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  • Avis de gros temps sur l’industrie éolienne -suite

    En multipliant les objets connectés, en tout, partout, ils font avec la gabegie de ressources électronumériques un monde ni plus ni moins humainement et écologiquement insoutenable, à moins de croire à l’Immaculée conception de la matière. Ils ne voient plus rien, n’ont plus aucune vision autre que le technosolutionnisme électro-numérique. Ils ne comprennent plus rien, ne maîtrisent plus rien, sont complètement dépassés du haut de leur Olympe. Mais ils foncent ! En avant toute ! En tout ! Pour tout ! LE PROBLÈME est que nous sommes trop nombreux à ne pas mesurer l’ampleur de la gravité de la situation en faisant chacun des petits ou gros compromis avec ce monde du totalitarisme électronumérique, même si beaucoup s’arrangent ça et là un peu avec leur conscience : je m’autorise un peu à être l’âne un peu coupable de la fable… Je le sais bien, mais bon.

    Macron vient de nous dire à Nantes qu’il faudra multiplier les éoliennes offshore, mais il faudra en rendre la production indépendante car nous dépendons de puissances étrangères (pour ça, il n’y en a qu’une de visée : la Chine avec le néodyme etc. Et pas mauvais du tout pour l’efficacité. Ils savent parfaitement copier nos vices fondamentaux, y compris le pire du capitalisme et de l’impérialisme).

    On va essayer de faire simple : oui, le monde d’avant, celui de deux siècles d’industrialisation a beaucoup pollué et nous en payons tous les dégâts scientifiquement démontrés. Or, ils avaient dès le milieu du XIX° siècle été constatés. Et il fallait de la matière pour supporter ce nouveau monde d’industrialisation toujours imposé par le haut. Et nous avons, en gros Européens puis Américains :

    1. colonisé pour piquer ce que nous n’avions pas en détruisant les cultures locales qui n’avaient rien demandé et qui polluaient beaucoup moins que nous (on pollue toujours un peu, mais cela peut être soutenable). On continue aujourd’hui pour les matières et terres rares. Problème : il y a au Congo, par exemple, tous les grands prédateurs, destructeurs Impérialistes de notre planète : nous et les Américains en perte de vitesse, mais surtout les Chinois, pas mal les Russes et d’autres plus petits. En fait, tout ce monde se faisant la bourre en bonne compétition nationaliste, impérialiste, capitaliste, colonialiste. Ce sont tous des rapaces puants dans la curée au prix de l’exploitation d’enfants, du viol, des destructions d’utérus etc. Fabien Lebrun de notre asso écrit un livre là-dessus, suite à un second voyage sur place. C’est à vomir.
    2. exporté notre mode de vie consumériste industrialisé à la planète presqu’entière. Et cela a été complètement exacerbé avec nos trente glorieuses et l’american way of life.
    3. comme notre mode vie polluait beaucoup et que l’on s’en rendait compte, on a exporté ça ailleurs. La Chine dite « communiste » était l’endroit idéal pour ça : Quand la Chine s’éveillera d’Alain Peyrefitte etc.. jusqu’à Raffarin. On ne voulait pas voir qu’on les avait tellement humiliés que le ressentiment aidant, ils nous rendraient la monnaie de notre pièce en adoptant notre mode de vie hyper-consumériste, capitaliste, impérialiste en nous copiant mais à leur façon. Un retour sinistre à l’envoyeur en quelque sorte. Sauf que ce n’est pas de « bonne guerre », cela nous mènera à la guerre, la vraie avec des moyens de destruction « modernes ». Et ils ont plus que des problèmes avec ça, les Chinois. Adopter notre mode de vie occidental productiviste, capitaliste et être l’usine du monde ne pouvait que finir par leur poser des problèmes. Et c’est très inquiétant. Quand on utilise tous les moyens de contrôle électronumérique pour contrôler la population, qu’elle râle (ce qui s’est passé avec le confinement drastique et délirant jusqu’à entendre dans les rues : mort à Xi Jinping devant des caméras (et on ose penser au sort qui s’est ensuivi de ces gens-là), qu’il y a une crise économique en cours pour avoir trop capitalisquement prospéré, et qu’une nouvelle classe dite moyenne pourrait finir par râler, eh bien il n’y a plus qu’une solution : la guerre.
    4. Nos démocraties face à ces dictatures de fait sont plus que malades, l’État de droit ne cessant de reculer, et particulièrement en France, d’autant que nous sommes le pays le plus rétif quant à sa population (« Gaulois réfractaires ») et le plus critique en Europe – vu ses chercheurs, universitaires et ses publications. La tentation en cours que nous vivons est d’être assujettis aux instruments électronumériques pour nous tracer et nous contrôler de plus en plus. Au nom de notre sécurité bien sûr. Toute l’acceptation de traçage, d’utilisation des smartphones, des objets connectés, est se rendre complices du devenir chinois soft que l’on nous impose par la technique du « nudge », le petit coup de pouce, c’est à dire tenter de forcer en douceur notre assentiment. Et ça marche bien, après tout c’est si commode. En macronie, nous en avons eu 2 excellents exemples : – 1. Le Linky n’est pas obligatoire MAIS mous avons donné l’ordre de l’imposer à Enedis (société à statut privé, ENEDIS SA, mais à capitaux d’État en situation de monopole – bizarrerie toute nationale que l’on envisage de privatiser avec le projet Hercule non abandonné) ; 2. Vous n’êtes pas obligés d’être vaccinés MAIS vous ne pourrez pas faire grand-chose de ce qu’il vous reste de libertés si vous n’avez pas été piquouzés.
    5. Le pire va être de nous persuader de nous sentir obligés d’accepter le portefeuille d’identité numérique. Là, nous serons devenus Chinois totalitaires, ce n’est qu’une affaire de nuance. On est juste un peu en retard pour le nombre d’antennes 5G, de caméras à reconnaissance faciale et de flicage de nos smartphones (Les JO nous feront avancer à très grands pas). Tous sur nos smartphones, c’est bien notre destin imposé… par le « nudge » ! Et nous y consentons, cédons un peu, ici et là.

    R5GN

  • Un projet à Fontenay

    Un nouveau projet de parc éolien prévoit l’implantation de quatre machines de 200m à Longèves et Auchay-sur-Vendée. Hier, une cinquantaine de personnes a manifesté son opposition.

    Pour en savoir plus :

  • Avis de gros temps sur l’industrie éolienne

    Sur tous les continents, le développement des énergies renouvelables, en particulier de l’éolien, est devenu une priorité dans la lutte contre les dérèglements climatiques. Les projets de vastes champs de production à l’intérieur des terres ou en mer foisonnent partout. Et pourtant, l’industrie éolienne n’a jamais affronté une crise aussi grave.

    La seule journée du 14 novembre donne un aperçu des problèmes rencontrés. Ce jour-là, le groupe danois Orsted, le plus grand constructeur d’éoliennes en mer, a annoncé la démission de ses dirigeants et l’abandon d’un projet de champ éolien en mer en Norvège, après avoir renoncé à participer à la construction d’un autre champ en mer au large du New Jersey. Ces mesures, selon le groupe, ne sont que les premières d’une longue série à venir, en réponse à des pertes trimestrielles de plus de 28 milliards de couronnes danoises (3,75 milliards d’euros) publiées début novembre.

    Le même jour, après des semaines d’incertitude, Siemens Gamesa, entreprise née de la fusion entre la filiale éolienne du conglomérat allemand et l’espagnol Gamesa, parvenait enfin à conclure un plan de sauvetage de 15 milliards d’euros, constitué essentiellement par des garanties financières apportées par le gouvernement allemand et sa maison-mère. La société, en graves difficultés techniques et financières depuis près de deux ans, avait annoncé précédemment plus de 4 milliards d’euros de pertes. Elle prévoit de perdre encore 2 milliards l’an prochain. Un plan d’économie de 400 millions d’euros vient d’être lancé. Mais là encore, il ne s’agit que des premières mesures.

    La série de mauvaises nouvelles ne se limite pas à quelques groupes. Tout le secteur est touché. La filiale énergie de GE, un des géants du secteur, redoute d’avoir à supporter quelque 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) de pertes à la fin de l’année, en raison de problèmes financiers et techniques. Même les constructeurs chinois ne paraissent pas épargnés. Le constructeur de turbines Xinjiang Goldwind Science & Technology Co. a publié en octobre des résultats trimestriels en baisse de 98 %.

    Partout les projets de champs offshore sont retardés, voire annulés. Aux États-Unis, malgré le soutien du gouvernement américain, deux groupes seulement se sont présentés pour répondre à des appels d’offres pour construire des champs éoliens maritimes dans le golfe du Mexique. En Grande-Bretagne, les appels d’offres pour de nouveaux projets en mer du Nord ont été simplement annulés en septembre : aucune candidature n’avait été déposée. L’électricien japonais Skikoku Electric Power et le raffineur Eneos Holdings ont annoncé à la mi-novembre l’abandon d’un projet d’éolien offshore au large de Taïwan. La rentabilité du projet, selon eux, n’est pas assurée.

    Crise systémique

    « On assiste actuellement à la conjonction de trois facteurs qui font une crise systémique : des difficultés d’approvisionnement, avec la forte hausse des matières premières (acier, cuivre, aluminium, fibre de verre), la montée des taux d’intérêt et la crise inflationniste. Tous les projets se retrouvent en difficulté », explique Mattias Vandenbulcke, directeur de la stratégie à France Renouvelables, qui regroupe tous les acteurs des énergies renouvelables.

    Mais les problèmes de l’éolien vont bien-au-delà d’un trou d’air conjoncturel, selon de nombreux acteurs du secteur. À partir de 2015, l’industrie n’a cessé de voir ses résultats se dégrader pour plonger aujourd’hui dans le rouge. « Nous devrions être raisonnablement profitables. Pourtant, nous perdons tous de l’argent », constate Jochen Eickholt, directeur de Siemens Gamesa.

    Le temps des pionniers semble révolu. L’industrie éolienne européenne, qui a été la plus innovante au cours des trois dernières décennies et a dominé le secteur, paraît aujourd’hui la plus fragilisée.

    Ces difficultés arrivent au moment où la Commission européenne a arrêté des objectifs des plus élevés en matière de transition énergétique : les capacités de production des éoliennes devraient être portées à 500 GW – soit un quasi-doublement – d’ici à 2030 pour répondre aux objectifs de décarbonation de l’énergie. Mais cela ne peut se réaliser sans « une filière en bonne santé, solide et compétitive », reconnaît-elle. L’objectif, qui était déjà qualifié de très ambitieux, est-il encore tenable avec la crise qu’affronte le secteur ?

    Les États-Unis sont confrontés au même questionnement. Pourront-ils répondre aux impératifs de la transition écologique, si le secteur est en crise ? « L’industrie éolienne américaine est fondamentalement en miettes et doit être repensée », a soutenu le responsable des énergies « propres » de BP, en train de devenir un des grands acteurs de l’éolien, lors d’un sommet sur la transition énergétique début novembre.

    « Vents forts à venir. Soyez prudents. » Parc éolien dans la vallée de Coachella, en Californie (États-unis), le 22 février 2023. © Photo Mario Tama / Getty Images via AFP

    La course vers le gigantisme

    On n’a pas vraiment pris note de ce qui s’est passé dans l’éolien au cours des dernières décennies. Pourtant, le bond technique est spectaculaire. En 1991, comme le rappelle Cédric Philibert, chercheur associé à l’Institut français des relations internationales (Ifri) dans son livre Éoliennes, pourquoi tant de haine ? (éditions Les Petits Matins, 2023), la première éolienne en mer, conçue au Danemark par l’ancêtre d’Orsted, mesure entre 20 et 30 mètres, a des pales de quelques mètres de long, et sa puissance ne dépasse pas 300 kW. De quoi alimenter quelques dizaines de maisons à peine. Le coût de l’électricité produite tourne alors autour de 180 dollars le MWh.

    Année après année, les éoliennes en mer n’ont cessé de grandir – 30, 50, 100 mètres – et leurs performances d’augmenter. Aujourd’hui, les éoliennes, à la recherche de vents plus hauts et plus stables – ce qui augmente les temps de charge de la turbine –, mesurent plus de 100 mètres, ont des pales rotatives de plus de 60 mètres, avec une puissance pouvant aller jusqu’à 8,5 MW.

    Mais la course au gigantisme ne s’arrête pas. Les constructeurs de turbines veulent aller toujours plus haut afin de pouvoir capter des vents plus stables, ce qui permet d’augmenter les rendements. Le géant américain GE, grâce au rachat d’Alstom, très en avance dans ce domaine, comme le précise le New York Times, s’est engagé dans cette voie. Son éolienne en mer, nommée Haliade-X et construite en grande partie en France, ressemble à un monstre : elle mesure environ 260 mètres de haut (presque la tour Eiffel), avec des pales de plus de 100 mètres permettant de développer une puissance de 12 MW.

    Siemens Gamesa a riposté en présentant un nouveau modèle d’éolienne offshore nommée SG 14-222 DD. Ce devrait être l’éolienne la plus puissante du monde. Haute de plus de 250 mètres elle aussi, avec des pales de 108 mètres de long et un rotor de 222 mètres de diamètre, sa puissance installée est censée atteindre 14-15 MW. Cette nouvelle éolienne offshore ainsi que sa turbine 5-X semblent en partie à l’origine des difficultés financières actuelles du groupe.

    Est-on arrivé à un palier technologique ? La course au gigantisme a-t-elle conduit à concevoir des équipements beaucoup trop compliqués à maîtriser, au point qu’ils ne sont plus rentables ? « Je ne le pense pas. Je crois qu’il s’agit plutôt d’erreurs internes commises par Siemens », dit Cédric Philibert. Les déboires actuels de Siemens en tout cas ne sont pas sans rappeler ceux d’Alstom (avant son rachat par GE) en 2003, après acquisition des turbines à gaz du groupe helvético-suédois ABB.

    Effets de levier

    Ces monstres ont toutefois déjà changé la donne. Depuis les premières éoliennes installées, les progrès techniques, le développement en série, l’amélioration des temps de charge ont permis de diminuer notablement les coûts de production et d’améliorer la rentabilité de chaque projet. De 180 dollars le MWh à ses débuts, le coût est tombé en moyenne à 140 dollars en 2010, 80 dollars en 2015 et autour de 60 dollars en 2020.

    Mais cette tendance s’est inversée. Le développement de ces superturbines demande de lourds investissements. Les constructeurs manquent de débouchés pour amortir sur de longues séries les frais de recherche et de développement. Car dans cette activité à haute intensité capitalistique, peu d’acteurs sont susceptibles de porter de tels paris financiers sur le long terme. D’autant que l’environnement financier a radicalement changé.

    Tous les acteurs mesurent maintenant combien le temps de l’argent gratuit les a aidés : les politiques monétaires ultra-accommodantes de ces dix dernières années ont été un puissant accélérateur pour la transition écologique en général, pour l’éolien en particulier. Grâce au taux zéro, le secteur a utilisé des effets de levier gigantesques qui ont permis de faire émerger des projets de fermes éoliennes en mer qui n’auraient jamais pu voir le jour autrement.

    La normalisation financière, voulue par les banques centrales pour lutter contre l’inflation, plonge des promoteurs et les constructeurs – qui sont souvent partenaires dans la création de nouveaux champs – dans le brouillard. Les fermes éoliennes existantes voient leur rentabilité se dégrader avec l’envolée des taux d’intérêt qu’il faut bien payer. Les projets, signés il y a deux ou trois ans, quand tous les acteurs étaient persuadés d’évoluer dans un environnement relativement stable, avec des garanties de rachat de leur production autour de 60-65 dollars le MWh, voient les montages imaginés s’écrouler.

    Car l’équation financière ne tient plus. Entre-temps, le coût des matières premières et les ruptures dans les chaînes d’approvisionnement ont surenchéri les prix de chaque éolienne. Les charges financières s’alourdissent. Les fournisseurs sont en première ligne, pressés de faire des efforts, de rogner sur leurs marges. « On perd 8 % sur chaque turbine vendue », a récemment avoué Henrik Andersen, PDG de Vestas, un autre grand constructeur danois d’éoliennes.

    La contrainte financière est d’autant plus lourde que les délais de raccordement au réseau – c’est-à-dire le moment où l’électricité produite peut être vendue – ne cessent de s’allonger. « Il y a une file d’attente de cinq ans en France pour être raccordé au réseau », dit Cédric Philibert. Les mêmes problèmes existent dans d’autres pays comme l’Allemagne ou la Grande-Bretagne.

    Ces retards ne sont pas dus à une mauvaise volonté ou à des lenteurs administratives : il y a des réalités physiques et industrielles qui font mauvais ménage avec les annonces politiques calquées sur l’instantanéité des marchés financiers. Il faut du temps pour renforcer un réseau, accueillir de nouvelles productions : cela signifie déployer des câbles sous-marins, de nouvelles lignes à haute et moyenne tension, de nouvelles interconnexions, des transformateurs, des stations intermédiaires. Autant de contingences souvent négligées.

    Mais pendant ce temps, les compteurs financiers tournent.

    Choc inflationniste

    C’est le grand reproche de tout le secteur : les gouvernements, quels qu’ils soient, n’ont pas pris la mesure des ruptures qui sont intervenues au cours des trois dernières années. Prenant très rapidement acte de la baisse tendancielle des coûts de production de l’éolien, les pouvoirs publics se sont empressés ces dernières années de diminuer les prix garantis dans les appels d’offres lancés pour construire de nouveaux champs. « Jusqu’à aller à des enchères négatives inversées aux États-Unis », s’indigne Cédric Philibert.

    Les prix de garantie de rachat, négociés il y a deux ou trois ans, sont intenables, explique le cabinet de conseil en énergie Wood Mackenzie. Dernièrement, des investisseurs de projets d’énergie renouvelable, essentiellement du solaire et de l’éolien, censés fournir 70 % de l’électricité consommée dans l’État de New York en 2030, ont tenté d’obtenir 12 milliards de subventions supplémentaires auprès des autorités de l’État pour les soutenir. Celles-ci ont refusé.

    D’autres ont essayé de faire changer les prix garantis inscrits dans les appels d’offres qu’ils avaient remportés. Au moins de les indexer sur l’inflation. Ils ont essuyé les mêmes fins de non-recevoir. Alors que le coût de la vie est devenu un sujet politique partout dans le monde, les pouvoirs politiques affichent le même souci d’offrir une énergie abordable à tous. Mais dans le même temps, ils veulent soutenir la transition énergétique. Le tout en s’appuyant sur les lois du marché. On connaît la suite : quelque chose doit céder.

    Bras de fer avec les gouvernements

    Un vrai bras de fer s’est engagé entre le monde politique et le secteur. Refusant d’assumer plus de pertes, les investisseurs et les fournisseurs renoncent de plus en plus à développer de nouvelles installations jugées non profitables. Ils préfèrent avoir à assumer des pertes et des dépréciations d’actifs pouvant se chiffrer parfois à plusieurs centaines de millions de dollars, plutôt que d’avoir à porter un projet éolien qui ne semble pas rentable sur le long terme.

    D’autant que ces derniers sont de plus en plus chers. « Les meilleures localisations sont déjà prises », dit Cédric Philibert. Les nouvelles fermes sont appelées à être érigées de plus en plus loin, dans des environnements de plus en plus difficiles. On parle désormais de fermes d’éoliennes flottantes, qui ne s’appuient plus sur le plateau continental sous-marin, à l’instar des plateformes pétrolières offshore.

    L’absence de toute candidature à l’appel d’offres lancé par les autorités britanniques a toutefois créé un électrochoc : la Grande-Bretagne est un des pays qui a le plus développé l’éolien en mer (il assure environ 13 % de sa production électrique) et qui a le plus de nouveaux projets. Mais à 60-65 livres (70-75 euros) le MWh, la garantie de rachat a semblé dérisoire.

    L’avertissement semble avoir été entendu. « Nous sommes à l’écoute des préoccupations des industriels du secteur », a expliqué un porte-parole du gouvernement britannique. De nouveaux appels d’offres pourraient être lancés autour de 80-85 livres le MWh. La réponse, cependant, n’est pas suffisante  : c’est un vrai cadre régulé, assurant à la fois une visibilité pour les investisseurs et les industriels et un prix abordable pour les consommateurs, qu’il convient d’imaginer et de reconnaître.

    Le précédent de l’industrie solaire

    La remarque en a glacé plus d’un. D’autant qu’elle a été faite par un des représentants de BASF. Comme de nombreux grands industriels allemands, le conglomérat de chimie a des projets de fermes éoliennes en mer du Nord, pour produire de l’électricité bon marché, transportée sur des centaines de kilomètres jusqu’à ses sites industriels à l’intérieur du pays, pour remplacer ses centrales thermiques et le gaz russe.

    Alors que le groupe s’apprête à investir des centaines de millions d’euros dans ces nouveaux approvisionnements, le président de BASF Martin Brudemüller enterrait l’industrie éolienne européenne dans un entretien publié par le Frankfurter Allgemeine Zeitung. « Les Chinois sont techniquement meilleurs que nous et ils sont aussi moins chers », affirmait-il, estimant que la technologie européenne dans l’éolien est « déjà partie ».

    Va-t-on assister à une répétition de ce qui s’est passé dans l’industrie solaire européenne ? Les Européens vont-ils à nouveau sacrifier tout un secteur au nom de profits à court terme, quitte à regretter par la suite de s’être mis sous dépendance chinoise ?

    C’est ce que redoutent tous les industriels européens. « Les industriels chinois bénéficient d’un très grand marché, du soutien de leur gouvernement, d’une compétitivité entretenue par le non-respect des normes sociales et environnementales. Grâce à l’Inflation Reduction Act (IRA), les industriels américains ont le soutien du gouvernement américain, qui prévoit des contenus locaux. En Europe, on en est toujours à la concurrence libre et non faussée. Dans les appels d’offres, le seul critère retenu est toujours le moins-disant », explique Mattias Vandenbulcke.

    « Les difficultés rencontrées par les Européens font que les fabricants chinois de turbines sont en train de prendre des commandes. Ils proposent des turbines moins chères, des critères plus lâches et des conditions financières inhabituelles », relève de son côté l’association WindEurope, qui regroupe les acteurs européens du secteur. Avant de prévenir : « Le risque est réel que l’énergie éolienne se fasse en Chine et non en Europe. »

    La Commission européenne assure avoir entendu les différentes mises en garde. Elle a adopté en octobre un « European Wind Power Action Plan », afin que « l’éolien continue à être un succès européen ». « En l’espace de deux ans, l’Europe a perdu son leadership, alors que le plus grand marché mondial pour l’éolien est en Asie. Cette tendance commence à être visible en Europe même. La pression des concurrents internationaux grandit. Ces acteurs peuvent s’appuyer sur de larges marchés domestiques et des formes variées de soutiens gouvernementaux », a expliqué Kadri Simson, commissaire européenne à l’énergie.

    Ce plan doit être discuté cette semaine au Parlement européen. Il prévoit de soutenir les technologies totalement décarbonées. Il fixe comme objectifs de produire 40 % des développements annuels dans les technologies décarbonées d’ici à 2030 et d’atteindre 25 % de ce marché mondial. Mais pour l’instant, aucun changement de doctrine n’a été adopté, aucun moyen n’a été arrêté.

    À l’ombre des majors pétrolières

    Il est un autre risque plus discret qui plane sur le développement de l’éolien : celui de la mainmise des majors pétrolières sur le secteur. Depuis deux ou trois ans, souvent sous la pression de leurs actionnaires, les grands groupes pétroliers, à commencer par BP, Shell, TotalEnergies, se sont lancés dans le développement de l’éolien offshore. Ce dernier figure comme un axe de leur politique en réponse aux accusations portées contre leurs activités polluantes, responsables en partie des dérèglements climatiques.

    Un puits de pétrole près d’un champ d’éoliennes, le 4 octobre 2023 à Nolan, Texas. © Photo Brandon Bell / Getty Images via AFP

    Grâce à leur puissance financière et à leurs connaissances des risques acquises par les explorations et exploitations pétrolières offshore, ils ont la capacité de se lancer dans les projets les plus lourds et les plus ambitieux.

    Récemment, TotalEnergies et BP ont raflé les derniers appels d’offres éoliens en Allemagne. BP a encore de grands projets en mer du Nord au large des côtes britanniques. TotalEnergies a signé pour un large projet au large du New Jersey. Ils peuvent en assumer les risques : même si cela ne lui a pas fait plaisir, Shell, à la différence d’autres acteurs de l’éolien, a accepté sans broncher d’assumer 2 milliards de dollars de dépréciations d’actifs sur un projet sur la côte est des États-Unis.

    Pour les grands groupes pétroliers, ces investissements sont tout bénéfice. Ces fermes éoliennes leur permettent de compenser en partie leurs émissions de CO2. Ils montrent leur engagement dans la transition écologique et répondent ainsi aux nouvelles normes environnementales et sociales (ESG) exigées par les investisseurs financiers, au nom de la finance verte.

    Mais en étant au centre du système, d’un côté comme exploitants des énergies fossiles, de l’autre comme grands acteurs de l’éolien, ils sont en position de maîtriser totalement le calendrier, de fixer le rythme de développement de l’éolien, selon leurs intérêts. Car leur conversion aux énergies renouvelables n’est que de façade. Ils le disent tous, et leurs investissements le prouvent : le pétrole est appelé à avoir un très, très long avenir.

    mediapart

  • Le scandale des éoliennes

    Une vidéo de 31 minutes

    Vidéo/Table ronde sur Radio Courtoisie /éolien dans le 71 et à Marigny-St Micaud ; le 27 novembre 2023

    31 minutes

    avec

    Olivier Dubar, vice-président de Vent de sottise

    Sioux Berger, auteur du livre “Le prix du vent : Des éoliennes, des bêtes et des hommes” (Éditions du Rocher)

    Dany Poullet, présidente de l’association ACCU 71

    Daniele Peraudin, maire de Maux dans le 58.

    Paulette Matray, maire de la commune de Marigny dans le 71

    sur un projet de 4 éoliennes de 247 mètres de hauteur.

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    Mercredi 29 novembre sur Radio Tocsin

    avec

    Julien Aubert

    Daniele Peraudin

    Olivier Dubar

    Dany Poullet

    39 minutes

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    Commentaire reçu de Dany POULLET (ACCU 71)

    Comme vous le verrez en écoutant mes interventions dans les deux tables rondes (celle du 27 et celle du 29 novembre), je fais le lien entre transitions énergétique et numérique, les deux servant cette fameuse transition écologique … Ces trois transitions étant trois illusions pour pallier le réel problème écologique de notre planète…Les deux premières n’étant pas LA solution, mais LE problème comme le dit fort bien Aurore Stéphan (entre autres…) 
    C‘est justement ce lien qui à mes yeux est important à faire pour bien prendre conscience que tout se tient…..
    Dommage aussi, que lorsque l’on parle EnR ce soit toujours pour opposer les partisans du nucléaire à ceux des EnR et réciproquement…
    Quand allons-nous  cesser de nous opposer à ce niveau pour agir sur le vrai pilier de la transition écologique : celui de la déconnexion….. 
    Il faut se recentrer sur le bon axe : la sobriété numérique qui amènera la sobriété énergétique… 
    Quant à trouver une énergie qui ne pollue pas… ? qui connaît la solution ?
    Je vous le dis : avoir des monstres de 247 m de hauteur à 700 mètres de chez soi……ce n’est tout simplement pas possible pour moi….alors, que nous reste-t-il ? La fuite ?? 


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    Nouveau commentaire

    C’est le fond du problème. Qui dit tout-connecté, dit numérique et donc électricité. Il s’agit d’un totalitarisme électronumérique ni plus ni moins (« un fait social total » selon la définition sociologique + diktat d’un État, Prince devant sa Cour des lobbys industriels et marchands avec stratégie d’imposition directe ou indirecte : « le nudge »). Il suffit de lire les articles de Neau et Lebrun dans la revue Illusio. Et Flippo, Bihouix, Pitron, Gras, Dubey etc. l’analysent clairement. On va droit dans le mur.

    Déni sanitaire et fabrique industrielle du doute, exactement comme pour l’amiante, le tabac, les pesticides etc. + abandon des valeurs fondamentales de liberté individuelle et d’intimité (valeur « dépassée » selon Éric Schmidt) qui constituent notre socle humaniste et démocratique + multiplication des points d’entrée nous menant droit au blackout alors que nous n’avons pas que des amis dans les impérialistes capitalistes qu’ils soient américain ou russe ou chinois ou perse ou ottoman en plus des hackers souvent à la solde d’États.

    Enfin, c’est une catastrophe écologique. D’ailleurs, beaucoup de métaux et terres rares seront épuisés en 2030 d’après Bordage et Bihouix. Ce qui fait que l’on va saccager encore plus les Océans et l’espace pour aller en chercher.

    D’ailleurs, pourquoi y a-t-il débat sur les énergies pseudo-propres ? En toute logique, vu l’obésité énergétique annoncée, il y aura des centrales nucléaires, des éoliennes, du solaire partout – tout cela, comme le dit Bernard Neau, relevant de « l’Immaculée conception de la matière ». Nous sommes là face à une forme de religion fanatique.

    Si nous n’avons pas une vision politique globale de la gravité des enjeux et ne dénonçons pas ça très fort, nous sommes foutus. Oui, nous sommes rentrés en résistance face au technototalitarisme numérique et nous battrons pour arracher un droit universel (valable pour tous, y compris Breton et Macron…) à la non-connexion/déconnexion, bataille que ACCAD a déjà lancée en France. Bravo. Nous commençons à en recevoir des échos de l’étranger.

    Résistance 5G Nantes

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    On est dans une période d’ébriété énergétique. On ne fait que le répéter. Il faut d’ailleurs rappeler ce que le président de RTE, Xavier Piechaczyk, a dit : « il faut électrifier l’économie ». Si on ne se bat pas pour une sobriété énergétique, on court à la catastrophe. Il ne faut pas compter sur les puissants (par exemple, ceux qui monopolisent la parole lors de la Cop 28). Il faut compter sur nos propres forces … même si elles paraissent faibles.

  • Téléthon à Quiéry-la-Motte

    Pour avoir accès au tract qui a été distribué :

    Depuis 2021, nous nous opposons au projet d’implantation d’éoliennes industrielles à Izel-lès-Equerchin et Quiéry-la-Motte.

    Les raisons de cette opposition sont nombreuses :

    • Trop hautes et trop proches des habitations.
    • Trop proches du bassin minier (patrimoine mondial de l’UNESCO).
    • Trop nombreuses autour de nos deux villages : 8 installées au nord à Lauwin-Planque et Esquerchin, 3 prévues au nord-ouest dans nos deux villages, 3 autres programmées à l’avenir à l’ouest de ce secteur et 3 programmées à l’est à Brebières… Soit un total de 17 éoliennes (8 installées et 9 en projet).
    • Trop d’infrastructures pour nos deux villages déjà bien impactés par l’autoroute A1, la ligne TGV et la ligne THT…
    • Inutiles car leur rendement est faible (un peu plus de 30 % du temps).
    • Néfastes pour la nature (destruction de la biodiversité).

    Nos arguments ont été entendus par le préfet qui a interdit ce projet.

    Bien entendu, ces industriels sans scrupules ont décidé d’utiliser l’argent des subventions de l’État (nos impôts) pour attaquer en justice l’État afin d’avoir encore plus de subventions (toujours notre argent).

    Nous pensons que nous ne serons pas de trop avec la préfecture pour défendre notre point de vue devant la cour administrative d’appel de Douai.

    C’est là que les promoteurs nous attendent car chacun sait que cette procédure coûte cher.

    Pour l’instant, nous ne sommes pas en capacité d’assumer cette dépense importante.

    C’est pourquoi, lors du téléthon, nous amuserons gratuitement les enfants et en profiterons pour vous rencontrer et vous expliquer notre projet.

    Pour nous aider

    Voir aussi article en date du 24 novembre sur ce site :

    https://www.helloasso.com/associations/escrebieux/collectes/non-aux-eoliennes-industrielles-a-izel-et-quiery-62

    Pour tout contact

    escrebieux.association@gmail.com

    https://escrebieux-environnement.fr

    03 21 50 14 10

  • Commentaire reçu

    L’information demandant d’aider l’association ESCREBIEUX a commencé sur ce site avec un article en date du 24 novembre.

    Nous avons déjà quelques contributeurs.

    ESCREBIEUX ; 5 ter, rue des aubépines 62490 QUIERY LA MOTTE

    Merci pour les contributeurs. Merci pour les futurs contributrices et contributeurs.

    LE COMBAT NE FAIT QUE CONTINUER.

    La demande de dons commence très lentement. On a le temps d’arriver à nos fins en ce qui concerne les dons. Et on a confiance ; pour deux raisons :

    – notre combat est légitime

    – les sympathisants à notre cause sont en nombre important.

    ** **

    A la suite de cette demande de dons, un commentaire nous a été envoyé. Cela va permettre de débattre :

    « Que le préfet donne raison à l’opposition aux éoliennes est parfaitement congruent avec la politique de faux-cul du gouvernement qui ne se lasse pas de retarder le développement de cette source d’énergie, renouvelable et compétitive.

    On n’imagine pas construire des éoliennes dans les régions les moins ventées du territoire. Si une opposition sérieuse et aussi virulente portait sur la prolongation de l’exploitation des 6 réacteurs de Gravelines, on pourrait croire à la sincérité de votre engagement.

    XY [les initiales ont été modifiées]

    PS : je croise les doigts pour que votre région n’ait jamais à subir les retombées radioactives d’un accident à Gravelines. »

    ** **

    Voici la réponse de PR (initiales non modifiées) ; réponse un peu plus détaillée que celle envoyée à XY

    « Figures-toi que :

    – l’on se bat contre les éoliennes INDUSTRIELLES ;

    – ce qui ne veut pas dire, en tout cas de mon point de vue, que l’on est pour l’énergie nucléaire ;

    – que j’ai participé à la lutte contre les THT ;

    – que je ne suis évidemment pas favorable à la poursuite du fonctionnement des six réacteurs de Gravelines ;

    – bien entendu pas de tout favorable aux idées de Xavier Bertrand, président de région, favorable aux EPR2 ;

    – que l’on n’a pas de doute sur les motivations du préfet qui ne fera pas grand-chose pour défendre son point de vue lors de l’action en justice. On ne peut donc compter que sur nos propres forces.

    – on ne peut qu’être d’accord sur les qualificatifs que tu as ajouté à la source d’énergie qui s’appelle éolienne (encore qu’il faille peut-être mettre un bémol à « compétitive » dans la mesure où l’État met la main au porte-monnaie). Mais la question principale est : pourquoi tant de production d’énergie – qui a été multiplié par 4 entre 1970 et 2020 et qui voudrait se multiplier par 2 d’ici 2035 ? Pour la numérisation de la société ? Dans ce cas, on arrivera à la suppression de l’humanité !

    – pays venteux : à voir si les HdF sont les plus exposées, d’une part. D’autre part, c’est toujours une production ULTRA CENTRALISÉE, qui sert pour ce que l’on vient d’écrire et qui permet la spéculation. Modèle qui oblige à construire des lignes THT (on en a une qui passe près de chez nous) avec une perte de puissance de l’ordre de 30 % – ce qui n’est pas négligeable ! On pourrait réfléchir ensemble sur un territoire pas trop grand – à définir – à propos des besoins nécessaires en énergie… et ensuite voir comment produire cette énergie.

    Un petit exemple sur un tout petit territoire : dans la Manche, à Montabot, après la bataille contre la THT, une maison est devenue indépendante ; elle produit de l’énergie à partir de l’éolien (pas d’une hauteur de 200 m) et du solaire. Il y a moins de nuisance, et nettement moins de déperdition !!! C’est une maison sobre !

    Une anecdote à propos du vent dans la région : il semblerait que la région du Touquet – là où notre président Macron a une maison bien protégée par une kyrielle de policiers – ne soit pas trop venteuse : il n’y a pas d’éoliennes de 200 m de haut – minimum ; il n’y a pas d’antennes 5G ! Bizarre. Cette région très prisée par les riches – voire ultrariches – doit certainement bénéficier d’un microclimat apaisant !

    C’est pourquoi je me bats – ou plutôt, j’essaie, avec d’autres, de me battre :

    –   contre les éoliennes INDUSTRIELLES (https://escrebieux-environnement.fr )

    –   contre l’évolution de la société qui se numérise (https://collectif-accad.fr ) .

    Dans le cadre de ce collectif ACCAD, nous avons « interpelé » Marine TONDELIER (que nous connaissons bien puisque native d’Hénin-Beaumont) en tant que responsable d’eelv. Elle ne nous a pas répondu. Si cela t’intéresse de connaître la teneur de notre document, il te suffit de le demander.

    Il ne faut pas croire que notre obsession soit du côté des verts. Des copains, membres de LFI, sont navrés que ce groupe politique ne disent pas grand-chose sur ce grave problème. Les éoliennes ne sont qu’une conséquence de notre ébriété énergétique et de notre politique sociétale. Il faut d’ailleurs constater que tous les partis politiques sont tellement technophiles qu’ils n’ont pas idée de réfléchir sur la question, notamment sur les conséquences dramatiques de cette évolution de notre société. Il y en a certains qui pensent que cela servira pour résoudre le problème du changement climatique !!!
    Nous sommes tout de même par ailleurs contents de voir que eelv bouge dans la région de Béthune et nous contacte pour discuter des dangers de la 5G.

    Mais je m’éloigne du sujet de départ ! En fait, pas tant que cela, puisque tout est lié.

    Vaste débat.  Tu l’as commencé. Je continue. A toi la balle.

    Au plaisir. »

    ** **

    XY a répondu

    « Je ne vois pas a priori de différence entre éolienne industrielle et éolienne non-industrielle. Ce qui compte c’est qu’une éolienne trouve un investisseur et produise du courant après avoir été implantée en un lieu respectant la réglementation. Le reste est de la littérature ou de l’idéologie.

    Excuse-moi pour le caractère abrupt de mes remarques, mais une lutte a plus de chances de gagner si elle est pragmatique. En l’occurrence on a besoin d’empêcher la relance du nucléaire avec les EPR2. Il reste 12 ans d’ici 2035 pour que l’accélération du développement des éoliennes et des panneaux solaires disqualifie le programme du gouvernement. Cela a plus de chances de réussir si on met le paquet, ce qui, vu les puissances à installer, sera forcément un programme industriel (qui n’est pas un gros mot). »

    ** **

    Nouvelle réponse de PR

    « On n’est pas sur la même longueur d’ondes … pour l’instant.

    Industrielle ou non : la différence est que, dans le premier cas, on est en démocratie totalitaire, dans l’autre une démocratie participative -c’est à dire avec la participation des intéressés, sur un territoire à taille humaine.

    La question principale est toujours la même : pourquoi toute cette production d’ici 2035 ? Tu n’as pas répondu du tout à la question… sauf à dire qu’il faut plus de puissance à installer. Mais le pourquoi n’est pas remis en cause.

    Pour ma part, j’y ai rapidement répondu. Je pourrais développer.

    Pourquoi 2035 ? Toi, tu considères que c’est un postulat. Pour toi, tout est technique, peut-être scientifique. Pour moi, la technique est non seulement dévoyée mais, dans ce cas mortifère puisqu’elle accepte la numérisation de la société. Elle s’appuie sur cette idée que tout cela fait partie du progrès. Pour moi, le seul progrès est le progrès humain. L’autre ne sert qu’à déconstruire, en partie ou en totalité, l’humanité, à la dévaloriser, à la détruire : on s’en rapproche ! Et ce n’est pas de « la littérature ou de l’idéologie ». »

    ** **

    Dernier commentaire … pour le moment

    Il ne faut pas oublier le poids des voitures électriques dans la « nécessité » de production d’électricité. C’est encore une volonté politique qu’il faut combattre. Il faudrait réfléchir sur cette manie de déplacement inconsidéré qui passe en ce moment par l’avion, la voiture avec combustible fossile et l’usage de plus en plus important de l’électricité.

  • Au secours, nos élus sont devenus fous !

    Quelques minutes contre un projet de photovoltaïque au sol !

    Après la crise des moulins à pognons géants dans nos ruralités, voilà que s’annonce une autre plaie :

    Si vous avez 2minutes, déposez un avis sur l’enquête publique d’un immonde projet de centrale PV au cœur de nos Corbières sauvages, un saccage sans précédent dans ce coin très riche en biodiversité, aux paysages sublimes. C’est à Fontjoncouse, un massacre de 60 ha, raclé jusqu’aux cailloux…
    Merci à tous ceux qui prendront le temps !

    Si il est nécessaire de modifier nos modes de production d’électricité cela ne doit pas se faire au détriment de la biodiversité, des terres agricoles ou forestières, de la qualité des paysages (facteur clé de la qualité de vie). Le projet des 60ha de photovoltaïque à Fontjoncouse est destructeur d’un riche écosystème . Il impacte le paysage superbe des Corbières… alors que tant d’autres solutions alternatives existent : couverture des toits i Installation sur les jachères industrielles…. Largement de quoi répondre aux exigences environnementales. En tant que collectif citoyen conscient des enjeux énergétiques et défenseur acharné de la biodiversité et de nos territoires Toutes Nos Énergies – Occitanie Environnement est clairement opposé au projet de Fontjoncouse.

    toutesnosenergies.fr

    ** **

    Commentaire

    C’est le nouveau Jackpot des promoteurs ! Tous les parc naturels régionaux vont être impactés… sans tenir compte de leur vocation première : protéger des territoires ruraux des tentatives di’ndustrialisation des campagnes.
    Plutôt que d’aider les paysanEs à vivre décemment de leur travail on les appâte avec des promesses de revenus issus des énergies renouvelables, au détriment des terres agricoles, de la protection de la biodiversité…
    Une artificialisation des sols insupportable et en contradiction avec tous les engagements environnementaux

  • Escrebieux-Environnement a besoin de vous

    Escrebieux-Environnement a besoin de vous

    Ce qui suit doit être diffusé le plus possible parmi vos connaissances.
    Ce qui suit doit nous permettre, par le don que vous ferez, d’aller en justice pour contrer les arguments des promoteurs.

    https://www.helloasso.com/associations/escrebieux/collectes/non-aux-eoliennes-industrielles-a-izel-et-quiery-62

    Q R code

     NON AUX ÉOLIENNES INDUSTRIELLES à IZEL et QUIÉRY (62)

    Nous nous sommes rassemblés autour de l’association, depuis 2021, pour nous opposer à ce projet d’implantation d’éoliennes INDUSTRIELLES dans la Vallée de l’Escrebieux – à Izel-les-Equerchin et Quiéry-la-Motte, dans le Pas-de-Calais. Nous disons : STOP car les Hauts-de-France, qui occupent moins de 5 % du territoire français, produisent déjà 28 % de l’électricité éolienne. C’est une des raisons de notre opposition. Vous pouvez voir d’autres raisons sur le site de notre association, sur ce site !

    Le préfet nous a d’ailleurs donné raison puisqu’il a opposé un refus à la demande des constructeurs. Mais, comme il fallait s’en douter, les promoteurs ont fait appel début août.

    Nous pensons que nous ne serons pas de trop avec la préfecture pour défendre notre point de vue devant la cour administrative d’appel de Douai.
    C’est là que les promoteurs nous attendent car chacun sait que cette procédure coûte cher. Pour l’instant, nous ne sommes pas en capacité d’assumer cette dépense importante.
    Les promoteurs espèrent bien que nous n’aurons pas les moyens de nous défendre.
    Nous voulons donc démontrer le contraire ; d’une part en trouvant les finances pour plaider ; d’autre part, en trouvant les arguments montrant que ce projet est inutile, nuisible et qu’on veut nous imposer. Nous avons déjà commencé à argumenter, nous trouverons d’autres arguments pour compléter notre défense.
    C’est pour cela que nous avons besoin de vous. Nous comptons sur vous. Nous sommes persuadés que nous ne serons pas déçus. Merci d’avance.

    Description des postes de dépenses

    Comme annoncé, la somme collectée servira exclusivement à couvrir les frais d’avocat estimé à 5500 €.

    Bénéficiaires finaux de la collecte

    Ce sera l’association qui récupérera la somme collectée … pour payer les frais de justice.

    Porteur du projet

    L’association ESCREBIEUX.

    Localisation du projet

    France

    AIDEZ-NOUS. MERCI D’AVANCE

    https://www.helloasso.com/associations/escrebieux/collectes/non-aux-eoliennes-industrielles-a-izel-et-quiery-62

  • Projet éolien Longèves Auchay

    Les élus communautaires du Pays de Fontenay-Vendée se sont, en grande majorité, opposés au projet éolien, à Longèves et Auchay-sur-Vendée, qui prévoit quatre éoliennes de 200 m de haut.

    Sur 38 votants, quatre ont voté favorablement au projet, trois ont voté blanc et 31 se sont montrés défavorables.

    Pour Ludovic Hocbon, président de la communauté de communes, le résultat est « sans appel » et reste « cohérent » à la motion approuvée la même soirée.

    « On tient aussi à rappeler à Monsieur le Préfet, qui de toute manière aura le dernier mot dans ce projet, qu’on n’est évidemment pas des anti-éoliens. Il y a d’autres projets, comme à Petosse, qui respectent la charte et qui sont en cours, a-t-il souligné avant de rappeler : Nous prenons toute notre part dans la transition énergétique, on veut juste décider où, quand et comment faire les parcs éoliens dans notre territoire. On souhaite être acteurs de cette transition et non pas subir les projets comme c’est le cas actuellement. La majorité des élus du Pays de Fontenay-Vendée ne sont pas favorables à ce projet pour toutes les raisons évoquées dans la charte, je pense qu’il était important de le rappeler. »

    pour en savoir plus :

  • La faille est dans le pré

    zoom quebec nuisances eoliennes – Sioux Berger – Stephane Le Béchec