Catégorie : Uncategorized

  • Un article dans la Voix du Nord

    Un projet Ă©olien relancĂ© dans l’Arrageois, Drocourt et Bois-Bernard vent debout

    La cour administrative d’appel de Douai a annulĂ© le refus du prĂ©fet du Pas-de-Calais d’autoriser l’implantation de trois Ă©oliennes sur les territoires d’Izel-lĂšs-Équerchin et QuiĂ©ry-la-Motte. Les villes de Drocourt et Bois-Bernard, Ă  proximitĂ© du projet, sont vent debout.

    Nouveau rebondissement dans le dossier Ă©olien commun Ă  QuiĂ©ry-la-Motte et Izel-lĂšs-Équerchin, et Ă  proximitĂ© des villes de Bois-Bernard, Drocourt et HĂ©nin-Beaumont. Le 27 juin dernier, la cour administrative d’appel de Douai a invalidĂ© l’arrĂȘtĂ© du prĂ©fet du Pas-de-Calais, rendu le 6 juin 2023, refusant la demande d’autorisation environnementale. Celui-ci invoquait plusieurs motifs : la proximitĂ© de terrils classĂ©s patrimoine mondial UNESCO, de l’église Saint-Martin d’HĂ©nin-Beaumont classĂ©e monument historique, d’habitations ou encore d’une zone de reproduction du busard des roseaux. À noter que lors de l’enquĂȘte publique prĂ©cĂ©dant la dĂ©cision prĂ©fectorale, le commissaire enquĂȘteur avait Ă©mis un avis favorable.

    Le porteur du projet, la sociĂ©tĂ© Parc Ă©olien de la vallĂ©e de l’Escrebieux, a saisi la cour administrative d’appel de Douai, qui dans un arrĂȘt du 27 juin 2025, lui a donnĂ© raison. Tous les arguments dĂ©veloppĂ©s par le prĂ©fet sont Ă©cartĂ©s. La cour relĂšve ainsi que ce dernier n’a pas fourni d’études attestant la gĂȘne occasionnĂ©e par la prĂ©sence des mats sur les communes. Le paysage, sillonnĂ© par l’autoroute A1 et une ligne TGV, ne prĂ©sente pas « une qualitĂ© particuliĂšrement remarquable Â». Concernant la proximitĂ© des terrils et de l’église Saint-Martin, la cour ne voit pas « de concurrence Â» avec le projet. Les risques pour les oiseaux (busard des roseaux, chauves-souris) sont jugĂ©s minimes et pris en compte.

    Réexamen sous quatre mois

    La cour enjoint Ă©galement au prĂ©fet de rĂ©examiner la demande d’autorisation de la sociĂ©tĂ© Parc Ă©olien de la vallĂ©e de l’Escrebieux dans un dĂ©lai de quatre mois, soit jusqu’au 26 octobre, et de prendre une nouvelle dĂ©cision « expresse Â».

    Consultez l’actualitĂ© en vidĂ©o

    Toutefois, un autre acteur apparaĂźt dans la procĂ©dure. Il s’agit de l’association Escrebieux, farouchement opposĂ©e au projet, qui s’est associĂ©e aux conclusions du prĂ©fet. La cour reconnaĂźt son droit d’intervenir dans le dossier. Ce collectif d’habitants compte maintenant lancer une nouvelle procĂ©dure, dite de tierce opposition, en dĂ©veloppant ses propres arguments.


    Les Bois-Bernadins de la rue du Petit-Bois ont dĂ©jĂ  une vue sur les Ă©oliennes du Douaisis. Ils n’en veulent pas une sur celles de l’Arrageois (ici en juillet 2022). – PHOTO ARCHIVES « LA VOIX Â»

    L’association Escrebieux prĂ©sente Ă  Drocourt ce vendredi 15.

    Du cĂŽtĂ© de la ville de Bois-Bernard, le maire Jean-Marie Monchy a postĂ© un message d’opposition sur Facebook le 7 aoĂ»t : « Afin d’éviter (l’implantation des Ă©oliennes), vous pouvez agir en prenant connaissance des Ă©lĂ©ments (publiĂ©s par l’association EscrĂ©bieux) Â». À Drocourt, la ville a fait installer une banderole d’opposition en mairie et a annoncĂ© que l’association Escrebieux sera prĂ©sente ce vendredi 15 aoĂ»t « au marchĂ© aux puces (route d’Arras et place GiĂ©rek) pour vous informer, Ă©changer avec vous et recueillir votre soutien. Ensemble, faisons entendre notre voix pour dire NON Ă  ce projet et prĂ©server notre territoire ! Â»

    La prĂ©fecture du Pas-de-Calais n’a pas rĂ©pondu Ă  nos sollicitations.

    Réactions

    Pierre Rose, porte-parole d’Escrebieux. « Nous essayons de contacter des maires du secteur (la plupart sont hostiles au projet) et des associations. On est en pleine constitution du dossier, nous avons jusqu’au 26 aoĂ»t pour l’envoyer Ă  la cour administrative d’appel, il est hors de question de baisser la garde. Notre rĂ©gion est saturĂ©e : les Hauts-de-France reprĂ©sentent 6 % du territoire français et fournissent 28 Ă  30 % de la production d’électricitĂ© d’origine Ă©olienne. Â»

    Corinne Dubois, maire d’Izel-lĂšs-Équerchin : « C’est un projet qui Ă©tait dĂ©jĂ  en cours quand je suis devenue maire (en 2020). Je vais me conformer Ă  ce que la justice a dĂ©cidĂ©. La dĂ©cision de la cour d’appel montre que le projet est solide, sĂ©rieux. Notre champ visuel est obstruĂ© par les Ă©oliennes de Flers (Lauwin-Planque), les lignes Ă©lectriques haute tension. Notre paysage est dĂ©jĂ  dĂ©truit. Â»

    FrĂ©dĂ©ric Humez, maire de QuiĂšry-la-Motte : « Je suis surpris car l’argumentaire du prĂ©fet Ă©tait trĂšs sensĂ©. Notre conseil municipal a votĂ© largement contre le projet (lancĂ© sous le mandat prĂ©cĂ©dent). Ce qui m’inquiĂšte, c’est qu’on a huit Ă©oliennes cĂŽtĂ© HĂ©nin-Beaumont, Courcelles-les-Lens, Lauwin-Planque. Il y a des projets refusĂ©s Ă  BrebiĂšres et Fresnes-les-Montauban. S’ils finissent par ĂȘtre acceptĂ©s, QuiĂšry sera complĂštement entourĂ©e d’éoliennes. Â»

    La prĂ©fecture du Pas-de-Calais n’a pas rĂ©pondu Ă  nos sollicitations.

    Trois machines en lisiĂšre du bassin minier

    Le projet prĂ©voit la construction de trois Ă©oliennes : deux sur le territoire d’Izel, un Ă  QuiĂ©ry, d’une puissance totale de 15 MW, plus un poste de livraison.

    Deux d’entre eux prĂ©sentent une hauteur en bout de pales de 180 mĂštres, 160 mĂštres pour le dernier. La sociĂ©tĂ© Parc Ă©olien de la VallĂ©e de l’EscrĂ©bieux (portĂ© par les producteurs d’énergies renouvelables Valeco et Alterric) a dĂ©posĂ© une demande d’autorisation environnementale (l’équivalent du permis de construire) le 5 juillet 2021.

    L’implantation envisagĂ©e se ferait en lisiĂšre des communes de Drocourt, Bois-Bernard et HĂ©nin-Beaumont, Ă  1 kilomĂštre des premiĂšres habitations drocourtoises et bois-bernardines et Ă  environ 1,3 km pour les premiĂšres maisons de Beaumont.

  • Des ÉOLIENNES dans la VallĂ©e de l’Escrebieux

    Nous n’en voulons toujours pas !

    Un article est paru ce jour dans Voix du Nord

    Vous avez sĂ»rement eu connaissance du fait que les promoteurs ont attaquĂ© la dĂ©cision prĂ©fectorale qui refusait ce projet. Le prĂ©fet s’est dĂ©fendu devant la Cour administrative d’appel de Douai. L’association ESCREBIEUX a appuyĂ© le prĂ©fet.
    Malheureusement la Cour d’appel a Ă©tĂ© pratiquement dans le sens des promoteurs, en laissant une chance de rĂ©pliquer de la part du prĂ©fet d’ici trois mois. Mais nous avons peur que le prĂ©fet abandonne.

    En tout cas, l’association ESCREBIEUX continue le combat … avec le soutien de plusieurs personnes.

    Dans l’immĂ©diat, nous devons constituer un dossier pour aller en justice..

    Puisque l’association ESCREBIEUX ne peut pas attaquer de nouveau, nous devons trouver des personnes ou des associations ou des mairies qui pourraient le faire.

    Pour les associations, nous pensons Ă  l’association sites et monuments (grĂące au site archĂ©ologique gigantesque de QuiĂ©ry-la-Motte), au GON, Ă  la LPO, Ă  Nord-Nature-Environnement.

    Nous pensons Ă©galement aux personnes les plus proches des implantations qui seraient les plus impactĂ©es par les nuisances de ces possibles futures Ă©oliennes.

    Nous pensons aussi à plusieurs mairies qui nous ont aidés
 et continueront.

    C’EST TRÈS URGENT

    Ce l’est d’autant plus que nous devons constituer un dossier avant le 20 aoĂ»t ; si c’est n’est pas fait, nous aurons perdu notre temps et nous devrons laisser faire ce projet qui nous prĂ©occupe grandement depuis quelques annĂ©es.

    C’est TRÈS URGENT

    Pouvez-vous nous contacter le plus rapidement possible :

    0321 50 14 10

    IL FAUT RÉAGIR TRÈS TRÈS VITE

    Il y va de la survie de notre combat.

    En tout cas, les frais de justice sont pris en charge par l’association – que vous pouvez aider en adhĂ©rant.                                    En attendant votre rĂ©ponse,

    Merci pour votre compréhension et de votre soutien

    Pour tout contact       

    0321 50 14 10 (c’est urgent)

  • La pĂȘche et les Ă©oliennes en mer

    Sont-elles si incompatibles ?

    Certains pĂȘcheurs et le Rassemblement National affirment que les Ă©oliennes en mer nuisent grandement Ă  la pĂȘche professionnelle. La rĂ©alitĂ© est bien plus nuancĂ©e, notamment car les donnĂ©es sont loin d’ĂȘtre encore toutes disponibles.

    « Les pĂȘcheurs sont Ă  nouveau sacrifiĂ©s au nom d’impĂ©ratifs plus idĂ©ologiques qu’écologiques », telle est la position du Rassemblement National quant aux Ă©oliennes en mer.

    « On n’a pas le droit de pĂȘcher dans la plupart de ces zones (oĂč sont installĂ©es les Ă©oliennes). C’est donc la double peine, les bateaux sont chassĂ©s de leur territoire de pĂȘche traditionnelle et doivent aller plus loin », abondait rĂ©cemment dans nos colonnes Jean-Vincent Chantreau, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral de l’Union française des pĂȘcheurs artisans (UFPA).

    Une affirmation fausse : dans les trois grands parcs Ă©oliens actuellement en service en France (ceux de Saint-Nazaire, Saint-Brieuc et FĂ©camp), la pĂȘche y est autorisĂ©e.

    Mais il existe une rĂ©glementation prĂ©cise pour chaque parc, mise en place par les prĂ©fectures maritimes. Des distances de sĂ©curitĂ© sont instaurĂ©es. Ce sont des contraintes pour la pĂȘche professionnelle, mais pas une interdiction.

    Ce qui est en revanche plus certain, c’est que les « pĂȘcheurs ne sont pas trop fans de l’éolien », reconnaĂźt de son cĂŽtĂ© JosĂ© Journeau, prĂ©sident du ComitĂ© rĂ©gional des pĂȘches des Pays de la Loire. Sa rĂ©gion a Ă©tĂ© la premiĂšre Ă  accueillir un parc « offshore », au large de Saint-Nazaire et mis en service fin 2022.

    « Grosse colonisation »

    Trois ans aprĂšs, le reprĂ©sentant des pĂȘcheurs affirme pourtant « ne pas avoir trop de remontĂ©es du terrain. On vient de faire deux trĂšs bonnes annĂ©es pour le bar. A priori, il y a une grosse colonisaô€€˜on de la faune marine sur les ouvrages comme les pieux, elle revient trĂšs rapidement », rĂ©sume-t-il.

    Mais attention, cela ne signifie pas que l’installation du parc de Saint-Nazaire est neutre sur le mĂ©tier. Si les arts dormants (comme les lignes, les casiers, etc.) s’en sortent visiblement bien, les arts traĂźnants (notamment les chaluts), eux, « ont fait un sacrifice. Ils Ă©taient Ă  la marge, oui, mais ils sont quand mĂȘme exclus de la zone de 70 kmÂČ Â», rappelle JosĂ© Journeau.

    La zone, essentiellement rocheuse, limitait déjà grandement leur utilisation.

    Disparition des bulots

    Plus au nord, le parc Ă©olien de Saint-Brieuc (CĂŽtes-d’Armor), lui, a fĂȘtĂ© sa premiĂšre annĂ©e d’activitĂ© le 1er juillet dernier. Et lĂ , le bilan semble plus difficile Ă  Ă©tablir.

    « L’effet rĂ©cif (oĂč les poissons sont attirĂ©s par les constructions) ne se fait pas encore sentir. AprĂšs, est-ce qu’il y en a moins qu’avant
 Je ne peux pas le certifier », souligne GrĂ©gory MĂ©tayer, le prĂ©sident du ComitĂ© dĂ©partemental des pĂȘches costarmoricain.

    Les pĂȘcheurs de bulots, par exemple, « ne trouvent plus leur compte. Mais c’est aussi liĂ© au rĂ©chauffement climatique : en dehors du parc aussi c’est compliquĂ© », explique le pĂȘcheur qui se dĂ©finit comme « anô€€§-parc Ă©olien ».

    Car au-delĂ  des consĂ©quences sur la pĂȘche, qui paraissent pour l’instant relativement limitĂ©es, le patron du petit chalutier-coquiller Le Pearl ne veut pas de ceô€“e « industrialisaô€€˜on de la mer, qui Ă©tait encore plus ou moins sauvage. Les industriels et les politiques n’ont plus de place sur terre alors ils massacrent les fonds en dĂ©versant des tonnes de bĂ©ton et d’aluminium dans la mer. C’est navrant », lance-t-il.

    Des suivis assez récents

    Avec trois grands parcs en service, on pourrait penser que les consĂ©quences des Ă©oliennes en mer sur les ressources halieutiques (marines) sont dĂ©jĂ  bien documentĂ©es en France. Mais ce n’est pas le cas. « Les suivis n’ont commencĂ© que trĂšs rĂ©cemment avec la mise en service des parcs », explique Marion Cuif, coordinatrice des expertises sur les Ă©nergies marines renouvelables (EMR) Ă  l’IFREMER (l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer).

    À l’étranger, certains parcs sont en service depuis bien plus longtemps. Les Ă©tudes sur ces parcs montrent « qu’il faut bien plus que deux ou trois ans pour Ă©valuer les consĂ©quences des parcs Ă©oliens sur les ressources halieutiques », poursuit-elle.

    Par exemple, l’effet rĂ©cif fonctionne-t-il vraiment ? « On ne le sait pas encore. Localement, oui, cela peut attirer des poissons. Mais est-ce que cela aô€€œre simplement des poissons venus d’ailleurs, ou est-ce que cela fait vraiment augmenter le nombre de poissons d’un stock global ? », s’interroge-t-elle. De plus, il semble difficile de transposer les observations Ă  l’étranger aux parcs français, car chaque parc a ses spĂ©cificitĂ©s.

    Manque d’outils

    En France, les pouvoirs publics n’ont pris que rĂ©cemment la mesure du dĂ©fi de la rĂ©colte et du traitement des donnĂ©es sur le lien entre parcs Ă©oliens et pĂȘche. « Il existe, dans la loi, l’obligation pour les porteurs de projet Ă©olien de partager des donnĂ©es (sur la biodiversitĂ© dans le parc) », explique Marion Cuif, de l’Institut français de recherche pour l’exploitaô€€§on de la mer.

    « Mais il manque les outils pour avoir accĂšs Ă  l’ensemble des informations collectĂ©es dans les parcs », poursuit-elle.

    Pour pallier ce manque d’informations, l’Ifremer planche sur un projet appelĂ© DATAEMR (mĂ©lange de « donnĂ©es » et « EMR »). La version de test sera lancĂ©e « avant la fin de l’annĂ©e », et « les premiers outils seront prĂȘts pour fin 2026 », dĂ©taille la spĂ©cialiste.

    Quid de l’éolien flottant ?

    Les trois parcs principaux en service sont tous composĂ©s d’éoliennes dites posĂ©es, fixĂ©es au fond de la mer. Or les pouvoirs publics misent aussi sur la construction, plus loin des cĂŽtes, d’éoliennes dites flottantes, maintenues par des cĂąbles et non des pieux.

    Les intĂ©rĂȘts sont multiples : au large, il y a davantage de vent. Loin des cĂŽtes, ces Ă©oliennes gĂȘneraient moins les riverains.

    Et la construction, sans pieu Ă  poser au fond de l’eau, dĂ©rangerait beaucoup moins la faune marine.

    Mais il n’est pas certain que les pĂȘcheurs, qui iraient aussi au large, trouvent leur compte. « Cela reste Ă  dĂ©montrer, mais on peut supposer que les parcs Ă©oliens flottants, qui comptent bien plus de cĂąbles que les parcs posĂ©s, pourraient davantage gĂȘner la pĂȘche. Le risque d’accrochage entre un cĂąble et un engin de pĂȘche serait plus grand », suppose Marion Cuif.

    https://www.ouest-france.fr/mer/peche/la-peche-et-les-eoliennes-en-mer-sont-elles-si-incompatibles-325af2ee-565d-11f0-9771-bf42ae6be7a5
  • Transition Ă©nergĂ©tique

    La difficile cohabitation des éoliennes et des oiseaux

    Les Ă©oliennes font face Ă  des vents mauvais
 Pour la premiĂšre fois, la responsabilitĂ© pĂ©nale des exploitants d’éoliennes terrestres a Ă©tĂ© engagĂ©e et deux Ă©nergĂ©ticiens viennent d’ĂȘtre condamnĂ©s pour destruction d’espĂšces protĂ©gĂ©es sur des parcs Ă©oliens. Pourtant, les structures gĂ©antes Ă©taient dotĂ©es de systĂšmes de dĂ©tection.

    ** **

    Selon le Syndicat des énergies renouvelables, une centaine des 2 900 parcs éoliens en France est équipée de systÚmes de détection automatique des oiseaux.

    Le 7 avril dernier, EDF Renouvelables, exploitant 31 Ă©oliennes installĂ©es sur le causse d’Aumelas dans l’HĂ©rault (classĂ© en zone Natura 2000 dix aprĂšs son entrĂ©e en fonctionnement), mais aussi son directeur gĂ©nĂ©ral Bruno Bensasson, Ă©taient condamnĂ©s par le tribunal correctionnel de Montpellier pour destruction d’espĂšces protĂ©gĂ©es. La justice a tenu les Ă©oliennes pour responsables de la mort de 160 oiseaux et chauve-souris, dont de nombreux faucons crĂ©cerellette, espĂšce protĂ©gĂ©e menacĂ©e d’extinction.

    C’Ă©tait alors la premiĂšre fois que la responsabilitĂ© pĂ©nale d’un exploitant Ă©olien Ă©tait engagĂ©e pour ce type de faits. Le 9 avril, c’Ă©tait au tour de ERL-Valeco et de son gĂ©rant, François Daumard, d’ĂȘtre condamnĂ©s pour la mĂȘme raison, un aigle royal retrouvĂ© mort en janvier 2023 au pied d’une des Ă©oliennes du parc de Bernagues Ă  Lunas (HĂ©rault). Tous font appel.

    EDF Renouvelables avait concĂ©dĂ© un taux de mortalitĂ© de quatre Ă  cinq individus par an, et de deux faucons en 2024 sur le site d’Aumelas, arguant nĂ©anmoins s’ĂȘtre « dotĂ© des derniers Ă©quipements de pointe avec un investissement d’un million d’euros en 2024 pour un nouveau systĂšme de dĂ©tection et d’arrĂȘt machine Â». En l’occurrence le systĂšme de dĂ©tection automatique (SDA) de suivi d’avifaune et de rĂ©duction du risque de collision d’oiseaux DTBird (fabricant madrilĂšne). Quant au parc de Bernagues, il Ă©tait Ă©quipĂ© du SDA ProBird de l’entreprise hĂ©raultaise Sens of Life.

    Absence de perte nette de biodiversité

    «L’aigle de Bernagues a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© et on Ă©tait Ă  1,9 rotation par minute au moment de la collision, ce qui est faible mais a quand mĂȘme gĂ©nĂ©rĂ© la mortalitĂ© de l’oiseau Â»,dĂ©taille Christophe Albarran, directeur biodiversitĂ© et relations publiques chez Sens of Life, qui a dĂ©veloppĂ© ProBird.

    Les exploitants de parcs Ă©oliens peuvent solliciter une dĂ©rogation pour la destruction d’espĂšces protĂ©gĂ©es, ce que n’avaient pas fait EDF Renouvelables ni ERL-Valeco. Mais impossible pour les exploitants, de s’exonĂ©rer des mesures d’Ă©vitement et de rĂ©duction si leur parc Ă©olien a un impact sur des espĂšces protĂ©gĂ©es.

    «Estimer la mortalitĂ© des oiseaux due aux Ă©oliennes est compliquĂ©, mais on a renforcĂ© ces suivis et on fait en sorte de les rendre robustes, avec un protocole qui s’impose depuis 2018,indique Geoffroy Marx, spĂ©cialiste du programme ENR et biodiversitĂ© Ă  la LPO (Ligue de protection des oiseaux). La rĂ©glementation demande d’atteindre une « absence de perte nette de biodiversité », c’est-Ă -dire Ă©viter les impacts, rĂ©duire ceux qui ne peuvent ĂȘtre Ă©vitĂ©s, et compenser les impacts rĂ©siduels. Â»

    Lourd tribut pour les rapaces

    Le spĂ©cialiste de la LPO insiste : « L’impact des Ă©oliennes dĂ©pend de leur localisation. Les premiĂšres, dans les annĂ©es 1990 en France, n’Ă©taient pas soumises au mĂȘme droit de l’environnement et les Ă©tudes d’impact Ă©taient lĂ©gĂšres. Les zones Natura 2000 n’existaient pas. Or aujourd’hui, en Occitanie, 28 % des Ă©oliennes sont en zones Natura 2000 avec de gros enjeux sur les grands rapaces Â».

    Proportionnellement aux effectifs de populations, ce sont bien les rapaces qui paient le plus lourd tribut « car ils nichent souvent autour des Ă©oliennes, ce qui nuit Ă  leur reproduction Â», prĂ©cise Geoffroy Marx. C’est aussi problĂ©matique pour les cigognes noires ou l’outarde canepetiĂšre. La LPO prĂ©conise Ă©videmment les systĂšmes de dĂ©tection et de bridages des Ă©oliennes. Deux entreprises hĂ©raultaises conçoivent des SDA : Sens of Life et Biodiv-Wind.

    « ProBird peut dĂ©tecter un aigle Ă  plus de 1 000 mĂštres dans bonnes conditions de visibilitĂ©, un faucon crĂ©cerellette Ă  un peu plus de 600 mĂštres,explique Christophe Albarran chez Sens of Life.On rĂ©duit alors la vitesse du rotor Ă  moins de trois rotations par minute. Â»

    ProBat, pour les chiroptĂšres, envoie des micro-ultrasons permettant de dĂ©tecter les chauves-souris « dans le meilleur des cas Ă  200 mĂštres de l’Ă©olienne, Ă  une dizaine de mĂštres pour les plus difficiles Ă  capter Â». Sens of Life revendique 650 Ă©oliennes Ă©quipĂ©es (340 ProBird et 310 ProBat). L’entreprise propose Ă©galement un bridage prĂ©dictif des Ă©oliennes, en se calant, grĂące Ă  des capteurs, sur les paramĂštres mĂ©tĂ©orologiques favorables Ă  la sortie des chiroptĂšres.

    Biodiv-Wind n’a pas rĂ©pondu Ă  nos sollicitations. Son SDA SafeWind engage des actions d’effarouchement acoustique ou de ralentissement des Ă©oliennes. En 2020 dĂ©jĂ , l’entreprise revendiquait « une base de donnĂ©es de plus d’un million de vidĂ©os qualifiĂ©es par des ornithologues Â» pour entraĂźner ses modĂšles IA. Biodiv-Wind a aussi mis au point BirdSentinel pour l’Ă©tude de l’activitĂ© aĂ©rienne de la faune diurne, AudioBat pour la dĂ©tection acoustique des chauves-souris, et XBird Radar pour une dĂ©tection Ă  longue distance des oiseaux en vol. Soit 756 Ă©oliennes Ă©quipĂ©es dans 12 pays en Europe et huit millions de dĂ©tections d’avifaune et de chiroptĂšres revendiquĂ©es.

    Pas de rĂ©ussite Ă  100  %

    Mais Ă  la LPO, Geoffroy Marx regrette que les SDA soient Ă©valuĂ©s sur leur capacitĂ© Ă  identifier les oiseaux et Ă  dĂ©clencher une action mais pas sur leur efficacitĂ©, assurant qu’« on surestime leur capacitĂ© Â».

    « Nous avons un retour d’expĂ©rience depuis 2015 et 2016 sur ProBird et ProBat, et nous avons obligation de fournir un rapport annuel de fonctionnement,rĂ©pond Christophe Albarran.Sur les chiroptĂšres, le taux de prĂ©servation est supĂ©rieur Ă  92 % de mortalitĂ© Ă©vitĂ©e. Sur ProBird, les donnĂ©es sont tellement diverses d’un parc Ă  l’autre qu’une moyenne n’aurait pas de sens. Nous avons enregistrĂ© de la mortalitĂ© d’oiseaux sur six parcs, dont un avec deux oiseaux, un Milan et une buse… Le SDA rĂ©duit les collisions mais ne les empĂȘche pas Ă  100 %. Â»

    La France s’est dotĂ©e d’un Observatoire des EnR et de la biodiversitĂ© dont les premiĂšres rencontres auront lieu Ă  Paris les 12 et 13 mai prochain.

    « On est loin du far-west ! Â»

    Au Syndicat des Ă©nergies renouvelables (SER), on estime qu’une centaine des 2 900 parcs Ă©oliens en France est Ă©quipĂ©e de SDA.

    « Les Ă©oliennes sont couvertes par la rĂ©glementation ICPE (installations classĂ©es pour la protection de l’environnement, ndlr) et soumises Ă  des Ă©tudes d’impact, notamment faunistique, avec comme principe de base la rĂ©duction de l’impact,rappelle Alexandre Roesch, dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral du SER.Concernant l’avifaune, les exploitants font attention aux couloirs de migration mais aussi au dimensionnement des pales dĂšs la conception. Â»

    Il souligne que « ce n’est pas parce que l’oiseau se dirige vers la zone balayĂ©e par la pale qu’il y aura collision Â», Ă©voquant une Ă©tude de Biodiv-Wind (juin 2023) sur la dĂ©tection de Milan royal, « qui a Ă©tudiĂ© prĂšs de 600 000 vidĂ©os pendant quatre ans sur 250 Ă©oliennes, avec comme rĂ©sultats 734 traversĂ©es de rotors dont 30 qui aboutissent Ă  une collision, lĂ©tale ou non Â».

    Alexandre Roesch plaide la nĂ©cessitĂ© d’analyser chaque projet dans sa globalitĂ© : « En France, on ne pose pas la question de l’impact sur l’environnement de l’extraction, du transport et du raffinage des Ă©nergies fossiles… Dans l’Ă©olien, on doit Ă©viter les couloirs migratoires, les zones d’entraĂźnement militaire Ă  basse altitude et les zones protĂ©gĂ©es, et se positionner Ă  plus de 500 mĂštres d’une habitation. L’agrĂ©gation de toutes ces contraintes nous oblige Ă  une logique de compromis pour trouver le meilleur Ă©quilibre Â».

    S’il se refuse Ă  commenter les rĂ©centes dĂ©cisions de justice, le dĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral du SER craint que la multiplication des actions en justice intentĂ©es contre des projets Ă©oliens ne finisse par dĂ©courager les investisseurs : « Le risque zĂ©ro n’existe pas et aujourd’hui, on va chercher la responsable pĂ©nale des dirigeants ! Il y a une attente d’exemplaritĂ© totale sur les Ă©nergies renouvelables en France… Pourtant, on est loin du far-west ! Â».

    Publié le 16/04/25 à 17:22

    https://www.latribune.fr
  • La Cour Administrative d’Appel de Douai a tranchĂ©

    Ce n’est pas à notre avantage

    La CAA DÉCIDE :

    Article 1er : L’intervention de l’association Escrebieux est admise.

    Article 2 : L’arrĂȘtĂ© du prĂ©fet du Pas-de-Calais en date du 6 juin 2023 est annulĂ©.

    Article 3 : Il est enjoint au prĂ©fet du Pas-de-Calais de rĂ©examiner la demande prĂ©sentĂ©e par la sociĂ©tĂ© Parc Ă©olien de la vallĂ©e de l’Escrebieux et de prendre une nouvelle dĂ©cision expresse dans un dĂ©lai de quatre mois Ă  compter de la notification du prĂ©sent arrĂȘt.

    Article 4 : L’État versera Ă  la sociĂ©tĂ© Parc Ă©olien de la vallĂ©e de l’Escrebieux une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

    Article 5 : Le surplus des conclusions de la requĂȘte est rejetĂ©.

    Que faut-il en penser ?

    Ce n’est pas une victoire totale des promoteurs qui avaient fait appel de la dĂ©cision du prĂ©fet du Pas-de-Calais.

    Il faut rappeler que les promoteurs avaient attaquĂ© en justice la dĂ©cision du prĂ©fet. Le prĂ©fet s’est dĂ©fendu avec un mĂ©moire en dĂ©fense. Nous avions – l’association ESCREBIEUX – apportĂ© un soutien au prĂ©fet en transmettant un mĂ©moire avec quelques arguments complĂ©mentaires.

    A l’heure actuelle, il est notamment demandĂ© au prĂ©fet de revoir sa copie avant le 28 octobre. De ce cĂŽtĂ©, nous ne pouvons qu’attendre la dĂ©cision prĂ©fectorale puisque c’est le prĂ©fet qui est en cause directement.

    Par ailleurs, nous ne pouvons aussi qu’attendre la position prĂ©fectoral en ce qui concerne l’appel Ă©ventuel en conseil d’État.
    Mais nous avons pensĂ© Ă  une autre procĂ©dure 
 que l’on travaillera durant une partie de ces vacances.
    Le combat continue donc et nous n’allons pas nous laisser abattre.

    Que penser de plus ?

    Ce qui suit est le fruit de réflexion de plusieurs personnes

    La Cour annule l’arrĂȘtĂ© du prĂ©fet qui refuse d’autoriser le projet composĂ© de trois Ă©oliennes et l’enjoint d’instruire la demande dans un dĂ©lai de quatre mois.

    La Cour a rejetĂ© l’ensemble des moyens invoquĂ©s par le prĂ©fet estimant que l’impact paysager de ce projet n’était pas suffisant pour justifier un refus. Il a Ă©galement rejetĂ© les moyens relatifs au litige et Ă  la surproduction d’ENR dans le dĂ©partement.

    La CAA « enjoint le prĂ©fet du Pas-de-Calais de rĂ©examiner la demande prĂ©sentĂ©e par la sociĂ©tĂ© Parc Ă©olien de la vallĂ©e de l’Escrebieux et de prendre une nouvelle dĂ©cision expresse dans un dĂ©lai de quatre mois Ă  compter de la notification du prĂ©sent arrĂȘt ».

    Il n’est pas ordonnĂ© au PrĂ©fet d’accepter le projet mais de prendre une nouvelle dĂ©cision…

    Ceci étant on peut se concentrer sur une phrase qui figure au point 14

    «  Compte tenu notamment des changements de circonstances de droit et de fait que l’instruction n’aurait pas en l’espĂšce permis de rĂ©vĂ©ler, 
 »

    Dont je dĂ©duis que la Cour laisse la porte ouverte Ă   un Ă©ventuel changement de circonstances que la prĂ©fecture (et nous-mĂȘmes aprĂšs nous ĂȘtre rapprochĂ©s de la prĂ©fecture) pourrait apporter dans le dĂ©lai de quatre mois prescrit, afin d’à nouveau le refuser.

    Cela signifie qu’il pourrait ĂȘtre plus efficace de :

    1. attaquer l’arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral rĂ©sultant de tout ceci, s’il ne nous Ă©tait pas favorable

    ou 

    2. nous mettre en intervention volontaire s’il prend un nouvel arrĂȘtĂ© de refus,

    ou

    3. …

    plutĂŽt que de partir sur un recours en conseil d’État, dont on ne sait pas Ă©valuer les chances, ne serait-ce qu’au niveau de la seule Admission.

    Car vĂ©ritablement ce point 14 et la dĂ©cision qui suit c’est extrĂȘmement rare. Il est beaucoup plus frĂ©quent que la Cour enjoigne carrĂ©ment au prĂ©fet de dĂ©livrer le projet sous un dĂ©lai de deux mois.

    Donc il y a une possible anguille sous roche dans cette décision.

    La rĂ©ponse de l’avocat est claire : seul l’État peut lancer un pourvoi (et ESCREBIEUX en intervention volontaire, alors).


    Certes, seul le PrĂ©fet pourrait dĂ©poser un recours dans l’immĂ©diat.
    La probabilitĂ© est en effet qu’il ne le fasse pas et prenne une nouvelle dĂ©cision autorisant le projet.
    Mais Ă  ce moment lĂ  il me semble qu’il existe encore deux possibilitĂ©s qu’il faudra Ă©tudier.
    La suite au prochaine numĂ©ro !!!

    Il y a du pain sur la planche pendant ces « vacances Â» !

  • La fĂ©e Ă©lectricitĂ© a perdu sa baguette

    Quel rapport peut-il y avoir entre le black-out Ă©lectrique en Espagne et en partie au Portugal, les sabotages de lignes haute tension et de postes de transformation qui ont plongĂ© Cannes et Nice dans le noir, l’alerte du PDG d’EDF virĂ© par Macron sur le dĂ©fi que devra relever l’entreprise : la surproduction d’électricitĂ© ?

    Tous ces Ă©vĂšnements rĂ©vĂšlent l’aveuglement des dĂ©cideurs et l’absence d’anticipation, bloquĂ©s qu’ils sont dans leur rĂ©flexion par la croyance dans la croissance et le techno solutionisme.

    La constitution du rĂ©seau Ă©lectrique s’est faite sur le gigantisme. Maillage du territoire français Ă  coup de lignes THT (trĂšs haute tension) Ă©tendu ensuite Ă  l’Europe, de la Finlande Ă  l’Espagne, sans rĂ©flexion sur des solutions techniques diffĂ©rentes, comme inciter Ă  l’autonomie de petits territoires avec des possibilitĂ©s de solidaritĂ© avec les voisins si besoin. 

    Ce choix Ă©tait bien entendu liĂ© au moyen de production ; les centrales nuclĂ©aires mais aussi les grosses centrales Ă  charbon ou Ă  gaz induisaient ce type de distribution. On aurait pu penser que la bifurcation vers les Ă©nergies renouvelables allait changer la donne, qu’on allait produire et distribuer de façon dĂ©centralisĂ©e. Pas du tout. 

    Ainsi RTE (RĂ©seau de Transport d’ÉlectricitĂ©) investit pour la seule Occitanie 712 millions d’euros dans le raccordement des Ă©nergies renouvelables au rĂ©seau global.

    Ces investissements justifient Ă©videmment l’installation de toujours plus d’éoliennes et de photovoltaĂŻque alors mĂȘme que RTE pointe dans ses rapports sur la production et la consommation d’électricitĂ© en France que cette derniĂšre est au mĂȘme niveau qu’en 2005, alors que la production ne cesse d’augmenter. 

    Non seulement les installations d’ENR se multiplient mais les soucis de maintenance des centrales nuclĂ©aires sont passĂ©s et elles retrouvent leur niveau de production ; enfin l’EPR de Flamanville commence Ă  monter en charge. 

    Dans ce contexte EDF arrive Ă  caser son Ă©lectricitĂ© Ă  l’export mais les jours oĂč elle la vend Ă  un coĂ»t nĂ©gatif (c’est Ă  dire oĂč elle paye pour qu’on la lui prenne) augmentent. 

    Ainsi en mars RTE a versĂ© prĂšs de 12 000 euros par MWh aux pays voisins pour qu’ils prennent l’électricitĂ© excĂ©dentaire. En outre le rĂ©seau a Ă©tĂ© obligĂ© de dĂ©dommager les promoteurs d’ENR pour qu’ils ne produisent pas. 

    Donc on subventionne la production en payant l’électricitĂ© issue des ENR plus cher que le prix du marchĂ© et on paye Ă  nouveau pour stopper la production. Dans ce secteur pile tu gagnes, face pareil !

    Devant cette rĂ©alitĂ© – oĂč l’on produit trop et on continue Ă  accroitre les moyens de production malgrĂ© leurs atteintes Ă  la biodiversitĂ© et l’artificialisation des sols – les dĂ©cideurs se retranchent derriĂšre une hypothĂšse : demain on consommera beaucoup plus donc il faut prĂ©voir. 

    Quels seront les relais de consommation espĂ©rĂ©s : la voiture Ă©lectrique, l’électrification de certaines production industrielles (acier, bĂ©ton
) les data centers nĂ©cessaires entre autres pour le dĂ©veloppement de l’Intelligence Artificielle ? 

    Mais cela ne se passe pas comme prĂ©vu. Les ventes de vĂ©hicules Ă©lectriques stagnent et les industriels demandent toujours plus d’aides pour passer Ă  l’électricitĂ© et trainent des pieds. On essaie bien de relancer la consommation en limitant les aides Ă  la rĂ©novation de l’habitat ou en assouplissant l’interdiction de louer des passoires thermiques mais ça ne suffit pas.

    Nous avons donc surproduction, ce qui, il faut le rappeler, peut déstabiliser totalement le réseau, qui par ailleurs du fait de son gigantisme est de plus en plus vulnérable.

    Le rĂ©sultat : un PDG d’EDF qui alerte sur cette surproduction au moment oĂč il quitte son poste comme s’il n’y avait pas contribuĂ© durant son mandat ; une Ă©norme panne dans la pĂ©ninsule ibĂ©rique qui reste Ă  ce jour inexpliquĂ©e et un petit groupe d’activistes qui, avec des moyens certainement dĂ©risoires, plonge des centaines de milliers d’habitants dans le noir.

    Le black-out est certainement de ces trois faits, et celui qui devrait le plus nous inquiĂ©ter : car soit la cause est volontairement cachĂ©e, soit, et c’est nettement plus grave, il n’y a pas d’explication donc pas de remĂšde ni de parade.

    toutesnosenergies.fr

  • Chauve-souris et Ă©oliennes

    Faut-il diminuer la vitesse de rotation des pales ?

    Une Ă©tude montre qu’augmenter le seuil de mise en rotation d’une Ă©olienne permettrait de sauver en moyenne 12 chauve-souris dans l’Etat de Victoria en Australie.

    Les chauves-souris, essentielles Ă  nos Ă©cosystĂšmes, souffrent de la transition Ă©nergĂ©tique, particuliĂšrement Ă  cause des Ă©oliennes. Une Ă©tude a rĂ©vĂ©lĂ© que chaque turbine tue en moyenne 12 chauves-souris par an, ce qui reprĂ©sente entre 25 000 et 50 000 dĂ©cĂšs annuels dans cet Etat de Victoria en Australie, oĂč sont implantĂ©es 2 300 Ă©oliennes. Ces collisions, concentrĂ©es en Ă©tĂ© et en automne, dĂ©passent de loin les impacts sur les oiseaux.

    Face Ă  cette situation, des solutions Ă©mergent. Modifier les vitesses de dĂ©marrage des Ă©oliennes, une mesure appelĂ©e « curtailment », s’avĂšre trĂšs efficace selon une Ă©tude. Une Ă©quipe de recherche, dont les travaux sont relatĂ©s par The Guardian, a dĂ©montrĂ© qu’augmenter la vitesse minimale de dĂ©marrage des Ă©oliennes de 1 Ă  3 mĂštres par seconde (m/s) permet de rĂ©duire les mortalitĂ©s de chauves-souris d’au moins 33 %. Une recherche rĂ©cente a mĂȘme montrĂ© qu’un seuil de 5 m/s diminuait les collisions pour toutes les espĂšces de prĂšs des deux tiers.

    Des mesures strictes pour les associations écologistes

    L’Australasian Bat Society milite pour des mesures strictes : un seuil uniforme de 7 m/s pour les Ă©oliennes, du crĂ©puscule Ă  l’aube, pendant les saisons oĂč les chauves-souris sont actives. Une telle stratĂ©gie pourrait garantir un dĂ©veloppement Ă©olien compatible avec la prĂ©servation de la biodiversitĂ©, tout en maintenant l’objectif crucial de rĂ©duction des Ă©missions carbone, selon l’ONG.

    Cependant, d’autres dĂ©fis subsistent. Les chauves-souris, dont 13 espĂšces sont classĂ©es comme menacĂ©es en Australie, font face Ă  de multiples pressions, comme la perte d’habitat et le changement climatique. La Clean Energy Council australienne souligne que si l’industrie Ă©olienne travaille Ă  minimiser ses impacts, une rĂ©ponse coordonnĂ©e est nĂ©cessaire pour protĂ©ger ces animaux.

    Ugo PETRUZZI

    https://www.revolution-energetique.com/chauve-souris-et-eoliennes-faut-il-diminuer-la-vitesse-de-rotation-des-pales/?
  • Cela se passe Ă  Dunkerque

    Une association dĂ©pose un recours auprĂšs du Conseil d’État contre le projet de parc Ă©olien au large de la ville

    L’association Vent Debout 59 a dĂ©posĂ© un recours devant le Conseil d’État contre le projet de construction d’un parc Ă©olien en mer au large de Dunkerque. Alors que le prĂ©fet du Nord a donnĂ© son feu vert, le projet continue de susciter des oppositions.

    L’association Vent Debout 59 annonce ce jeudi avoir dĂ©posĂ© au dĂ©but du mois un recours auprĂšs du Conseil d’État pour interdire la crĂ©ation d’un parc Ă©olien au large de Dunkerque. Le projet, qui prĂ©voit la construction de 46 Ă©oliennes en mer avec une mise en service en 2028, est trĂšs critiquĂ© notamment par les associations environnementales. Des pĂ©titions en ligne demandant aux autoritĂ©s d’abandonner le projet ont recueilli des milliers de signatures.

    Un recours devant le Conseil d’État

    Mi-fĂ©vrier, le prĂ©fet du Nord a donnĂ© son feu vert pour la crĂ©ation de ce parc qui prĂ©voit la construction de 46 Ă©oliennes Ă  10km des cĂŽtes Ă  l’est de Dunkerque, et qui doit permettre de produire l’Ă©quivalent de la consommation annuelle d’Ă©lectricitĂ© d’un million de personnes, soit un tiers de la population du Nord, selon EDF et RTE. En fin d’annĂ©e derniĂšre, l’enquĂȘte publique avait rendu un avis favorable, malgrĂ© 94% de contributions dĂ©favorables du public, et ce, au nom de « l’intĂ©rĂȘt public majeur ».

    Vent Debout 59 et les associations naturalistes dĂ©noncent « une aberration Ă©cologique » dans une zone Natura 2000, ainsi qu’un enfermement industriel, et la pollution visuelle liĂ©e Ă  ces Ă©oliennes.

    francebleu.fr

  • L’aigle royal est mort

    L’aigle royal est mort

    Il avait percutĂ© la pale d’une Ă©olienne

    La justice condamne l’exploitant et ordonne l’arrĂȘt du parc

    Lourde condamnation pour l’exploitant des Ă©oliennes du parc de Bernagues dans l’HĂ©rault. Le tribunal judiciaire de Montpellier a condamnĂ©, ce mercredi aprĂšs-midi, la sociĂ©tĂ© ValĂ©co-Energie renouvelable du Languedoc (ERL) pour destruction d’espĂšce protĂ©gĂ©e Ă  la suspension d’activitĂ© du parc de sept Ă©oliennes. Les Ă©oliennes Ă©copent d’une suspension d’activitĂ© d’un an avec exĂ©cution provisoire « pour Ă©viter la rĂ©itĂ©ration de l’infraction ». Elles doivent cesser immĂ©diatement de fonctionner.

    L’exploitant Ă©cope d’une amende de 200 000 â‚Ź dont 100 000 â‚Ź sursis et le PDG de l’entreprise Ă  une amende de 40 000 â‚Ź dont 20 000 â‚Ź avec sursis. ValĂ©co-Energie renouvelable du Languedoc conteste sa responsabilitĂ© et va probablement faire appel.

    Ces sanctions sont nĂ©anmoins plus lĂ©gĂšres que ce que le procureur de la RĂ©publique avait requis au cours du procĂšs : 750 000 â‚Ź d’amende dont 500 000 â‚Ź avec sursis pour l’entreprise, 150 000 â‚Ź d’amende dont 100 000 â‚Ź avec sursis pour le PDG et la suspension d’activitĂ© avec exĂ©cution provisoire.

    Le seul mĂąle d’un couple d’aigle royal tuĂ©

    L’entreprise est condamnĂ©e pour la mort d’un aigle royal, tuĂ© par une pale d’éolienne, en janvier 2021 sur le massif de l’Escandorgue sur les contreforts du Massif Central. L’animal Ă©tait le mĂąle du seul couple d’aigle royal du dĂ©partement de l’HĂ©rault et fait partie des espĂšces protĂ©gĂ©es. L’aigle avait installĂ© son nid en 2008 Ă  3 km du lieu oĂč les Ă©oliennes ont Ă©tĂ© implantĂ©es en 2016.

    Le 10 janvier 2023, l’aigle royal muni d’un GPS, et qui volait Ă  50 km/h, avait percutĂ© une pale d’une des Ă©oliennes de Bernagues, selon le rapport d’enquĂȘte sur cet incident de l’Office français de la biodiversitĂ© (OFB). L’OFB avait mis en Ă©vidence un « dysfonctionnement du systĂšme de dĂ©tection des oiseaux » lors de l’approche de l’aigle. Une fois percutĂ©, l’aigle avait « chutĂ© lourdement » au pied de l’éolienne avant de mourir.

    20 ans de contentieux pour le parc éolien

    Le parc Ă©olien fait l’objet de nombreux recours depuis 20 ans, rappelle Midi Libre, du point de vue administratif, civil et donc pĂ©nal. La derniĂšre condamnation a ordonnĂ© le dĂ©mantĂšlement des Ă©oliennes d’ici mai 2025 en raison de l’absence d’étude d’impact environnemental. La Cour de cassation doit se prononcer sur la question d’ici peu.

    Il y a trois jours, le tribunal judiciaire de Montpellier avait ordonnĂ© l’arrĂȘt pour 4 mois des 31 Ă©oliennes d’Aumelas dans l’HĂ©rault, soit la pĂ©riode de prĂ©sence sur le site du faucon crĂ©cerellette. La sociĂ©tĂ© EDF Renouvelables et neuf de ses filiales, jugĂ©es responsables de la mort de 160 oiseaux d’espĂšces protĂ©gĂ©es, avaient Ă©copĂ© de lourdes amendes de 5 millions d’euros d’amende dont la moitiĂ© avec sursis.

    ladepeche.fr

    ** ** 

    commentaire

    Valeco est l’entreprise qui projette, avec Intervent, d’installer trois Ă©oliennes dans la VallĂ©e de l’Escrebieux !!!

    Projet que nous combattons !

    https://www.ladepeche.fr/2025/04/09/mort-dun-aigle-royal-la-justice-ordonne-larret-dun-parc-deoliennes-pour-un-an-12625939.php
  • AprĂšs la victoire dans la VallĂ©e de la SensĂ©e

    AprÚs la victoire dans la Vallée de la Sensée

    Le projet dans cette VallĂ©e qui concernait RĂ©court, Dury et Eterpigny prĂ©voyait d’installer 6 Ă©oliennes. ASPECT, l’association créée pour la circonstance, a menĂ© la bataille en opposition. Le prĂ©fet a donnĂ© son avis nĂ©gatif aussi. Donc Engie a attaquĂ© en Cour administrative d’appel de Douai. Ils ont perdu. En dĂ©sespoir de cause, il ont pensĂ© rĂ©ussir devant la Cour de cassation : encore une fois Ă©chec. Donc la bataille est terminĂ©e et l’association ASPECT a voulu fĂȘter cette victoire. Cela s’est passĂ© le samedi 24 mai, sous une pluie battante, ce qui n’a pas empĂȘchĂ© de nombreux marcheurs d’aller Ă  la Pierre du diable, symbole de cette victoire.


    CommuniquĂ© de l’association ASPECT

    AprĂšs plusieurs semaines de beau temps en ce joli printemps, le diable s’est fait un « malin » plaisir Ă  vouloir cĂ©lĂ©brer sa dĂ©sormais trĂšs fameuse pierre de LĂ©cluse, en arrosant copieusement les valeureux combattants venus lui rendre hommage !
    Valeureux combattants qui, armĂ©s de parapluies, ont affrontĂ© les Ă©lĂ©ments pour arroser eux aussi l’évĂ©nement, au champagne Ă©videmment. DerniĂšre petite Ă©preuve, O combien dĂ©risoire eu Ă©gard la lutte acharnĂ©e menĂ©e depuis prĂšs de cinq annĂ©es par ces petits citoyens anonymes contre un gĂ©ant industriel implacable, si dĂ©daigneux et mĂ©prisant au dĂ©part, qui a fini par rendre les armes aprĂšs trois dĂ©faites successives.

    Parmi nos fidĂšles dĂ©fenseurs, Ă©taient prĂ©sents nos indĂ©fectibles soutiens, toujours Ă  nos cĂŽtĂ©s depuis les premiers jours, Charles Beauchamp (Conseiller dĂ©partemental et PrĂ©sident du SAGE de la SensĂ©e), Thomas Meurillon (maire d’Eterpigny), Nicole Descamps (maire de LĂ©cluse) et son adjointe Reine-Elise Carlier, Jean-Claude Plu (maire de Boiry-Sainte-Rictrude), mais aussi Laurent Turpin (maire de Saudemont) et Jean-Pierre Reymbaut (conseiller municipal Ă  Tortequesne).
    Il y avait aussi Pierre Rose et ses amis de l’association Escrebieux-Environnement, qui luttent vaillamment contre un projet Ă©olien Ă  Izel-lez-Esquerchin et QuiĂ©ry-la-Motte, ainsi que des fidĂšles de notre association ASPECT Val de SensĂ©e et quelques amis.
    Merci Ă  tous pour votre fidĂ©litĂ© ! Je ne peux malheureusement pas citer toutes celles et ceux qui nous ont apportĂ© leur soutien comme ils pouvaient, prĂ©sents ou absents ce jour, mais sans leur aide rien n’aurait Ă©tĂ© possible.
    Merci Ă  Nicole Suret qui nous a gratifiĂ© d’une magnifique prose en hommage Ă  la Pierre du diable, et Ă  Daniel Louis Richard, photographe de Tortequesne, qui m’a fait l’immense plaisir de m’offrir une reproduction originale encadrĂ©e de ce somptueux clichĂ© de la Pierre du diable sous un ciel pourpre, de loin mon prĂ©fĂ©rĂ© !

    Merci enfin Ă  tous les membres du collectif, abonnĂ©s de la page FB (7000 vues annonce victoire), adhĂ©rents Ă  l’association, aux maires et conseillers municipaux des communes ayant participĂ© au financement de l’action en justice, les associations partenaires : l’Amicale des Huttiers de la SensĂ©e, l’APEPAC de GƓulzin, la FĂ©dĂ©ration Stop Eoliennes Hauts de France, le GON (Groupe ornithologique et naturaliste des Hauts de France), la CMNF (Coordination mammalogique du Nord de la France), Sites & Monuments au niveau national.
    Merci aux nombreux sympathisants, rĂ©vĂ©lĂ©s par les pĂ©titions et le sondage d’opinion : 82,44% des habitants de Dury, Etaing et RĂ©court opposĂ©s au projet, 673 signatures dans les communes limitrophes, soit au total 1084 signatures.

    Merci encore Ă  celui qui nous a sauvĂ© la mise, notre menhir bien-aimĂ©, et bien mal nommĂ© « Pierre du diable », avec quand mĂȘme un petit regret : la biodiversitĂ© n’a plus aucun poids aujourd’hui, puisque la loi autorise les industriels Ă  demander une autorisation de destruction d’espĂšces protĂ©gĂ©es pour « Raison ImpĂ©rative d’IntĂ©rĂȘt Public Majeur » !
    Alors oui on a gagnĂ© mais il faudra rester trĂšs vigilants, d’autant que selon la cartographie du potentiel Ă©olien terrestre 2023 (site de la DREAL Hauts de France) certains secteurs voisins seraient classĂ©s en zones potentiellement favorables


    Pour ma part, bien parti sur ma lancĂ©e j’essaie maintenant de donner des coups de main dans le dĂ©partement en conseillant les riverains et les associations face aux nouveaux projets Ă©oliens. Mon action continue depuis deux ans au sein de la FĂ©dĂ©ration Stop Eoliennes Hauts de France, en tant que reprĂ©sentant du Pas-de-Calais. Je siĂšge Ă  ce titre depuis cette annĂ©e Ă  la PrĂ©fecture d’Arras en CDNPS (Commission dĂ©partementale nature paysage et sites), et les nombreux combats en cours ne portent pas vraiment Ă  l’optimisme.
    La tendance en rĂ©gion et dans le dĂ©partement est celle du repowering, c’est-Ă -dire le remplacement des Ă©oliennes les plus anciennes par de nouvelles Ă©oliennes, plus puissantes et beaucoup plus hautes, hĂ©las.
    Les prĂ©visions nationales ne sont guĂšre rĂ©jouissantes, avec un projet de PPE3 catastrophique, que les opposants ont rĂ©ussi Ă  bloquer jusqu’à l’étĂ©.
    –    Ce 24 mai 2025, les collectifs nationaux Vent des maires, RĂ©seau Énergies Terre & Mer, Vent de ColĂšre, et CĂ©rĂ©mĂ© (Cercle d’Étude RĂ©alitĂ©s Écologiques et Mix ÉnergĂ©tique) ont appelĂ© Ă  manifester un peu partout en France pour s’opposer Ă  l’éolien et Ă  l’agrivoltaĂŻsme.
    –    La PPE3, c’est la multiplication de l’éolien terrestre par 2 et de l’éolien en mer par 37 en moins de 10 ans, c’est aussi la projection d’une trĂšs forte hausse de la consommation Ă©lectrique en trĂšs peu de temps, alors que les Français consomment de moins en moins d’électricitĂ© depuis plusieurs annĂ©es, et alors mĂȘme que les dĂ©veloppeurs sont contraints d’arrĂȘter les machines en raison d’une surconsommation qui coĂ»te trĂšs cher, puisque l’électricitĂ© en excĂ©dent est obligatoirement Ă©coulĂ©e Ă  prix nĂ©gatif, c’est Ă  dire qu’il faut payer pour s’en dĂ©barrasser !

    Six demandes ont été transmises aux députés et aux sénateurs :
    1. Moratoire sur l’éolien terrestre, l’éolien maritime et les champs solaires en zone agricole.
    2. Stop au gaspillage d’argent public et à la destruction de l’environnement.
    3. Prise en compte des énergies vertes thermiques renouvelables dans la PPE3.
    4. IntĂ©rĂȘt supĂ©rieur majeur de rĂ©duction du coĂ»t de l’électricitĂ© qui a doublĂ© depuis 15 ans pour les particuliers et triplĂ© pour les entreprises.
    5. Prise en compte de l’avis des Ă©lus et des enjeux de dĂ©veloppement des territoires.
    6. Refonte totale de la PPE3.

    La lutte continue !

    /