ©cision. La surface balayĂ©e par les pales n’est pas sans consĂ©quences sur les oiseaux selon les espĂšces

    9/l y a une véritable faiblesse des mesures compensatoires proposées par EMD.

    10/Si EMD ne peut assurer des mesures de compensation effectives et suffisantes pour tendre vers un objectif d’absence de perte nette en ce qui concerne la faune, la loi prĂ©voit que l’autorisation du projet ne peut ĂȘtre donnĂ©e.

    11/Si des suivis complĂ©mentaires visuels et par radar ont eu lieu, ils ont Ă©tĂ© effectuĂ©s en dehors de la zone d’implantation prĂ©dĂ©finie et ont Ă©tĂ© faits depuis la cĂŽte. Ils ne sont pas suffisants et ne donnent pas une image rĂ©elle des populations animales du secteur Ă©tudiĂ©. De plus, pour des raisons de sĂ©curitĂ© Ă©videntes, les sorties par bateau ou par avion destinĂ©es Ă  Ă©tudier le secteur ne se sont faites que par mĂ©tĂ©o clĂ©mente alors que les migrations se dĂ©roulent plus gĂ©nĂ©ralement lors des Ă©pisodes de mĂ©tĂ©o agitĂ©e. Il y a donc une absence criante de donnĂ©es SUR le site mĂȘme du parc Ă©olien.

    12/Raccordements et exploitation vont impacter les fonds marins et les emplacements devraient ĂȘtre choisis avec davantage de prise en compte de ces milieux occupĂ©s Ă©galement par les mammifĂšres marins

    13/La dimension des pales (plus de 200 mĂštres) rendent les collisions inĂ©vitables avec l’avifaune et les techniques prĂ©conisĂ©es ne prouvent absolument pas les Ă©vitements annoncĂ©s

    14/La migration nocturne des  passereaux, chiroptÚres ainsi que les  pics migratoires ne sont pas pris en compte dans les documents soumis au débat public.

    15/Enfin, toutes les associations environnementales sont opposées au projet (GON, LPO, LE CLIPON, GOELAND
)

    16/L’avis du CNPN est nĂ©gatif et sans appel.

    Les promoteurs du projet considĂšrent l’intĂ©rĂȘt public majeur en mettant en avant la neutralitĂ© carbone et l’évolution Ă  la hausse des consommations d’énergie ainsi que la stratĂ©gie de la France en matiĂšre d’énergies renouvelables. Ces raisons ne sont pas un impĂ©ratif absolu ni catĂ©gorique quand on met en perspective l’impact que peut avoir le projet sur la biodiversitĂ© car il est situĂ© dans un couloir majeur pour la migration des oiseaux. Il impacterait aussi significativement des chiroptĂšres dĂ©jĂ  trĂšs menacĂ©s et ne serait pas sans consĂ©quences sur la biologie des mammifĂšres marins.

  • La MRAe des Hauts de France

    La MRAe des Hauts de France

    La mission rĂ©gionale d’autoritĂ© environnementale dans les Hauts-de-France vient de publier son rapport d’activitĂ© 2023. Elle s’est notamment penchĂ©e sur 26 projets de parcs Ă©oliens, un nombre toujours Ă©levĂ©.

    En ce qui concerne l’éolien en Hauts-de-France, l’annĂ©e 2023 reste marquĂ©e par le nombre de projets d’extension de parcs existants ou autorisĂ©s. Les projets de parcs Ă©oliens reprĂ©sentent encore 17 % des dossiers reçus en recul par rapport Ă  2022 (23 %). 

    Sur les projets analysés, les enjeux liés au paysage et à la biodiversité, notamment chauves-souris et oiseaux restent les enjeux principaux

    Cette annĂ©e encore, oĂč le nombre de dossiers Ă  examiner s’est maintenu Ă  un niveau Ă©levĂ©, l’absence de schĂ©ma d’ensemble et de recherche de cohĂ©rence territoriale pour l’implantation des Ă©oliennes continue Ă  se faire ressentir, ce qui conduit la MRAe Ă  ne pouvoir traiter que des projets arrivant au coup par coup et par des opĂ©rateurs diffĂ©rents, conduisant Ă  des territoires pouvant compter plus de 200 machines. 

    Sur l’annĂ©e 2023, la MRAe note en particulier : 
    ‱ l’augmentation de la proportion de parcs en extension de parcs Ă©oliens voisins avec parfois l’ajout d’une ou deux machines ; 
    ‱ l’évolution des machines de plus en plus puissantes qui peuvent avoir des impacts accentuĂ©s sur l’environnement et la santĂ©, avec des hauteurs d’éoliennes de plus en plus importantes et une garde au sol Ă  maintenir Ă  une hauteur suffisante ; 
    ‱ l’absence d’analyse des suivis environnementaux des parcs Ă©oliens Ă  proximitĂ© permettant notamment d’estimer la mortalitĂ© des oiseaux et chauves-souris due Ă  la prĂ©sence des Ă©oliennes ; 
    ‱ la prise en compte encore insuffisante des recommandations du guide Eurobats sur d’implantation Ă  plus de 200 mĂštres de toutes lisiĂšres arborĂ©es, prĂ©vues pour rĂ©duire le risque de mortalitĂ© des chauves-souris et de la note SFEPM Alerte sur les Ă©oliennes Ă  trĂšs faible garde au sol et sur les grands rotors, qui recommande notamment que pour les rotors dont le diamĂštre est supĂ©rieur Ă  90 mĂštres, ce qui est maintenant quasiment toujours le cas, la garde au sol soit au moins de 50 mĂštres. 

    https://www.ventdesnoues.org

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    pour lire le document complet de la MRAe HdF :

    https://www.hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr/?La-MRAe-Hauts-de-France-publie-son-rapport-annuel-2023
  • Une consultation populaire ?

    C’est une proposition belge ! Donc irrĂ©aliste en France ???

    « Nous sommes dans une situation extrĂȘmement difficile »

    Soumettre la crĂ©ation de nouveaux parcs Ă©oliens Ă  la consultation populaire : c’est la proposition du ministre wallon de l’AmĂ©nagement du territoire, Willy Borsus.

    « Nous sommes dans une situation extrĂȘmement difficile : il y a les enjeux en termes d’Ă©nergie renouvelable mais aussi le rejet de plus en plus massif de la population », a-t-il expliquĂ© lundi matin sur Bel RTL.

     Â«Â L’addition de projets, avec parfois trois ou quatre parcs Ă©oliens sur le territoire de la mĂȘme commune, entraĂźne un contentieux trĂšs lourd », a ajoutĂ© le ministre. Selon ce dernier, 33 dossiers diffĂ©rents sont actuellement devant le Conseil d’État.

    « Mon idĂ©e, c’est celle d’une consultation populaire posant la question en toute transparence : sommes-nous prĂȘts Ă  accueillir de nouvelles Ă©oliennes ?

    Nous devons Ă©videmment respecter nos engagements europĂ©ens mais se tourner vers les gens est toujours une bonne idĂ©e », a poursuivi le ministre Borsus en appelant par ailleurs au soutien Ă  d’autres filiĂšres renouvelables.

    https://www.lalibre.be/planete/environnement/2024/04/15/une-consultation-populaire-sur-lavenir-de-leolien-en-wallonie-propose-willy-borsus-nous-sommes-dans-une-situation-extremement-difficile-D6Q53BSIMVEXFOWC5PRDNP55J4

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    Commentaire : c’est une trĂšs bonne idĂ©e. Le problĂšme est que cela se passe en Belgique ! On n’aurait mĂȘme pas idĂ©e de penser ainsi du cĂŽtĂ© des gouvernants français.

  • Les infrasons Ă©mis par les Ă©oliennes

    Les infrasons pourraient constituer « une menace considĂ©rable pour l’ensemble de la biodiversité », selon un mĂ©decin

    Un mĂ©decin allemand tire la sonnette d’alarme concernant l’impact des infrasons Ă©mis par les Ă©oliennes

    En 2024, on estime Ă  9500 le nombre d’éoliennes terrestres et en mer en France tandis que l’Allemagne se plaçait au premier rang europĂ©en en 2022 pour la production d’électricitĂ© Ă©olienne avec 29,9% du total de l’Union europĂ©enne.

    Aux États-Unis, plus de 70.000 Ă©oliennes fonctionnent et le gouvernement amĂ©ricain continue d’approuver des projets d’éoliennes en mer dans le cadre de sa transition vers une Ă©nergie propre.

    Cependant, lorsque les Ă©oliennes tournent, elles produisent non seulement de l’électricitĂ©, mais aussi des infrasons.

    Pour Ursula Bellut-Staeck, femme mĂ©decin et auteur scientifique, cette Ă©volution reprĂ©sente « un Ă©norme problĂšme pour toutes les formes d’organismes Â», y compris l’homme. Elle Ă©tudie depuis plusieurs annĂ©es les effets des infrasons sur la santĂ©. Depuis 2015, elle Ă©tudie les infrasons en tant que facteurs de stress au niveau cellulaire et a publiĂ© en 2023 un article sur la maniĂšre dont les infrasons affectent la microcirculation et les cellules endothĂ©liales.

    Inaudibles mais percutants

    Les infrasons sont des ondes sonores dont la frĂ©quence est infĂ©rieure Ă  20 hertz (Hz). Plus la frĂ©quence du son est basse, plus sa longueur d’onde est grande et plus il est difficile de s’en protĂ©ger. Les infrasons peuvent traverser les murs, les personnes et les animaux.

    « Avec des Ă©oliennes de plus en plus grandes, les frĂ©quences deviennent de plus en plus basses. Cela rend les infrasons plus problĂ©matiques et plus dangereux Â», a dĂ©clarĂ© la Dr Bellut-Staeck Ă  Epoch Times.

    Les Ă©oliennes actuelles atteignent des frĂ©quences aussi basses que 0,25 Hz. La longueur d’onde de cette frĂ©quence est d’un peu moins de 1,38 km.

    Les infrasons prĂ©sentent une autre particularitĂ©. L’homme ne peut gĂ©nĂ©ralement pas entendre les frĂ©quences infĂ©rieures Ă  16 Hz, ce qui correspond Ă  ce que l’on appelle le seuil infĂ©rieur d’audition. En d’autres termes, nous ne pouvons pas entendre la plupart des sons Ă©mis par les Ă©oliennes. Cependant, nous pouvons les ressentir dans notre corps sous forme de bourdonnement ou de grondement, comme dans le cas d’un haut-parleur. Plus la frĂ©quence est basse, plus le niveau de pression acoustique (c’est-Ă -dire le volume) doit ĂȘtre Ă©levĂ© pour que l’on puisse le ressentir ou l’entendre.

    NĂ©anmoins, les forces mĂ©caniques Ă©manant des frĂ©quences sonores inaudibles peuvent avoir un effet sur les structures cellulaires et membranaires, a soulignĂ© la Dr Bellut-Staeck.

    La transmission par l’air et le sol

    Les Ă©oliennes produisent des infrasons lorsque la pale du rotor frĂŽle le mĂąt. La pale du rotor pousse devant elle de grandes masses d’air, qui sont ensuite interrompues au niveau du mĂąt.

    Les infrasons sont alors transmis non seulement dans l’air, mais aussi dans le sol via la tour et peuvent pĂ©nĂ©trer dans les maisons. Les bĂątiments n’offrent donc aucune protection. « Au contraire : Les infrasons aĂ©riens et terrestres peuvent s’additionner considĂ©rablement Ă  l’intĂ©rieur des bĂątiments Â», a expliquĂ© la Dr Bellut-Staeck.

    L’impact sur les cellules endothĂ©liales

    Les infrasons pourraient Ă©galement affecter la microcirculation, c’est-Ă -dire la circulation sanguine du fin rĂ©seau capillaire par lequel l’oxygĂšne et les nutriments pĂ©nĂštrent dans les tissus environnants.

    Plus prĂ©cisĂ©ment, ce sont les cellules endothĂ©liales situĂ©es sur la paroi interne des capillaires qui rĂ©agissent aux infrasons, explique la Dr Ursula Bellut-Staeck qui Ă©tudie la microcirculation et les cellules endothĂ©liales depuis 2004. Outre le transport des protĂ©ines, ces cellules ont plusieurs fonctions vitales, telles que l’inhibition de l’inflammation et le contrĂŽle de la pression artĂ©rielle. Dans une Ă©tude sur les effets des infrasons chez les rats, les chercheurs ont constatĂ© un gonflement de l’endothĂ©lium et des lĂ©sions de la membrane cellulaire externe dans les trois heures suivant l’exposition Ă  des infrasons d’une frĂ©quence de 8 Hz.

    « Depuis 2015 environ, on a remarquĂ© que les personnes exposĂ©es aux infrasons et aux vibrations des Ă©metteurs techniques prĂ©sentaient des symptĂŽmes correspondant Ă  des troubles microcirculatoires Â», a dit la Dr Bellut-Staeck. Cet effet Ă©tait particuliĂšrement perceptible aprĂšs le remplacement des petites Ă©oliennes par de plus grandes.

    Selon une Ă©tude citĂ©e dans le Canadian Family Physician, les effets nĂ©fastes des Ă©oliennes industrielles sont la faiblesse, les vertiges, les maux de tĂȘte, les problĂšmes de concentration et de mĂ©moire, la pression auriculaire, l’arythmie cardiaque et les troubles du sommeil.

    Plusieurs animaux ont Ă©galement rĂ©agi aux Ă©oliennes. On a observĂ© qu’ils quittaient les environs des Ă©oliennes. Une Ă©tude publiĂ©e dans Scientific Reports a montrĂ© que plusieurs espĂšces d’oiseaux et de mammifĂšres Ă©vitaient les parcs Ă©oliens et les zones environnantes, ce qui affectait leurs schĂ©mas de distribution et de migration. Les animaux liĂ©s Ă  un lieu, tels que les chevaux, les vaches et les animaux domestiques, auraient montrĂ© des changements de comportement, y compris des signes de stress.

    « Les symptĂŽmes observĂ©s chez les animaux ne peuvent pas ĂȘtre attribuĂ©s Ă  un effet nocebo Â», note la Dr Bellut-Staeck, comme le suggĂšrent parfois les autoritĂ©s officielles. Contrairement Ă  l’effet placebo, l’effet nocebo dĂ©crit un effet nĂ©gatif sur la santĂ© dĂ» Ă  l’attente de consĂ©quences nĂ©gatives.

    La Dr Bellut-Staeck a soulignĂ© que d’autres systĂšmes techniques Ă©mettent aussi des infrasons et peuvent causer des problĂšmes majeurs. C’est le cas, par exemple, des pompes Ă  chaleur, des installations de biogaz et des turbines Ă  gaz Ă  l’intĂ©rieur ou Ă  proximitĂ© des habitations. Toutefois, elle s’attend Ă  ce que les grandes Ă©oliennes aient les consĂ©quences les plus importantes pour l’environnement et la biodiversitĂ©, prĂ©cisĂ©ment en raison de leur nombre et de leur taille croissants.

    « Ces facteurs de stress chroniques et impulsifs Ă  basse frĂ©quence ne peuvent en aucun cas ĂȘtre comparĂ©s Ă  la pollution naturelle par infrasons [comme les vagues et les vents violents] Â», a-t-elle dit.

    Les dĂ©cĂšs de baleines sont-ils liĂ©s ?

    En 2023, des donnĂ©es officielles ont rĂ©vĂ©lĂ© une augmentation des Ă©chouages et des dĂ©cĂšs de baleines le long de la cĂŽte est des États-Unis. Il existe un lien temporel et gĂ©ographique entre cette surmortalitĂ© et les Ă©tudes gĂ©ologiques menĂ©es en vue de l’expansion de l’énergie Ă©olienne en mer. En consĂ©quence, 30 maires du New Jersey ont signĂ© une pĂ©tition demandant aux membres du CongrĂšs d’interrompre les activitĂ©s d’expansion de l’énergie Ă©olienne en mer jusqu’à ce qu’une enquĂȘte complĂšte puisse ĂȘtre menĂ©e. La National Oceanic and Atmospheric Administration a dĂ©claré : « Il n’existe aucun lien connu entre la mort de grandes baleines et les activitĂ©s Ă©oliennes offshore en cours. Â»

    Mais la Dr Bellut-Staeck reste prĂ©occupĂ©e par les sons et les vibrations Ă  basse frĂ©quence du bruit des navires et d’autres sons. Dans l’ocĂ©an, le son se propage Ă  une vitesse de 1,46 km par seconde, soit quatre fois plus vite que dans l’air. La profondeur des ocĂ©ans n’offre donc aucune protection contre le son.

    « Le son n’affecte pas seulement l’orientation, mais aussi la rĂ©gulation des fonctions vitales de l’organisme Â», explique-t-elle. « Les consĂ©quences pour les animaux sont un manque d’énergie, une inflammation chronique, une perturbation de la reproduction, une surmortalitĂ© et un dĂ©clin de la population. Â»

    Le stress vibratoire

    Étant donnĂ© que tous les organismes rĂ©agissent aux infrasons, la Dr Bellut-Staeck a soulignĂ© que « nous pourrions ĂȘtre confrontĂ©s Ă  une menace Ă©norme, jusqu’ici mĂ©connue, pour l’ensemble de la biodiversitĂ© Â».

    La Dr Bellut-Staeck, qui effectue ses recherches en Allemagne, oĂč l’énergie Ă©olienne est la plus importante contribution au rĂ©seau Ă©lectrique, propose que les sons profonds et les vibrations agissent comme un facteur de stress vibratoire sur les cellules endothĂ©liales. Comme de nombreuses fonctions vitales nĂ©cessitent des cellules endothĂ©liales intactes, les lĂ©sions endothĂ©liales peuvent avoir de graves consĂ©quences, notamment contribuĂ©es au vieillissement vasculaire et Ă  l’athĂ©rosclĂ©rose

    L’Agence fĂ©dĂ©rale allemande de l’environnement a toutefois dĂ©clarĂ© Ă  Epoch Times qu’elle n’avait trouvĂ© aucune preuve que les infrasons Ă©mis par les Ă©oliennes ont des effets nĂ©fastes sur la santĂ© et que « la maniĂšre dont les infrasons Ă©mis par les Ă©oliennes affectent les cellules endothĂ©liales n’a pas encore Ă©tĂ© scientifiquement prouvĂ©e Â».

    Des études internationales montrent des effets nocifs

    La Dr Bellut-Staeck a mentionnĂ© qu’il n’existe actuellement aucune Ă©tude illustrant ou prouvant clairement le risque des infrasons, car la plupart des Ă©tudes se concentrent sur les sons acoustiques ou audibles.

    Cependant, les premiĂšres Ă©tudes sur les effets des infrasons indiquent la possibilitĂ© de graves problĂšmes de santĂ©. Une Ă©tude publiĂ©e dans Environmental Disease a conclu qu’il y avait une forte probabilitĂ© que les personnes vivant Ă  proximitĂ© d’éoliennes industrielles subissent des effets nocifs sur la santĂ© en raison de l’anxiĂ©tĂ©, du stress et de la perte de sommeil rĂ©sultant de l’exposition aux infrasons et Ă  d’autres Ă©missions. Une Ă©tude allemande a Ă©galement mis en Ă©vidence les effets toxiques de l’exposition aux infrasons au niveau cellulaire. Une autre Ă©tude, publiĂ©e dans PLoS ONE, a mis en Ă©vidence des modifications de l’activitĂ© cĂ©rĂ©brale Ă  la suite d’une exposition Ă  une stimulation infrasonore.

    Ces études soulignent la nécessité de poursuivre les recherches et de mieux comprendre les effets des infrasons.

    epochtimes.fr

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    Commentaire reçu

    Tout Ă  fait ce qu’on ressent ici ! Et confirme une fois de plus les problĂšmes d’hĂ©morragies des vaches ! mais bien entendu les agences nationales nient !

  • Olympiades des familles

    Ces olympiades sont organisĂ©es par le comitĂ© des fĂȘtes de la commune de QuiĂ©ry-la-Motte.

    Comme lors des annĂ©es prĂ©cĂ©dentes, l’Association ESCREBIEUX sera prĂ©sente Ă  l’occasion des festivitĂ©s municipales des 11 et 12 mai 2024.

    Un tract doit ĂȘtre distribuĂ© dans la commune.

    En voici le contenu principal

     Le 11 mai, sur le parking des courts de tennis, nous tiendrons un stand oĂč les enfants pourront venir s’amuser gratuitement.

     Le 12 mai, nous organisons un tiercĂ© aux canards sur le parking de la salle Jacques Brel :

    15 partants s’affronteront lors d’une course effrĂ©nĂ©e !

    1 Ribouldingue ; 2 La Calas ; 3 Mireille ; 4 Grisette ; 5 Titine ; 6 Pilettos ; 7 Court cri ; 8 Ptiot Jules ; 9 ChĂ©cha ; 10 Altrappe ; 11 Tungsten ; 12 Arthur ; 13 Gablon ; 14 Pacapo ; 15 Willy

    A vos paris !!!

    Quelques nouvelles du projet d’éoliennes 

    Nous avions apprĂ©ciĂ© que le PrĂ©fet du Pas-de-Calais, Jacques BILLANT, ait, en juin 2023, expliquĂ© dans un arrĂȘtĂ© qu’il s’opposait Ă  juste titre Ă  ce projet.

    A la suite de cette dĂ©cision, il Ă©tait Ă©vident que les promoteurs (Intervent et Valeco) allaient attaquer en Cour administrative d’appel. C’est ce qu’ils ont fait en aoĂ»t 2023.

    La Cour administrative avait donnĂ© jusqu’au 22 mars 2024 pour que le prĂ©fet dĂ©fende son point de vue. Cela n’a pas Ă©tĂ© fait ! Cela laisse Ă©videmment la porte grande ouverte aux promoteurs pour prĂ©parer le terrain afin de dĂ©marrer au plus vite les travaux dĂšs que la justice leur aura donnĂ© raison. En effet, la Cour administrative pourra difficilement faire autrement puisque le seul point de vue des demandeurs sera expliquĂ© et qu’il n’y aura pas d’explications du dĂ©fenseur.

    On pourrait croire que les conseillers du prĂ©fet ont fait une grave faute ou que le prĂ©fet a reçu des ordres (d’en haut) pour laisser tomber. Nous sommes consternĂ©s, comme disait Jean de la Fontaine : « Selon que vous serez puissant ou misĂ©rable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir… Â»

     C’est donc vers la justice europĂ©enne que nous nous tournerons si nĂ©cessaire !!!

     D’ici lĂ , nous avons dĂ©cidĂ© d’organiser un loto Ă  la salle Jacques Brel, le 2 juin : cette information se trouve dĂ©jĂ  sur le site de l’association.

    Pour lire le tract :

    2024…

  • Que fait le prĂ©fet du Pas-de-Calais ?

    Le prĂ©fet du Pas-de-Calais s’oppose Ă  un projet d’éoliennes 
 puis ne dĂ©fend pas son point de vue !!!

    L’association ESCREBIEUX mĂšne une action depuis plusieurs annĂ©es contre le projet d’implantation de trois Ă©oliennes dans la VallĂ©e de l’Escrebieux, sur les territoires des communes d’Izel-lĂšs-Equerchin et QuiĂ©ry-la-Motte.

    L’association avait avons apprĂ©ciĂ© que le PrĂ©fet du Pas-de-Calais, Jacques BILLANT, ait, en juin 2023, expliquĂ© dans un arrĂȘtĂ© qu’il s’opposait Ă  juste titre Ă  ce projet.

    A la suite de cette dĂ©cision, il Ă©tait Ă©vident que les promoteurs – Intervent et Valeco – allaient attaquer en Cour d’appel administrative. C’est ce qu’ils ont fait en aoĂ»t 2023.

    La Cour d’appel avait donnĂ© jusqu’au 22 mars 2024 pour que le prĂ©fet dĂ©fende son point de vue.

    Cela n’a pas Ă©tĂ© fait ! Nous sommes consternĂ©s.

    Cela laisse Ă©videmment la porte grande ouverte aux promoteurs pour prĂ©parer le terrain afin de dĂ©marrer au plus vite les travaux dĂšs que la justice leur aura donnĂ© raison. La Cour d’appel pourra difficilement faire autrement puisque le seul point de vue des demandeurs sera expliquĂ© et qu’il n’y aura pas d’explications du dĂ©fenseur. Il y a eu des exceptions, mais nous n’y croyons pas trop !

    Autrement dit : le prĂ©fet dĂ©cide par arrĂȘtĂ© de s’opposer au projet 
 puis ne va pas jusqu’au bout de ses convictions lorsque l’affaire est instruite en justice.

    Que faut-il comprendre ? Que des ordres venus d’ailleurs ont obligĂ© le prĂ©fet Ă  changer son fusil d’épaule. Si c’est le cas, c’est absolument scandaleux. Quelle autre hypothĂšse ?

    Nous avons demandĂ© audience au prĂ©fet afin de comprendre ce pourquoi il n’a pas voulu se dĂ©fendre et expliquer pourquoi nous continuons et continuerons Ă  nous opposer Ă  ce projet.

  • Un scandale Ă  venir

    Un scandale Ă  venir

    On le sait maintenant, l’énergie soi-disant « verte » est un miroir aux alouettes et les dĂ©gĂąts causĂ©s par l’installation d’éoliennes ou de parcs Ă©oliens sur le territoire sont, dans nombre de cas, irrĂ©versibles.

    Ces derniĂšres annĂ©es, des paysans ont perdu la totalitĂ© de leur cheptel. C’est le cas par exemple de CĂ©line Bouvet, de Didier Potiron et de son Ă©pouse. Pour Eddie Puyjalon, il va falloir tĂŽt ou tard « se diriger vers des procĂ©dures pĂ©nales » 

    👉 Visionner l’entretien : https://www.youtube.com/watch?v=JpWCvw816Hc&t=360s

    La vidéo dure 31 minutes.

    Eddie Puyjalon est un ancien conseiller rĂ©gional et alerte les pouvoirs publics sur les dangers de l’éolien.

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    CommuniquĂ© reçu du cabinet d’avocats Me SĂ©bastien Echezar

    « Victoire dĂ©cisive pour les riverains contre les Ă©oliennes : la cour d’appel de Rennes prononce des condamnations historiques

    Angers, le 27/03/2024

    Dans un arrĂȘt du 12 mars 2024, la cour d’appel de Rennes a prononcĂ© des condamnations importantes Ă  l’encontre d’un promoteur Ă©olien, entre 15 et 40 % de la valeur vĂ©nale des maisons de 13 riverains d’un parc Ă©olien (3 Ă©oliennes de 118 m de hauteur, d’une puissance de 2 MW chacune, situĂ©es entre 516 m et 1 344 m des maisons des riverains).

    La cour d’appel a reconnu l’existence de nuisances visuelles, sonores, sanitaires et Ă©lectromagnĂ©tiques et a considĂ©rĂ© que ces Ă©oliennes avaient un impact sur la santĂ© des riverains, sur leur cadre de vie et sur l’habitabilitĂ© de leurs maisons.
    Le promoteur Ă©olien est donc condamnĂ© Ă  verser aux riverains des sommes importantes en rĂ©paration de la perte de valeur vĂ©nale de leur bien immobilier (633 400 €), outre le remboursement des frais d’expertise (24 078 €) et une somme au titre des frais irrĂ©pĂ©tibles (65 000 €), soit une somme totale de 722 478 €.

    Cet arrĂȘt constitue donc un immense espoir pour les riverains souffrant des nuisances Ă©oliennes. »

  • Discorde autour de l’éolien

    Discorde autour de l’éolien

    Deux élus quittent le conseil

    Si le vote du budget primitif 2024 n’a pas suscitĂ© de dĂ©bat, jeudi 4 avril 2024, au conseil communautaire de Vallons de Haute-Bretagne communautĂ©, on ne peut pas en dire autant d’une dĂ©libĂ©ration, invitant les Ă©lus Ă  prendre acte des zones d’accĂ©lĂ©ration des Ă©nergies renouvelables. Alors que l’éolien cristallise les tensions sur le territoire et au sein de l’intercommunalitĂ©, deux Ă©lus ont quittĂ© le conseil communautaire.

    Alors que les Ă©lus de Vallons de Haute-Bretagne communautĂ© devraient prendre acte des zones d’accĂ©lĂ©ration des Ă©nergies renouvelables (ZAEnR) en conseil communautaire, de vifs Ă©changes sur l’éolien se sont enchaĂźnĂ©s.

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    Les Ă©lus de Vallons de Haute-Bretagne communautĂ© Ă©taient appelĂ©s, jeudi 4 avril 2024, en conseil communautaire, Ă  prendre acte des zones d’accĂ©lĂ©ration des Ă©nergies renouvelables (ZAEnR) qui pourraient accueillir de nouveaux projets.

    Des zones dĂ©finies par les communes. Du moins la majoritĂ©. Alors que l’échĂ©ance, dĂ©jĂ  repoussĂ©e une fois par l’État, Ă©tait au 31 mars 2024, « les communes de Lassy et Guichen n’ont pas encore remontĂ© leurs zones ; Guignen ne l’envisage pas », indique Thierry Beaujouan, prĂ©sident de Vallons de Haute-Bretagne communautĂ© (VHBC).

    Pressentant de vifs Ă©changes, alors que le sujet de l’éolien, clivant sur le territoire, revient rĂ©guliĂšrement en conseil communautaire, il s’est empressĂ© de prĂ©ciser : « On reviendra sur un dĂ©bat plus terre Ă  terre », voulant limiter les prises de parole aux zones d’accĂ©lĂ©ration.

    Val d’Anast et Guichen pointĂ©s du doigt

    Une prĂ©caution qui n’empĂȘchera pas un dĂ©bat houleux. La troisiĂšme vice-prĂ©sidente, MichĂšle Motel, mettra tout de suite sur le tapis son dĂ©saccord avec deux zones Ă©oliennes : celle de Val d’Anast — contre laquelle la municipalitĂ© et des habitants de LohĂ©ac sont vent debout — et une zone sur le secteur de La BouĂ«xiĂšre, Ă  Guichen, qui suscite aussi des oppositions. Elle remet en cause la distance entre Ă©oliennes et habitations dans ces projets.

    Selon elle, « 500 m, mĂȘme si cela respecte la loi », ce n’est pas suffisant alors « qu’il y a des gens qui sont sensibles Ă  ces Ă©oliennes, certains ont de rĂ©els impacts sur leur santĂ© ». Elle estime alors « que le principe de prĂ©caution devrait ĂȘtre appliquĂ© quand des centaines de personnes, dans un rayon d’un kilomĂštre, vont ĂȘtre impactĂ©es. Au nom de ce principe de prĂ©caution, je ne peux pas valider le projet de Val d’Anast, puisque Guichen ne s’est pas encore prononcĂ© sur son projet, que je ne validerai pas non plus Ă  proximitĂ© d’un village oĂč vivent 900 habitants. »

    Le maire de Guichen, Dominique Delamarre, coupe MichĂšle Motel, qui est aussi Ă©lue de l’opposition municipale Ă  Guichen : « Dans le village dans lequel vous habitez, Madame Motel », rĂ©torque-t-il Ă  deux reprises. Thierry Beaujouan rĂ©pĂšte, quant Ă  lui : « Le dĂ©bat, ce soir, n’est pas de dire on veut ou on ne veut pas d’éolien. Le sujet, c’est la transmission aux services de la prĂ©fecture des dĂ©libĂ©rations. Si vous avez un dĂ©bat Ă  Guichen, vous le faites autour de la table du conseil municipal de Guichen ».

    « Une erreur pas anodine »

    Pour revenir au sujet, sans manquer de souligner son amertume, Patrick Bertin, quatriĂšme vice-prĂ©sident de VHBC et maire de LohĂ©ac, lancera, en pointant, lui aussi, Val d’Anast : « Nous, LohĂ©ac, on prend acte que la commune voisine vient impacter notre commune, malgrĂ© une pĂ©tition contre, signĂ©e par 700 habitants. »

    Toujours au sujet de ce mĂȘme projet Ă©olien, le maire de Bovel, JosĂ© Mercier, remettra en cause des donnĂ©es. Notamment celle de la production annuelle annoncĂ©e « pour les trois Ă©oliennes de 3,6 mĂ©gawatts », qu’il regrette « de ne pas avoir trouvĂ©e dans la dĂ©libĂ©ration du jour, mais dans la prĂ©sentation du projet transmise Ă  la prĂ©fecture le 7 fĂ©vrier ».

    Un document qui indique « un chiffre de 23 GWh » de production annuelle annoncĂ©e. Une donnĂ©e qu’il juge fausse. DĂ©taillant son calcul, le maire de Bovel affirme que ces trois Ă©oliennes produiraient « 16 GWh et non pas 23 GWh, une erreur pas anodine, augmentant de 45 Ă  50 % la production rĂ©elle qu’est capable d’assurer trois Ă©oliennes de trois mĂ©gawatts de puissance ».

    « Un document mal fait et mensonger »

    Revenant Ă  la dĂ©libĂ©ration du jour sur les zones d’accĂ©lĂ©ration et au document fournit, JosĂ© Mercier regrette que « la distinction ne soit pas faite entre l’agrivoltaĂŻsme et les simples panneaux photovoltaĂŻque. Ça manque de clartĂ©, d’intelligence, de finesse, du souci de l’agriculture ». Un document pour lequel il « ne votera pas », « mal fait et mensonger ».

    Son avis sera encore plus tranchĂ©, aprĂšs avoir demandĂ© si la synthĂšse fournie fait bien le lien entre les objectifs de production Ă©olienne annuelle Ă  l’horizon 2050, fixĂ©es par le Plan climat-air-Ă©nergie territorial (PCAET), et les zones remontĂ©es par les communes qui ont rĂ©pondu.

    Thierry Beaujouan rĂ©pondra que non, « il s’agit d’objectifs de dĂ©veloppement pour 2050 Ă  partir de 2021 ». Une rĂ©ponse qui n’a pas manquĂ© d’accentuer la colĂšre de JosĂ© Mercier : « Alors c’est du vent ! Comment veux-tu qu’on se prononce sans ces donnĂ©es ? C’est un document fait par des camelots », s’emporte-t-il.

    Les deux élus sortent de la salle

    Le maire de Val d’Anast, Pierre-Yves Reboux, rĂ©torquera : « Ce soir, nous parlons de la carte des zones d’accĂ©lĂ©ration des Ă©nergies renouvelables. C’est quoi une zone ? C’est un secteur gĂ©ographique. Le conseil municipal de Val d’Anast a dĂ©libĂ©rĂ© pour dire qu’il y avait une zone sans doute favorable dans la commune. Je souhaite, M. le prĂ©sident, que nous ne parlions que des zones, que nous restions dans les dĂ©libĂ©rations, les procĂšs d’intention pourront venir le moment venu. »

    Peu de temps aprĂšs, JosĂ© Mercier et Patrick Bertin sortiront de la salle. Les autres prennent acte de la dĂ©libĂ©ration. « L’éolien n’était pas le sujet aujourd’hui, on y reviendra au prochain conseil communautaire, au mois de mai, lorsqu’on abordera le PCAET », assure Thierry Beaujouan. Le dĂ©bat dĂ©jĂ  commencĂ© — Ă  entendre l’élu communautaire, Jean-Marc Maldonado, rappeler entre deux prises de parole : « Il va falloir prendre vos responsabilitĂ©s, la trajectoire climatique est de 4,1 °C » — s’annonce mouvementĂ©.

    Ouest France